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    13 septembre 2019
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    Les attentes du marché étaient fortes, mais le Conseil des gouverneurs ne les a pas déçues. Avec l’ensemble de mesures adoptées, notamment l’introduction d’une forward-guidance liée à l’état de l’économie, il ne devrait pas être nécessaire d’en faire plus à l’horizon des prévisions. Les analystes, en scrutant la BCE, pourront se limiter à la surveillance de l’écart entre l’inflation et son objectif dans ce domaine.  Conscients de certains effets secondaires négatifs des mesures prises, les banquiers centraux appellent désormais les gouvernements qui disposent de marges de manœuvre budgétaires, à faire leur part afin de stimuler la croissance et d’accélérer la convergence de l’inflation vers l’objectif. Le passage de relais est ainsi acté.
    Cet été, la plupart des indicateurs conjoncturels ont déçu en terminant en dessous d’attentes déjà mitigées. En juillet, la production industrielle et les commandes ont fortement chuté. Cela pourrait être en partie dû au démarrage précoce des vacances d'été. Dans ce cas, on peut s’attendre à un effet opposé en août. Plus inquiétant encore, le recul de l'indice Ifo sur le climat économique a été plus marqué que prévu en août, en raison de la forte dégradation de la conjoncture dans le commerce et les services. C’est le signe que la détérioration du climat des affaires ne se limite plus à l'industrie manufacturière, comme l'a souligné la Bundesbank. Mais cela a été contredit début septembre par l’indice PMI composite qui a été plus fort que prévu, en raison d’une croissance toujours solide dans les services.
    06 septembre 2019
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    Les enquêtes réalisées auprès des chefs d’entreprises aux Etats-Unis dépeignent un tableau contrasté avec, notamment, une nette détérioration de la situation dans l’industrie manufacturière et une belle reprise dans les services. Dans une perspective plus large, les signes d’un ralentissement économique se renforcent. Les moteurs de l’économie mondiale, tels la Chine et l’Inde, affichent une croissance moins dynamique, quoique pour des raisons différentes. En Europe, l’Allemagne est probablement déjà en récession technique alors que la France résiste. Les banques centrales font de nouveau le choix d’un assouplissement mais l’efficacité de cette politique va se heurter à une incertitude élevée, malgré l’annonce d’une nouvelle série de négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.
    Les dernières données économiques de la zone euro offrent un constat toujours mitigé. L’histoire se répète depuis plusieurs mois. Alors que la croissance baisse (+0,2% t/t au T2 2019 après +0,4% au T1), l’activité manufacturière reste dégradée et l’indice des directeurs d’achats (PMI) du secteur est nettement inférieur à sa moyenne de long terme. A l’inverse, les services résistent et le PMI est globalement en ligne avec les attentes. Dans cet environnnement, l’inflation globale demeure inférieure à la cible de 2%, et surprend à la baisse les anticipations. La composante sous-jacente continue d’osciller autour de seulement 1% (+0,9% en juillet).
    30 août 2019
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    Les prix des actifs peuvent jouer un rôle important dans l’évaluation des perspectives économiques. La forte baisse des rendements des bons du Trésor américain au mois d’août a soulevé des inquiétudes, mais une estimation en temps réel indique une croissance pour le troisième trimestre satisfaisante aux Etats-Unis. Cela signifierait que l’incertitude accrue liée au différend commercial avec la Chine aurait entraîné une fuite vers des actifs sûrs et une baisse des taux d’intérêt à long terme. Les fluctuations dans la communication sur le différend commercial influent sur l’incertitude des investisseurs, et donc sur les primes de risque. Cela réduit la qualité du signal des prix des actifs, qui peut finir par peser sur l’économie réelle. 
    Le signal envoyé par les indicateurs de notre baromètre reste positif : stabilité des enquêtes de confiance en août (indices INSEE), voire une légère amélioration (PMI) ; baisse plus importante que prévu du taux de chômage au T2 (-0,2 point, à 8,5%) ; rebond, faible mais solide, de la consommation des ménages en biens en juillet (+0,4% m/m) ; légère révision en hausse de la deuxième estimation de la croissance au T2 (+0,1 point, à 0,3% t/t) qui reste ainsi stable par rapport au T1.
    26 juillet 2019
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    Le Conseil des gouverneurs a chargé des comités de l'Eurosystème d'examiner ses options en matière de politique monétaire. Compte tenu de son insistance à propos de sa détermination, la BCE, à l’issue de sa réunion de jeudi dernier, a exprimé pour l’essentiel son engagement à assouplir sa politique lors de sa réunion du 12 septembre prochain. Conscient de l'importance pour la BCE de défendre sa crédibilité en matière de ciblage de l'inflation, Mario Draghi a très clairement signifié son mécontentement face à l’inflation actuelle et à ses perspectives, ajoutant que la politique monétaire resterait très accommodante encore longtemps.
    D’après le Livre beige de la Réserve fédérale paru récemment, la croissance américaine devrait rester modeste. La plupart des indicateurs dépassent leur moyenne de long terme, à l’exception de l’ISM manufacturier et de la production industrielle.
    19 juillet 2019
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    Malgré un rebond en juin, l’inflation sous-jacente se maintient obstinément à un niveau bas. On observe néanmoins une dispersion significative entre les pays et les postes de dépenses de l’indice des prix. L’inflation est faible dans l’habillement et les chaussures, l’ameublement et l’équipement ménager, les transports et les communications ; elle est plus élevée pour les postes liés au logement, à la restauration et l’hôtellerie, aux autres biens et services, aux loisirs et à la culture. L’inflation des prix des produits industriels non énergétiques est très modérée. Autrement dit, si la situation devait persister, l’accélération de l’inflation, visée par le nouvel assouplissement de la politique monétaire de la BCE, devra venir des services. Or, les prix des services mettent plus de temps à réagir à la politique monétaire et à l’activité économique. L’assouplissement monétaire est donc parti pour durer.
    Sur la base des estimations avancées pour le T2 2019, le PIB de Singapour a à peine progressé en g.a. (+0,1%) et diminué de 3,4% t/t cvs (contre +1,1% et +3,8%, respectivement, au T1). Le recul du PIB est lié à la mauvaise performance du secteur manufacturier, touché de plein fouet par les effets des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et l’affaiblissement du cycle électronique mondial.
    12 juillet 2019
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    Jerome Powell, président de la Fed, a indiqué, dans une allocution prononcée cette semaine devant le Congrès, que la politique monétaire américaine serait assouplie en raison des préoccupations que suscite la croissance mondiale, ce qui pourrait amener l’inflation à un niveau trop bas. Les propos de Mario Draghi, président de la BCE, à la fin du mois dernier, allaient dans le même sens. Malgré la montée des risques, le taux de chômage reste proche de son niveau naturel. Or, on peut supposer que, dans une économie de plein emploi, la détente monétaire sera moins efficace qu’en situation de récession. De plus, cela pourrait nourrir des inquiétudes concernant la stabilité financière et finir par réduire les chances de succès des mesures de politique monétaire visant à doper l’inflation.
    L’impulsion du crédit dans la zone euro s’est très légèrement redressée en mai 2019 pour les ménages tandis qu’elle a reculé pour les sociétés non financières. La croissance annuelle de l’encours de crédits au secteur privé non financier demeure stable, aux alentours de 3,3%. Les données d’enquête suggèrent une progression de la demande de crédits au T3 2019 pour l’ensemble des catégories de prêts, à la faveur de conditions de financement réassouplies, sauf pour les prêts à l’habitat pour lesquels un léger resserrement des conditions est attendu.
    05 juillet 2019
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    Un niveau élevé d’incertitude peut freiner la croissance. L’assouplissement monétaire réussira-t-il à doper cette dernière?? Cela dépend de la nature de l’incertitude. Si celle-ci est endogène, et découle donc de l’évolution normale du cycle conjoncturel, les baisses de taux devraient permettre de réduire cette incertitude en stimulant la confiance des agents économiques. L’incertitude exogène est liée à d’autres facteurs que le cycle économique, tels que les tensions commerciales actuelles. Dans ce cas, l’efficacité de la politique monétaire est mise à mal et, malgré les baisses de taux, le ralentissement de la croissance devrait persister aussi longtemps que sa cause principale (l’incertitude exogène) n’aura pas été traitée.
    Une forte incertitude peut considérablement affecter l’activité économique et les marchés financiers. Notre baromètre montre différents indicateurs.
    28 juin 2019
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    Depuis le début de l’année dernière, le ralentissement observé dans les deux pays se manifeste de manière différente : en France, il frappe l’industrie manufacturière et les services, alors qu’en Allemagne, il est principalement concentré dans le secteur manufacturier. Les données récentes indiquent un léger mieux dans l’Hexagone, alors que les signes de stabilisation restent timides outre-Rhin. Si les problèmes liés aux relations commerciales (entre les Etats-Unis et la Chine, d’une part, et les Etats-Unis et l’Europe, d’autre part) et au Brexit tardaient à se régler, une amélioration significative à court terme serait peu probable. La France pourrait toutefois surprendre favorablement en raison des effets stimulants des mesures de soutien au pouvoir d’achat.
    D’après le baromètre, la situation économique de l’Allemagne est encore moins bonne que les attentes, celles-ci ressortant déjà en baisse. Toutefois, en y regardant de plus près, le tableau n’est pas si mauvais.
    21 juin 2019
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    A Sintra, Mario Draghi, le président de la BCE, a évoqué un possible nouvel assouplissement de la politique monétaire européenne. Même message de la part du FOMC : il faut s’attendre à de prochaines baisses des taux aux Etats-Unis. Cette synchronisation des politiques monétaires s’explique par des problèmes communs (une inflation trop faible par rapport à l’objectif) et des préoccupations partagées, en particulier la montée des incertitudes au niveau mondial. Si la situation persiste, l’orientation accommodante des politiques monétaires finira par perdre de son efficacité.
    Malgré un 1er trimestre 2019 relativement bon en termes de croissance économique (+0,4% t/t), les derniers indicateurs envoient des signaux mitigés. En particulier, l’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur manufacturier continue d’inquiéter malgré une stabilisation, à un niveau bas, en juin (47,8).
    14 juin 2019
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    Selon Mario Draghi, la question-clé est de savoir combien de temps les autres secteurs de l’économie seront épargnés par le ralentissement de l’industrie manufacturière. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier et celui des services sont historiquement très corrélés, signe, entre autres choses, du rôle important de ces derniers dans la chaîne de valeur de l’industrie manufacturière. La résilience du secteur des services dans la zone euro dépendra en très grande partie de l’évolution de la situation en Allemagne où l’écart entre les PMI des deux secteurs est anormalement élevé. 
    Le signal renvoyé par les indicateurs de notre baromètre est clairement positif. Seul le PMI composite a surpris défavorablement (51,2) et se situe sous sa moyenne.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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