Graphiques de la semaine

Information économique : un économiste commente un graphique

The sharp rise in household inflation expectations in April, a signal to be put into perspective
Publié le 6 mai 2020 par Hélène BAUDCHON

The sharp rise in household inflation expectations is one of the striking results of the April 2020 INSEE consumer confidence survey. This increase goes the opposite way of the fall in the balance of opinion on price trends over the past 12 months as well as in actual inflation. This large divergence is noteworthy in view of the usual relative proximity of the three indicators.

This rise in expected inflation echoes the French people’s feeling, conveyed in the media, that significant price increases have occurred since the lockdown. This is probably the consequence of the composition effect of consumption baskets and not the warning sign of a widespread and substantial pick-up in prices in the making. The more regularly a product is consumed, the stronger the sensitivity to a rise in its price. And this sensitivity can be wrongly extrapolated to all prices. Currently, expenses are mainly incurred on food for which high price increases have precisely been reported as a result of the law of supply and demand. By contrast, because of the lower frequency of refueling, household inflation expectations do not reflect the plunge in oil prices.

 
PDF

Sur le même thème

16/07/2020
V ou U ? U ou V ? Entre les deux, la reprise balance 13/07/2020
Après un choc récessif massif, l’économie française donne, depuis mai, des signes d’un redressement assez rapide, au point de réveiller les espoirs d’une reprise en V. Le rebond de l’indice composite PMI de Markit et de la consommation des ménages en biens est spectaculaire et encourageant. Mais il est largement mécanique et va se tasser à mesure que l’effet rattrapage s’estompera. L’écart restant par rapport au niveau d’avant-crise sera probablement comblé plus lentement que le terrain déjà regagné. En cause : l’hétérogénéité sectorielle, le risque sanitaire, les séquelles de la crise. Selon nos prévisions, la reprise aurait un profil en U (-11,1% en 2020, +5,9% en 2021). Nous voyons les risques équilibrés, notamment grâce aux mesures de soutien déjà prises et en préparation.
France : Reprise en V ? Pas si vite 03/07/2020
Lorsque l’on fait le bilan de la situation et des perspectives de l’économie française, l’optimisme le dispute au pessimisme.
France : franche éclaircie conjoncturelle en juin 26/06/2020
Encore timide en mai, l’éclaircie conjoncturelle est franche en juin. De par sa construction, notre baromètre n’en porte pas encore la trace, mais elle est aussi remarquable que la chute qui l’a précédée [...]
Le marché des bureaux à Paris : une histoire de rendement 17/06/2020
L’immobilier tertiaire pouvant être considéré comme un actif financier, l’analyse des écarts entre le rendement locatif et celui des obligations permet de mieux prévoir les niveaux de prix.
16/06/2020
France : timide éclaircie conjoncturelle en mai 29/05/2020
Les enquêtes sur le climat des affaires du mois de mai esquissent une éclaircie dans le ciel conjoncturel français.
Forte hausse des anticipations d’inflation des ménages en avril, un signal à relativiser 06/05/2020
La très forte hausse des anticipations d’inflation des ménages est l’un des résultats frappants de l’enquête mensuelle de conjoncture de l’INSEE d’avril 2020. Elle est en complète opposition avec la baisse du solde d’opinion sur l’évolution passée des prix et de l’inflation observée, un grand écart remarquable au regard de la relative proximité habituelle des trois indicateurs. Cette hausse de l’inflation anticipée fait écho au sentiment des Français, évoqué dans les médias, que les prix ont beaucoup augmenté depuis le confinement. Il faut probablement y voir un effet de composition des paniers de consommation et non le signe avant-coureur d’une hausse généralisée et importante des prix. Plus un produit est consommé régulièrement, plus la sensibilité à la hausse de son prix est grande, une sensibilité qui peut être extrapolée, à tort, à l’ensemble des prix. Actuellement, les dépenses sont essentiellement alimentaires et de fortes augmentations de prix sont justement observées dans ce domaine, un résultat de la loi de l’offre et de la demande. A contrario, du fait de la moindre fréquence des pleins d’essence, les anticipations d’inflation des ménages ne reflètent pas la chute des prix du pétrole.  
France : les chiffres du choc, le choc des chiffres 30/04/2020
D’après la première estimation de l’INSEE, le PIB français s’est contracté de 5,8% au premier trimestre 2020. Cette baisse lève un coin du voile sur l’ampleur du choc récessif provoqué par la pandémie de Covid-19.
Le nouveau prêt garanti par l’État en France 24/04/2020
Les banques françaises pourraient distribuer jusqu’à 300 milliards de prêts garantis par l’État (PGE) jusqu’au 31 décembre 2020. D’une ampleur inédite, ce dispositif a vocation à aider les entreprises à surmonter les difficultés de trésorerie consécutives à la crise du coronavirus.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 2485 articles et 640 vidéos