Graphiques de la semaine
Royaume-Uni : les prêts au secteur privé tirent la croissance des bilans bancaires
Publié le 12 juin 2019 par Laure Baquero

Les statistiques de la Banque d’Angleterre (BoE) relatives aux bilans (comptes sociaux) agrégés des institutions monétaires et financières (IFM) illustrent le dégonflement des bilans bancaires jusqu’en décembre 2015 (-19% par rapport à janvier 2010). Celui-ci avait principalement procédé de la baisse des encours de crédit au secteur privé non financier résident, dont l’endettement renouait avec des niveaux plus soutenables. Les créances sur les non-résidents et les opérations interbancaires y ont également contribué.

La tendance s’est inversée depuis 2016 (+19% entre décembre 2015 et mars 2019), mais le bilan du secteur bancaire britannique n’a pour l’heure pas retrouvé sa taille de 2010 (GBP 4122 mds ou 195% du PIB en mars 2019 contre GBP 4 288 mds ou 279% du PIB en janvier 2010). La reprise a été tirée par le redressement des encours vis-à-vis du secteur privé non financier résident (+17% après -20% entre 2010 et 2015), et à l’égard des non-résidents (+21% après -15%). Le marché interbancaire est demeuré à l’étiage, en partie relayé par les opérations de la BoE* (+68% après +49%).

*dont assouplissement quantitatif (QE) et programme de financement à long terme (TFS)

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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