Tous les EcoWeek

Tous les EcoWeek : les archives de la publication hebdomadaire des Études Économiques

397 EcoWeek(s) trouvé(s)
    20 novembre 2020
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    La pandémie de Covid-19 a provoqué une baisse de l’inflation et, dans la plupart des pays de la zone euro, a accru les différences d’inflation entre les secteurs. Il faudra beaucoup de temps avant que l’activité retrouve une dynamique suffisante pour créer des tensions sur le marché du travail, condition nécessaire — en l’absence de chocs exogènes — à une hausse générale et durable de l’inflation. Il faut donc s’attendre, pour les années à venir, à ce que l’inflation oscille autour d’une tendance légèrement à la hausse. En 2021, la libération de la demande contenue — dans l’hypothèse d’un déploiement suffisamment large d’un vaccin — pourrait provoquer un rebond temporaire de l’inflation. À cet égard, la diminution de l’élasticité-prix de la demande constituera un élément-clé.
    D’après les derniers indicateurs d’activité, le redressement de l’économie chinoise s’est encore renforcé en octobre. Sur notre baromètre, l’amélioration s’est étendue sur la période août-octobre 2020 par rapport aux trois mois précédents...
    Depuis mi-septembre, la reprise de la pandémie et les restrictions sanitaires mises ont conduit à une nouvelle baisse de la fréquentation des commerces et établissements de loisir. Les pays où la deuxième vague est la plus intense, et qui ont franchi le pas d’un reconfinement total, voient la plus forte contraction selon le rapport sur la mobilité fourni par Google...
    13 novembre 2020
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    L’annonce de la découverte d’un candidat-vaccin particulièrement efficace contre la Covid-19 a provoqué de fortes réactions sur les marchés financiers, traduisant le sentiment d’un changement des perspectives de croissance. Cette annonce suscite l’espoir de parvenir à une normalisation de l’activité économique à moyen terme, mais les effets positifs sur la croissance mettront du temps à se faire sentir. À l’évidence, l’idée d’une sortie de crise dépend dans une large mesure de l’horizon sur lequel on se place. Cependant, les décisions des ménages et des entreprises dépendent non seulement de la hausse attendue du revenu et des bénéfices, mais aussi de la dispersion de la distribution statistique autour des prévisions de croissance. La perspective d’un vaccin réduit la probabilité de résultats très négatifs et cette diminution de l’incertitude devrait finir par contribuer à un rebond de la croissance.
    La situation macroéconomique en zone euro reste très incertaine dans un contexte de résurgence épidémique dans la plupart des États membres. La mise en place de nouvelles mesures de restriction sanitaire, bien qu’elles soient globalement moins sévères que lors de la première vague du printemps, constitue un nouveau frein à la reprise économique et au processus de rattrapage...
    09 novembre 2020
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    Relance budgétaire ou monétaire ? Les évolutions boursières de la semaine dernière ont reflété, dans une large mesure, les anticipations selon lesquelles le résultat des élections américaines pourrait faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre. Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, a insisté sur la nécessité d’un plus large soutien des finances publiques, tout en laissant entrevoir un assouplissement monétaire plus important en cas de besoin.Le Royaume-Uni a opté pour une approche coordonnée : la Banque d’Angleterre augmentera ses achats d’obligations d’Etat tandis que le dispositif de chômage partiel, mis en place par l’Etat, sera prolongé. La politique budgétaire restera au cœur du débat pendant de nombreuses années encore.
    L’indice composite des directeurs d’achats (PMI) s’est nettement redressé en Inde, pour le deuxième mois d’affilée, et, dans une moindre mesure, aux États-Unis et en Chine. Dans ces trois pays, l’indice ressort à son plus haut niveau depuis onze mois. Dans la zone euro, les chiffres sont contrastés : en forte hausse en Irlande, en léger mieux en Allemagne, mais en retrait en France, en Italie et dans l’ensemble de la zone euro. Ils accusent un déclin marqué au Royaume-Uni...
    03 novembre 2020
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    L’activité ralentissait déjà avant les nouvelles mesures de confinement et ces dernières ne feront que la freiner davantage. Nous vivons dans une économie de type « stop-start ». La contraction de l’activité devrait être plus limitée qu’en mars-avril. Les mesures sont moins strictes pour l’activité économique qu’au printemps dernier, les entreprises sont mieux préparées et les exportations devraient bénéficier d’un climat des affaires plus dynamique, en particulier en Asie.Une reprise par à-coups devrait aussi avoir des conséquences négatives à moyen et long termes. L’incertitude pourrait durer plus longtemps, entraînant un risque accru d’impacts plus importants comme la montée du chômage de longue durée ou les faillites d’entreprises. Cela pourrait conduire à une intensification des forces désinflationnistes et peser sur les finances publiques. Il faudra aussi plus de temps pour atteindre le niveau d’activité antérieur à la pandémie.
    Malgré un rebond de l’activité significatif et supérieur aux anticipations au troisième trimestre (+12,7% t/t d’après Eurostat après -11,8% au T2), la contraction annuelle du PIB demeurait encore sensible quoique moindre (-4, 3%, après-14,8% au T2). À contre-courant des évolutions macroéconomiques, l’impulsion du crédit bancaire au secteur privé (i.e. la variation annuelle du glissement annuel des encours de prêts bancaires) a très légèrement progressé en septembre 2020 (+1,0%) alors qu’elle avait continûment reculé entre mai (+1,9%) et août 2020 (+0,8%)...
    La principale nouvelle économique est la publication, par l’INSEE, vendredi 30 octobre, d’une première estimation de la croissance française au T3. La surprise est bonne puisque le rebond du PIB est plus important qu’attendu : +18,2% t/t (contre +16% t/t prévu). Il est aussi spectaculaire que le plongeon qui l’a précédé (-5,9% t/t au T1 et -13,7% t/t au T2) mais il ne permet pas de rattraper tout le terrain perdu : le PIB reste 4% sous son niveau de la fin 2019. L’ensemble des composantes du PIB ont très fortement rebondi, plus que prévu. La contribution des variations de stocks, plus négative qu’anticipé, vient atténuer le rebond...
    D’après le Baromètre, l’activité s’est fortement redressée en Allemagne au cours des trois derniers mois. La zone bleue du graphique s’est encore élargie par rapport au trimestre précédent (surface délimitée par la ligne en pointillés). L’activité manufacturière s’est raffermie, à la faveur de carnets de commandes bien remplis. Cependant, en août (dernières observations), elle restait inférieure d’environ 10 % aux niveaux enregistrés un an plus tôt. La production de biens d’investissement, en particulier, est restée déprimée, la faiblesse des taux d’utilisation des capacités de production, conjuguée à une forte incertitude, ayant pesé sur les dépenses en capital. Dans l’industrie automobile, la production se situait même à près de 30 % en deçà du niveau de l’année dernière...
    23 octobre 2020
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    Dans beaucoup de pays développés, la dette publique en pourcentage du PIB est depuis quarante ans sur une tendance à la hausse. Une dette publique élevée affaiblit la résilience de l’économie aux chocs de croissance et de taux d’intérêt. Un ajustement budgétaire s’imposera donc tôt ou tard. À l’évidence, le moment n’est pas venu. L’économie ne s’est pas encore remise du choc de la pandémie de Covid-19 et les perspectives restent très incertaines. Il n’y a pas non plus d’urgence, compte tenu du niveau très faible des taux d’intérêt. Pour autant, l’absence d’urgence à court terme ne doit pas faire oublier la nécessité d’agir, au risque d’affaiblir davantage la résilience de l’économie. Ce serait aussi prendre le pari qu’à chaque crise, il faille s’en remettre aux programmes d’assouplissement quantitatif des banques centrales.
    L’économie chinoise a maintenu la même dynamique en septembre qu’au cours des deux mois précédents : le redressement s’est poursuivi et renforcé. Le PIB réel a ainsi enregistré une croissance positive de 0,7% en g.a. sur les trois premiers trimestres de 2020, et de 4,9% en g.a. sur le seul T3. Les principaux secteurs ont affiché une croissance positive sur les trois premiers trimestres : de 2,3% dans le secteur primaire (contre 3,1% en 2019), de 0,9% dans le secteur secondaire (contre 5,7% en 2019) et de 0,4% dans le secteur tertiaire (contre 6,9% en 2019). Ces chiffres soulignent à la fois la solide capacité de l’économie à rebondir après le choc du T1 et la fragilité particulière du secteur des services, dont la reprise a été plus tardive et plus lente...
    16 octobre 2020
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    La pandémie de Covid-19 aura de profondes conséquences à long terme. Certaines industries en tireront des bénéfices, directement ou indirectement, tandis que d’autres souffriront. L’idée de secteurs florissants, surfant sur de nouvelles opportunités, et d’autres luttant pour leur survie rappelle le concept de "destruction créatrice" de Schumpeter. Or, un tel processus peut générer à court terme des coûts considérables. La recherche économique montre que les programmes visant à dynamiser le marché du travail jouent un rôle-clé. Plus généralement, la politique économique ne doit pas seulement se concentrer sur la demande mais de plus en plus sur l’offre, afin d’éviter que la pandémie n’entrave durablement la croissance.
    La plupart des indicateurs de l’état de l’économie se sont encore améliorés ces dernières semaines. Cependant, l’idée d’une reprise en « V » est déjà oubliée. Alors que l’économie est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant la crise, la reprise montre des signes d’affaiblissement...
    Les indicateurs économiques ont, de façon générale, marqué le pas en septembre. La tendance sur les trois derniers mois reste cependant à la hausse du fait du processus de rattrapage post confinement. Cela se traduit par une nette amélioration de notre baromètre...
    Après avoir contenu de façon efficace l’épidémie durant les mois qui ont suivi le déconfinement, l’Italie enregistre désormais une nette recrudescence des cas de Covid-19. Cela a forcé le gouvernement à renforcer les restrictions sanitaires depuis le 13 octobre, en imposant, notamment, la fermeture des restaurants, cafés, et des discothèques à minuit...
    09 octobre 2020
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    Pour évaluer le rythme de la reprise dans les prochains trimestres, l’une des principales questions qui se posent est celle de l'investissement des entreprises. Les analystes financiers tablent sur une augmentation des bénéfices des entreprises américaines. Si cela se confirme, l’on peut s’attendre à une amélioration de leur trésorerie, ce qui, sur la base des relations historiques, devrait conduire, avec un certain décalage, à une augmentation de la formation du capital. Cependant, compte tenu de la hausse de leur endettement en raison de la pandémie, elles pourraient aussi bien affecter cet excédent de trésorerie au remboursement de leur dette. Les incertitudes entourant les flux de trésorerie pourraient peser sur la propension à investir des entreprises.
     Les indices PMI de septembre font apparaître des tendances divergentes, tant du point de vue sectoriel que géographique. L’indice composite se stabilise aux États-Unis après le rebond du mois précédent. Dans la zone euro, le sursaut de juillet avait laissé place à une forte baisse en août et après un nouveau repli en septembre... 
    02 octobre 2020
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    L’expérience des dernières décennies montre que dans beaucoup de pays, voire dans la plupart, la baisse du ratio de la dette publique en phase d’expansion ne compense pas l’augmentation de ce même ratio en phase de récession. Cela accroît le risque souverain susceptible d’influencer in fine les coûts d’emprunt. Dans l’hypothèse d’un réinvestissement permanent des titres arrivant à maturité, la détention d’un important portefeuille d’emprunts d’État par la banque centrale pourrait limiter ce risque. Cela dépend des taux d’intérêt sur les réserves excédentaires et si cette politique entraîne une hausse de l’inflation et/ou des anticipations d’inflation.
    Cinq mois après leur contraction historique de mars-avril, les indicateurs constituant notre baromètre de l’activité aux États-Unis affichent un redéploiement incomplet...
    La situation économique de la zone euro conjoncturelle s’est nettement améliorée ces trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents. Toutefois, cette bonne dynamique se tasse voire se retourne.
    L’économie japonaise est dans une situation particulièrement difficile. Le PIB japonais s’est contracté pour le troisième trimestre d’affilée au T2 2020. Alors qu’il avait déjà baissé de 1,8% au T4 2019 (en  variations trimestrielles, t/t) et de 0,6% au T1 2020, le PIB nippon a connu une baisse historique de -7,9% au T2 2020...
    25 septembre 2020
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    La moindre efficacité de la politique monétaire et l’accroissement de l’espace laissé à la politique budgétaire sont autant d’arguments en faveur d’une accélération des émissions d’emprunts publics pour, conjuguées à l’assouplissement quantitatif, stimuler la croissance. On peut craindre qu’une telle coordination des politiques nous amène à la prédominance budgétaire dans laquelle la conduite de la politique monétaire est dictée par les finances publiques et viserait à maintenir la soutenabilité de la dette publique. Lorsque la pandémie sera derrière nous, les gouvernements auront la responsabilité de restaurer leurs finances publiques. Ne rien faire reviendrait à faire porter le fardeau à la BCE face aux crises ultérieures. Ce serait alors un autre type de prédominance budgétaire.
    Nos indicateurs montrent que l’incertitude a commencé à refluer après l’envolée spectaculaire provoquée au premier trimestre par la pandémie de Covid-19. En haut à gauche, notre indicateur de couverture médiatique baisse, mais se maintient à un niveau élevé, indiquant que la pandémie continue de dominer l’actualité. En poursuivant dans le sens des aiguilles d’une montre, les enquêtes auprès des entreprises font apparaître une légère diminution de l’incertitude aux États-Unis et un repli plus marqué en Allemagne. Dans les deux cas, le niveau d’incertitude demeure toutefois élevé. Notre indicateur basé sur le risque géopolitique s’est récemment orienté à la hausse. Cette série est particulièrement volatile, mais on observe une tendance haussière [...]
    Par rapport au trimestre précédent, la zone bleue du graphique (données des trois derniers mois) s’est élargie, telle une tache d’huile. Néanmoins, les indicateurs restent pour la plupart bien en dessous de la valeur moyenne de long terme (cercle intérieur en gris sur le graphique). En particulier, les indicateurs relatifs aux ménages et aux services se sont nettement améliorés suite à la levée des restrictions liées au confinement. Les ventes au détail ont connu une forte croissance sur la période mai-juillet après la réouverture des magasins et la baisse temporaire des taux de TVA, introduite en juillet [...]
    18 septembre 2020
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    Depuis dix ans, les gouvernements, les institutions internationales et de plus en plus d’entreprises s’intéressent de près à la promotion d’une croissance inclusive. Sous la présidence de Jerome Powell, la croissance inclusive est devenue un axe de réflexion clé pour la Réserve fédérale, en particulier au regard des disparités entre les différents groupes socio-économiques sur le marché du travail. Il en ressort qu’un taux de chômage en baisse ne peut justifier un resserrement monétaire préventif. Au contraire, cela pourrait freiner l’accès à l’emploi de certaines catégories de travailleurs. Il sera intéressant de voir si d’autres banques centrales suivront l’exemple de la Fed et, en particulier, la BCE dans le cadre de sa revue stratégique.
    La dynamique de l’économie chinoise a continué de s’améliorer en août 2020. Sur notre baromètre, l’élargissement de la zone bleue par rapport à la zone en pointillés atteste d’un redressement plus étendu de l’activité. En effet, alors que la reprise économique a d’abord été tirée par le rebond de la production industrielle et de l’investissement dans les infrastructures publiques et l’immobilier, l’amélioration depuis l’été a bénéficié plus largement à l’économie [...]
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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