EcoWeek du 16 novembre 2018
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    Alors que le bilan de la Banque du Japon atteint une taille équivalente au PIB du pays, l’inflation reste obstinément faible par rapport à l’objectif officiel. Des années d’assouplissement quantitatif (QE) ont provoqué des distorsions sur les marchés actions et pesé sur la liquidité du marché des JGB. On craint désormais une diminution de l’effet marginal des achats d’actifs par la BoJ, entraînant, de fait, l’établissement d’une borne supérieure effective pour le QE. Une telle évolution, si elle devait se confirmer, pourrait avoir une importance bien au-delà des frontières du Japon en influençant la perception de l’efficacité de futures vagues de QE.
    A 0,2% t/t, le taux de croissance du PIB au T3, publié cette semaine, est plus faible que prévu. En glissement annuel, il baisse à 1,1%. Les difficultés temporaires rencontrées par l’industrie d’automobile, lors de l’intégration des nouvelles règles européennes en matière d’émissions de CO2, constituent une première explication. L’affaiblissement de la demande mondiale, en particulier celle de la Chine en raison des problèmes nationaux et du conflit commercial avec les Etats-Unis, est un problème plus structurel.
    EcoWeek du 09 novembre 2018
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    Le sentiment fléchit, cependant les déterminants de la demande finale continuent d’aller dans le sens d’une croissance qui resterait bonne dans les trimestres à venir. Cette analyse sera-t-elle ou non confirmée ? Les données des prochaines semaines ainsi que les évolutions concernant le Brexit et le risque de guerre commerciale nous en diront plus.
    Les fluctuations en matière d'incertitude peuvent avoir un effet considérable sur la croissance car elles agissent sur la confiance des ménages et des entreprises mais aussi sur le coût de financement. L'incertitude n'est pas directement observable mais certaines variables permettent de la détecter.
    EcoWeek du 31 octobre 2018
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    Plus la couverture médiatique sur un sujet économique donné s’intensifie et plus l’actualisation des anticipations s’accélère. La modification des perspectives a un impact plus important que l’environnement conjoncturel actuel. Le suivi de la couverture médiatique du risque de ralentissement économique va devenir de plus en plus important dans un contexte de fléchissement des données d’enquête.
    Après le rebond du mois de juin, l’impulsion du crédit s’est stabilisée en septembre. Ce dynamisme s’explique par la poursuite de l’accélération des prêts aux sociétés non financières et, dans une moindre mesure, aux ménages. La demande de crédit des ménages demeure plus favorablement orientée que celle des sociétés non financières tandis que les conditions d’octroi de crédit continuent de s’assouplir, mais un peu moins rapidement qu’en août.

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Les Federal Home Loan Banks, au secours des ratios de liquidité bancaires 07/11/2018
Depuis octobre 2017, la Réserve fédérale américaine (Fed) réduit progressivement la taille de son bilan en limitant le montant de ses réinvestissements à échéance. Mécaniquement, cela a pour effet de dégonfler les réserves des banques auprès de la Fed. Afin de préserver leurs ratios de liquidité à court terme (LCR)1, certaines banques ont renforcé leur détention de titres souverains ou réduit leur recours aux financements dits « de gros » non garantis. D’autres ont récemment accru leurs emprunts sur le marché des fed funds (où les établissements disposant d’un compte auprès de la Fed s’échangent leurs avoirs en banque centrale). La garantie publique dont jouissent les Federal Home Loan Banks2 et leur importante capacité de prêt sur ce marché n’y sont pas étrangères. Leurs prêts, considérés comme des dépôts du secteur officiel, sont relativement peu pénalisés (leur probabilité de reconduction est supposée élevée et la sortie théorique de trésorerie associée, faible) et permettent aux banques de regonfler leur stock d’actifs liquides. 1 Cette norme impose aux banques de détenir suffisamment d’actifs liquides de haute qualité, telles que les réserves en banque centrale, pour faire face aux sorties nettes de trésorerie qu’occasionnerait une grave crise de liquidité d’une durée de 30 jours. 2 Réseau régional de 12 coopératives de crédit chargé de soutenir le financement du marché immobilier par le biais de prêts collatéralisés (advances) à ses membres
Les raisons de la hausse de la volatilité des marchés actions ? 26/10/2018
Les marchés actions restent particulièrement volatils. Une volatilité qui pèse naturellement sur les rendements des obligations d’Etat. La volatilité des obligations high yield demeure néanmoins faible. Les fluctuations des marchés actions pourraient donc être dues à d’autres facteurs que les inquiétudes entourant les perspectives de croissance du PIB ou de politique monétaire
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Baisses historiques d’impôts, hausses des dépenses militaires, transferts aux agriculteurs victimes de l’affrontement commercial avec la Chine… A l’approche des élections de mi-mandat, tout est mis en œuvre par l’Administration américaine afin d’euphoriser la conjoncture. Quitte à faire exploser le déficit fédéral, dont la hausse est l’une des plus fortes jamais enregistrées hors période de récession. Les finances publiques sont sur une trajectoire difficilement soutenable, l’économie aussi. Le quasi plein emploi des ressources, le plafonnement des ratios d’endettement d’entreprises, les valorisations boursières tendues, sont autant de signes avant-coureurs d’un atterrissage, que nous jugeons possible dès 2019.
Etats-Unis, les déficits explosent 10/10/2018
Baisses historiques d’impôts, hausses des dépenses militaires, transferts aux agriculteurs, premières victimes collatérales de l’affrontement commercial avec la Chine : à l’approche des élections de mi-mandat, tout est mis en œuvre par l’Administration Trump afin de soutenir la conjoncture. Quitte à faire exploser le déficit fédéral, dont la hausse est l’une des plus fortes jamais enregistrée hors période de récession. Les Etats-Unis, dit-on, peuvent se le permettre, grâce au statut international du dollar. Mais l’exercice a ses limites. A bien des égards, la politique américaine consiste à emballer un moteur qui fonctionne déjà à plein régime. Des tensions en découlent, les taux d’intérêt remontent. A 3,23% sur le compartiment de la dette fédérale à 10 ans, ils sont au plus haut depuis mai 2011.
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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