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Italie : vers des bilans bancaires de meilleure qualité ?
Publié le 11 juil. 2018 par Thomas HUMBLOT

Les comptes de résultat du 1er trimestre 2018 des plus grandes banques italiennes indiquent la poursuite du repli du coût du risque* rapporté au produit net bancaire (PNB). Ce ratio, qui traduit la part des revenus bancaires absorbés par la dégradation de la qualité du portefeuille, retrouve ainsi un niveau comparable à celui de 2008.

Le PNB étant relativement stable depuis 2010, les évolutions du ratio sont imputables au coût du risque. Ce dernier s’est alourdi entre 2010 et 2011, en lien avec la dégradation de la conjoncture, passant pour les 5 banques de l’échantillon de EUR 14 mds à EUR 37 mds. Le creux conjoncturel passé, les flux de nouvelles provisions baissent, les prêts des emprunteurs les plus fragiles étant déjà été provisionnés ou les pertes comptabilisées. La baisse des taux d’intérêt appliquée aux nouveaux prêts, entamée en 2013, a aussi contribué à améliorer la solvabilité des emprunteurs. Les effets de la conjoncture morose ont ainsi été en partie atténués, contribuant à la baisse du ratio du coût du risque.

Finalement, la baisse en 2017 du ratio du coût du risque des plus grandes banques italiennes suggère l’absence de nouvelle dégradation de la qualité de leur portefeuille.

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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