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    24 mai 2019
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    Les résultats des enquêtes de conjoncture publiés cette semaine envoient des signaux contrastés : amélioration de la confiance des consommateurs, fléchissement de l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne et stabilisation de l’indice Insee en France. Les indices PMI IHS Markit indiquent une stabilisation au cours de ces derniers mois de l’industrie manufacturière, à un niveau très faible à faible, et des services à un niveau plus satisfaisant. Plusieurs facteurs continuent de soutenir la demande intérieure. Un malaise persiste toutefois, principalement pour des raisons sur lesquelles la zone euro n’a aucun contrôle. Le risque d’une hausse des droits de douane est en haut de la liste des préoccupations.
    Dans un contexte de tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, l’incertitude quant à la politique économique reste très élevée. Au regard de la dispersion des opinions concernant le climat des affaires, elle n’augmente pas mais reste forte parmi les entreprises allemandes. Du côté des entreprises américaines, elle a baissé en début d’année mais remonte désormais légèrement. Le risque géopolitique, mesuré par la couverture médiatique de l’incertitude, est sur une tendance haussière depuis début 2013 bien que celle-ci ralentisse dernièrement. Quant à l’incertitude basée sur la dispersion des performances des entreprises sur les marchés d’actions, elle a fléchi depuis le début de l’année
    17 mai 2019
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    Une hausse des droits de douane a des conséquences négatives sur le pays ciblé. Celui à l’origine de la hausse en subira à son tour l’impact, même en l'absence de représailles. Les dépenses des ménages souffriront ainsi d'une perte de pouvoir d'achat, l’inflation augmentant en raison de la hausse des prix à l'importation et/ou du remplacement des produits importés par des produits locaux. Pour la même raison, à un niveau agrégé, les bénéfices des entreprises peuvent en souffrir, et ces dernières peuvent décider de réduire leurs investissements en raison d'une incertitude accrue. Des recherches empiriques viennent confirmer ces analyses.
    Au cours des derniers mois, les données relatives à l’économie allemande se sont clairement améliorées. La production manufacturière s’est renforcée pour le deuxième mois consécutif, mais elle reste très en dessous du niveau de l'année précédente. Les commandes industrielles ont également légèrement augmenté, sans toutefois rejoindre les attentes du marché. Même si la confiance des consommateurs a légèrement fléchi en avril, elle s’est maintenue à un niveau très élevé.
    10 mai 2019
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    Dans l’Union européenne, les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergies fossiles ont diminué de 2,5 % en 2018 par rapport à l’année précédente. Compte tenu de la croissance du PIB, cette baisse s’explique par une réduction de l’intensité énergétique, confirmant ainsi une tendance de long terme. Cependant, les différences sont grandes au niveau européen, bon nombre de pays ayant enregistré une hausse des émissions. De même, on note des écarts considérables en termes d’émissions par habitant selon le niveau de développement économique, même s’il ne s’agit que d’un facteur parmi d’autres.
    La majorité des indicateurs économiques sont conformes, voire supérieurs aux attentes. L’activité dans le secteur manufacturier reste néanmoins dégradée, l’indice des directeurs d’achat (PMI) s’établissant seulement à 47,9 en avril. Cette contre-performance est en partie compensée par la résistance du PMI dans les services qui, bien qu’en deçà de sa moyenne de long terme, reste bien ancré au-dessus du seuil d’expansion de 50 (52,8 en avril).
    03 mai 2019
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    Selon Jerome Powell, les fondamentaux de l’économie américaine demeurent solides. La croissance a été robuste au premier trimestre, mais sa qualité ne laisse pas d’interroger. L’investissement résidentiel freine la croissance qui a, par ailleurs, bénéficié d’une baisse des importations et de l’augmentation des stocks. Dans les prochains mois, un rebond des importations et une diminution des stocks sont à prévoir. La croissance devra alors compter sur les dépenses de consommation et les investissements des entreprises.
    Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance est restée stable à 0,3% t/t au T1 2019, un résultat en ligne avec nos attentes mais qui laisse une impression ambivalente, plus encore que lors des deux trimestres précédents.
    26 avril 2019
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    Les relations entre la dette publique, la croissance économique et les taux d’intérêt sont complexes et variées. En général, une récession entraîne un accroissement de la dette publique et une réduction du coût des emprunts publics. Une longue période de détente monétaire en phase de retournement conjoncturel peut se traduire par un repli du taux d’intérêt nominal de la dette publique en dessous du taux de croissance nominale. Selon le niveau du solde budgétaire primaire, une telle situation peut, dans certaines conditions, générer une marge d’expansion budgétaire pour soutenir la croissance.
    Au premier trimestre l’économie américaine s’est avérée particulièrement performante. La première estimation de la croissance trimestrielle du PIB au T1 2019 qui vient d’être publiée est de +3,2%, bien au-delà du chiffre du consensus (+2,3%) et de celui du trimestre précédent (+2,2%). Les statistiques pour le mois de mars, publiées plus tôt ce mois-ci, avaient été bonnes, sans plus.
    19 avril 2019
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    Plus l’inflation est élevée au moment de l’accélération de la croissance des salaires, plus la répercussion de cette dernière sur la hausse des prix est forte et rapide. Dans la zone euro, la faiblesse de l’inflation a freiné le mécanisme de transmission. Le ralentissement prononcé de la croissance, sur fond de baisse de la demande extérieure et de chocs d’incertitude, vient compliquer le processus. La pression sur la BCE se fait d’autant plus sentir que l’inflation sous-jacente reste bloquée à un niveau bien inférieur à son objectif.
    Les différentes mesures de l’incertitude envoient des messages contradictoires. L’indice Economic Policy Uncertainty, qui suit la couverture médiatique du sujet, n’augmente plus mais ne décroit pas encore.
    12 avril 2019
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    Le Président Trump a affirmé que l’économie décollerait si la Réserve fédérale décidait d'abaisser les taux directeurs. D’après les minutes de la réunion du FOMC, les membres du Comité ont confiance dans les perspectives économiques, et celles d’inflation les autorisent à faire preuve de patience compte tenu des nombreuses incertitudes au niveau mondial. Dans son dernier rapport sur la stabilité financière dans le monde, le FMI s’inquiète du niveau élevé d’endettement qui pèse sur la capacité des entreprises à faire face à un fort ralentissement de la croissance ou à une hausse des coûts de financement. La Fed devra donc combiner patience et prudence.
    Après une contraction en janvier, l’impulsion du crédit s’est très légèrement redressée en février 2019. Cette évolution tient presque exclusivement à celle des prêts aux sociétés non financières, alors que l’impulsion du crédit demeure relativement stable pour les ménages depuis novembre 2018. La demande est anticipée en hausse au deuxième trimestre 2019 pour l’ensemble des catégories de prêts, à la faveur de conditions de financement réassouplies, sauf pour les prêts à l’habitat pour lesquels un léger resserrement des conditions est attendu.
    05 avril 2019
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    Le rebond en mars des créations d’emplois aux Etats-Unis constitue un soulagement après la déception du mois de février. Les indices manufacturiers chinois se sont ressaisis et dépassent les 50 points. Dans la zone euro, le secteur  manufacturier reste sous pression mais l’indice PMI des services progresse, et les ventes au détail dépassent les attentes. L’évolution de l’incertitude sera décisive pour le secteur manufacturier, or on voit quelques signes encourageants : la probabilité d’un accord entre les Etats-Unis et la Chine augmente, tandis qu’au Royaume-Uni des négociations entre les partis politiques visent à éviter un Brexit sans accord.
    L'horizon semble s'éclaircir pour l'économie allemande, les indicateurs du Barométre se dirigeant vers le quadrant nord-ouest du graphique. Cependant, pour le moment l’amélioration se concentre surtout en dehors de l’important secteur manufacturier du pays.
    29 mars 2019
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    Après la morosité des PMI flash de la semaine dernière, les dernières données reflètent une situation contrastée. L’indice du sentiment économique (ESI) de la Commission européenne continue de se replier dans beaucoup de pays et pour la zone euro dans son ensemble. Les données IFO pour l’Allemagne indiquent une amélioration du climat économique global malgré la poursuite du repli dans l’industrie manufacturière. D’après l’Insee, la situation se stabilise en France, voire s’améliore légèrement. Dans l’ensemble, les signes sont encourageants mais il serait prématuré de conclure à une fin prochaine du ralentissement de la croissance. Les données du mois d’avril seront à cet égard particulièrement importantes.
    En Corée du Sud, le PIB réel a progressé de 3,1% au T4 2018 en glissement annuel, soutenu par les mesures de soutien à la croissance mises en place par le gouvernement. Celle-ci devrait ralentir dès le premier trimestre 2019.
    22 mars 2019
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    Les projections de croissance des membres du FOMC ont été revues à la baisse, celles sur le chômage à la hausse. Les projections du taux cible des Fonds fédéraux ( « dots »), quant à elles, ont reculé de 50 points de base. Selon le président de la Fed, les perspectives restent favorables et c’est le moment de faire preuve de patience. Les marchés sont moins optimistes. Ils voient dans cette invitation à la patience le signe d’une préoccupation sous-jacente liée à des risques à la baisse et anticipent une détente des taux en 2020. Nos prévisions tablent sur un taux inchangé en 2019 et 2020.
    Les derniers indicateurs économiques sont globalement conformes, voire supérieurs aux attentes. La majorité d’entre eux figurent par ailleurs au niveau, ou au-delà, de leur moyenne de long terme. L’attention se porte toutefois sur la dégradation particulièrement brutale de l’activité dans le secteur manufacturier.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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