Graphiques de la semaine
LA ZONE EURO 10 ANS APRÈS Publié le 19 sept. 2018 par Raymond VAN DER PUTTEN
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Avant que la crise financière n’éclate, les taux d’intérêt bas stimulaient l’investissement dans l’immobilier et l’activité économique, la dette des ménages s’envolait et des bulles immobilières faisaient leur apparition. La faillite de Lehman Brothers a mis un terme brutal à cette effervescence.  Les bulles ont éclaté et les prêts bancaires se sont taris. La dette publique a augmenté sous l’effet des stabilisateurs automatiques, des mesures de relance budgétaire et du soutien au secteur financier.

Dix ans plus tard, l’endettement du secteur non financier dans le noyau dur et la périphérie de la zone euro est pratiquement inchangé, mais il est plus important qu’avant la crise. Néanmoins, sa composition diffère beaucoup. Dans les pays du noyau dur de la zone euro, le secteur public, les ménages et les sociétés non financières sont plus endettés, les taux d’intérêt faibles rendant les emprunts plus attractifs. Dans les pays périphériques, les ménages et les sociétés non financières se sont désendettés tandis que la dette publique a fortement augmenté, accroissant ainsi la sensibilité des finances publiques à la conjoncture et aux rendements obligataires. 
LA VULNÉRABILITÉ EXTERNE DES PAYS ÉMERGENTS : 10 ANS APRÈS Publié le 12 sept. 2018 par Christine PELTIER
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La dette des secteurs public et privé des économies émergentes s’est accrue depuis dix ans. Les pays d’Asie, en particulier la Chine, font principalement face à un problème d’endettement en monnaie locale ; seule l’Indonésie a vu sa dette en dollars (en pourcentage du PIB) augmenter fortement. En revanche, les pays d’Amérique latine, la Turquie et l’Afrique du Sud ont affiché une hausse importante de la dette en dollars de leurs entreprises. Dans les pays du Golfe, ce sont les gouvernements qui ont financé sur les marchés obligataires internationaux les déficits importants apparus suite à la chute des prix du pétrole de 2014-2015.

Les emprunteurs émergents ont donc largement profité du contexte mondial de liquidité abondante et de taux US faibles des années qui ont suivi la crise de 2008. Certains pays, au-devant desquels la Turquie, l’Argentine, le Chili, l’Afrique du Sud et l’Indonésie, affichaient les ratios d’endettement en dollars les plus dégradés à la fin du premier trimestre 2018 – soulignant leur forte vulnérabilité au resserrement de la politique monétaire américaine et à l’actuel mouvement de dépréciation de leurs monnaies.
LEVIERS D’ENDETTEMENT BANCAIRE : DIX ANS APRÈS Publié le 5 sept. 2018 par Céline CHOULET
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Au lendemain de la crise financière de 2007-2008, les régulateurs internationaux ont considérablement renforcé les exigences de fonds propres bancaires. Depuis, les ratios de levier moyens des banques (fonds propres comptables/bilans consolidés) ont nettement progressé jusqu’à atteindre fin 2017 7,3% en zone euro et 10,1% aux Etats-Unis, contre respectivement 4% et 6,9% en 2008.

Au-delà de ces évolutions, les niveaux relatifs des ratios doivent toutefois être mis en regard des modes de financement très différents des deux économies et de la structure de l’épargne.

Aux Etats-Unis, d’une part, l’économie s’appuie davantage sur les marchés de capitaux que sur les prêts inscrits dans les bilans bancaires. La titrisation de créances immobilières bénéficiant des garanties fédérales, notamment, permet de réduire la taille des bilans bancaires. Il en résulte un transfert partiel du levier du système bancaire vers des entités moins régulées. D’autre part, les passifs bancaires y représentent une plus faible proportion de l’épargne des ménages. Ainsi, à l’échelle de l’économie, la probabilité que les fonds propres bancaires jouent le rôle de matelas d’absorption entre d’éventuelles pertes sur actifs et l’épargne est sans doute plus faible aux Etats-Unis que dans la zone euro.

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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