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305 EcoWeek(s) trouvé(s)
    07 décembre 2018
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    Les prix du pétrole et des métaux ont nettement reculé cette année. Concernant le pétrole, le repli semble principalement imputable à des facteurs liés à l’offre. La baisse des prix des métaux, quant à elle, reflète probablement le ralentissement de la croissance mondiale. Il existe une relation négative évidente entre les variations des prix du brut et la croissance ultérieure du PIB réel aux Etats-Unis. Quels que soient les vents contraires auxquels la croissance américaine devra faire face en 2019, elle bénéficiera aussi de la chute des prix du pétrole observée cette année.
    Hormis la confiance des ménages qui a chuté en novembre, surprenant à nouveau défavorablement les attentes et se situant toujours très en-deçà de sa moyenne, le bilan des autres indicateurs conjoncturels disponibles à ce jour est positif.
    30 novembre 2018
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    En vingt-sept ans, l’Australie n’a pas connu de crise et, d’après les prévisions du FMI et de l’OCDE, sa croissance économique devrait se maintenir. La croissance démographique, les gains de productivité, les exportations de matières premières vers la Chine et les autres économies asiatiques en forte expansion ont joué un rôle déterminant, ainsi que les politiques visant à améliorer la flexibilité économique. Le taux de change flottant a, par ailleurs, été un important facteur contracyclique et donc de stabilisation. Du point de vue de la stabilité financière, la forte hausse du marché du logement inquiète mais l’adoption récente de certaines mesures prudentielles a permis une « correction positive ».
    La plupart des indicateurs se maintiennent au-dessus de leur moyenne de long terme. Bon nombre, et notamment celui -très important- des emplois non agricoles, ont dépassé les attentes. La croissance solide actuelle apparaît dans le nowcast de la Fed d’Atlanta (+2,6% annualisé par rapport au trimestre précédent).
    23 novembre 2018
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    Le soutien à la proposition franco-allemande de créer un budget pour la zone euro semble s’amplifier. Ce budget contribuerait à un renforcement souhaitable de la résilience de la zone euro, c’est-à-dire sa capacité à surmonter les chocs économiques. Un meilleur partage des risques par le secteur privé et le secteur public et des politiques visant à stimuler la croissance potentielle peuvent aussi y contribuer. Renforcer la résilience est d’autant plus nécessaire que la croissance mondiale risque de ralentir.
    La croissance du PIB réel polonais a de nouveau surpris à la hausse au T3 (+5,7% g.a.), un dynamisme sans précédent depuis une décennie, après un premier semestre déjà solide (+5% g.a.). La croissance économique a été soutenue par la consommation privée et l’accélération des investissements adossés aux fonds structurels européens, alors que les exportations ont subi le ralentissement de la demande extérieure.
    16 novembre 2018
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    Alors que le bilan de la Banque du Japon atteint une taille équivalente au PIB du pays, l’inflation reste obstinément faible par rapport à l’objectif officiel. Des années d’assouplissement quantitatif (QE) ont provoqué des distorsions sur les marchés actions et pesé sur la liquidité du marché des JGB. On craint désormais une diminution de l’effet marginal des achats d’actifs par la BoJ, entraînant, de fait, l’établissement d’une borne supérieure effective pour le QE. Une telle évolution, si elle devait se confirmer, pourrait avoir une importance bien au-delà des frontières du Japon en influençant la perception de l’efficacité de futures vagues de QE.
    A 0,2% t/t, le taux de croissance du PIB au T3, publié cette semaine, est plus faible que prévu. En glissement annuel, il baisse à 1,1%. Les difficultés temporaires rencontrées par l’industrie d’automobile, lors de l’intégration des nouvelles règles européennes en matière d’émissions de CO2, constituent une première explication. L’affaiblissement de la demande mondiale, en particulier celle de la Chine en raison des problèmes nationaux et du conflit commercial avec les Etats-Unis, est un problème plus structurel.
    09 novembre 2018
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    Le sentiment fléchit, cependant les déterminants de la demande finale continuent d’aller dans le sens d’une croissance qui resterait bonne dans les trimestres à venir. Cette analyse sera-t-elle ou non confirmée ? Les données des prochaines semaines ainsi que les évolutions concernant le Brexit et le risque de guerre commerciale nous en diront plus.
    Les fluctuations en matière d'incertitude peuvent avoir un effet considérable sur la croissance car elles agissent sur la confiance des ménages et des entreprises mais aussi sur le coût de financement. L'incertitude n'est pas directement observable mais certaines variables permettent de la détecter.
    31 octobre 2018
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    Plus la couverture médiatique sur un sujet économique donné s’intensifie et plus l’actualisation des anticipations s’accélère. La modification des perspectives a un impact plus important que l’environnement conjoncturel actuel. Le suivi de la couverture médiatique du risque de ralentissement économique va devenir de plus en plus important dans un contexte de fléchissement des données d’enquête.
    Après le rebond du mois de juin, l’impulsion du crédit s’est stabilisée en septembre. Ce dynamisme s’explique par la poursuite de l’accélération des prêts aux sociétés non financières et, dans une moindre mesure, aux ménages. La demande de crédit des ménages demeure plus favorablement orientée que celle des sociétés non financières tandis que les conditions d’octroi de crédit continuent de s’assouplir, mais un peu moins rapidement qu’en août.
    26 octobre 2018
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    Les marchés actions restent particulièrement volatils. Une volatilité qui pèse naturellement sur les rendements des obligations d’Etat. La volatilité des obligations high yield demeure néanmoins faible. Les fluctuations des marchés actions pourraient donc être dues à d’autres facteurs que les inquiétudes entourant les perspectives de croissance du PIB ou de politique monétaire
    À en juger par les derniers indicateurs macroéconomiques, il est de plus en plus difficile de dépasser les attentes du consensus. De plus, certains indicateurs se situent désormais à des niveaux proches, voire même en deçà, de leur moyenne de long terme. Une évolution qui laisse entrevoir un ralentissement de la croissance. Lors de la conférence de presse de la BCE hier, Mario Draghi a évoqué à cet égard une perte de dynamique par laquelle la croissance se normalise, après un rythme bien supérieur au taux potentiel. L’opinion selon laquelle il s’agit d’une normalisation et non d’un repli conjoncturel repose sur un ensemble de facteurs : progression du revenu, croissance bénéficiaire des entreprises, expansion du crédit, faiblesse des taux d’intérêt. L’incertitude grandit (Brexit, volatilité des marchés, budget italien), mais, pour citer la BCE, « les risques demeurent équilibrés ».
    19 octobre 2018
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    Le ministre des Finances allemand préconise la création d’un fonds de chômage paneuropéen. Pour être éligibles aux prêts accordés par ce fonds, les pays emprunteurs devraient satisfaire deux conditions : y avoir contribué au cours des années précédentes et remplir certains critères en termes de politique économique. Ce type de partage des risques atténuerait l'impact des replis conjoncturels, contribuant ainsi au renforcement de la zone euro.
    Encore timides il y a un mois et demi, les signes du rebond attendu de la croissance au troisième trimestre sont plus nets aujourd’hui. Hormis la confiance des ménages (qui a surpris à la baisse et se situe en dessous de sa moyenne), les autres indicateurs portant sur le troisième trimestre (climat des affaires, production et consommation) ont surpris favorablement et se situent au-dessus de leur moyenne.
    12 octobre 2018
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    L’explosion de la volatilité sur les marchés actions aux États-Unis, avec ses effets de contagion, n’est qu’une réaction différée à la remontée assez significative des rendements obligataires depuis la deuxième quinzaine d’août. Les anticipations implicites d’inflation sur les marchés n’ayant guère évolué, la hausse des taux longs reflète celle des rendements réels, elle-même liée aux chiffres relatifs à une forte croissance. La relation entre les variations hebdomadaires des rendements et la performance du marché actions est historiquement faible. Il convient donc de se concentrer sur les facteurs déterminants de l’appétit des investisseurs pour le risque et, en particulier, sur les signes de ralentissement de la croissance.
    L’économie allemande est à un point d'inflexion cyclique. Les incertitudes des chefs d’entreprises ont fortement augmenté selon l’indicateur de dispersion de l’institut allemand IFO. Entre mai et septembre, cet indicateur a gagné 6,2 points, une augmentation comparable à celle constatée durant la crise financière de 2008-2009. L’incertitude croissante apparait aussi dans notre indicateur « Pulse ».
    05 octobre 2018
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    Les indicateurs récents confirment la persistance d’une croissance robuste aux Etats-Unis. L’indice ISM non manufacturier a fait grimper les rendements des Treasuries : compte tenu de la dépendance de la forward guidance à l’égard des chiffres économiques, les marchés s’attendent à ce que la Fed ne reste pas inactive face à la vigueur particulière des données. Malgré le ralentissement de la croissance mondiale, en dehors des Etats-Unis, les rendements obligataires partout dans le monde ont emboîté le pas à leurs homologues américains. Le dollar s’est également raffermi, une mauvaise nouvelle pour les entreprises des pays en développement, dont beaucoup sont très endettées en dollar.
    Si l'on s'en tient au fil des actualités pour estimer l'incertitude économique, celle-ci continue d'augmenter. Plus inquiétant encore, les entreprises allemandes ont des opinions de plus en plus divergentes lorsqu'elles évaluent le climat des affaires actuel, ce qui constitue aussi un signal d'une hausse de l'incertitude. Or, cela pourrait finir par influencer les prises de décision. Pourtant, vue des marchés boursiers (dispersion de la performance des valeurs individuelles) elle semble particulièrement faible aux Etats-Unis comme dans la zone euro.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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