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    11 janvier 2019
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    Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment souligné que, compte tenu d’une inflation atone, le FOMC ferait preuve de patience et était prêt à modifier rapidement l’orientation de la politique monétaire si les conditions l’exigent. Il estime également que dans leur prise en compte des risques baissiers, les marchés financiers vont bien au-delà des données d’activité. Autrement dit, ils sont trop pessimistes à l’égard de la croissance. Les estimations des prévisionnistes professionnels relatives à la probabilité d’une entrée en récession au cours des prochains trimestres ne font pas davantage ressortir la dynamique caractéristique des périodes de prérécession.
    Pour l’Allemagne, 2019 démarre difficilement. La plupart des indicateurs que nous suivons sont en dessous de leur moyenne de long terme, et tous ont surpris à la baisse. Le secteur manufacturier, axé sur les exportations, est particulièrement sévèrement touché.
    04 janvier 2019
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    La forte correction de la Bourse américaine depuis fin septembre reflète l’inquiétude des investisseurs face aux perspectives de croissance. D’après les données au 4e trimestre, toutefois, la croissance reste soutenue. Le tableau est contrasté au regard des premiers chiffres publiés en 2019 : fort recul de l’indice ISM,  importantes créations d’emplois. De plus, le climat des affaires continue de souffrir de l’incertitude concernant les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.
    Les indicateurs continuent, pour la plupart, de dépasser leur moyenne de long terme à l’exception notable de l’inflation et du déflateur des dépenses personnelles de consommation. Toutefois, si on le compare aux attentes du consensus, le tableau est mitigé.
    21 décembre 2018
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    Révision à la baisse de la croissance en 2019, ralentissement du rythme de relèvement des taux et recul du pic cyclique du taux des Fed funds, telles sont les nouvelles projections du FOMC. La baisse des rendements obligataires et du dollar et un repli général des places boursières montrent que les craintes de ralentissement se sont emparées des marchés. C’est ce que reflète également une enquête importante menée auprès des directeurs financiers aux États-Unis. Ces inquiétudes relatives à la croissance reflètent une focalisation sur le risque de perte extrême (plutôt que sur la prévision moyenne) qui s’explique par la montée de l’incertitude.
    Après s’être stabilisée entre juillet et septembre, l’impulsion du crédit a diminué en octobre, traduisant de nouveau une accélération du crédit au secteur privé sur douze mois glissants, moins vigoureuse toutefois.
    14 décembre 2018
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    Comme prévu, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé de mettre fin aux achats nets dans le cadre de son programme de rachat d’actifs. Cette nouvelle phase pourrait être qualifiée de « pause quantitative » avant le passage au resserrement quantitatif, c’est-à-dire à la diminution de la taille du bilan de la banque centrale. La fin des achats nets renforce le rôle du forward guidance comme outil de contrôle des anticipations de taux d’intérêt. Le forward guidance amélioré, c’est-à-dire la poursuite du réinvestissement du produit des obligations arrivant à échéance, pendant une période de temps prolongée après le premier relèvement de taux, devrait rassurer le marché.
    Bien que la plupart des indicateurs conjoncturels s’établissent au-dessus des attentes en novembre 2018, ces derniers poursuivent leur tendance baissière. En particulier, les indices PMI manufacturier et services diminuent une nouvelle fois, pénalisés par le fort recul des PMI en France dans le contexte social actuel tendu. La croissance économique de la zone euro au T3 2018 (+0,2 %) reflète des performances nationales disparates.
    07 décembre 2018
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    Les prix du pétrole et des métaux ont nettement reculé cette année. Concernant le pétrole, le repli semble principalement imputable à des facteurs liés à l’offre. La baisse des prix des métaux, quant à elle, reflète probablement le ralentissement de la croissance mondiale. Il existe une relation négative évidente entre les variations des prix du brut et la croissance ultérieure du PIB réel aux Etats-Unis. Quels que soient les vents contraires auxquels la croissance américaine devra faire face en 2019, elle bénéficiera aussi de la chute des prix du pétrole observée cette année.
    Hormis la confiance des ménages qui a chuté en novembre, surprenant à nouveau défavorablement les attentes et se situant toujours très en-deçà de sa moyenne, le bilan des autres indicateurs conjoncturels disponibles à ce jour est positif.
    30 novembre 2018
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    En vingt-sept ans, l’Australie n’a pas connu de crise et, d’après les prévisions du FMI et de l’OCDE, sa croissance économique devrait se maintenir. La croissance démographique, les gains de productivité, les exportations de matières premières vers la Chine et les autres économies asiatiques en forte expansion ont joué un rôle déterminant, ainsi que les politiques visant à améliorer la flexibilité économique. Le taux de change flottant a, par ailleurs, été un important facteur contracyclique et donc de stabilisation. Du point de vue de la stabilité financière, la forte hausse du marché du logement inquiète mais l’adoption récente de certaines mesures prudentielles a permis une « correction positive ».
    La plupart des indicateurs se maintiennent au-dessus de leur moyenne de long terme. Bon nombre, et notamment celui -très important- des emplois non agricoles, ont dépassé les attentes. La croissance solide actuelle apparaît dans le nowcast de la Fed d’Atlanta (+2,6% annualisé par rapport au trimestre précédent).
    23 novembre 2018
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    Le soutien à la proposition franco-allemande de créer un budget pour la zone euro semble s’amplifier. Ce budget contribuerait à un renforcement souhaitable de la résilience de la zone euro, c’est-à-dire sa capacité à surmonter les chocs économiques. Un meilleur partage des risques par le secteur privé et le secteur public et des politiques visant à stimuler la croissance potentielle peuvent aussi y contribuer. Renforcer la résilience est d’autant plus nécessaire que la croissance mondiale risque de ralentir.
    La croissance du PIB réel polonais a de nouveau surpris à la hausse au T3 (+5,7% g.a.), un dynamisme sans précédent depuis une décennie, après un premier semestre déjà solide (+5% g.a.). La croissance économique a été soutenue par la consommation privée et l’accélération des investissements adossés aux fonds structurels européens, alors que les exportations ont subi le ralentissement de la demande extérieure.
    16 novembre 2018
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    Alors que le bilan de la Banque du Japon atteint une taille équivalente au PIB du pays, l’inflation reste obstinément faible par rapport à l’objectif officiel. Des années d’assouplissement quantitatif (QE) ont provoqué des distorsions sur les marchés actions et pesé sur la liquidité du marché des JGB. On craint désormais une diminution de l’effet marginal des achats d’actifs par la BoJ, entraînant, de fait, l’établissement d’une borne supérieure effective pour le QE. Une telle évolution, si elle devait se confirmer, pourrait avoir une importance bien au-delà des frontières du Japon en influençant la perception de l’efficacité de futures vagues de QE.
    A 0,2% t/t, le taux de croissance du PIB au T3, publié cette semaine, est plus faible que prévu. En glissement annuel, il baisse à 1,1%. Les difficultés temporaires rencontrées par l’industrie d’automobile, lors de l’intégration des nouvelles règles européennes en matière d’émissions de CO2, constituent une première explication. L’affaiblissement de la demande mondiale, en particulier celle de la Chine en raison des problèmes nationaux et du conflit commercial avec les Etats-Unis, est un problème plus structurel.
    09 novembre 2018
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    Le sentiment fléchit, cependant les déterminants de la demande finale continuent d’aller dans le sens d’une croissance qui resterait bonne dans les trimestres à venir. Cette analyse sera-t-elle ou non confirmée ? Les données des prochaines semaines ainsi que les évolutions concernant le Brexit et le risque de guerre commerciale nous en diront plus.
    Les fluctuations en matière d'incertitude peuvent avoir un effet considérable sur la croissance car elles agissent sur la confiance des ménages et des entreprises mais aussi sur le coût de financement. L'incertitude n'est pas directement observable mais certaines variables permettent de la détecter.
    31 octobre 2018
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    Plus la couverture médiatique sur un sujet économique donné s’intensifie et plus l’actualisation des anticipations s’accélère. La modification des perspectives a un impact plus important que l’environnement conjoncturel actuel. Le suivi de la couverture médiatique du risque de ralentissement économique va devenir de plus en plus important dans un contexte de fléchissement des données d’enquête.
    Après le rebond du mois de juin, l’impulsion du crédit s’est stabilisée en septembre. Ce dynamisme s’explique par la poursuite de l’accélération des prêts aux sociétés non financières et, dans une moindre mesure, aux ménages. La demande de crédit des ménages demeure plus favorablement orientée que celle des sociétés non financières tandis que les conditions d’octroi de crédit continuent de s’assouplir, mais un peu moins rapidement qu’en août.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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