Tous les EcoWeek

Tous les EcoWeek : les archives de la publication hebdomadaire des Études Économiques

409 EcoWeek(s) trouvé(s)
    26 février 2021
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    Jusqu’à une date récente, la hausse des taux d’intérêt à long terme n’a pas empêché le marché actions de grimper, mais à en juger par les évolutions de la semaine, l’inquiétude semble gagner les investisseurs. L’impact potentiel de la remontée des taux obligataires sur les cours des actions dépend des facteurs à l’origine de cette augmentation : accélération de la croissance, baisse de l’incertitude, hausse des anticipations d’inflation. Ce dernier facteur est le plus délicat car il pourrait entraîner une réévaluation en profondeur des perspectives de politique monétaire. Au cours des deux dernières décennies, la relation entre la hausse des taux et le marché actions n’a pas été significative d’un point de vue statistique, ce qui s’explique entre autres par l’approche gradualiste de la politique monétaire. Comme le montrent ses déclarations récentes, Jerome Powell sait parfaitement combien il est important de ne pas prendre le marché par surprise.
    En février, le climat économique s’est légèrement dégradé par rapport au mois précédent. Notre indicateur interne du climat des affaires en Allemagne (la somme non pondérée des composants du baromètre) s’est légèrement détérioré à -0,35 en février, contre -0,1 le mois précédent. Depuis avril 2020, l’indicateur du climat économique est en territoire négatif...
    Comme le montre notre baromètre, l’activité manufacturière a continué de se renforcer en ce début d’année. L’indice de confiance des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur a en effet atteint en janvier son niveau le plus élevé depuis mars 2018 (55,1). L’industrie italienne bénéficie vraisemblablement davantage de l’activité aux États-Unis, qui est plus soutenue qu’en Europe...  
    Le dernier rapport de Google sur la mobilité (Google Mobility Report), publié le 23 février dernier, montre une dynamique encourageante de la fréquentation des commerces et des établissements de loisirs dans le monde et notamment en Europe...
    19 février 2021
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    Récemment, plusieurs appels ont été lancés en faveur de l’annulation d’une partie de la dette publique détenue par la BCE. Une telle opération constituerait une violation du traité européen. Sur le plan économique, elle serait inutile étant donné que les intérêts versés à la BCE au titre de la dette reviennent aux États sous forme de dividendes. En outre, cela aurait un coût : la hausse des anticipations d’inflation et/ou l’augmentation de la prime de risque d’inflation entraîneraient une remontée des rendements obligataires. La nature extrême de cette mesure pourrait également saper la confiance. En réalité, du fait des taux d’intérêt très faibles les États ont beaucoup de temps devant eux pour restaurer les finances publiques. Enfin, la simple évocation, par de hauts responsables, de la possibilité d’une annulation de la dette pourrait entraîner un autre coût : les marchés financiers pourraient estimer que l’impensable l'est de moins en moins.
    Une normalisation plus franche et pérenne de la situation économique dépendra de la pleine maîtrise de l’épidémie de Covid-19 et du retour de la confiance des agents économiques. Toutefois, l’économie de la zone euro peine à poursuivre son rattrapage, dans un contexte de restrictions sanitaires. Après une sensible amélioration conjoncturelle post-printemps 2020, la phase de rattrapage s’est depuis globalement stabilisée...
    Le rapport sur la mobilité (Google Mobility Report), publié par Google le 14 février dernier, montre un dynamisme de la fréquentation des commerces et des établissements de loisirs dans certains pays et un fléchissement dans d’autres.
    12 février 2021
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    L’état désastreux dans lequel se trouve le marché du travail américain justifie un effort important pour soutenir l’économie. C’est l’avis de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, et de Janet Yellen, secrétaire au Trésor. Le plan de relance budgétaire massif de l’administration Biden est critiqué par des économistes de renom qui l’estiment trop important et susceptible de déclencher des tensions inflationnistes.  Les considérations de gestion du risque jouent un rôle important dans le calibrage de ce plan. Les risques liés à une action insuffisante sont plus importants que ceux découlant d’une action excessive. Cependant, en cas d’effort budgétaire conséquent, la Réserve fédérale finira par devoir démontrer son indépendance et ne devra pas craindre de relever les taux en dépit des implications pour les finances publiques.
    Alors que l’épidémie de Covid-19 n’a jamais fait autant de victimes aux États-Unis, l’espoir d’en sortir n’a jamais été aussi réel. Avec près de 3 000 décès par jour en moyenne depuis le 15 janvier, soit 50% de plus que lors du pic d’avril 2020, la situation sanitaire reste objectivement mauvaise. Parallèlement, la campagne vaccinale s’accélère...
    L’indice mondial composite des directeurs d’achat fluctue dans une fourchette étroite depuis août dernier. À 52,3, il se situe toujours au-dessus du seuil de 50, malgré une évolution à la baisse depuis le pic de 53,3 atteint en octobre. Cependant, la dynamique est très hétérogène selon les pays...
    Le déploiement du processus de vaccination est vital pour que les économies reviennent à la normale. Selon les dernières données disponibles sur le site Our World in Data de l’université d’Oxford, 152 millions de doses de vaccin contre la Covid-19 ont été administrées dans 73 pays, soit 72 millions de doses et 9 pays supplémentaires par rapport à la fin du mois de janvier...
    05 février 2021
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    Les données préliminaires sur l’inflation dans la zone euro sont ressorties au-dessus des attentes, le taux d’inflation sous-jacente s’établissant à 1,4 % en janvier. L’inflation mensuelle est, néanmoins, négative, à -0,5 %. En raison de la pandémie de Covid-19, le bruit statistique associé aux données sur l’inflation est très élevé de sorte que ces dernières sont plus difficiles à interpréter. Les données d’enquête indiquent une hausse des prix des intrants et un allongement des délais de livraison, susceptibles d’exercer des pressions à la hausse sur l’inflation. Ces facteurs devraient disparaître dans le courant de l’année. Compte tenu du sous-emploi des ressources économiques, la remontée durable de l’inflation devrait être un processus très progressif.
    Contrairement aux grands pays de l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni n’a pas encore publié ses chiffres de PIB pour le dernier trimestre 2020. Néanmoins, l’indicateur mensuel de l’Office for National Statistics (ONS) fournit un avant-goût de l’évolution de l’économie pendant cette période...
    Le rapport sur la mobilité (Google Mobility Report), publié par Google le 1er février dernier, montre un rebond de la fréquentation des commerces et des établissements de loisirs dans certains pays et une stabilisation dans d’autres. La France, l’Italie, la Belgique et le Royaume-Uni enregistrent un rebond en cours de la dernière semaine du mois de janvier...
    29 janvier 2021
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    D’après la littérature académique, certains investisseurs utilisent les actions ou les options d’achat comme s’ils jouaient à la loterie. Ils savent qu’ils peuvent perdre leur mise mais espèrent empocher des gains substantiels. Les événements récents sur le marché actions américain illustrent cette idée. La combinaison d’un comportement grégaire et d’une liquidation forcée des positions courtes a entraîné une grande volatilité. Si ce phénomène devenait récurrent, l’efficacité informationnelle des cours des actions serait moindre, la prime de risque exigée augmenterait et cela influencerait le coût du capital des entreprises.
    Le Baromètre pour l’Allemagne fait ressortir la dichotomie qui caractérise l’économie en ce moment. Le confinement annoncé au début du mois de novembre et sérieusement durci à la mi-décembre pèse lourdement sur le secteur des ménages et les services.
    L’année 2020 s’est achevée sur un recul du PIB de 1,3% t/t d’après la première estimation des comptes nationaux du T4 publiée ce vendredi 29 janvier. Il s’agit d’une baisse nettement moins importante qu’attendu (nous tablions sur -4% t/t, comme l’INSEE et la Banque de France). Sur l’ensemble de l’année, la contraction du PIB atteint 8,3%. L’investissement (entreprises et ménages) et les exportations, en hausse alors qu’une baisse était attendue, sont à l’origine de cette « bonne » surprise.
    Sur le plan sanitaire, l’Italie est l’un des rares pays d’Europe où la situation est restée sous contrôle mais elle demeure tendue, d’autant plus qu’aux incertitudes sanitaires s’est ajouté, une fois de plus, le risque politique.
    La situation en Espagne reste inquiétante sur le plan sanitaire. L’épidémie continue de gagner du terrain, obligeant les autorités, notamment dans les régions de Madrid et de Valence, à renforcer les restrictions. Néanmoins, les derniers indicateurs de confiance, ceux de la Commission européenne notamment, ont montré une certaine résistance en janvier.
    La plus grande campagne de vaccination de l’histoire a commencé fin décembre. Selon les données fournies par Our World in Data le 27 janvier dernier, plus de 80 millions de doses ont été administrées dans 66 pays.
    22 janvier 2021
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    Ces derniers mois, le dollar US s’est affaibli face à l’euro tandis que l’écart entre les rendements obligataires réels des bons du Trésor américain et du Bund allemand s’est creusé. Parmi les facteurs à l’oeuvre, la politique de la Réserve fédérale est cruciale car elle influence les flux de capitaux à partir des Etats-Unis et le comportement des investisseurs de la zone euro. Le plus grand risque pouvant entraîner un changement de direction serait un nouvel épisode du « taper tantrum » de 2013, lorsque la Réserve fédérale évoquait un début de normalisation de sa politique monétaire. Cependant, il ne faut pas s’attendre de sitôt à un tel changement d’orientation.
    Alors que les encours de crédits bancaires et le PIB évoluent traditionnellement de conserve, la crise de la Covid-19 a provoqué leur déconnexion dans la zone euro...
    En Europe, le coronavirus est encore loin d’avoir dit son dernier mot. Depuis le début de l’année, de nombreux États membres de l’Union européenne ont introduit de nouvelles restrictions afin d’endiguer l’épidémie. Ces mesures (ré)apparaissent sur fond de début de campagnes de vaccination à travers le monde et l’Europe...
    Le dernier rapport de Google sur la mobilité, publié le 19 janvier, synthétise en plusieurs indicateurs le déplacement de la population dans plusieurs pays. Il montre une importante baisse de la fréquentation des commerces et des établissements de loisirs, toutefois bien inférieure à celle mesurée au printemps pour la plupart des pays...
    15 janvier 2021
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    Les rendements des Treasuries et du Bund ont tendance à être fortement corrélés mais, depuis la fin août 2020, ceux du taux long allemand se sont pour l’essentiel stabilisés tandis que les rendements des taux longs américains ont augmenté. Cet élargissement du spread s’explique par une hausse du différentiel de taux réels, en grande partie due à la baisse des rendements réels allemands. Cela pourrait traduire un plus grand pessimisme des investisseurs obligataires à l’égard des perspectives de croissance en Allemagne et, par extension, dans la zone euro. L’autre interprétation, plus probable, est que la prime de risque de taux réels a baissé en Allemagne suite aux achats d’actifs effectués par la Banque centrale européenne. Dans ce cas, l’inquiétude des investisseurs va grandir à l’idée qu’une fois la pandémie passée, la BCE devra mettre un terme à ses achats nets dans le cadre du PEPP.
    Les derniers chiffres de nos indicateurs font ressortir une baisse de l’incertitude. En commençant en haut à gauche et en allant dans le sens des aiguilles d’une montre, le repli de l’indicateur basé sur la couverture médiatique se poursuit mais la dynamique s’essouffle et le niveau reste élevé. Cela n’a rien d’étonnant compte tenu des flux d’informations sur les nouveaux cas d’infection...
    Aux États-Unis, la situation sanitaire et économique empirera avant de s’améliorer. Les conditions hivernales ainsi que les déplacements liés aux fêtes de fin d’année ont favorisé la recrudescence de l’épidémie de Covid-19, dont la vitesse de propagation bat des records : 225 000 nouveaux cas par jour le 13 janvier (en moyenne sur 7 jours), soit 68 cas pour 100 000 habitants, un taux de contamination deux fois plus élevé que dans l’Union européenne (UE)...  
    Face à la résurgence de l’épidémie et la découverte d’un nouveau variant du coronavirus beaucoup plus contagieux de nombreux pays ont instauré un reconfinement strict ou partiel pour freiner la progression du virus. Cela s’est traduit par une importante baisse de la dynamique de fréquentation des commerces et des établissements de loisirs pendant la première semaine du mois de janvier, comme l'illustre le Google Mobility Report publié le 10 janvier dernier...
    11 janvier 2021
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    Dorénavant, la lutte contre les récessions incombera très probablement aux États, une tâche qui sera facilitée par les conditions de financement bon marché créées par les banques centrales. En conséquence, l’endettement public pourrait-il rester élevé. Il convient, toutefois, d’appréhender les éventuelles conséquences négatives. Le coût de la dette au travers de la prime de risque souverain constitue un canal de transmission possible. Un autre facteur peut également jouer un rôle. Depuis 2015, on note qu’en cas de remontée des rendements obligataires allemands, la hausse des taux longs italiens est encore plus forte – le spread s’élargit – tandis que celle des rendements français reste en ligne avec les taux allemands. Cela montre que, même dans un contexte d’achats de titres du secteur public par la BCE, le niveau élevé de la dette italienne influence la réaction aux hausses des rendements du Bund. À l’évidence, en l’absence d’assouplissement quantitatif, on pourrait s’attendre à ce que cet impact soit au moins aussi fort.
    Pour se faire une idée de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’activité en 2020, il suffit de se reporter à un seul graphique, celui du PMI composite. Les données ont plongé à l’échelle mondiale en mars et ont atteint un creux à de très bas niveaux en avril. L’activité s’est montrée très dynamique au troisième trimestre avec des chiffres supérieurs au seuil crucial de 50 dans la plupart des pays...
    2021 débute sous la pression avec la hausse des cas de contamination au coronavirus, notamment les pays européens qui ont durci les restrictions sanitaires pour contenir le niveau de contamination. On peut s'attendre à ce que dans les semaines à venir, ces nouvelles restrictions aient un impact visible sur la dynamique de fréquentation des commerces et des établissements de loisirs...
    21 décembre 2020
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    Les récits – ces histoires relatant des événements – pourraient influencer les comportements futurs. Dans quelques années, plusieurs d’entre eux pourraient très bien venir illustrer le bilan économique de 2020 : des chocs importants et imprévus peuvent se produire ; l’approche du « tout ce qui est nécessaire » prévaut en matière de politique monétaire, et s’étend désormais à la sphère budgétaire ; la préférence, en matière d’investissements financiers, pour l’achat d’actifs risqués plutôt qu’une sortie du marché ; la nouvelle démonstration faite pas l’Union européenne, avec son programme « Next Generation EU », de sa capacité à accomplir de grandes avancées sous la pression ; la priorité donnée au développement durable. Certains de ces récits nous rassurent tandis que d’autres ont valeur d’avertissement.
    Comparativement aux États-Unis ou aux pays européens, le Japon a jusqu’ici été relativement épargné par l’épidémie de Covid-19. Les mesures sanitaires mises en place dans le pays ont été moins strictes qu’ailleurs. La recrudescence actuelle du nombre de contaminations au Japon et chez ses principaux partenaires commerciaux pèse sur la demande finale et entraînerait une forte décélération de l’activité au T4 2020.
    À l'approche des fêtes de fin d'année, et craignant une nouvelle résurgence de la pandémie de coronavirus, plusieurs pays européens ont resserré leur déconfinement pour contenir le niveau de contamination. On peut s'attendre à ce que dans les semaines à venir, ces nouvelles restrictions aient un impact visible sur la dynamique de fréquentation des commerces et des établissements de loisirs. Au cours de la semaine écoulée, la dynamique stagnait déjà dans la plupart des pays européens, comme l'illustre le rapport sur la mobilité de Google publié le 13 décembre dernier.
    11 décembre 2020
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    Aux États-Unis, le comportement du marché actions, par rapport au niveau d’emploi, au cours de la récession actuelle est très différent que lors des crises précédentes. La récession de 2020 se distingue par sa soudaineté et des pertes d’emplois considérables, rapidement suivies d’un rebond significatif, quoique très incomplet. Après un dévissage massif, le marché actions a rapidement rebondi et enregistré de nouvelles envolées alors même que le rebond des bénéfices – sur la base d’une moyenne mobile de douze mois – se fait toujours attendre. Pour 2021, la croissance bénéficiaire importe plus que tout autre chose.
    L’indice PMI composite se stabilise au niveau mondial mais cela masque de fortes divergences. Aux États-Unis et en Chine il continue de progresser. En Inde, il ralentit mais reste élevé, tandis qu’au Royaume-Uni, il est passé légèrement sous les 50. La zone euro accuse, quant à elle, la plus forte baisse, l’indice passant de 50,0 à 45,3...
    La fréquentation des commerces et des établissements de loisirs en Europe poursuit sa dynamique enregistrée depuis la fin du mois de novembre, comme le montre le rapport de Google sur la mobilité (Google Mobility Report) publié le 6 décembre dernier...
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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