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La BCE se décidera en octobre

08/09/2017

La décision relative à la sortie du QE devrait être communiquée en octobre en tout cas pour ce qui est des principaux éléments : c’est le message délivré hier par Mario Draghi. Des discussions préliminaires ont déjà eu lieu au sein du Conseil des Gouverneurs à ce sujet et plusieurs scénarios sont à l’étude.

Thibault MERCIER

TRANSCRIPT // La BCE se décidera en octobre : septembre 2017

La décision relative à la sortie du QE devrait être communiquée en octobre en tout cas pour ce qui est des principaux éléments : c’est le message délivré hier par Mario Draghi. Des discussions préliminaires ont déjà eu lieu au sein du Conseil des Gouverneurs à ce sujet et plusieurs scénarios sont à l’étude. Comme il y a un an, un arbitrage entre la durée du QE et le volume d’achats mensuels semble être sur la table. À l’époque la BCE avait opté pour un allongement plus long mais à un rythme moindre (par rapport aux attentes des marchés). À noter que la composition des achats pourrait également être modifiée afin de faire face à la pénurie de certains titres même si M. Draghi a précisé que ce point n’avait pas été discuté.

 

Comme depuis plusieurs mois, le président de la BCE s’est dit confiant quant à la solidité de la reprise en zone euro ce qui devrait permettre à terme un retour de l’inflation vers sa cible de 2%. Reste à spécifier le temps que prendra ce mouvement de convergence. Mario Draghi a insisté sur les doutes entourant l’ampleur de l’écart de production précisant qu’il était probablement plus large que prévu initialement. De fait, pour l’instant, les salaires ne réagissent pas ou peu à la baisse du chômage.

 

Par ailleurs, l’appréciation récente de l’euro complique la tâche de la BCE. Bien que la valeur de l’euro ne soit pas un objectif de politique monétaire elle exerce une influence sur la dynamique des prix. C’est essentiellement du fait de la remontée de l’euro que les prévisions d’inflation ont été revues en baisse dans les nouvelles projections dévoilées par la BCE. Il faut enfin noter que la volatilité du change a été citée comme une source d’incertitude pour le scénario de croissance bien que ce dernier ait été légèrement amélioré.

 

Reste que Mario Draghi n’a pas surestimé les effets négatifs de la remontée de l’euro, qui ne semble pas de nature à changer les plans de la BCE : celle-ci s’oriente vers une sortie du QE mais elle sera probablement très graduelle. De ce point de vue, les décisions d’octobre devraient davantage s’apparenter à une réduction de la taille du QE qu’à l’annonce d’une fin déterminée

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