Tous les EcoWeek
318 EcoWeek(s) trouvé(s)
    15 mars 2019
    Consulter la publication complète
    Les très nombreuses données publiées cette semaine n’ont pas dissipé les inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance chinoise. Compte tenu du biais lié au Nouvel An lunaire et des mesures récentes de relance budgétaire, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives. La question est centrale pour l’économie mondiale mais, en raison du poids de la Chine, elle l’est aussi pour les principaux pays qui exportent vers l’empire du Milieu, comme l’Allemagne. Dans ce contexte, la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis constitue un enjeu crucial.
    En surprenant favorablement par rapport aux attentes (z-score positif sur l’axe des abscisses), les derniers indicateurs conjoncturels publiés confortent l’image d’une croissance française peu dynamique mais résistante et, partant, notre prévision de 0,3% t/t au premier trimestre 2019.
    08 mars 2019
    Consulter la publication complète
    La Réserve Fédérale lance une vaste revue de sa politique monétaire. Les conclusions seront rendues publiques au premier semestre 2020. Trois questions seront posées : la politique monétaire doit-elle prendre en compte les écarts par rapport à l’objectif d'inflation?? Ses outils sont-ils adéquats?? Comment peut-elle améliorer sa communication?? Cette initiative mérite d'être saluée, la Fed montrant sa volonté de se préparer à une prochaine récession. La BCE étant confrontée à des défis comparables, les conclusions des réflexions de la Fed seront suivies de près à Francfort.
    Quand les ménages (entreprises) se sentent plus incertains, ils dépenseront (investiront) moins. Après un bond l’année dernière, le nombre d’articles de presse mentionnant l’incertitude a quelque peu diminué (graphique en haut à gauche).
    01 mars 2019
    Consulter la publication complète
    Les dernières données d’enquête montrent une image contrastée. En Chine,  la situation semble se stabiliser dans le secteur manufacturier, tandis que l’indice a chuté au Japon. En Allemagne, on a pu noter une nouvelle baisse à un niveau particulièrement bas. Selon le pays ou le secteur, la situation est très variable en zone euro. Si l'on se base sur l'indicateur d'enquête le plus large, on observe une stabilisation. La confirmation dans les prochains mois dépendra beaucoup de l'évolution en Chine et d’une baisse des sources d'incertitude bien connues (commerce, Brexit).
    En février, les mauvaises surprises ont été nombreuses dans l'industrie. Contrairement aux attentes, la production industrielle a encore reculé en décembre en raison d'une forte baisse de la construction. Le seul signe encourageant est le rebond du secteur automobile (+ 7%). Les indicateurs avancés ont également surpris à la baisse.
    22 février 2019
    Consulter la publication complète
    Compte tenu de son poids considérable dans le PIB mondial, le ralentissement de la croissance en Chine impacte le reste du monde. Au cours des 12 derniers mois, les pays les plus exposés à la Chine en termes d'exportations ont enregistré une baisse plus importante de l’évaluation des commandes à l'exportation. En Allemagne, on observe une corrélation étroite entre l'indice des directeurs d'achats chinois et l’évaluation des exportations dans le PMI allemand. Cela montre que l'Allemagne et, par extension, l'Europe dans son ensemble devraient espérer le succès des récentes mesures chinoises de soutien à la croissance.
    Les bonnes surprises conjoncturelles se font rares aux Etats-Unis, puisque seuls les statistiques d’emploi et l’indice ISM des directeurs d’achats ont dépassé les attentes en janvier. Il s’agit néanmoins d’indicateurs solides. En outre, la déception causée par la production industrielle ou les ventes de détail peut avoir eu pour cause des facteurs climatiques (froid extrême) ou ponctuels (shutdown). Pour l’heure, l’atterrissage de l’économie américaine reste sous contrôle.
    15 février 2019
    Consulter la publication complète
    Depuis  début 2018, les indices des directeurs d’achats montrent une érosion des nouvelles commandes à l’exportation dans un grand nombre de pays, plus marquée que la dégradation générale du climat dans l’industrie manufacturière. Les chocs extérieurs de la demande domineraient donc les facteurs domestiques dans le ralentissement global de la croissance. Le décrochement des nouvelles commandes à l’exportation fait écho au freinage des échanges internationaux. Il est sans doute lié au tassement de l’activité chinoise et à celui des dépenses d’investissement (qui nécessitent davantage d’importations que la consommation) constaté dans de nombreux pays. L’incertitude qui règne dans les relations commerciales internationales pourrait également jouer un rôle. 
    Au dernier trimestre de l’année 2018, la croissance annuelle de l’encours de crédits au secteur privé non financier s’est stabilisée aux alentours de 3,3% au sein de la zone euro. Les données d’enquête suggèrent toutefois une moindre appétence des ménages et des entreprises pour le crédit depuis le début de 2018. En outre, et contrairement à ce qui fut observé en 2018, les banques prévoient de ne plus assouplir leurs conditions d’octroi au premier trimestre 2019. Outre le ralentissement de l’activité, ces deux facteurs pourraient peser sur les évolutions des encours de crédit bancaire durant les prochains trimestres.
    08 février 2019
    Consulter la publication complète
    La Commission européenne prévoit désormais 1,3 % de croissance dans la zone euro pour 2019, contre 1,9 % auparavant. Cette révision à la baisse n’est pas une surprise, compte tenu de la tendance au repli de plusieurs indicateurs d’enquête. Les résultats récents de ces indicateurs concernant les estimations de l’évolution du PIB ont néanmoins été contrastés, ce qui rend l’évaluation de la dynamique de croissance actuelle d’autant plus difficile.
    La plupart des dernières données économiques demeurent basses au regard de leurs moyennes passées. Bien qu’à un niveau faible, l’indice PMI dans le secteur des services a surpris à la hausse en janvier 2019, s’établissant au même niveau que le mois précédent (51,2) après trois mois consécutifs de baisse. La stabilité de la croissance économique de la zone euro au T4 2018 (+0,2% t/t) reflète des performances nationales disparates.
    01 février 2019
    Consulter la publication complète
    La croissance américaine reste forte. Des vents contraires, le fléchissement de données d'enquête et le resserrement des conditions financières placent néanmoins la Réserve fédérale en situation de gestion des risques. Sa politique reste dépendante des données, mais la Fed devra faire preuve de patience avant de décider du prochain mouvement de taux. Une inflation qui reste bien maîtrisée facilite cette attitude attentiste. Les marchés tablent désormais sur un assouplissement de la politique de la Fed en 2020. Cela illustre à quel point l'incertitude pèse sur la confiance.
    Le PIB français en volume a progressé de 0,3% t/t au T4 2018 selon la première estimation de l’INSEE. Ce chiffre, peu élevé, constitue malgré tout une relativement bonne nouvelle. La croissance est, en effet, légèrement supérieure aux attentes (pour la première fois en 2018) et à celle de la zone euro (pour le deuxième trimestre d’affilée).
    25 janvier 2019
    Consulter la publication complète
    Dans une déclaration récente relative à des dividendes de la taxe carbone, plusieurs économistes émettent, à l’attention des autorités américaines, d’importantes recommandations pour lutter contre le réchauffement climatique. Les auteurs font explicitement référence à la nécessité de créer un dispositif d’ajustement carbone à la frontière pour préserver la compétitivité américaine par rapport aux pays qui ne seraient pas dotés d’une taxe carbone. Ils recommandent que les recettes liées à cette taxe soient redistribuées de façon égale aux citoyens américains. En outre, ces rentrées fiscales pourraient permettre d’intégrer les aspects redistributifs des taxes environnementales tout en encourageant les investissements dans l’efficacité énergétique.
    En Chine, la croissance du PIB réel s’est établie à 6,4% au T4 2018 en glissement annuel, contre 6,5% au trimestre précédent. Le ralentissement dans le secteur industriel s’est accentué en fin d’année alors que le secteur des services se porte plutôt mieux. Du côté de la demande, les exportations ont fortement ralenti en fin d’année, principalement sous l’effet de la hausse des droits de douane américains sur les importations de produits chinois, et la progression de la consommation des ménages a continué de s’affaiblir (en particulier dans le secteur automobile).
    18 janvier 2019
    Consulter la publication complète
    Au vu de la réaction des marchés, le rejet à une forte majorité, par le Parlement britannique, de l’accord de Brexit négocié avec l’Europe réduit la probabilité d’une sortie de l’UE sans accord. Le soulagement est-il appelé à durer ? Cela dépendra de l’évolution des discussions sur les issues possibles. Le vent contraire, que constitue cette prolongation de l’incertitude, pour  la croissance du Royaume-Uni mais aussi pour les entreprises de l’UE, ne s’apaisera pas de sitôt.
    L’indice de l’incertitude de la politique économique, basé sur la couverture médiatique de cette thématique, est en forte hausse depuis mi-2018 et dépasse même son plus haut atteint fin 2016. L’évaluation de l’incertitude du monde des affaires en Allemagne et aux Etats-Unis augmente également. Une troisième mesure de l’incertitude, la dispersion des rendements boursiers des actions individuelles, croît aussi aux Etats-Unis et dans une moindre mesure dans la zone euro.
    11 janvier 2019
    Consulter la publication complète
    Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment souligné que, compte tenu d’une inflation atone, le FOMC ferait preuve de patience et était prêt à modifier rapidement l’orientation de la politique monétaire si les conditions l’exigent. Il estime également que dans leur prise en compte des risques baissiers, les marchés financiers vont bien au-delà des données d’activité. Autrement dit, ils sont trop pessimistes à l’égard de la croissance. Les estimations des prévisionnistes professionnels relatives à la probabilité d’une entrée en récession au cours des prochains trimestres ne font pas davantage ressortir la dynamique caractéristique des périodes de prérécession.
    Pour l’Allemagne, 2019 démarre difficilement. La plupart des indicateurs que nous suivons sont en dessous de leur moyenne de long terme, et tous ont surpris à la baisse. Le secteur manufacturier, axé sur les exportations, est particulièrement sévèrement touché.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 2054 articles et 566 vidéos