Gabon

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Doté d’importantes réserves d’hydrocarbures, le Gabon est l’un des pays les plus riches d’Afrique subsaharienne. Son PIB par habitant s’élevait à USD 8 100 en 2019. La situation politique est, par ailleurs, remarquablement stable et devrait le rester en dépit de l’état de santé préoccupant du Président Bongo. 

À l’instar d’autres pays producteurs de pétrole de la région, le Gabon est confronté au double choc de la pandémie de Covid-19 et de la faiblesse des prix mondiaux de l’énergie. Les amortisseurs macroéconomiques offrent une marge limitée car le Gabon venait juste de se relever d’un précédent choc pétrolier en 2015-2016. La croissance du PIB réel est ressortie à 3,8 % en 2019, contre 1 % en 2018 et 0,5 % en 2017, un niveau qui reste, néanmoins, bien inférieur au taux moyen annuel de 5,7 % entre 2010 et 2014. En 2020, le PIB réel s’est élevé à 2,7 %.

Les prévisions à moyen terme semblent plus prometteuses mais les risques restent orientés à la baisse. Le pays accuse une dette publique élevée faisant de l’assainissement des finances un défi crucial à relever. Le pays devra probablement rester sous la tutelle du FMI, notamment pour renforcer la confiance des investisseurs. L’accord de financement sur trois ans, signé avec le Fonds en 2017, a donné des résultats encourageants. Des réformes de plus grande envergure sont également nécessaires pour promouvoir la diversification économique et ainsi améliorer le potentiel de croissance.

Membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le Gabon bénéficie de la garantie de convertibilité illimitée accordée par le Trésor français au franc CFA sur la base d’une parité fixe avec l’euro. La chute des exportations pétrolières exercera de fortes pressions sur les comptes des opérations extérieures de la région, entraînant un accroissement du risque de change. Cependant, l’ancrage à l’euro reste techniquement viable et l’aide des créanciers publics devrait couvrir l’essentiel des besoins de financement externe de la région en 2020. De plus, une dévaluation du franc CFA aurait plus d’inconvénients que d’avantages, réduisant ainsi l’intérêt d’une telle décision.