Graphiques de la semaine

Le cours du baril de pétrole s’est nettement affermi depuis le début de l’année, affichant une moyenne de USD 70 contre USD 54 en 2017. Même s’il est difficile de savoir si cette dynamique durera, c’est une bonne nouvelle pour l’économie algérienne dont le secteur des hydrocarbures génère la quasi-totalité des exportations et 40% des revenus budgétaires. Pour autant, cette hausse reste insuffisante.

Le budget de 2018 marque une nette inflexion de la politique du gouvernement. Après deux années de consolidation, les dépenses budgétaires devraient augmenter fortement. Dès lors, l’Algérie aura besoin d’un baril à USD 105 pour restaurer l’équilibre de ses comptes publics, soit 20 dollars de plus qu’en 2017. C’est plus que pour ses pairs régionaux, soulignant la nécessité de poursuivre les réformes visant à réduire la dépendance du pays à l’égard de la manne pétrolière. Ces réformes attendront 2019 dans le meilleur des cas.

Les expositions non performantes du secteur bancaire de l’ensemble de l’Union européenne se sont repliées pour le onzième trimestre consécutif, passant de EUR 1119 mds au T1 2015 à EUR 805 mds au T4 2017. Cette baisse d’environ un tiers est notamment imputable au retour d’une croissance plus soutenue ainsi qu’à une gestion active de leurs encours douteux par les banques. Le contexte a également favorisé l’octroi de nouveaux prêts. La hausse du stock qui en est résulté a contribué à ramener le ratio des expositions non performantes de 5,3% à 3,6% sur la période.

A l’exception de la Grèce, les pays qui présentaient les ratios les plus élevés ont connu une diminution plus sensible de ces derniers.

SUÈDE : UNE INFLATION PROCHE DE SA CIBLE DE 2% Publié le 2 mai 2018 par Catherine STEPHAN
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La variation de l’indice des prix à la consommation (IPC) avec un taux d’intérêt fixe, variable cible de la politique monétaire depuis septembre 2017, a atteint 2% sur un an en mars 2018. C’est le résultat de l’utilisation accrue des capacités de production, de la hausse des prix de l’énergie et de la dépréciation passée de la couronne suédoise par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux de la Suède.

L’inflation devrait se maintenir légèrement en deçà de 2% en 2018 et 2019. La poursuite de la croissance du PIB à un rythme soutenu (+2,7% en 2018 et +2,1% en 2019 après +2,4% en 2017) devrait s’accompagner d’une accélération des hausses de salaires et de l’inflation sous-jacente. Toutefois, le durcissement escompté de la politique monétaire fin 2018 pourrait donner lieu à une appréciation de la couronne et, malgré la hausse des prix à l’étranger, exercer des pressions baissières sur les prix.

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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