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Les Etats membres de la zone euro affichent une croissance robuste D’importantes différences  
structurelles subsistent La conjoncture actuelle est particulièrement favorable à une politique de  
stimulation de la croissance potentielle et de renforcement de la résilience  
La zone euro affiche une solide croissance. Le PMI manufacturier de sept pays  
sur huit est nettement supérieur à la barre de 50 (la Grèce l’a, à peine, franchie).  
Même diagnostic pour le PMI des services de quatre pays sur cinq (l’Italie est  
légèrement à la traîne). La convergence se renforce : depuis la naissance de  
l’UEM, on observe une moindre dispersion de la croissance du PIB, de l’inflation  
sous-jacente, du solde budgétaire et de la balance courante. La Grande récession  
a accentué la divergence en termes de chômage et d’output gap mais, depuis, la  
situation s’est beaucoup améliorée.  
ZONE EURO : INDICE DES DIRECTEURS D’ACHAT  
Manufacturier  
Services  
EZ AT FR BD GR IR IT NL ES  
EZ FR BD IR IT ES  
août-16 51,7 52,1 48,3 53,6 50,4 51,7 49,8 53,5 51,0 52,8 52,3 51,7 59,7 52,3 56,0  
sept-16 52,6 53,5 49,7 54,3 49,2 51,3 51,0 53,4 52,3 52,2 53,3 50,9 56,2 50,7 54,7  
oct-16 53,5 53,9 51,8 55,0 48,6 52,1 50,9 55,7 53,3 52,8 51,4 54,2 54,6 51,0 54,6  
nov-16 53,7 55,4 51,7 54,3 48,3 53,7 52,2 57,0 54,5 53,8 51,6 55,1 56,0 53,3 55,1  
déc-16 54,9 56,3 53,5 55,6 49,3 55,7 53,2 57,3 55,3 53,7 52,9 54,3 59,1 52,3 55,0  
janv-17 55,2 57,3 53,6 56,4 46,6 55,5 53,0 56,5 55,6 53,7 54,1 53,4 61,0 52,4 54,2  
févr-17 55,4 57,2 52,2 56,8 47,7 53,8 55,0 58,3 54,8 55,5 56,4 54,4 60,6 54,1 57,7  
mars-17 56,2 56,8 53,3 58,3 46,7 53,6 55,7 57,8 53,9 56,0 57,5 55,6 59,1 52,9 57,4  
avr-17 56,7 58,1 55,1 58,2 48,2 55,0 56,2 57,8 54,5 56,4 56,7 55,4 61,1 56,2 57,8  
mai-17 57,0 58,0 53,8 59,5 49,6 55,9 55,1 57,6 55,4 56,3 57,2 55,4 59,5 55,1 57,3  
juin-17 57,4 60,7 54,8 59,6 50,5 56,0 55,2 58,6 54,7 55,4 56,9 54,0 57,6 53,6 58,3  
Il convient néanmoins de ne pas se laisser « aveugler par la lumière » au risque  
d’ignorer certaines zones d’ombre comme la persistance de différences  
structurelles entre les pays. Un problème qui a, pourtant, toute son importance.  
Ces différences signifient qu’à long terme certains pays afficheront une croissance  
plus forte que d’autres, ne serait-ce qu’en raison de gains de productivité plus  
importants. Et le sentiment d’être laissé pour compte pourrait grandir au sein des  
pays à croissance faible. Elles signifient aussi que certains pays seront moins  
résilients face aux chocs extérieurs car la charge de la dette publique y est élevée  
(
peu ou pas de marge de manœuvre pour soutenir la croissance en cas de  
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récession), la dette du secteur privé y est importante (moindre réactivité de la  
demande finale à la détente monétaire) ou, comme en Italie et au Portugal, les  
créances douteuses restent importantes.  
Sources : Markit, BNP Paribas  
Aussi la politique économique structurelle doit-elle avoir pour objectif de stimuler la croissance potentielle du PIB et la résilience de l’activité ;  
l’environnement actuel y est propice. Nous ne sommes plus dans l’urgence de la lutte contre une atonie cyclique et, pour autant que certains efforts soient  
susceptibles d’engendrer des vents contraires à brève échéance, les pays sont mieux placés pour y faire face. Enfin, les politiques menées à titre  
individuel par les divers pays membres créent des externalités positives et ajoutent à la robustesse de la zone euro.  
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