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EcoTV - Décembre 2016 12/12/2016

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FRANCOIS DOUX

Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition d'Eco TV, le magazine des économistes de BNP Paribas. Au sommaire de cette édition de décembre 2016 : le nouveau dosage des politiques économiques avec, a priori, plus de politique budgétaire et moins de politique monétaire pour soutenir la croissance. Ce sujet sera développé en ouverture de ce numéro par le chef économiste, William De Vijlder. "Le Graphique du mois" concerne les finances publiques aux Etats-Unis : les inquiétudes demeurent en attendant l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Nous aurons le point de vue d'Alexandra Estiot. Pour terminer, en trois questions avec Sylvain Bellefontaine nous verrons pourquoi l'économie mexicaine va ralentir en 2017. Bonne émission.

 

La politique économique en question. On a beaucoup parlé de politique monétaire cette année dans Eco TV. On va maintenant parler de politique budgétaire. William De Vijlder, bonjour. Le vent est en train de tourner, on nous parle maintenant de plus en plus de relance budgétaire. Est-ce que vous pouvez nous éclairer un petit peu sur ce sujet ?

 

WILLIAM DE VIJLDER

Assez étonnamment on pourrait dire. On l'a vu avec Donald Trump qui veut faire une relance budgétaire américaine. Le Fonds monétaire au mois d'octobre a préconisé d'utiliser davantage l'instrument budgétaire. Et la Commission européenne a créé la surprise, il y a peu, en disant qu'il faudrait une certaine politique expansionniste sur le plan budgétaire en zone euro. Et, l'OCDE aussi.

 

FRANCOIS DOUX

Des organismes, en général pas très « pro-relance par les déficits », si j'ose dire. C'est un petit peu cela aussi la politique budgétaire. Pourquoi maintenant ?

 

WILLIAM DE VIJLDER

Il y a le sentiment, d'un côté, que l'on a vraiment atteint la limite de ce que peut faire la politique monétaire. On l'a vu au Japon. Et ce sentiment commence à se développer en zone euro. Ne l'oublions pas, du côté américain on se prépare plutôt à davantage de resserrement monétaire. Et, face à cette donne monétaire, que va-t-on faire maintenant pour s'assurer qu'il n'y ait pas une sorte d'enlisement de la croissance mondiale vers un niveau trop modéré, trop bas ? Pour cela, on compte sur la politique budgétaire pour donner un nouvel élan à l'économie mondiale.

 

FRANCOIS DOUX

Est-ce une surprise cette redécouverte de la politique budgétaire ?

 

WILLIAM DE VIJLDER

Dans un certain sens, ce n'est pas une surprise. En matière de recommandation de politique économique, il faut toujours faire ce choix : est-ce qu'on fait du monétaire ou est-ce qu'on fait du budgétaire ? D'ailleurs, rappelons qu'au moment de la Grande Récession de 2008, une série de pays ont utilisé l'arme budgétaire. Ce qui est plutôt surprenant, c'est que l’on s'y mette maintenant, et parfois d'une manière plutôt subtile. L'OCDE par exemple a fait bien attention à insister sur le fait qu'il faille veiller à ce que le rapport dette-PIB ne s'envole pas. Mais il est conseillé de faire un peu plus.

 

FRANCOIS DOUX

Ce n'est pas une solution miracle. C'est ce que vous êtes en train de dire ? Il y a des normes, des ratios à respecter.

 

WILLIAM DE VIJLDER

Il y a des ratios à respecter. On sait maintenant que les taux sont bas, ce qui crée une marge pour augmenter les dépenses ou baisser les impôts. Le vrai sujet, c'est de savoir comment se présenteront les finances publiques lorsque les taux auront remonté. C'est une première question. La deuxième question, pour moi, est encore plus fondamentale. D'accord, on fait une certaine relance budgétaire mais il faut être un peu nuancé et réaliste. Est-ce que cela a un impact durable sur le taux de croissance de l'économie ? Ou l'impact sera-t-il temporaire ? Ce que l'on cherche avec cette politique budgétaire plus expansionniste, quand on lit les recommandations du Fonds monétaire et celles de l'OCDE, c'est doper le taux de croissance potentiel de l'économie, le taux de croissance à long terme. La condition nécessaire pour y arriver, c'est que les entreprises investissent davantage, le raisonnement étant le suivant : on va dépenser davantage du côté du secteur public aujourd'hui, les entreprises vont investir. Cela dopera la croissance à long terme.

 

FRANCOIS DOUX

Ma dernière question : il existe des risques que cela ne marche pas. Est-ce que cela vaut quand même la peine d'essayer ?

 

WILLIAM DE VIJLDER

Mieux vaut essayer que de ne rien faire. C'est assez évident. Maintenant, il faut rester vigilant et ne pas prendre de risque dans des pays où il n'y a strictement aucune marge de manœuvre budgétaire. L'autre point, il faut être réaliste, c'est qu'il faut travailler sur l'axe budgétaire, mais également réfléchir à ce que l'on peut faire pour stimuler la croissance de la productivité, pour une économie plus flexible, etc. C’est tout ce que l'on met sous l'intitulé "réformes structurelles" qui d'ailleurs rejoint un peu les recommandations que fait Mario Draghi lors de chacune de ses conférences de presse.

 

FRANCOIS DOUX

Il ne faut pas oublier les réformes structurelles. Merci. Dans un instant, pour "Le Graphique du mois", on va regarder ce qui se passe du côté des finances publiques des Etats-Unis.

 

FRANCOIS DOUX

Pour "Le Graphique du mois", nous allons aux Etats-Unis où la situation des finances publiques inquiète notamment après l'élection de Donald Trump. Pour en parler, nous sommes avec Alexandra Estiot. Dans ce premier graphique, nous allons regarder la situation des finances publiques comme si de rien n'était, si j'ose dire. Ce qui était prévu avant le résultat de l'élection présidentielle.

 

ALEXANDRA ESTIOT

Sur le graphique, en deux mots, en fond, vous avez la dette et les différentes courbes : la verte, les dépenses, la orange, les recettes, et en rouge, le déficit. Là, c'est ce qui s'est passé. On voit bien les effets de la récession puis de tous les efforts de réduction des déficits. À partir de là, ce sont les projections du CBO qui raisonne toujours à législation constante.

 

FRANCOIS DOUX

C'est quoi le CBO ?

 

ALEXANDRA ESTIOT

C'est le bureau du Congrès qui est chargé de chiffrer les lois. On ne fait pas plus objectif et non partisan.

 

FRANCOIS DOUX

Qu'est-ce que ça dit ?

 

ALEXANDRA ESTIOT

Ce qui se passerait si on ne changeait pas la loi. Si le Congrès prend des vacances, qu'on ne change pas le taux d'imposition et la façon dont on dépense. On a quand même un léger creusement des déficits à terme avec une progression de la dette mais qui est relativement raisonnable.

 

FRANCOIS DOUX

Avec le verdict de l'élection, le programme de Donald Trump devrait être appliqué, je parle au conditionnel. En tout cas, on a dû revoir le consensus, les perspectives, etc. C'est le deuxième graphique.

 

ALEXANDRA ESTIOT

Le voilà. Donc ici, je n'ai utilisé que les éléments de campagne de Donald Trump et je les ai imputés. Je n'ai pas tenu compte des effets sur l'économie qu'on peut ou non envisager et des effets boomerang sur les finances publiques. Si jamais vous améliorez l'économie, cela améliore en retour les finances publiques. Donc ici ce sont les effets bruts des mesures. On a un creusement du déficit très important. On se retrouve avec des niveaux de déficit inédits depuis la récession. Donc un creusement de la dette très important avec forcément des dépenses pour servir la dette qui augmentent.

 

FRANCOIS DOUX

Donald Trump a parlé d'un grand plan d'infrastructure. Cela va peut-être relancer l'économie américaine.

 

ALEXANDRA ESTIOT

Sur le graphique, vous voyez des baisses d'impôt très importantes, les recettes baissent. En revanche, au niveau des dépenses, il n'y a pas grand-chose. Et pourquoi ? Parce que le plan d'infrastructure, pour l'instant, n'existe pas. Ont été annoncés mille milliards de dollars. Mais les seuls éléments tangibles, une étude de son staff, estiment qu'un crédit d'impôt aux entreprises du BTP à hauteur de 167 milliards de dollars leur permettrait des dépenses en infrastructure à hauteur de mille milliards de dollars. Mais à aucun moment, ce n'est de la dépense publique. C'est pour cela que ça ne peut pas apparaître dans les graphiques.

 

FRANCOIS DOUX

D'une manière générale, ces déficits se creusent. La relance par les déficits, ça existe dans les manuels d'économie.

 

ALEXANDRA ESTIOT

Tout dépend des multiplicateurs et les multiplicateurs dépendent des mesures budgétaires. Les multiplicateurs, ce sont les effets sur l'économie d'une mesure. Une mesure, ça peut être une baisse d'impôt et ça peut être une augmentation des dépenses. Après, il y a tout un tas de possibilités. Il y a un large consensus sur le fait que les multiplicateurs sont plus importants pour les dépenses que pour les impôts. Baisser les impôts ne relance pas autant l'économie surtout si ces baisses d'impôt ciblent les hauts revenus. Plus vous ciblez les hauts revenus, moins votre multiplicateur est important.

 

FRANCOIS DOUX

Ça ne devrait pas si bien multiplier du côté de l'administration Trump ?

 

ALEXANDRA ESTIOT

Ce que je vois dans le  creusement de ces déficits, c'est quelque chose d'assez inefficace en matière de relance.

 

FRANCOIS DOUX

Dernière question : du côté du commerce international, quels sont les plans de l'administration Trump ?

 

ALEXANDRA ESTIOT

On peut anticiper un statu quo. Pour ce qui est des négociations en cours sur les traités transatlantique et transpacifique, elles n’allaient nulle part, donc pas de changement. Remettre en cause les accords existants, c'est très improbable, surtout quand on écoute les républicains membres du Congrès et avant tout Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants, qui est totalement contre.

 

FRANCOIS DOUX

Merci beaucoup pour ce point sur les finances publiques des Etats-Unis. Dans un instant, on va revenir sur le pays le plus concerné par ces accords commerciaux américains, le Mexique, avec Sylvain Bellefontaine.

 

FRANCOIS DOUX

On parle à présent d'un pays très concerné par la politique commerciale des Etats-Unis et pour cause, les Etats-Unis absorbent 81 % de ses exportations. Ce pays, c'est le Mexique. Nous sommes avec Sylvain Bellefontaine. Première question : quel a été l'impact sur les indicateurs mexicains de l'élection de Donald Trump ?

 

SYLVAIN BELLEFONTAINE

Globalement, l'impact a été négatif pour l'ensemble des pays émergents, notamment du fait du rallye sur les marchés américains depuis l'élection. Mais compte tenu de la rhétorique pendant la campagne de Donald Trump, anti-immigration et protectionniste, c'est vrai que le Mexique a souffert davantage que les autres pays émergents. Le peso mexicain s'est déprécié de 11 % depuis l'élection de Donald Trump. Mais il avait commencé à se déprécier dès le mois de mai au moment où on a su que Donald Trump restait le seul en lice. Ses principaux opposants, en tout cas concurrents, pour la primaire républicaine avaient jeté l'éponge.

 

FRANCOIS DOUX

Que ce soit sur le front du peso ou sur le front des taux d'intérêts, des spreads, cela traduit un manque de confiance des investisseurs étrangers pour venir au Mexique.

 

SYLVAIN BELLEFONTAINE

Les marchés et les investisseurs détestent l'incertitude. Cela génère de la volatilité et des tergiversations de la part des investisseurs. Mais on peut considérer que le Mexique a des atouts, notamment une main-d'œuvre très peu chère et la dépréciation du peso qui renforce la compétitivité du Mexique à l'exportation et qui permet aussi d'attirer à nouveau des investisseurs.

 

FRANCOIS DOUX

Deuxième question : on n’y voit pour l'instant pas très clair encore sur la politique commerciale des Etats-Unis version Donald Trump. Quels indicateurs allez-vous suivre concernant cette économie mexicaine ?

 

SYLVAIN BELLEFONTAINE

D'ici les prochains mois, l'intronisation de Donald Trump au 20 janvier, on va scruter tous les messages concernant la remise en cause de l'ALENA et la politique migratoire qui va impacter le Mexique. Ce que l'on peut dire, c'est que Donald Trump semble avoir un petit peu édulcoré son message depuis l'élection. Il a besoin du soutien de la majorité républicaine au Congrès pour faire passer ses réformes. Et la doctrine républicaine reste largement pro-business et plutôt libre-échangiste. Nous allons voir ce qui se passera dans les prochains mois.

 

FRANCOIS DOUX

Troisième et dernière question : l'économie mexicaine devrait-elle somme toute ralentir en 2017 ?

 

SYLVAIN BELLEFONTAINE

Il va y avoir un effet lié au taux de change. La dépréciation du taux de change va générer des pressions inflationnistes. Un durcissement de la politique monétaire au Mexique est attendu, ou en tout cas il devrait être plus sévère que ce que l'on pouvait escompter auparavant. La politique budgétaire est restrictive et va le demeurer. Troisième point, le secteur pétrolier est dans une situation assez difficile. L'ouverture aux investisseurs étrangers ne portera ses fruits que dans les prochaines années. Finalement, on s'attend à une légère réduction de l'investissement en 2017. La consommation des ménages devrait ralentir. En ce qui concerne les exportations, on est un peu plus dans le doute. Il peut y avoir des effets positifs ou négatifs, en tout cas des effets contradictoires de la politique à venir de Donald Trump sur le commerce extérieur, politique de libre-échange ou remise en cause de l'ALENA, et aussi en termes de dépenses publiques et de fiscalité, une politique budgétaire qui peut être expansionniste et donc favorable au Mexique par le biais des importations.

 

FRANCOIS DOUX

Pour terminer, le consensus est à 1,8 %. Qu'en pensez-vous ?

 

SYLVAIN BELLEFONTAINE

Je pense que c'est un peu trop optimiste.

 

FRANCOIS DOUX

Merci pour ce point sur le Mexique. On se retrouve en 2017 pour un nouveau numéro d'Eco TV. Au nom de toute l'équipe, je vous souhaite d'excellentes fêtes.

 

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