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Marchés, climat des affaires : à quand le retour de balancier ? 07/02/2017

Après l’euphorie, retour à la réalité ? Il est fort à parier, soit parce que la croissance ne répond pas aux attentes, soit parce que les taux US montent plus que prévu. Le risque de chocs exogènes comme la montée du protectionnisme est un autre facteur de préoccupation.

TRANSCRIPT // Marchés, climat des affaires : à quand le retour de balancier ? : février 2017

François Doux : Aux Etats-Unis en ce début d’année 2017, tant les statistiques économiques que les marchés financiers sont très optimismes. William de Vijlder, bonjour.

 

William De Vijlder : Bonjour.

 

François Doux : William, doit-on s’attendre à un retour de balancier sachant que cette tendance est plutôt claire ?

 

William De Vijlder : La tendance a été claire. Effectivement, les statistiques ont largement dépassé les attentes des économistes. La bourse a très bien évolué depuis l’élection de monsieur Trump. Tout ceci avec en toile de fond un optimisme par rapport aux perspectives de croissance et de relance budgétaire.

 

François Doux : Et qu’est-ce qui peut provoquer ce retour de balancier ?

 

William De Vijlder : Un des facteurs pourrait être le fait que l’on se rende compte que nous avons été finalement trop optimistes et que la réalité ne correspond pas aux espoirs. Notamment au niveau de l’ampleur de la relance budgétaire ou de ses conséquences. Dans ce scénario, la bourse commencerait à avoir un comportement très chahuté, les taux longs baisseraient, les perspectives d’un resserrement monétaire et le dollar baisseraient, etc…

 

François Doux : Et William, si la croissance est au rendez-vous, si le climat des affaires est bon, le chômage etc…Qu’est ce qui se passe ?

 

William De Vijlder : Alors on est dans le schéma tout à fait contraire, c’est-à-dire que la perspective d’un resserrement plus agressif de la Fed va commencer à dominer les esprits. Les taux longs vont monter d’une manière plus significative, ce qui finirait par peser sur les perspectives boursières bien évidemment parce que quand les taux montent, cela pénalise. Et on aurait également un dollar plus fort.

 

François Doux : Donc ce retour de balancier. C’est une année 2017 avec des changements de direction en particulier aux Etats-Unis auxquels il faut s’attendre.

 

William De Vijlder : Effectivement, dans un monde idéal on arrive à avoir une croissance suffisante sans être exagérée. Ce qui permettrait une grande sérénité dans le marché obligataire, dans le marché boursier, et la Réserve fédérale continuerait à resserrer mais sans vraiment y aller de manière agressive.

 

François Doux : Le monde idéal n’existe pas toujours !

 

William De Vijlder : Oui, c’est rarissime. Ce point est d’autant plus important qu’entre-temps on ne peut pas exclure qu’il y ait des chocs exogènes. Par exemple, il faut mentionner à ce propos le risque d’une montée du protectionnisme qui pourrait même provoquer des mesures à l’encontre des Etats-Unis. On se retrouverait alors dans une situation perdant/perdant.

 

François Doux : Merci William de Vijlder pour ce point cette année 2017, en particulier aux Etats-Unis.

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