Graphiques de la semaine

Information économique : un économiste commente un graphique

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La dette publique en Amérique centrale: une forte dépendance aux créanciers extérieurs 08/07/2021
Près des 2/3 de la dette publique des pays d’Amérique centrale* est détenue par des non-résidents. Le Costa Rica dépend le moins de financements extérieurs. Le Nicaragua et le Panama en sont les plus dépendants – toutefois le profil de leurs créanciers est diamétralement opposé. Les engagements extérieurs du premier sont contractés quasi exclusivement auprès de créanciers publics (dette multilatérale ou bilatérale auprès de Taiwan par exemple) tandis que les ¾ de la dette externe du second est détenue par des créanciers privés (créanciers obligataires principalement). Cette part est comparable à celle de la République dominicaine – troisième plus gros émetteur d’obligations souveraines en Amérique latine en 2020. Dans un contexte de hausse des ratios de dette (+12 points de pourcentage dans la région en 2020), une forte dépendance vis-à-vis des financements extérieurs est une source de vulnérabilité financière - en particulier pour les pays dont la dette extérieure est majoritairement détenue par des créanciers privés (par exemple le Salvador, le Costa Rica, la République dominicaine, le Panama). Malheureusement, pour de nombreuses économies, des facteurs structurels continueront de freiner le développement des marchés locaux de la dette publique : faible bassin d’investisseurs, insuffisances du cadre institutionnel et juridique, manque d’infrastructures financières, fragilité des politiques macroéconomiques. Des niveaux élevés de dollarisation et d’importants déficits des comptes courants obligent également de nombreux pays à s’appuyer sur les flux de dette en devises étrangères pour combler leur besoin de financement extérieur. * Comprend aussi ici la République dominicaine. Bien que faisant partie des Caraïbes, le pays est aussi membre du Système d’intégration centraméricain (SICA).
Amérique Latine : difficile fléchissement de la courbe épidémique dans les principales économies de la région 22/07/2020
Début juin, l'Organisation mondiale de la santé déclarait l'Amérique latine nouvel épicentre de la pandémie de Covid-19. Depuis, seul le Chili est parvenu à infléchir la courbe de nouveaux cas journaliers ; le Pérou semblait également sur la bonne voie mais la décrue s’est arrêtée depuis un mois. Ces deux pays ont toutefois été confrontés à une mortalité élevée par rapport à la taille de leurs populations. La Colombie et l'Argentine — deux pays ayant mis en place un confinement strict dès le début de la pandémie et ayant connu jusqu’alors une mortalité plus faible par rapport à la taille de leurs populations — font face à un nombre croissant de nouveaux cas et de décès. Au cours des dernières semaines, le Brésil est parvenu à stabiliser le nombre de cas journaliers mais à un niveau élevé (environ 35 000). Au Mexique, le ralentissement observé est sujet à caution en raison de la faible prévalence des tests (plus de 10 fois moins qu’au Chili) et des irrégularités dans la collecte de données. La propagation encore rapide du virus a conduit le FMI à projeter une récession régionale de -9,4% en 2020, soit presque deux fois la moyenne mondiale.
Amérique latine : Achats nets d’investissements de portefeuille par les non-résidents 29/05/2019
Le graphique (a) montre la dynamique à court terme des investissements nets de portefeuille (actions et obligations) des non-résidents à la suite des élections au Brésil, au Chili, en Colombie et au Mexique. Au Brésil, un rebond a eu lieu après les élections. Il fait suite à une période d’aversion au risque accrue du fait de la grève des routiers (mai 2018) et des ventes massives sur les marchés émergents (août/septembre 2018). La confiance envers le pays demeure toutefois très fragile, en témoignent les positions nettes vendeuses des non-résidents sur 12 mois glissants au cours des dernières années (graphique b). Les achats nets d’actifs sont également devenus positifs après les élections en Colombie et au Mexique. Le délai observé dans le cas mexicain reflétant sans doute les inquiétudes entourant l’Alena et les doutes quant à la discipline budgétaire du nouveau gouvernement. Au Chili, les achats nets sont demeurés importants mais l’appétit s’est tari après les élections, le programme de réformes structurelles du gouvernement ayant rencontré des résistances importantes.
Pays d'Amérique latine en 2019 : le maillon faible ? 08/01/2019
Depuis plusieurs années, la croissance en Amérique latine est à la traîne. La reprise au Brésil et les changements des gouvernements au Mexique et au Brésil changent-ils la donne pour 2019 ? Rien n'est moins sûr.
Exposée à la nouvelle donne internationale 05/12/2014
Ralentissement chinois, retournement des marchés des matières premières et fin de QE3 se conjuguent pour peser sur les principales économies latino-américaines. Les expositions individuelles sont toutefois hétérogènes. Le Mexique semble bien positionné, mais est bien seul…
Amérique latine : trajectoires divergentes 16/05/2014
La dernière décennie a prouvé que l’Amérique latine pouvait enfin être du « bon côté » de l’histoire économique. Pourtant, le ralentissement économique observé récemment pourrait se prolonger, sans pour autant constituer un coup d’arrêt violent. Surtout, l’horizon économique s’avère plus dégagé pour certains pays latino-américains que pour d’autres.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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