Graphiques de la semaine
ETATS-UNIS : MAIS OÙ SONT LES "CANARIS" DU STRESS FINANCIER ? Publié le 19 avr. 2017 par William DE VIJLDER
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Les indicateurs de stress financier sont utilisés comme autrefois les canaris dans les mines : ils préviennent des éventuelles tensions que peut engendrer un resserrement de la Fed, et qui pourraient plonger l’économie dans la récession.

Ce graphique montre deux indicateurs : l’écart de taux des obligations des sociétés américaines notées BBB relatif aux titres du Trésor américain et l’indice de stress financier de la réserve fédérale de St-Louis (un composite de 18 séries). Exploiter ces indicateurs pour anticiper les principaux ralentissements de la croissance ou les entrées de récession est un exercice délicat : lors de la récession de 2001, l’indicateur composite avait à peine varié et le point haut de l’écart de taux n’était apparu que fin 2002, quand la reprise était déjà amorcée ; lors de celle de 2008, les deux indices avaient grimpé en flèche. Mais compte tenu de la volatilité des séries, il semble que lorsque le signal est suffisamment clair, l’entrée en récession est imminente. Si le canari ne chante plus, lâchez tout et courez vers la sortie !

 
UE : PAUVRETÉ AU TRAVAIL ET CHÔMAGE Publié le 12 avr. 2017 par Raymond VAN DER PUTTEN
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Depuis la crise financière, le risque de pauvreté au travail (pour ceux occupant un emploi mais percevant moins de 60% du revenu médian après impôts et prestations sociales) est en hausse en Europe. En 2015, environ 9% des travailleurs allemands étaient dans cette situation contre 6% en 2009. Les réformes du marché du travail ont permis de réduire le taux de chômage, mais au prix d’une augmentation du nombre d’emplois faiblement rémunérés.

En Allemagne, environ 22% des salariés touchent un salaire inférieur à 66% du salaire horaire médian brut contre seulement 8,8% en France (données 2014). En France, le taux des travailleurs pauvres s'est élevé à 7,5% en 2015, en hausse de 1 point depuis la crise, tandis que le taux de chômage a atteint plus de 10% contre 8% en 2007. Baisse du chômage et hausse des emplois faiblement rémunérés seraient-elles indissociables ? Pas vraiment. Depuis 2011, le Danemark parvient à baisser le taux de chômage tout en réduisant le risque de pauvreté au travail.

Au vu des rapports annuels 2016, les exigences cumulées de fonds propres durs (ratios Common Equity Tier 1, CET1) imposées aux banques d’importance systémique mondiales (G-SIB) pour 2017 sont plus élevées, en moyenne, dans la zone euro qu’aux Etats-Unis.

En moyenne, il est imposé aux huit G-SIB de la zone euro de respecter, sur base consolidée, un ratio de fonds propres CET1 transitoire (phased-in) d’au moins 8,3% (hors recommandations du Pilier 2, P2G, non communiquées) contre 7% pour les huit G-SIB américaines. Les demandes de fonds propres CET1 cumulées comprennent l’exigence minimale de Pilier 1 (4,5%), le volant de conservation des fonds propres (1,25%), la surcharge G-SIB (0,75% en moyenne dans la zone euro et 1,25% aux Etats-Unis) et, pour les banques de la zone euro uniquement, l’exigence de Pilier 2 (P2R, 1,8%) fixée par la BCE au terme du processus de surveillance et d’évaluation prudentielle (SREP) de 2016. Pour l’ensemble des banques placées sous la supervision directe de la BCE (MSU), les exigences s’élèvent à 8,3% hors P2G et 10,4% avec P2G.

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