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La réaction des marchés au retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien a été modérée Malgré la montée de  
lincertitude, la fuite vers les valeurs refuges n’a pas eu lieu et le cours du pétrole comme le rendement des Treasuries ont  
augmenté Si les prix du pétrole continuaient leur ascension, la croissance mondiale finirait par en souffrir  
Le 12 janvier dernier, Donald Trump annonçait la prolongation, pour une  
durée de 120 jours, de la levée des sanctions contre l’Iran, précisant que ce  
COURS DU PETROLE ET TAUX AMÉRICAIN A 10 ANS  
(
ÉVOLUTION INTRAJOURNALIÈRE)  
serait le dernier renouvellement en l’absence de renégociation de l’accord  
sur le nucléaire iranien. Depuis février, les marchés ont donc de plus en plus  
anticipé un retrait des Etats-Unis de cet accord, comme en témoigne la  
hausse du cours du brut. La corrélation entre le prix du pétrole et le  
rendement des Treasuries à 10 ans a été forte ces dernières semaines. L’un  
et l’autre ont augmenté de concert, même si le pétrole n’a pas été le seul  
facteur ayant amené le taux américain à 10 ans à franchir, à un moment  
donné, le seuil des 3,00 %. L’annonce, le 8 mai, du retrait des Etats-Unis et  
du rétablissement des sanctions vis-à-vis de l’Iran a de nouveau fait grimper  
les prix du pétrole, les marchés redoutant une diminution des  
approvisionnements iraniens.  
Ce retrait aggrave les incertitudes géopolitiques et économiques, sans  
affecter outre mesure les bourses qui semblent l’avoir en partie anticipé : les  
indices américains ont clôturé à un niveau inchangé, le lendemain les  
marchés asiatiques étaient légèrement en repli, et certains ont même  
progressé à l’instar des places européennes. La fuite vers les valeurs  
3
,02  
77  
US T.Note 10ans, % (é.g.)  
Brent, USD/baril  
3,01  
76,5  
3,00  
2,99  
2,98  
76  
75,5  
2,97  
75  
2,96  
2,95  
2,94  
74,5  
74  
2,93  
73,5  
7
mai  
8 mai  
9 mai  
Sources : Bloomberg, BNP Paribas  
refuges n’a donc pas eu lieu. Les marchés obligataires ont été guidés par les perspectives d’inflation, ainsi les rendements ont légèrement augmenté  
parallèlement au cours du pétrole (voir graphique).  
Au-delà du soulagement à court terme devant une réaction aussi modérée, il est clair que le monde est désormais d’une plus grande complexité.  
L’ascension du cours du brut, si elle devait se poursuivre, ne manquerait pas de susciter des inquiétudes sur d’éventuels effets préjudiciables pour la  
croissance : la hausse des prix du pétrole entraîne une « mauvaise inflation » (liée à l’offre), susceptible d’engendrer in fine un choc stagflationniste  
via une diminution du pouvoir d’achat réel des ménages et un coup de frein aux bénéfices des entreprises fortes consommatrices de pétrole. En zone  
euro, la hausse du prix du pétrole en euros est encore plus marquée après le repli d’environ 5 % de l’euro face au dollar depuis fin janvier. Cependant,  
la zone euro devrait bien résister compte tenu des niveaux de croissance, de confiance et de création d’emplois, sans oublier la hausse des revenus  
et l’augmentation du taux d’activité. Enfin, les banques centrales risquent de devoir choisir entre réagir à la hausse de l’inflation totale ou se  
concentrer sur l’inflation sous-jacente.  
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Scénario économique  
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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