eco TV
Argentine : un tournant prometteur 08/03/2017

Fin 2015, M. Macri accédait au pouvoir en tant que nouveau président et, depuis, son gouvernement a introduit tout une série de réformes d’inspiration libérale ? Où est-on un peu plus d’un an après ?

TRANSCRIPT // Argentine : un tournant prometteur : mars 2017

François Doux : Dans un instant, 3 questions sur l’Argentine.

François Doux : Trois questions sur l’Argentine, un petit peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Mauricio Macri.

François Faure bonjour…

François Faure : Bonjour

François Doux : Des mesures d’orientation libérale ont été mises en place en Argentine. Première question, où en est-on d’un point de vue économique ?

François Faure : L’année dernière, l’économie argentine a traversé une récession à la fois parce que le gouvernement a pris certaines mesures, notamment le relèvement des taux des tarifs publics qui a occasionné une accélération de l’inflation, mais aussi parce que le voisin brésilien est entré en récession et que les prix des matières premières agricoles ont été plutôt faibles. Cela dit, en cours d’année la situation s’est améliorée. L’inflation a décéléré, la croissance est probablement redevenue positive au dernier trimestre et la balance commerciale est dans le vert. Seule déception, le déficit budgétaire est toujours très important.

François Doux : Deuxième question, quelles sont les réformes les plus importantes ?

François Faure : Très rapidement : libéralisation des contrôles des changes, unification des taux de change et réduction des droits de douane sur les produits agricoles exportés. Ensuite, en cours d’année on a eu une amnistie fiscale couronnée de succès en matière de recettes budgétaires, et récemment le gouvernement s’est imposé des cibles de réduction progressive du déficit budgétaire et une loi de responsabilité fiscale est en discussion avec les régions.

François Doux : Troisième et dernière question, est-ce que l’élection de Donald Trump peut faire capoter cette reprise argentine ?

François Faure : Je ne le pense pas. Ce qui est vrai, c’est que la baisse du coût de financement en dollar tout au long de l’année dernière s’est interrompue, que le taux de change s’est déprécié, mais pas beaucoup plus que s’il se déprécie en ligne avec l’inflation, et surtout l’Etat argentin a pu se financer facilement en début d’année sur les marchés obligataires pour couvrir ses besoins de financement. Donc, de notre point de vue, cela ne remet pas en question la reprise.

François Doux : Merci François Faure pour ce point sur l’Argentine.

Voir plus de vidéos Eco TV

Sur le même thème

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 1480 articles et 368 vidéos