Emerging - 18 octobre 2018
    Consulter la publication complète
    Dans son World Economic Outlook d’octobre, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance sur une majorité de pays émergents et en développement. Les risques qui pèsent sur leurs perspectives de court terme se sont de fait aggravés ou même matérialisés au cours des six derniers mois. Le FMI voit la hausse des barrières tarifaires et des tensions commerciales comme une des principales menaces. En outre, les conditions de financement internationales devraient continuer de se dégrader. Alors que les investisseurs se sont montrés sélectifs pendant le récent épisode de turbulence sur les marchés émergents, les sources de vulnérabilité pourraient continuer d’augmenter et les risques de contagion en cas de choc se diffuser progressivement.
    En réponse au fléchissement de l’activité et aux barrières tarifaires américaines, les autorités chinoises ont assoupli leur politique monétaire et laissé le yuan se déprécier depuis quelques mois, et envisagent des mesures de relance budgétaire. Leur politique de soutien à la demande devrait permettre la poursuite d’un ralentissement économique modéré à court terme. Le redressement de l’investissement devrait néanmoins rester limité, contraint par la dégradation des perspectives d’exportation, l’excès de dette des entreprises, le processus de restructuration industrielle et la volonté de Pékin de contrôler le développement du marché immobilier. La consommation privée pourrait quant à elle avoir du mal à prendre le relais.
    Depuis avril 2018, les tensions ont augmenté. Le pouvoir de Narendra Modi s’est effrité. Son parti a perdu la majorité à la chambre basse du parlement. Les difficultés croissantes dans le secteur financier se sont traduites par une hausse des coûts de refinancement. Par ailleurs, en dépit d’une croissance solide au T1-FY2018/2019, la roupie s’est dépréciée de plus de 13% contre le dollar. L’Inde est vulnérable à la hausse des prix du pétrole (23% de ses importations) et aux sorties de capitaux. Cependant, même si sa position extérieure s’est fragilisée, elle est beaucoup plus confortable qu’il y a cinq ans. Ses réserves de change couvraient encore 1,4 fois ses besoins de financement à moins d’un an fin septembre contre 0,9 fois en 2013. 
    Le contrecoup de la crise économique, politique et morale que traverse le Brésil depuis plusieurs années s’est matérialisé dans des élections générales marquées par un virage à droite d’une partie de l’électorat. Les gouvernements de Dilma Roussef et Michel Temer - assombris par les scandales de corruption et deux années de récession profonde en 2015-16 - auront fourni un terreau fertile à la fragmentation du paysage politique brésilien. L’alternance politique risque d’attiser les tensions sociales alors que la situation macroéconomique se dégrade avec un essoufflement de la croissance, un retournement de l’investissement, une dérive de la dette publique et un environnement extérieur plus incertain.
    En dépit d’une amélioration des fondamentaux économiques (forte hausse de l’excédent courant, accélération de la croissance, excédent budgétaire), le rouble s’est déprécié de 13% face au dollar entre avril et septembre 2018. Le durcissement des sanctions américaines en avril puis en août 2018 et les menaces de nouvelles sanctions à l’automne ont généré d’importantes sorties de capitaux. En dépit de la forte volatilité sur le rouble, les tensions sur les marchés monétaire et obligataire sont restées limitées. Néanmoins, pour contenir le pressions à la baisse sur sa monnaie, la banque centrale russe a relevé ses taux directeurs en septembre, pour la première fois depuis 2014, et cessé ses achats de devises pour le compte du ministère des finances.
    Une crise de change a éclaté en Turquie en août dernier. Au-delà des facteurs (géo)politiques, la détérioration des fondamentaux macroéconomiques et l’érosion de la crédibilité du « policy mix » expliquent en grande partie la chute de la livre turque. Le durcissement de la politique économique annoncé par les autorités a permis un certain répit sur les marchés financiers. Cependant, regagner la confiance des investisseurs passera par une réconciliation avec l’Occident. A court terme, l’économie turque s’oriente vers un ajustement macroéconomique sévère et une stagflation. Les besoins de financement externe resteront néanmoins considérables, les banques étant le principal canal de transmission des difficultés de la balance des paiements à l’économie réelle.
    L’économie ukrainienne a recouvré une certaine stabilité après la crise de 2014-2015. La reprise se poursuit, et le resserrement de la politique monétaire a permis une désinflation et une relative stabilité de la hryvnia, en dépit des tensions sur les marchés émergents. Le gouvernement a rempli ses objectifs budgétaires. L’économie n’est pas pour autant tirée d’affaire. A l’aube des élections (mars 2019), les risques (géo)politiques sont élevés. Confronté à un risque de liquidité en 2019, du fait d’importantes échéances de remboursement en devises, l’État doit poursuivre les réformes structurelles afin de rassurer les investisseurs et accéder à de nouveaux financements du FMI, des autres bailleurs de fonds officiels et des marchés internationaux.
    Les Etats-Unis, le Mexique et le Canada ont achevé les négociations en vue d’un nouvel accord commercial, qui remplacera l’ALENA, en vigueur depuis 1994. La signature d’un accord de principe est une bonne nouvelle pour le Mexique car elle permet de lever l’inquiétude quant à l’avenir des relations commerciales avec les Etats-Unis. Sur le plan interne, le nouveau gouvernement prépare son arrivée au pouvoir le 1er décembre prochain. Les réformes proposées sont déjà assez éloignées des discours tenus pendant la campagne. Le nouveau président s’est notamment engagé à maintenir l’indépendance de la banque centrale, la discipline budgétaire et les accords commerciaux engagés.
    La « stratégie d’apaisement » portée par le président Moon depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017 semble porter ses fruits : au cours du mois de septembre dernier, une troisième rencontre a été organisée entre les deux dirigeants coréens, et un nouvel accord commercial a été signé avec les Etats-Unis. Du point de vue économique, en dépit de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, les perspectives restent bonnes. D’une part, le positionnement de la Corée sur les chaînes de valeur se modifie, ce qui devrait lui permettre de limiter progressivement son exposition à l’économie chinoise. D’autre part, les fondamentaux macroéconomiques sont solides, et la vulnérabilité externe du pays est très faible, permettant de soutenir l’économie si nécessaire.
    Malgré les soubresauts enregistrés par les marchés émergents depuis quelques mois, nous restons confiants quant à la solidité des comptes extérieurs à court terme. La réduction du déficit courant a été significative l’an dernier, portée par les transferts, le tourisme et l’amélioration du compte énergétique. A court terme, la hausse des prix du pétrole ne devrait que marginalement affecter le compte courant. Le risque lié à un brusque reflux des investissements de portefeuille est pour le moment contenu par la politique prudente de la banque centrale. A moyen terme, des facteurs de vulnérabilité persistent et sont liés au prix des matières premières, à l’environnement politique et à l’évolution du coût de l’endettement en devises.
    L’augmentation de la production de pétrole et des dépenses publiques devrait permettre le retour à une croissance positive en 2018. Cependant, les signes de reprise du secteur privé restent timides malgré la relance budgétaire et nous n’anticipons pas de redressement significatif de l’activité à court terme. Les réformes du marché du travail et leurs conséquences négatives sur la demande intérieure pénalisent fortement l’activité économique. La main-d’œuvre employée totale est en baisse alors que le taux de chômage reste élevé, surtout parmi les jeunes. La faible attractivité du royaume pour les investisseurs étrangers ne facilite pas le processus indispensable de réforme.
    Le bilan de la première année du mandat de Joao Lourenço marque une inflexion plutôt positive de la politique gouvernementale, étant donné sa volonté d’assainissement politique et l’ampleur des réformes économiques entreprises. Après deux ans de gel, la coopération avec le FMI a repris et un nouvel accord financier se prépare à court terme. Cependant, malgré l’impulsion positive du nouveau gouvernement et la remontée des prix du pétrole, le pays fait face à plusieurs difficultés. A la dégradation du secteur pétrolier s’ajoutent des tensions sur la liquidité en devises, une baisse du pouvoir d’achat des ménages et un système bancaire très dégradé. La crise économique reste donc sévère et le rétablissement ne pourra se faire que graduellement.
    Le bilan du premier semestre 2018 est mitigé. Malgré la bonne tenue des secteurs touristique et manufacturier, la reprise de l’activité reste timide. La contestation sociale est montée d’un cran sur fond de chômage endémique alors que l’économie doit de nouveau faire face au gonflement de sa facture énergétique. Après plusieurs années de consolidation, les déficits jumeaux devraient donc légèrement se creuser cette année. Si les fondamentaux macroéconomiques restent solides, des réformes structurelles seront néanmoins nécessaires pour relever le potentiel de croissance.     
    Emerging - 12 juillet 2018
    Consulter la publication complète
    Les risques sur la croissance des pays émergents se cristallisent. Les exportations ralentissent et les flux d’investissements de portefeuille se sont taris, reflet des interrogations sur l’ampleur de la remontée des taux longs aux Etats-Unis, la vigueur du dollar et les menaces de guerre commerciale. L’appréciation du dollar a conduit plusieurs banques centrales à relever leur taux d’intérêt. L’augmentation des barrières tarifaires par les Etats-Unis et les mesures de rétorsion consécutives ne peuvent qu’accentuer le ralentissement des exportations. Au-delà des effets récessifs sur le commerce mondial, c’est la reprise de l’investissement privé dans les pays émergents qui pourrait être menacée.
    Pékin s’inquiète du ralentissement de la croissance économique et de ses effets sur la santé financière des entreprises. La demande interne fléchit et l’environnement externe se dégrade, principalement du fait des mesures protectionnistes américaines. Les autorités ajustent leur politique économique en conséquence. Elles ont légèrement assoupli les conditions monétaires, sans pour autant revenir sur leurs objectifs d’assainissement des institutions financières et des entreprises publiques. Elles ont également laissé le yuan perdre 5% contre le dollar depuis trois mois. Il est maintenant essentiel que la dépréciation du yuan reste sous contrôle, pour ne pas entraîner de dynamique dangereuse de sorties de capitaux et de nouvelles pressions sur la monnaie, comme en 2015-2016.
    L’Inde n’a pas été épargnée par la défiance des investisseurs internationaux depuis le mois d’avril en dépit d’une forte accélération de sa croissance. Dans un contexte de hausse des pressions inflationnistes, la banque centrale a relevé ses taux d’intérêt en juin pour la première fois depuis 2014. Ce durcissement monétaire associé aux difficultés enregistrées par les banques publiques pourrait peser sur la reprise de l’investissement des entreprises dont la situation financière s’est redressée. En revanche, les pertes financières des banques ont atteint plus de USD 9 mds avec le changement des règles de classification des risques de crédit. Ces pertes représentent près de 75% du montant injecté par le gouvernement dans le secteur bancaire au cours de l’exercice 2017/2018.
    La récession est terminée, même si la reprise montre des signes d’essoufflement. La crise financière a pu être évitée, mais la situation budgétaire reste très préoccupante. Alors que la crise politique, sociale voire morale perdure, les élections générales se profilent en octobre. Dans un contexte de tensions sur les marchés émergents depuis mars, les investisseurs internationaux s’inquiètent d’une éventuelle remise en cause de l’agenda des réformes par la future administration brésilienne. Point positif, le Brésil a résorbé ses déséquilibres macroéconomiques autres que budgétaires, les banques sont solides et les agents privés se sont désendettés.
    L’activité économique a rebondi au premier trimestre 2018 et les perspectives de croissance restent bien orientées. La consommation des ménages devrait soutenir l’activité au second semestre, favorisée par la hausse des revenus réels. Toutefois, les pressions inflationnistes pourraient se renforcer conjointement à la dépréciation du rouble et aux perspectives de hausse de la TVA de deux points de pourcentage en janvier 2019. Le relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite, à partir de 2019, devrait permettre de palier une partie des contraintes structurelles qui pèsent sur la croissance potentielle en augmentant la part de la population active dans l’économie et en réduisant les dépenses consacrées au financement du déficit du fonds de retraites. 
    Suite à la réélection du président Erdogan et à la victoire de l’alliance AKP-MHP aux législatives du 24 juin, les marchés ont salué la fin à court terme de l’incertitude politique. Toutefois, dans un contexte de tensions sur les marchés émergents et de hausse du risque géopolitique, les investisseurs s’inquiètent de la trajectoire économique et politique de la Turquie. Les autorités doivent réagir aux déséquilibres macroéconomiques (inflation, déficit du compte courant) et envoyer un signal clair quant à l’indépendance de la banque centrale. L’annonce du nouveau gouvernement et les premières mesures n’augurent pourtant aucun ajustement de la politique de soutien à la croissance du PIB en dépit des risques macroéconomiques.
    L’activité économique a rebondi significativement en 2017, notamment grâce à l’investissement productif et au dynamisme des exportations. A court terme, la consommation privée devrait aussi être un soutien important à la croissance. Dans ce contexte favorable et grâce à la modération des dépenses, l’équilibre budgétaire a été atteint et la dette publique est en baisse. Cette tendance devrait se poursuivre au moins à court terme, avec notamment la réduction du service de la dette. La situation du secteur bancaire s’améliore même si l’activité de crédit reste faiblement dynamique. Les principaux facteurs de vulnérabilité de la Slovénie sont liés aux perspectives économiques en zone euro, et à l’incertitude politique qui fait suite aux élections de juin dernier.
    Le gouvernement nouvellement élu de Mahatir Mohamed hérite d’un pays aux fondamentaux macroéconomiques solides en dépit de sa vulnérabilité à l’environnement extérieur. Au 1er trimestre 2018, la croissance est restée robuste et les perspectives sont favorables. Néanmoins, certains risques augmentent. Les incertitudes qui entourent la politique fiscale pourraient peser sur les investissements publics et privés. Par ailleurs, la suppression de la taxe sur les biens et services et le gel des prix sur le diesel pourraient entraîner une hausse du déficit budgétaire dès l’exercice 2018. Le nouveau gouvernement devrait toutefois parvenir à mettre fin à la détérioration de l’environnement des affaires observée depuis cinq ans.
    La croissance philippine devrait de nouveau progresser de 6,7% en 2018, un rythme proche de son potentiel. Des signes de surchauffe sont apparus : l’inflation a progressé et se situera en 2018 en dehors de la fourchette cible de la banque centrale, tandis que le déficit courant se creuse légèrement. A court terme, les risques de surchauffe sont néanmoins contenus et les Philippines bénéficient de solides fondamentaux macroéconomiques. Mais une gestion rigoureuse de la politique économique sera nécessaire pour minimiser les risques de dérapage.
    Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017, Lenin Moreno entreprend une radicale transformation de l’économie du pays. L’objectif est d’augmenter le poids du secteur privé, assainir les finances publiques et augmenter l’attractivité du pays aux yeux des investisseurs étrangers. A très court terme cependant, l’économie doit faire face au ralentissement de la croissance et à une forte augmentation de la dette publique, observés depuis la chute des cours des matières premières en 2014. Les mesures proposées sont bienvenues, mais elles pourraient s’avérer insuffisantes pour permettre au gouvernement de renforcer durablement sa solvabilité.
    Au prix d’une modification des voies commerciales traditionnelles et d’un soutien public massif au secteur bancaire, l’économie qatarie s’est stabilisée depuis la fin de l’année 2017. Malgré les contraintes liées à l’embargo, la croissance économique du Qatar reste soutenue, notamment grâce à la poursuite du programme d’investissement du gouvernement. Cependant, l’endettement extérieur, notamment des banques, est important et représente un facteur de vulnérabilité non négligeable. A moyen terme, si l’on peut avoir des interrogations sur la capacité de l’économie du Qatar à se diversifier, la mise en production et l’exportation de nouvelles ressources gazières devraient renforcer la solidité financière de l’émirat.
    Le Nigéria sort peu à peu de la récession grâce au rebond de sa production de pétrole et à la remontée des cours du brut. Les réserves de change ont quasiment doublé depuis fin 2016, l’écart entre le nouveau taux de change de référence et le taux officiel s’est réduit, et les risques de nouvelles pressions sur la monnaie locale sont limités à court terme. Mais les fragilités demeurent. La trop faible mobilisation des ressources budgétaires et le coût élevé de la dette interne affectent les finances publiques. L’environnement monétaire reste restrictif et la vulnérabilité du système financier s’est aggravée. Enfin, l’économie hors pétrole ne parvient toujours pas à retrouver de l’allant. Autant d’éléments qui ne rassurent guère dans la perspective d’élections en 2019.
    Les tensions politiques qui avaient suivi la réélection du président Kenyatta au deuxième scrutin des élections se sont récemment apaisées. Cette amélioration du climat politique s’est accompagnée d’un redressement de certains indicateurs économiques. La croissance montre des signes de reprise, l’inflation ralentit et la liquidité extérieure s’est renforcée. Mais la stabilité financière du pays reste fragile en raison, notamment, de l’endettement de l’Etat. Malgré la volonté de consolidation budgétaire, le déficit public devrait rester élevé compte tenu du programme social du nouveau mandat présidentiel. Enfin, malgré le rationnement du crédit au secteur privé, les créances douteuses continuent d’augmenter dans le secteur bancaire.

Sur le même thème

Entre confiance et inconfort 13/04/2018
Niveau de confiance élevé, redressement de l’activité mondiale, prudence des banques centrales, créations d’emplois et hausse des investissements des entreprises : les conditions semblent réunies pour envisager les perspectives de croissance avec sérénité. Pourtant un certain inconfort se fait sentir depuis peu. Le ralentissement des indicateurs de confiance interroge sur ce qui nous attend. L’aplatissement de la courbe des taux aux États-Unis annonce-t-elle du mauvais temps? Faut-il voir une analogie entre le reflux de valeurs technologiques et la chute des TMT (Technologies, Médias et Télécommunication) en 2000 ? L’inflation américaine dépassera-t-elle l’objectif fixé par la Réserve fédérale ? Enfin et surtout, jusqu’où ira l’escalade des différends commerciaux ?
Poussée de tension 24/01/2018
2018 s’annonce comme une année de forte croissance dans le monde, avec peu de pays laissés pour compte. Aux Etats-Unis, en zone euro, les indices de la conjoncture sont proches des pics historiques atteints au milieu des années 2000. Jusqu’alors plutôt discrètes, les tensions sur les capacités de production sont ressenties avec plus d’acuité par les chefs d’entreprise. Quant à l’ascension du prix des actifs, financiers ou immobiliers, elle se poursuit, jusqu’à faire craindre l’émergence de bulles. Pour les politiques monétaires, le temps de la normalisation est venu. Les banques centrales se désengagent prudemment du marché de la dette publique, ce qui devrait avoir pour conséquence une remontée des taux d’intérêt. Dès 2019, l’activité pourrait commencer à freiner.
La reprise se poursuit, mais… 06/07/2017
Un vent d’optimisme souffle sur l’économie européenne, tout spécialement dans la zone euro, où la croissance accélère autant qu’elle se généralise à l’ensemble des pays. A l’abord de l’été 2017, tous les indices de la conjoncture sont au vert, les créations d’emplois se renforcent, la baisse du chômage s’accentue. L’horizon paraît dégagé… à cela près qu’en Chine, quelques nuages se forment. Pékin s’emploie à nouveau à freiner l’expansion du crédit, ce qui pèsera sur l’activité, notamment immobilière. L’industrie lourde manifeste déjà quelques signes de rechute, les prix mondiaux des matières premières se tassent.
La reprise se poursuit 24/04/2017
Au printemps 2017, les indicateurs économiques restent assez bien orientés. Proche de 2% par an, la croissance en zone euro est plus dynamique. Elle est aussi mieux répartie, les cycles conjoncturels des Dix-Neuf tendant à s'harmoniser. Les Etats-Unis enregistrent une reprise des activités liées au pétrole et au gaz de schiste. L'investissement des entreprises devrait, notamment, y avoir rebondi en début d'année. L’inflation accélère, sous l’effet du renchérissement du pétrole ; elle dépasse la cible officielle des 2% aux Etats-Unis, et s’en rapproche en zone euro. Les banques centrales ne s’affolent pas pour autant.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 1942 articles et 535 vidéos