Graphiques de la semaine
ETATS-UNIS : RALENTISSEMENT DE L'INFLATION Publié le 17 mai 2017 par Alexandra ESTIOT
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Les prix du pétrole ne progressent plus, subissant  une correction marquée : le West Texas Intermediate repassant sous la barre des USD 50/Baril. Avant même ce retournement, la contribution des prix de l’énergie à l’inflation totale se faisait moins importante. En résumé, le glissement annuel des prix à la consommation a d’ores et déjà passé son point haut, revenant de 2,7% en février à 2,1% en avril. Hors composantes volatiles (prix des biens alimentaires et de l’énergie) et coût de la résidence principale, l’inflation a également ralenti récemment, soutenant l’hypothèse de la persistance d’un output gap négatif. Un autre argument en faveur de cette thèse est la sagesse des salaires notamment au vu de la faiblesse du taux de chômage (4,4% en avril). On comprend mieux pourquoi la Fed maintient les taux aussi bas, alors que nous n’anticipons que deux hausses d’ici à la fin de l’année.

La BCE a récemment publié son enquête auprès des prévisionnistes professionnels pour le deuxième trimestre 2017. Celle-ci montre une légère révision à la hausse des prévisions d’inflation à court terme. Ce constat n’a rien de surprenant : un taux de croissance du PIB qui dépasse la croissance potentielle devrait réduire la sous-utilisation de l’appareil productif et soutenir l’inflation. Le rapport fournit également la distribution de la probabilité des prévisions d’inflation. Pour les prévisions à long terme (à horizon 2021) elle est un peu plus plate qu’il y a six mois : la probabilité d’une inflation très faible a augmenté tout comme celle d’une inflation assez élevée. En revanche, une inflation moyenne semble un peu moins probable. Il en découle une légère hausse de l’incertitude liée à l’inflation à long terme. Ceci pourrait refléter la crainte d’un choc défavorable provoquant un essoufflement de la croissance et une chute de l’inflation ou, au contraire, l’idée que la BCE finira par resserrer tardivement sa politique.

Le rebond des prix en 2016 a redonné un peu d’air aux pays émergents exportateurs de matières premières. Cependant, leurs réserves de change restent inférieures de 15% à leur record de la mi-2013. A l’exception de l’Argentine, pour les pays les plus fragiles (Angola, Nigeria, Ukraine) la situation s'est juste stabilisée.

 

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