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    03 octobre 2019
    Les 16 et 17 septembre derniers, les marchés monétaires américains se sont grippés. L’excès de demande de cash a fait flamber les taux d’emprunt au jour le jour. Pour reprendre le contrôle des taux courts, la Réserve fédérale (Fed) a dû intervenir en urgence et réinjecter de la monnaie centrale par le biais d’opérations de prise en pension de titres. Cette insuffisance de liquidité n’est pas soudaine. Certes, une fâcheuse combinaison de facteurs ponctuels a pu aggraver la situation. Mais les tensions étaient perceptibles depuis plus d’un an déjà. En cause, les contraintes réglementaires de liquidité imposées aux banques. La reconstitution du compte courant du Trésor auprès de la Fed, dans un contexte d’insuffisance des réserves en banque centrale, promet de nouvelles tensions. Pour les atténuer durablement, la Fed va être contrainte d’élargir à nouveau son bilan et accepter d’endosser le rôle de dealer en premier ressort que Bâle 3 lui a implicitement confié. Une solution, pour agir vite et sans modifier la taille de son bilan, consisterait à réduire ses opérations de mise en pension de titres auprès des banques centrales étrangères.    
    12 septembre 2019
    La BCE envoie un signal fort. Les autorités monétaires de la zone euro ont annoncé la mise en place d’un nouvel ensemble de mesures d’assouplissement monétaire, allant au-delà des anticipations. Renforcement net de la forward guidance, baisse du taux de dépôt, assouplissement des conditions des prêts à long terme aux banques, réactivation des achats nets d’actifs : l’institution de Francfort a largement mobilisé ses outils. Si l’efficacité de telles mesures reste incertaine, la grande proactivité de la BCE doit être saluée. Les banquiers centraux, conscients de certains effets pervers de leur politique, passent désormais, et pour un long moment, le relais aux gouvernements.
    05 septembre 2019
    La coalition entre l’ÖVP et le FPÖ ayant volé en éclats en mai dernier, des élections législatives ont été convoquées pour le 29 septembre prochain. L’ÖVP va probablement renforcer son assise au parlement, mais il devra certainement faire de nouveau appel au FPÖ pour obtenir une majorité. La politique devrait rester inchangée et centrée sur l’assainissement budgétaire et la réduction de la charge fiscale. Le prochain gouvernement devra faire face à un environnement économique moins favorable. Le PIB pourrait décélérer aux environs de 1,2 % en 2020.
    16 juillet 2019
    L’économie italienne connaît un décrochage marqué depuis le milieu des années 1990, qui s’est aggravé après la crise de 2008. En cause : une productivité parmi les plus faibles des économies avancées, une démographie déclinante et un marché du travail peu efficient, excluant encore de trop nombreux jeunes. Des réformes structurelles ont toutefois été introduites à partir de 2011, sous le gouvernement de Mario Monti, entraînant un redressement des comptes budgétaires et extérieurs. Reste à savoir ce que le gouvernement actuel en fera.
    20 juin 2019
    De 2008 à 2013, la zone euro a connu une baisse marquée de l’investissement. Un redressement tardif a été observé à partir de 2014, mais l’investissement total reste inférieur à son niveau d’avant-crise. Des disparités existent entre les pays. Le taux d’investissement a par exemple nettement baissé après la crise en Espagne alors qu’il a augmenté en France. Par ailleurs, la part de l’investissement dédiée aux actifs intangibles, notamment à la recherche et au développement, progresse au détriment des actifs matériels.
    05 juin 2019
    Qu’indiquent les résultats des élections européennes ? La démission de Mme May change-t-elle la donne ? L’Accord de retrait peut-il encore être sauvé ? Y a-t-il toujours un risque de « hard Brexit » ? Va-t-on vers des élections générales anticipées ? Comment se comporte l’économie britannique ?
    13 mai 2019
    En 2019, les gains de pouvoir d’achat des ménages français sont attendus en forte hausse. D’après nos prévisions, ils seraient proches de 2,5 %, soit la progression la plus importante depuis 2007. Ce gain important a plusieurs origines. Les baisses d’impôts sont la partie la plus visible mais le soutien aux revenus d’activité et les revalorisations de prestations sociales sont également déterminants. Le reflux de l’inflation y participe aussi mais il constitue un facteur réversible, notamment si la remontée actuelle des prix du pétrole se poursuivait.
    30 avril 2019
    Le Tribunal de l’Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne qui qualifiait d’aide d’Etat les mesures de soutien accordées à Banca Tercas par le fonds de garantie des dépôts italien (FITD). A l’instar de l’imputabilité de l’intervention aux autorités italiennes, son financement au moyen de ressources d’Etat avait été insuffisamment démontré. Le coût des mesures de soutien était estimé inférieur à celui d’une mise en œuvre du dispositif de garantie des dépôts en cas de liquidation de Banca Tercas. Cette intervention, décidée volontairement par un consortium de banques en faveur de l’un de ses membres, avait donc pour objet de préserver leurs intérêts privés. En l’occurrence, ces derniers coïncidaient avec les intérêts publics. Les besoins en fonds propres de la banque italiene étant exclusivement comblés avec des ressources privées, cette intervention ne contourne ni le cadre prévu par la directive européenne BRRD ni les règles relatives aux aides d’Etat. Il ne s’agit donc pas d’une exception au principe du renflouement interne (bail-in).
    29 avril 2019
    Les actionnaires de la Norddeutsche Landesbank (NordLB) et l’association des caisses d’épargne allemande (DSGV) ont soumis pour accord aux autorités européennes une aide à la restructuration de NordLB de 3,6 milliards d’euros. Il est possible que la Commission européenne interprète ce plan comme une aide d’Etat, au motif qu’il ne mobilise que des ressources publiques. A défaut d’être compatible avec les règles du marché intérieur, ce plan pourrait être rejeté. Cela  ouvrirait la voie soit à la vente de l’établissement (et éventuellement sa privatisation), soit à sa mise en résolution. Selon nous, les critères d’interprétation de l’aide apportée à NordLB ne devraient pas se limiter à la seule nature des ressources mobilisées (certes publique) mais également à celle des contributeurs (ses actionnaires et le fonds de protection mutuelle S-Group). La législation européenne (CRR, BRRD) considère, en effet, les dispositifs d’entraide prévus par les systèmes de protection institutionnels (IPS) comme des mesures de redressement de nature privée. Finalement, le plan d’aide à NordLB offre, pour la première fois, l’occasion de s’interroger sur l’adéquation entre les règles européennes relatives aux aides d’Etat et l’existence d’IPS constitués de membres publics.
    09 avril 2019
    Depuis le 20 mars dernier, les banques américaines se prêtent au jour le jour la monnaie centrale à un taux qui excède celui auquel la Réserve fédérale américaine (Fed) rémunère leurs comptes courants. Dans un contexte de réserves en banque centrale abondantes (au regard des standards d’avant-crise), cette hiérarchie (inédite) des taux monétaires peut surprendre. Elle traduit les tensions qui s’exercent, depuis l’an dernier, sur la liquidité centrale : du côté de la demande (en hausse en raison des exigences réglementaires de liquidité) comme du côté de l’offre (en baisse en raison d’un attrait renforcé des marchés de mise en pension). En l’absence d’une intensification des échanges sur le marché interbancaire, la décision de poursuivre le dégonflement du bilan de la Fed jusqu’à la fin septembre ne devrait pas être infléchie. Les tensions sur la liquidité centrale sont pourtant bien perceptibles mais, contrairement aux attentes des autorités monétaires, en dehors du marché monétaire. La Fed pourrait finalement être amenée à réinjecter de la monnaie centrale, par le biais de prises en pension de titres du Trésor notamment. Une alternative, pour agir plus vite et sans modifier la taille de son bilan, consisterait à réduire ses opérations de mise en pension auprès des banques centrales étrangères.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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