Graphiques de la semaine

Information économique : un économiste commente un graphique

Saudi Arabia: Fiscally-driven inflation in a context of sluggish economic activity
Publié le 6 juin 2018 par Pascal DEVAUX

Saudi Arabia seems to have exited from the recent period of deflation. In 2017, CPI inflation averaged -0.8% in a context of sluggish non-hydrocarbon growth and fiscal consolidation. Inflation rose by 2.8% on average during the first four months of 2018. The introduction of a 5% VAT and the decline in subsidies on fuel products have contributed to higher inflation. Technically, the change in the index’s weightings in Q1 2018 also contributes to higher inflationary pressure. This is especially the case for the rising cost of transportation that reflects the hike in fuel prices and its increased weight in the CPI index (from 19.9% to 25.6%).

Nevertheless, the yearly average inflation rate remains low as non-oil sector activity has been sluggish for more than a year. There are no signs of economic recovery for the time being. The 12-month production of cement reached an 8-year low in April, and consumer credit has been stagnant for a year. The expansionary budget for 2018 is expected to support activity. For 2019, we expect CPI inflation to reach 3.5% on average.
PDF

Sur le même thème

Arabie Saoudite : Des perspectives positives à court terme 30/07/2021
L’économie saoudienne a traversé une période difficile en 2020, mais les perspectives sont positives à court terme. Il y a eu un double choc : la pandémie de covid 19 et surtout chute des prix du pétrole. En effet, en plus des effets directs sur les revenus budgétaires et sur la croissance, le gouvernement a dû prendre des mesures budgétaires défavorables à la consommation des ménages qui ont amplifiées la récession. Le taux de TVA a triplé et des transferts publics aux ménages ont été réduits. Le déficit a atteint un niveau très élevé à plus de 11% du PIB et la récession économique a été la plus forte depuis plus de vingt ans (-4,1%). La reprise devrait être modérée cette année (2.3%), favorisée par le rebond des prix du pétrole et la hausse de la production en lien avec l’accord OPEP+. Le déficit budgétaire devrait atteindre environ 3% du PIB. A moyen terme, cette difficile année 2020 aura quand même eu un effet positif puisqu’elle a permis une accélération de la consolidation budgétaire qui est favorable à la diversification des revenus. Par contre, l’incertitude persistante sur le marché du pétrole va continuer de peser sur le rythme des réformes économiques.
Arabie saoudite : la liquidité en devises de la banque centrale reste solide 18/09/2019
La liquidité en devises de la SAMA[1] est confortable, même si les dernières années ont été moins favorables à l’accumulation d’actifs en devises. Les années de surplus courants très importants (pratiquement 20% du PIB en moyenne entre 2005 et 2014) ont toutefois permis à la banque centrale d’en accumuler un montant conséquent. A court terme, les réserves de la SAMA devraient baisser pour deux raisons : Plus d’un tiers des réserves (USD 181 mds en 2018) sont constituées d’actifs du gouvernement et permettent de financer une partie du déficit budgétaire. La baisse de la production pétrolière, suite à l’attaque des installations pétrolières du 14 septembre dernier, devrait se traduire par un déficit des comptes courants (0,4% du PIB attendu en 2019) A la fin de l’année 2019, les réserves de change de la SAMA devraient s’élever à environ  USD 470 mds (24 mois d’importations de biens et services). Ce montant reste suffisant pour assurer la défense de l’ancrage du rial saoudien au dollar américain. [1] Saudi Arabia Monetary Authority

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 1614 articles et 292 vidéos