Graphiques de la semaine
ALLEMAGNE : DES INFRASTRUCTURES DÉLABRÉES
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Publié le 22 févr. 2017 par Raymond VAN DER PUTTEN
Les infrastructures allemandes figurent parmi les meilleures au monde. Selon le dernier rapport sur la compétitivité du Forum économique mondial, le pays est classé huitième, juste derrière la France mais devant le Royaume-Uni (9ème) et les Etats-Unis (11ème). Cependant, l’Allemagne perd peu à peu du terrain en raison du manque d’investissement et d’entretien. Les communes réalisent plus de 60% de l'investissement public total. Cependant, leur stock de capital diminue, leur investissement net (investissement brut moins amortissement) étant dans le rouge depuis 2003. En dépit des conditions de financement favorables, les communes à faibles moyens surtout ont réduit leurs dépenses en capital. Les communes déficitaires investissent un tiers moins que celles avec un budget équilibré ou excédentaire. Par ailleurs, certains projets municipaux ne sont pas lancés, ou avec retard, en raison de l'incertitude entourant le partage des dépenses entre le Land et la commune, et du manque de capacité administrative en matière de planning et de mise en œuvre.
CHANGEMENT DE CORRÉLATION
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Publié le 15 févr. 2017 par François FAURE
La corrélation négative entre les prix du pétrole et des métaux, qui était la règle depuis 2003, s'est inversée en 2016. La reprise dans l’industrie et la construction en Chine et l’accélération de la croissance aux Etats-Unis tirent de nouveau les prix à la hausse. D’autre part, le durcissement monétaire américain et la réduction de la facture énergétique extérieure des Etats-Unis, grâce au développement du pétrole et du gaz de schiste, jouent en faveur du dollar. Ces facteurs sont-ils solides ? Probablement, s’agissant du dollar. En revanche, le redressement des prix des matières premières reste fragile car l’offre peut s’ajuster rapidement à la demande, surtout pour le pétrole, et les risques baissiers sur la croissance chinoise demeurent élevés.
FRANCE : DES PRÉVISIONS D’INVESTISSEMENT ENCOURAGEANTES
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Publié le 8 févr. 2017 par Hélène BAUDCHON
Chaque année en janvier, avril, juillet et octobre, l’INSEE publie une enquête sur les prévisions d’investissement, en valeur, dans l’industrie manufacturière (soit le quart de l’investissement productif en France). Ces prévisions ne doivent pas être prises pour argent comptant : le graphique montre qu’elles peuvent être assez éloignées de la réalité - l’investissement ici représenté est celui de l’ensemble des entreprises non financières - et fluctuantes d’une enquête à l’autre. Elles donnent néanmoins une indication utile sur une composante clé de la croissance et, en l’occurrence, encourageante : dans l’enquête de janvier, les chefs d’entreprise prévoient, en effet, désormais d’augmenter de 5% leur investissement en 2017 contre 0% lors de l’enquête d’octobre dernier. La progression de l’investissement se maintiendrait donc à un rythme soutenu, identique à celui de 2016 et conforme à notre prévision.

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Allemagne : rémunération réelle en forte hausse 25/01/2017
La dynamique des salaires en Allemagne est différente de celle du reste de la zone euro. En raison de la croissance économique forte de ces dernières années, le marché du travail s’est tendu et, par conséquent, les accords salariaux ont été plus généreux. En 2016, les taux de salaire négociés ont augmenté d’environ 2% dans les entreprises et le secteur public. Les salaires réellement versés ont évolué encore plus vite en raison des promotions et de l’augmentation des primes et du nombre d‘heures supplémentaires. En 2016, la rémunération par salarié a augmenté de 2,3% ; grâce à l'inflation faible, la rémunération réelle a crû de 2%. Le 18 janvier, les négociations salariales ont démarré pour plus de 2 millions de fonctionnaires et employés des services publics dans les 16 régions (Länder). Les syndicats ont demandé une hausse de salaire de 6% pendant un an, mais l’accord final devrait aboutir à une augmentation d’environ 2,5%.
Inquiétudes quant aux politiques 24/01/2017
En 2016, l'économie allemande a connu sa plus forte croissance en cinq ans. L’activité devrait rester robuste au cours des prochaines années. Même si les prix à la consommation n’augmentent que légèrement, l’orientation de la politique monétaire est jugée trop accommodante par certains. Le débat tient, notamment, aux conséquences distributionnelles de la politique monétaire. Bien que l'écart de production soit positif, certains organismes internationaux demandent à l’Allemagne de délier les cordons de la bourse pour stimuler la croissance dans la zone euro. Il est peu probable que le gouvernement suive ce conseil avant les élections générales de septembre.
Solidité budgétaire 11/10/2016
Bien qu’elle ait ralenti depuis le début de l’année, la croissance du PIB allemand devrait atteindre 1,8 % en moyenne en 2016. L’an prochain, la politique budgétaire sera moins accommodante et les prix de l’énergie pourraient repartir à la hausse. Du fait de cet environnement moins porteur, la croissance du PIB devrait marquer sensiblement le pas, à 1,3 %. Des ralentissements très marqués sont à prévoir pour la consommation et l’investissement. Du fait de la forte augmentation des importations et d’une dégradation des termes de l’échange, l’excédent de la balance des paiements courants pourrait reculer à 7,5 % du PIB.
La croissance ralentit, mais la confiance est au beau fixe 30/09/2016
Le rythme de croissance a ralenti au S1 2016 tout en restant au-dessus du potentiel. Les enquêtes indiquent une activité soutenue au cours des prochains mois. En 2017, le Brexit devrait peser sur l’activité allemande.
Robuste et frileuse 08/07/2016
La croissance a ralenti au printemps après l’étonnante vigueur du premier trimestre. Elle devrait rester robuste en 2016, portée par la forte progression de l’emploi, la faiblesse de l’inflation et la générosité des accords salariaux. En 2017, la reprise risque de perdre de son élan en partie en raison de l’incertitude engendrée par le « Brexit ». L’inflation devrait accélérer avec la hausse des coûts de production. L’excédent des comptes courants, l’un des principaux déséquilibres macroéconomiques, devrait rester proche des sommets historiques, en raison du niveau élevé de l’épargne et de la morosité des dépenses d’investissement.
La BCE devra modifier les paramètres du QE 06/07/2016
La hausse de l’aversion au risque, consécutive au referendum britannique, a fait plonger un peu plus les rendements du Bund, désormais négatifs jusqu’à échéance 15 ans. Près de 60% des Bunds ne sont plus éligibles au programme d’achats d’actifs publics, la BCE ne pouvant pas acquérir de titres dont le rendement est inférieur au taux de la facilité de dépôt (aujourd’hui de -0,40%). Cela complique la conduite du QE : les achats de dettes publiques sont répartis en fonction de la participation des Etats au capital de la BCE. Il est probable que la BCE change un ou plusieurs paramètres de son programme d’achats d’actifs. Une augmentation de la part de chaque ligne obligataire qu’elle peut acquérir (de 33% à 50%) est une option, mais seulement pour les obligations d’Etat qui ne portent pas de CAC.  Ce serait insuffisant surtout si, comme nous l’anticipons, la BCE augmente la durée minimum du QE de 6 mois.  Une déviation de la clé de répartition et/ou la possibilité d’acheter des titres à un rendement inférieur au taux de la facilité de dépôt devront être considérées.
Taux faibles et comportement d’épargne des ménages 17/06/2016
Quelle influence ont les taux bas sur les comportements d’épargne ?
Allemagne : économe et frileuse aux risques 08/06/2016
Le niveau élevé de l’épargne des ménages et des entreprises a porté l’excédent des comptes courants à 8,6 % du PIB en 2015, un nouveau sommet historique. La hausse de l’épargne des ménages est en partie liée au vieillissement de la population. Malgré une croissance importante des bénéfices, les entreprises hésitent toujours à accroître leurs investissements, préférant affecter une part substantielle de leurs ressources financières au renforcement de leur position dans les chaînes de valeur mondiales. Sauf changement de politique, l’excédent de l’épargne en Allemagne devrait rester élevé dans les années à venir. L’insuffisance de l’investissement est préjudiciable au potentiel de croissance du pays.
L’excédent d’épargne nuit à la croissance potentielle 03/06/2016
Le niveau élevé de l'épargne des ménages et des entreprises a porté l'excédent des comptes courants à un niveau record. Cependant le manque d’investissement nuit à la croissance potentielle.
Les Sparkassen allemandes : un modèle à suivre ? 28/04/2016
Le rôle stabilisateur pour l’économie des caisses d’épargne allemandes est régulièrement loué. Celles-ci, appelées "Sparkassen", font partie d’un large réseau associant autonomie, économies d’échelle et de gamme, implantation régionale et solidarité financière. Si leur succès n’est pas un mythe, il est vrai aussi qu'il repose sur des distorsions de concurrence. Si certains plaident en faveur de structures en réseau sur le modèle allemand, celui-ci semble difficilement transposable dans des économies présentant des caractéristiques structurelles moins adaptées que l’Allemagne.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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