Tous les EcoWeek

Tous les EcoWeek : les archives de la publication hebdomadaire des Études Économiques

388 EcoWeek(s) trouvé(s)
    18 septembre 2020
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    Depuis dix ans, les gouvernements, les institutions internationales et de plus en plus d’entreprises s’intéressent de près à la promotion d’une croissance inclusive. Sous la présidence de Jerome Powell, la croissance inclusive est devenue un axe de réflexion clé pour la Réserve fédérale, en particulier au regard des disparités entre les différents groupes socio-économiques sur le marché du travail. Il en ressort qu’un taux de chômage en baisse ne peut justifier un resserrement monétaire préventif. Au contraire, cela pourrait freiner l’accès à l’emploi de certaines catégories de travailleurs. Il sera intéressant de voir si d’autres banques centrales suivront l’exemple de la Fed et, en particulier, la BCE dans le cadre de sa revue stratégique.
    La dynamique de l’économie chinoise a continué de s’améliorer en août 2020. Sur notre baromètre, l’élargissement de la zone bleue par rapport à la zone en pointillés atteste d’un redressement plus étendu de l’activité. En effet, alors que la reprise économique a d’abord été tirée par le rebond de la production industrielle et de l’investissement dans les infrastructures publiques et l’immobilier, l’amélioration depuis l’été a bénéficié plus largement à l’économie [...]
    11 septembre 2020
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    Au vu des derniers chiffres de l’inflation, de l’appréciation de l’euro et de la nouvelle stratégie de ciblage de l’inflation moyenne de la Réserve fédérale, les conclusions de la réunion de la BCE étaient très attendues. Sur ces trois sujets de préoccupation, le message implicite de la présidente de la BCE, lors de sa conférence de presse, était le suivant : patience ! L’inflation devrait remonter tout en restant bien en deçà de l’objectif de la banque centrale. Le taux de change de l’euro est surveillé de près et compte tenu du nombre de chantiers démarrés dans le cadre de la revue stratégique, il faudra un certain temps avant de connaître les conclusions de la BCE sur son objectif d’inflation.
    D’après les données du Bureau de la statistique nationale (Office for National Statistics, ONS), le Royaume-Uni a enregistré une chute de son PIB de plus de 20% au deuxième trimestre, soit la plus grosse baisse en Europe...
    Le rattrapage de l’activité a été bien plus marqué dans le secteur industriel, porté par un rebond des dépenses en biens de consommation. La hausse des ventes de détail sur le baromètre le montre...
    Le rapport d’Eurostat, publié cette semaine, confirme que l’économie espagnole a été la plus gravement touchée de la zone euro par la pandémie de Covid-19, le PIB réel enregistrant une chute trimestrielle de -18,5%...
    04 septembre 2020
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    La nouvelle stratégie de la Fed, basée sur une inflation moyenne, aura des répercussions pour l’économie réelle et la finance à l’échelle mondiale. À commencer par le commerce international dès lors qu’une expansion plus soutenue du PIB américain tirera l’économie des partenaires commerciaux des États-Unis par le biais de l’accroissement des importations de ce pays. Les conséquences financières sont déterminées par les flux de capitaux, la politique monétaire et l’appétit du risque. Au-delà des conséquences purement économiques, la nouvelle stratégie de la Fed forcera également les autres banques centrales à revisiter leur propre stratégie.   
    Notre baromètre porte la trace du redémarrage de l’économie française depuis la sortie du confinement le 11 mai dernier...
    Aux États-Unis comme presque partout ailleurs, l’économie s’est trouvée partiellement paralysée au printemps 2020, du fait des mesures de protection imposées par la pandémie de Covid-19...
    31 août 2020
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    La Réserve fédérale américaine modifie ses objectifs d’inflation à long terme. Désormais, la politique monétaire ciblera le déficit d’emplois pour parvenir au plein emploi, plutôt que les écarts positif ou négatif. Surtout, la Banque centrale américaine vise désormais un taux d’inflation moyen de 2% dans la durée. Cette annonce implique un biais plus accommodant, les premières hausses de taux d’intérêt s’en trouvant repoussées dans le temps. Elle signifie en outre, à terme, une diminution de la lisibilité de la fonction de réaction de la Fed : quand l’inflation moyenne (concept qui reste à définir) justifiera-t-elle un resserrement de la politique monétaire ? Une telle ambiguïté pourrait engendrer un surcroît de volatilité, à moins que la communication ne joue un rôle encore plus central.
    Les derniers indices PMI flash ont suscité quelques inquiétudes compte tenu du fléchissement de l’indice composite pour la zone euro (de 54,9 à 51,6) et pour l’Allemagne (de 55,3 à 53,7) ainsi que d’un recul encore plus marqué pour la France (de 57,3 à 51,7)...
    31 juillet 2020
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    Sans surprise, les chiffres du PIB pour le T2, parus cette semaine, sont exceptionnellement mauvais. La croissance pour le T3 devrait être forte, ne serait-ce qu’en raison d’un puissant effet de base. Le risque de déceptions est toutefois bien réel si la dynamique devait s’essouffler pendant l’été, ce que l’on observe déjà aux États-Unis. Dans la zone euro, les enquêtes de conjoncture continuent de s’améliorer et l’indicateur des anticipations d’emploi affiche une hausse marquée. Néanmoins, les ménages demeurent très préoccupés et leurs anticipations de chômage sont restées globalement stables.
    La conjoncture économique s’est, en général, dégradée en Allemagne au cours des trois derniers mois par rapport au trimestre précédent (zone délimitée par les pointillés). En témoignent, les statistiques liées à la production qui couvrent la période du confinement (mars à mai)... 
    24 juillet 2020
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    Inévitablement basé sur un compromis, l’accord portant sur un effort de relance européen, conclu cette semaine, n’en est pas moins historique. Il combine des subventions et des prêts accordés aux États membres et sera financé par des emprunts contractés au niveau de l’Union européenne. Cet accord crée un précédent pour la gestion de situations de crise en instaurant un meilleur équilibre entre politique monétaire et politique budgétaire. La possibilité d’une telle approche  sur deux fronts, réduit le risque de perte extrême (tail risk) et devrait ainsi structurellement soutenir la confiance des ménages, des entreprises et des investisseurs. L’allocation ciblée de subventions, en faveur des pays qui en ont le plus besoin, constitue une autre avancée historique et devrait générer un effet multiplicateur plus conséquent.
    La dynamique de l’économie chinoise a continué de s’améliorer en juin. De fait, le PIB réel s’est accru de 11,5% en rythme trimestriel (-3,2% en glissement annuel), soit un rebond suffisamment vigoureux pour récupérer la totalité du terrain perdu au T1 (le PIB réel avait chuté de 10% en rythme trimestriel)...
    Les chiffres de la croissance du PIB pour le T2, qui seront publiés la semaine prochaine, confirmeront, sauf surprise, que l’économie espagnole a été l’une des plus touchées en Europe par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19...
    17 juillet 2020
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    Du fait des externalités de l’activité économique, le confinement a eu un impact considérable, non seulement sur l’économie, mais aussi sur l’environnement. Dans un monde déconfiné, la question est de savoir si la pandémie aura une influence sur l’environnement dans les années à venir, et comment. La Covid-19 pourrait induire une plus grande préoccupation pour la santé et, notamment, pour l’impact de l’environnement sur celle-ci. Les comportements pourraient ainsi changer du point de vue de la mobilité comme de la consommation. La pandémie pourrait aussi stimuler la part des investissements durables et, par ricochet, la stratégie des entreprises. Les modifications des chaînes de valeur mondiales peuvent aussi avoir un impact sur l’environnement. En matière de politique budgétaire, une opportunité se fait jour :  relancer à court terme l’économie par des investissements qui contribueront à atteindre les objectifs liés au changement climatique et à la sauvegarde de l’environnement.
    L’impulsion du crédit bancaire s’est légèrement redressée en mai 2020 dans la zone euro (+1,9%, après +1,5% en avril et +1,7% en mars) alors que son PIB pourrait avoir enregistré un recul historique au deuxième trimestre (-13,5% t/t contre -3,6% t/t au premier trimestre 2020), l’activité ayant été durement pénalisée par les mesures nationales de confinement. Partant d’un taux de croissance annuel à la fois dynamique et relativement stable depuis l’été 2018 (+3,5% en moyenne), les encours de crédit bancaire au secteur privé accélèrent très sensiblement depuis mars (+5,3% en mai après +4,9% en avril et +5,0% en mars). La forte croissance des crédits aux sociétés non financières s’est poursuivie en mai (+7,4% après +5,5% en mars) et a compensé le ralentissement des prêts aux ménages (+3,0%, après +3,4%). Confrontées à la chute de leurs chiffres d’affaires, un grand nombre d’entreprises ont continué, au cours du deuxième trimestre 2020, de tirer sur des lignes de crédit autorisées et souscrit de nouveaux emprunts bancaires (bénéficiant le plus souvent de garanties publiques introduites en réponse à la crise du coronavirus) afin de payer leurs charges courantes, voire de se constituer une trésorerie de précaution...  
    L’Italie a connu un rebond d’activité mécanique en mai, comme la plupart des pays ayant procédé à un déconfinement. Ceci se traduira par une amélioration progressive de notre baromètre au cours de l’été, ce dernier restant pour l’heure très dégradé. En effet, même si les ventes de détail en volume ont enregistré une hausse mensuelle de 25,4% en mai, la moyenne mobile sur 3 mois a encore baissé, atteignant un nouveau point bas. La tendance est similaire du côté de la production industrielle. Les indicateurs de confiance avancés restent également mitigés en juin. L’indice composite des directeurs d’achat (PMI) était en hausse notable (+13,7 points), mais il continue d’indiquer une contraction d’activité. L’indicateur du sentiment économique de la Commission européenne se situait encore en juin à un niveau proche des points bas observés lors de la crise financière de 2008/09...
    Après une chute de plus de 25% entre mars et avril, le PIB du Royaume-Uni a augmenté de 1,8% en mai. Si les mesures de restrictions n’ont commencé à être assouplies qu’en juin, ce timide rebond a tout de même déçu. Aucun des prévisionnistes sondés par Reuters n’anticipait un chiffre aussi bas, et le consensus s’attendait à un rebond de 5,5%. Ceci s’explique par la pauvre performance du secteur des services. Alors que les indices de production industrielle et des services avaient tous deux baissé d’environ 25% entre mars et avril, le premier a augmenté de 6,0% en mai tandis que le second ne progressait que de 0,9%. Néanmoins, cette amélioration va certainement s’accélérer suite à la réouverture de la plupart des commerces non essentiels le 15 juin et du secteur du tourisme et de l’hébergement le 4 juillet...
    10 juillet 2020
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    La récession de 2020 est unique en son genre et, sur la période récente, par son ampleur. La reprise qui suivra sera tout aussi exceptionnelle. Dans un premier temps, elle devrait être particulièrement vigoureuse, tirée par l’assouplissement des mesures de confinement. En 2021, la croissance devrait être tirée par la demande. La baisse de la demande induite par le confinement a créé une épargne forcée. Si les ménages venaient à la dépenser, la consommation augmenterait considérablement. Toutefois, une détérioration significative des perspectives d’emploi signifierait que l’épargne forcée accumulée pendant le confinement se transmuterait en épargne de précaution, avec pour cortège une croissance décevante et un cercle pernicieux.
    Le baromètre de l’activité aux Etats-Unis présenté cette semaine intègre les premières statistiques du mois de juin, nettement meilleures. C’est notamment le cas des indices du climat des affaires calculés par l’ISM (Institute for Supply Management), repassés au-dessus de la barre des 50 dans l’ensemble des secteurs (commerce de détail, construction, activités manufacturières) [...]
    Comme la plupart des économies, le Japon a été sensiblement affecté par la crise sanitaire de la Covid-19 au 1er semestre 2020. Le rebond de l’économie nipponne dépendra en partie de la reprise de la consommation privée, en souffrance depuis la fin de l’année 2019. Les ventes au détail ont chuté en mai pour le troisième mois consécutif et dans une ampleur importante. Elles ont reculé de 12,3% (en glissement annuel, g.a.) après -13,9% en avril et -4,7% en mars [...]
    03 juillet 2020
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    Face aux sombres perspectives du marché de l’emploi, des mesures s’imposent pour stimuler les dépenses de consommation et ainsi soutenir la reprise économique. Il existe un large éventail d’instruments : chèques, baisse du taux de la TVA, réduction de l’impôt sur le revenu, crédit d’impôt, impôt sur le revenu négatif. Parmi ces outils, les chèques offrent de nombreux avantages, notamment la possibilité de cibler un groupe de personnes, les bénéficiaires finaux, le type de dépenses et la zone géographique. Les coûts administratifs sont néanmoins conséquents.
    Le pire est-il derrière nous ? À court terme, c’est le message que semblent envoyer les dernières informations économiques conjoncturelles des mois de mai et juin dont nous disposons. Après avoir atteint des niveaux historiquement faibles au mois d’avril, les indicateurs d’activité ont enregistré un rebond en mai et, dans une ampleur plus importante encore, au mois de juin. Ce rebond était attendu, malgré les règles sanitaires toujours en place, compte tenu de la fin de la période de confinement dans les États membres de la zone euro. Toutefois, la situation économique reste détériorée par rapport à une situation normale (sans pandémie) [...]
    Avec un nombre accru de pays allégeant voire supprimant les mesures de confinement, l’indice des directeurs d’achat s’est encore amélioré en juin. Le PMI manufacturier mondial s’établit même désormais au-dessus de son niveau de février. Des augmentations considérables ont été relevées aux Etats-Unis, en France, Irlande, Espagne, Turquie, Indonésie et Vietnam. Le Brésil et l’Inde connaissent également une très forte amélioration, qui semble en contradiction avec la situation sanitaire de ces pays [...]
    26 juin 2020
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    La confiance des entreprises a bondi quand les mesures de restriction ont été assouplies. Attention, toutefois, à ne pas verser dans un enthousiasme excessif car ces données ne disent rien de la situation du niveau d’activité et de la demande. Le rebond actuel est mécanique : l’offre redémarre. La véritable question qui se pose est celle de l’évolution de la demande dans les trimestres à venir. Les entreprises est les ménages sont confrontés à une visibilité limitée. La prudence reste donc de mise. 
    La forte contraction de la zone bleue dans le Baromètre indique une nette détérioration du climat économique au cours des trois derniers mois, due aux mesures de confinement adoptées pour enrayer la pandémie de Covid-19. Il existe, néanmoins, de profondes différences d’un secteur à l’autre [...]
    Encore timide en mai, l’éclaircie conjoncturelle est franche en juin. De par sa construction, notre baromètre n’en porte pas encore la trace, mais elle est aussi remarquable que la chute qui l’a précédée [...]
    Le baromètre pour l’Espagne a commencé à se redresser avec l’intégration de données postérieures au confinement, mais il continue d’osciller autour de moyennes historiquement basses [...]
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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