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Une flexible précision

16/06/2017

La Fed dévoile les détails du processus de normalisation de son bilan. Comme souvent, le plan est précis, détaillé tout en laissant place à une grande flexibilité.

Alexandra ESTIOT

TRANSCRIPT // Une flexible précision : juin 2017

La réunion de la Fed s’est terminée avec et sans surprise.

C’est sans surprise que la Fed a annoncé remonter ses taux de 25 points de base. La surprise est venue de l’annonce des détails du processus de normalisation de la taille de son bilan, et plus spécifiquement de la politique de réinvestissement des titres arrivant à maturité.

Nous savions déjà que la modification de cette politique serait la première étape. Nous savons maintenant qu’ils seront diminués avant d’être arrêtés. Le plan est précis, aussi bien les montants que le calendrier. Cette fois, on peut donc bien dire que la Fed va suivre un plan pré-établi.

La Fed conserve tout de même une part de flexibilité dans le processus de réduction de la taille de son bilan. D’abord, et bien qu’il soit consensuel d’attendre une mise en œuvre dès le mois de septembre, la Fed ne s’est engagée sur aucune date. Cette date reste floue, et Janet Yellen n’a pas voulue la clarifier lors de la conférence de presse : on parle ainsi du moment où le processus de normalisation des taux sera « bien avancé ».

De plus, dans le cadre de ses propos introductifs à sa conférence de presse, Janet Yellen a indiqué que le calendrier pourrait aussi bien ne pas être respecté si les perspectives économiques le justifiaient : la réduction des montants réinvestis pourrait être stoppée voir inversée, tout comme accélérée. Finalement, Janet Yellen n’a pas voulu confirmé les propos de William Dudley qui s’était exprimé en faveur d’une pause dans la normalisation des taux afin de se concentrer sur celle des détentions de titres.

Comme c’est souvent le cas avec la Fed, il existe un plan précis et détaillé qui n’exclut pourtant pas la flexibilité, flexibilité que le FOMC ne veut pas abandonner, afin de pourvoir réagir aux évolutions des perspectives économiques, et notamment aux perspectives d’inflation. Ceci est aujourd’hui d’autant plus crucial, que la croissance des prix envoie des signaux de ralentissement. Pour l’heure, la Fed n’y voit que le jeu de facteurs temporaires, mais ce diagnostic pourrait évoluer.

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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