Tous les Conjoncture

Tous les Conjoncture: retrouvez les archives des analyses économiques et financières mensuelles

113 Conjoncture(s) trouvée(s)
    21 juillet 2021
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    La crise de la Covid-19 a profondément affecté nos économies. Le rebond observé depuis quelques mois semble se confirmer mais des incertitudes demeurent sur les capacités de rattrapage économique des pays. Cet article tend à observer dans le passé les comportements des économies du G7 - en termes de PIB, de consommation et d’investissement - en phase post-récessive. À quelle vitesse les économies rattrapent-elles le niveau et la tendance de PIB d’avant-crise ? Quelles sont les composantes de la demande agrégée les plus dynamiques en sortie de crise ? Peut-on comparer le choc de la Covid-19 avec les chocs passés, compte tenu de sa nature si particulière ? Nous essaierons d’apporter des éléments de réponse à ces questions en insistant sur les disparités sectorielles actuelles.
    L’Inde n’a pas été épargnée par la crise de la Covid-19 et comme dans de nombreux pays émergents, la situation économie et sociale s’est sensiblement dégradée. Mais elle avait déjà commencé à se détériorer bien avant l’épidémie, laquelle n’a fait qu’accentuer les fragilités du pays. La très forte contraction de la croissance induite par l’épidémie de Covid-19 a mis en exergue les vulnérabilités structurelles de cette économie et, en particulier, l’importance des travailleurs ne bénéficiant d’aucune protection sociale. Le confinement national en avril et mai 2020 aurait ainsi renvoyé sous le seuil de pauvreté 75 millions d’Indiens et on peut s’inquiéter des effets de la seconde vague. Sur l’année budgétaire 2021/2022, la croissance devrait sensiblement rebondir même si la contraction attendue de l’activité enregistrée au deuxième trimestre (premier trimestre de l’exercice budgétaire en cours), conjointement à la propagation de la deuxième vague épidémique, devrait conduire à une révision à la baisse. Au-delà, la croissance pourrait ne pas excéder 6% si les contraintes structurelles qui pèsent sur l’emploi de travailleurs réguliers et sur les investissements privés des entreprises ne sont pas allégées sensiblement. Le gouvernement se retrouverait alors confronté à un risque de dégradation de sa note par les agences de notation mais aussi à un risque social grandissant. 
    24 juin 2021
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    Dans le sillage de la crise de la Covid-19, les dépôts bancaires, qui constituent la composante principale de la masse monétaire, ont connu une croissance extrêmement dynamique dans la zone euro comme aux États-Unis. Les origines de cette monnaie nouvellement créée ont souvent été imparfaitement identifiées de même que les facteurs éventuels de sa destruction. La méthodologie européenne de suivi de la monnaie offre pourtant une précieuse grille d’analyse. Nous proposons dans cet article de la transposer aux données américaines. Elle enseigne que l’amplification du programme d’achats de titres de la Réserve fédérale et le dispositif de prêts aux entreprises garantis par le Trésor expliquent à eux seuls l’emballement du rythme de croissance des dépôts bancaires. Elle rappelle aussi que le surcroît de monnaie créée ne s’évaporera pas de manière soudaine au sortir de la pandémie ou des politiques monétaires non conventionnelles
    Les répercussions de la pandémie sur l’économie marocaine sont significatives. Après une chute historique de 6,3% de son PIB en 2020, les premiers signaux de reprise restent fragiles en dépit des avancées de la vaccination au Maroc et en Europe, de loin son principal partenaire économique. L’atonie de l’activité touristique en est la principale raison. L’appui des autorités restera donc crucial cette année. Malgré la hausse de la dette publique, l’assainissement des finances publiques ne devrait commencer qu’à partir de 2022. Les agences S&P et Fitch ont relégué le pays en catégorie « spéculative ». Pourtant, la stabilité macroéconomique ne soulève pas pour l’instant d’inquiétudes majeures. En revanche, l’étroitesse des marges budgétaires pourrait à terme devenir problématique. Une intensification du programme de réformes apparaît d’autant plus indispensable que le ralentissement tendanciel de la croissance et son faible contenu en emploi interpellaient déjà avant la crise.   
    01 juin 2021
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    Le choc économique imputable à la crise sanitaire de la Covid-19 a fortement accru le coût du risque bancaire, en particulier pour les systèmes espagnol, italien et portugais, principalement tournés vers la banque de détail et fortement exposés aux activités les plus affectées par la pandémie. Les effets de la crise sanitaire sur le coût du risque ont, en outre, été exacerbés par l’approche prospective du modèle de dépréciation des actifs financiers de la norme comptable IFRS 9, applicable depuis le 1er janvier 2018. Dans ce référentiel comptable, ce ne sont pas les défauts en eux-mêmes qui donnent lieu à la comptabilisation de provisions mais leurs anticipations. Les banques ont ainsi davantage provisionné, à ce stade du choc économique, qu’elles ne l’auraient fait sous l’empire de la norme précédente IAS 39 (ce qui ne sera pas nécessairement le cas pour l’ensemble du cycle). Néanmoins, l’augmentation du coût du risque en Europe du Sud a été limitée, dans une certaine mesure, par la marge d’appréciation laissée à la discrétion des banques ainsi que par les mesures de soutien public et leur traitement comptable préférentiel. La pandémie de Covid-19 a ainsi constitué le baptême du feu pour les principes comptables de la norme IFRS 9. En dépit d’une capacité interne à générer des fonds propres réduite par l’effet de ciseau négatif, sur leur rentabilité financière, de la réduction de leurs revenus et de l’augmentation de leur coût du risque, la capacité globale d’absorption des pertes des systèmes bancaires d’Europe du Sud devrait leur permettre de faire face à une éventuelle augmentation du risque de crédit. À condition néanmoins que la situation sanitaire reste sous contrôle.
    02 mars 2021
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    Au-delà du choc économique à court terme, la pandémie de Covid-19 et les mesures sanitaires exceptionnelles mises en place pour la contenir posent de nombreuses questions sur les conséquences durables de cette crise. Le débat autour des entreprises zombies, qui n’est pas nouveau, a pris de l’ampleur puisque leur part dans les économies développées a tendanciellement augmenté depuis les années 1980. Les interventions publiques massives de lutte contre les effets de la pandémie, du côté des gouvernements - moratoire sur la dette, annulation de cotisations sociales pour les employeurs, large recours aux dispositifs d’activité partielle, etc. - comme de celui des banques centrales - augmentation et prolongement des programmes de rachats d’actifs-, pourraient maintenir en vie des entreprises non viables, ce qui ravive les inquiétudes relatives à la zombification des économies.
    Avant même que ne survienne la pandémie de Covid-19, le Royaume-Uni avait déjà amorcé sa sortie de « l’âge de l’austérité », d’après l’expression de l’ancien Premier ministre David Cameron. L’intervention massive des autorités britanniques pour soutenir l’économie suite à la crise sanitaire a sensiblement renforcé cette tendance. Le déficit du gouvernement s’est approché de 20% du PIB en 2020, et le ratio de dette publique sur PIB a augmenté de vingt points de pourcentage jusqu’à atteindre près de 100%. Une fois la crise passée, nul doute que des ajustements seront nécessaires. Cependant, l’empressement que montre le Trésor à ramener les finances publiques sous contrôle pourrait être contre-productif s’il provoquait un étouffement de la reprise économique. De surcroît, les perspectives de long terme, particulièrement du point de vue démographique, laissent penser que cet objectif sera difficile à atteindre.
    18 février 2021
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    Le défaut récent de la Zambie sur sa dette souveraine fait planer l’ombre d’une vague imminente de restructurations en Afrique subsaharienne. Le choc de la Covid-19 a sensiblement accru le risque de surendettement dans plusieurs pays africains en exacerbant les vulnérabilités accumulées au cours de la dernière décennie. Le soutien à la liquidité, dans le cadre de l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) et les lignes de financement d’urgence ont apporté une aide temporaire à de nombreux pays de la région. Les problèmes de solvabilité persistent néanmoins et la perspective de restructurations se renforce. Dans ce contexte, la méthodologie du FMI et de la Banque mondiale reste l’outil le mieux adapté pour évaluer la soutenabilité des dettes pour les pays à faible revenu. Par ailleurs, le cadre commun pour le traitement de la dette a été récemment étendu à l’ensemble des créanciers. Compte tenu de l’ampleur de ses engagements financiers dans les pays africains, la participation de la Chine est essentielle. Jusqu’à présent, le pays a fait preuve d’un manque de transparence et d’une coopération limitée. Son engagement affiché dans le cadre commun de traitement de la dette reste à confirmer.
    12 janvier 2021
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    Au troisième trimestre 2020, la Turquie avait déjà retrouvé son niveau de PIB d’avant-Covid. Cette « prouesse » s’explique par un soutien conséquent de la politique économique, tant budgétaire que monétaire, qui n’a pas été sans risques. L’inflation n’a pas diminué et le compte courant a de nouveau basculé en déficit, au contraire d’autres pays émergents, ce qui a contribué à la forte dépréciation de la livre turque. Le renforcement de ces tensions a conduit le président Erdogan à changer le cap de sa politique économique. Un policy mix plus rigoureux, avec une politique monétaire plus réactive par rapport à l’inflation, et l’attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers en sont les deux piliers. Autant d’éléments qui devront se traduire durablement dans les faits, afin de réduire la volatilité et lever les freins qui altèrent la croissance turque depuis 5 ans.
    30 novembre 2020
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    L’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal ont été durement frappés sur le plan économique par l’épidémie de Covid-19. Ces pays pâtissent, en outre, depuis de longues années d’une croissance potentielle en berne, parmi les plus basses d’Europe. Les principaux facteurs de ralentissement à l’œuvre sont les mêmes : un faible niveau d’investissement et de productivité, et une démographie qui ralentit - voire décline - et qui pèse sur la force de travail. Comment évoluent ces différents facteurs ? Quel peut être l’impact de la crise économique actuelle sur la croissance structurelle ? Quels leviers actionner ?
    À quelques semaines à peine de la fin de la période de transition qui maintient de fait le Royaume-Uni dans l’Union européenne, les incertitudes sont grandes quant au Brexit et à ses conséquences. Néanmoins, quel que soit le résultat des négociations sur un accord de libre-échange, il est certain qu’il s’agira d’un Brexit « dur ». En partant de ce constat, de nombreuses questions importantes se posent. Que représentent le marché unique et l’union douanière de l’UE ? Quelles seront les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de ces ensembles ? Quid des répercussions du Brexit sur l’économie du Royaume-Uni, et seront-t-elles différentes selon les secteurs ? Comment le Brexit influera-t-il la politique économique du Royaume-Uni ?
    29 octobre 2020
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    Face à des taux d’investissement structurellement faibles et à une stagnation de la productivité, le Brésil s’est principalement appuyé sur des facteurs démographiques pour alimenter sa croissance économique. Toutefois, face au vieillissement rapide de sa population et à la baisse de son taux de fécondité, le bonus démographique du Brésil s’estompe progressivement. Pour relever ses perspectives de croissance à moyen terme (augmenter sa croissance potentielle), le Brésil doit stimuler l’investissement du secteur privé et améliorer la productivité globale de ses facteurs de production. Pour relever ce défi, l’administration a mis en place un ambitieux programme de réformes structurelles ancré sur deux piliers complémentaires : l’amélioration de l’environnement des affaires et la transformation du rôle de l’État au sein de l’économie. Les perturbations occasionnées par la pandémie de Covid-19 ont cependant ralenti l’avancée des réformes et accru l’incertitude autour des perspectives économiques du pays. Elles soulèvent surtout des interrogations concernant le temps nécessaire pour que l’investissement et la productivité deviennent des moteurs alternatifs et soutenables à la croissance.
    20 octobre 2020
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    Le moteur de la croissance française, la consommation des ménages, serait-il grippé ? Ou, au contraire, était-il en train de repartir ? En 2019, elle a progressé de 1,5% en volume en moyenne annuelle[1], un rythme considéré comme décevant. Pour quelle(s) raison(s) ? Par rapport à quoi ? S’agit-il vraiment d’un rebond de faible ampleur ? Il n’est pas si facile d’en juger : tout dépend de la perspective retenue et du déterminant analysé. Cet article apporte des éléments de contextualisation et de réponses à ces questions. La première partie décrit le rôle de moteur de la consommation des ménages, sa dynamique de croissance, et sa composition. La seconde partie analyse le (manque de) dynamisme de la consommation depuis 2008 en général et en 2019 en particulier. [1] Toutes les données commentées dans cet article sont issues des comptes nationaux disponibles à la mi-juin 2020.
    31 août 2020
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    L’économie brésilienne migre progressivement vers un nouvel équilibre macroéconomique. Le secteur privé y sera amené à jouer un rôle plus important dans l’allocation des ressources. Cette transition résulte à la fois d’une conception évolutive du rôle de l’État mais aussi d’une nécessité de consolider les comptes publics. La nature de l’ajustement budgétaire opéré depuis quelques années a cependant eu des répercussions délétères sur les investissements publics et privés, au point de contraindre la reprise et les perspectives de croissance à moyen terme. L’impact sur l’économie de l’épidémie de Covid-19 a également rebattu les cartes concernant les perspectives d’investissement des entreprises et d’évolution du PIB potentiel. Pour compenser les coûts d’ajustement inhérents au processus de transition et le manque à gagner lié à la crise sanitaire, le pays devra agir beaucoup plus rapidement pour lever les nombreux obstacles structurels qui pèsent sur l’investissement.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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