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93 Conjoncture(s) trouvée(s)
    20 mai 2019
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    Pour la plupart des observateurs, les élections européennes sont avant tout vues comme un bulletin de santé politique simultané de l’ensemble des pays de l’Union européenne. Les grandes tendances mises en évidence par les sondages ne devraient pas être démenties. Dans cet article, nous évoquons quelques-unes des conséquences possibles de ces élections sur l’équilibre des forces à Bruxelles et le déroulement des événements qui vont suivre.
    30 avril 2019
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    Au cœur du projet initial de création de la zone euro, la convergence économique des Etats membres a connu depuis 20 ans un chemin particulièrement heurté. Concept protéiforme, la convergence recouvre à la fois les critères issus du traité de Maastricht, la dynamique de croissance et la dispersion des niveaux de richesse. Si la période qui a précédé la grande crise financière a été marquée par un processus d’alignement nominal relativement abouti, la dynamique de convergence réelle affiche quant à elle un bilan beaucoup plus mitigé. L’absence d’« optimalité » de la zone euro, de possibilité de dévaluation du change et de mécanismes de stabilisation macroéconomique sont autant de freins importants à la convergence durable au sein de l’union monétaire.
    L’effort de consolidation économique initié en 2016 a permis à l’Egypte de corriger ses déséquilibres macroéconomiques et de regagner la confiance des investisseurs internationaux. La liquidité en devises est revenue à un niveau satisfaisant, le déficit des comptes publics se réduit même si la charge de la dette maintient le déficit budgétaire à un niveau élevé, l’inflation reste relativement forte mais elle ralentit. Les perspectives sont favorables. Pour le moment, ce rétablissement macroéconomique n’a pas déclenché de nouvelle dynamique qui permettrait d’accélérer la croissance et de créer des emplois. Le poids du secteur public et l’importance du secteur informel réduisent la réactivité de l’économie aux signaux macroéconomiques positifs. Des réformes structurelles sont nécessaires pour préserver les acquis des réformes en cours.
    03 avril 2019
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    Le Brexit a d’abord constitué une surprise le 23 juin 2016 lors de sa victoire au referendum britannique. Pour la sphère financière plus spécifiquement, le Brexit signifie la perte pour le Royaume-Uni du passeport européen, et donc une intégration moins forte entre l’Union européenne et Londres, place financière de premier plan. Les échanges de services financiers entre ces deux zones devront désormais se conformer aux exigences de deux ensembles d’autorités de réglementation et de supervision distinctes, contre un seul corpus réglementaire jusque-là. Avec à la clé, a minima, le maintien d’incertitudes opérationnelles durant quelques temps encore. Ce numéro de Conjoncture ambitionne de dresser à grands traits les évolutions du cadre réglementaire avec lesquelles les institutions financières devront composer en raison du Brexit, et d’en dégager les principaux enjeux.
    Le bilan économique de Narendra Modi est globalement positif. Au cours des cinq dernières années, ce dernier a fait adopter d’importantes réformes profitant de sa majorité à la chambre basse du Parlement. Cependant, pour parvenir à augmenter significativement le niveau de revenu par tête et réduire la vulnérabilité extérieure du pays, la poursuite et l’approfondissement des réformes sont nécessaires afin de créer un environnement plus favorable aux investissements domestiques et étrangers. Au vu des derniers sondages, aucun parti n’obtiendrait la majorité à la chambre basse du Parlement lors des élections générales qui se tiendront en avril et mai. Le parti de N. Modi, toujours donné vainqueur, serait contraint de gouverner avec le parti du Congrès. Un tel cas de figure risquerait de rendre plus difficile l’adoption des réformes et pourrait fragiliser les finances publiques.
    01 mars 2019
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    Ces dernières années, l’Allemagne a affiché d’importants excédents courants, bien au-dessus du niveau considéré comme conforme aux fondamentaux économiques. Ils pourraient être attribués à une forte hausse de l'épargne des administrations publiques et des entreprises. De nombreux observateurs considèrent l’excédent du compte courant allemand comme une menace pour l’économie de la zone euro et incitent les autorités allemandes à le réduire, en augmentant les salaires et en investissant dans les infrastructures. Ces demandes ont été largement ignorées. En s’appuyant sur des simulations économétriques, les autorités allemandes avancent que ces mesures seraient préjudiciables à l’économie allemande et sans grande incidence sur le reste de la zone euro. Ils souhaitent plus de réformes structurelles au sein de l’Union européenne, notamment une plus grande ouverture du marché des services.
    La première année du mandat du président Joao Lourenço a été marquée par une inflexion assez positive des politiques économiques, compte tenu de sa volonté d’assainir les pratiques politiques et de l’ampleur des réformes économiques entreprises. La fin de l’arrimage du kwanza au dollar a permis d’alléger certaines tensions sur le marché des changes, même si elles restent importantes. L’accord de financement récemment signé avec le FMI contribuera à mettre en œuvre les réformes structurelles. Celles-ci visent à diversifier l’économie en encourageant le développement du secteur privé. Toutefois, les perspectives économiques globales à court terme restent liées à l’évolution des prix internationaux du pétrole en raison de l’absence de diversification de l’économie angolaise. De plus, les difficultés persistantes du système bancaire continuent de peser sur le secteur privé. Aussi la reprise devrait-elle être, au mieux, très progressive compte tenu de la persistance des déséquilibres macroéconomiques.
    04 février 2019
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    L’Accord de Paris sur le climat, conclu lors de la COP 21 en 2015, plaide en faveur de la limitation du réchauffement climatique sous le seuil de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Dans son dernier rapport, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) lance toutefois un avertissement : les mesures d’atténuation actuelles ne permettront pas d’atteindre cet objectif. Les investissements dans les infrastructures d’énergies renouvelables et d’électricité doivent être accrus. Il faut « décarboner » le secteur de l’énergie, recourir davantage à l’électricité et améliorer l’efficacité énergétique. Les intérêts commerciaux mais aussi l’impact social lié, en particulier, à la hausse du prix du carbone, compliquent la mise en place de politiques bas carbone. Quoi qu’il en soit, pour réduire de façon notable les émissions de gaz à effet de serre, une approche différente s’impose, conjuguant une tarification du carbone et des sanctions commerciales.
    L’élection d’Andres Manuel Lopez Obrador à la présidence du Mexique soulève de nombreuses questions. Si le nouveau président et son équipe bénéficient d’un fort soutien populaire, la politique proposée pour les six prochaines années inquiète les investisseurs. Les promesses de maintien de la discipline budgétaire, de l’indépendance de la banque centrale et, plus généralement, d’un pragmatisme économique, pourraient être incompatibles avec les mesures proposées. En particulier, plusieurs réformes ont été remises en cause, dont celle du secteur de l’énergie. A court terme, ces contradictions ne portent pas à conséquence compte tenu des solides fondamentaux dont bénéficie l’économie mexicaine. A moyen terme en revanche, la capacité du gouvernement à respecter la discipline budgétaire, maintenir à flot le secteur de l’énergie et garder la confiance des investisseurs constituent des risques.
    20 décembre 2018
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    Au cours des quatre dernières années, la Réserve fédérale américaine a réduit le surplus de réserves, créé à l’occasion de son programme d’assouplissement quantitatif. Parallèlement, la réglementation bancaire, dite « de Bâle 3 », a singulièrement renforcé les besoins en liquidité centrale des banques. Auparavant, toutes les réserves détenues au-delà des « réserves obligatoires », au sens de la politique monétaire, étaient, à juste titre, qualifiées de réserves excédentaires. Depuis, seules les réserves détenues en excès de la contrainte réglementaire peuvent être qualifiées ainsi. Si les banques américaines ont, jusqu’ici, atténué les premiers effets de la baisse des réserves sur leurs ratios de liquidité, notamment au prix d’une plus grande dépendance aux Federal Home Loan Banks, les premiers signes d’une tension sur la liquidité semblent se manifester
    29 novembre 2018
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    Depuis l’adoption de la norme comptable internationale IFRS 9 le 1er janvier 2018, le modèle de dépréciation des actifs financiers se fonde sur la reconnaissance des pertes de crédit attendues. La graduation plus fine de la qualité des actifs sains, et tout spécialement l’introduction d’une catégorie intermédiaire, a entraîné des efforts de provisionnement supplémentaires conséquents, rognant les fonds propres des banques. Compte tenu d’un provisionnement déjà conséquent et de la qualité moyenne de leur portefeuille de prêts (quoique en amélioration depuis...), le coût de la transition vers IFRS 9 suscitait davantage d’interrogations pour les banques d’Europe du Sud. Celui-ci demeure supportable mais il est proportionnellement plus élevé pour les banques italiennes que pour les espagnoles et les portugaises. Ces écarts suggèrent un décalage dans le processus d’assainissement des bilans bancaires.
    31 octobre 2018
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    Le débat sur le partage des risques dans la zone euro s’est nettement amplifié depuis quelques années ; à cela, deux raisons essentielles : la prise de conscience de la nécessité de consolider la « maison » zone euro, mais aussi la préoccupation suscitée par une marge de manœuvre limitée pour affronter de futurs ralentissements économiques. Le partage des risques peut être public ou privé et, au sein de chaque canal, national ou transfrontalier. Le partage public transfrontalier des risques est appelé à jouer un rôle important pour renforcer le fonctionnement de la zone euro. Cependant, le défi est considérable car l’introduction d’un tel mécanisme pose aussi des questions de préengagement, de conditionnalité, d’aléa moral et de gouvernance. Enfin, le partage des risques doit être analysé en lien avec d’autres paramètres comme la prévention des risques, la gestion des risques et le renforcement de la résilience.
    11 septembre 2018
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    Le gouvernement de Mauricio Macri a sorti l’économie argentine de son isolement. Sa politique lui a permis de renouer avec la croissance en 2017 et de consolider les réserves de change de la banque centrale grâce à l’afflux d’investissements de portefeuille. Mais cette politique a aussi creusé le déficit courant, accru la dette publique de l’Etat en dollar et, indirectement, généré des tensions inflationnistes. Le gouvernement argentin a ainsi dû faire appel au FMI pour stabiliser le change. La politique de stabilisation va faire retomber l’économie en stagnation et aura un coût économique pour la population du fait d’une politique monétaire devenue très restrictive et d’efforts de consolidation budgétaire plus importants que ce que le gouvernement envisageait fin 2017. Compte tenu du fort endettement en devises de l’Etat argentin, le gouvernement est confronté à un dilemme classique entre la nécessité de stabiliser l’endettement public et l’endettement extérieur.
    29 juin 2018
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    D’importantes contraintes d’offre et des difficultés de recrutement se sont fait jour fin 2017. Elles sont normales en phase d’accélération de la croissance mais elles ont marqué les esprits car d’autres indicateurs ne témoignent pas des mêmes tensions. L’écart de production, l’indicateur de référence du cycle, tel qu’estimé aujourd’hui, n’était en effet pas complètement refermé en 2017 et la faiblesse de l’inflation sous-jacente suggère même un écart plus négatif. Ces évolutions soulèvent la question de la position de l’économie française dans son cycle. D’après notre analyse, elle aurait quitté la phase de reprise et atteint son pic de croissance, sans pour autant donner de signes de blocage typiques d’une fin de cycle. L’économie se situerait dans la phase intermédiaire, dite « de croissance », qui se caractérise par une décélération, la croissance restant toutefois supérieure à son rythme potentiel.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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