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EcoTV - Juin 2019 11/06/2019

TRANSCRIPT // EcoTV - Juin 2019 : juin 2019

 

François Doux : Bonjour à tous et bienvenue dans cette édition de juin 2019 d'EcoTV, le magazine des économistes de BNP Paribas.

En introduction, nous allons parler de la conjoncture mondiale à mi-année. William De Vijlder, le chef économiste de BNP Paribas, va nous parler des fondamentaux de cette économie mondiale qui sont plutôt bons. Mais les incertitudes demeurent, notamment sur un plan géopolitique et sur le plan du commerce international. William nous donnera la clé de lecture pour les mois à venir notamment au niveau de la politique monétaire.

Dans le Graphique du mois, nous allons parler d'un pays européen qui va bien :  la Pologne et ses 5,1 % de croissance en 2018, du jamais vu depuis 2007. Oui, mais Sylvain Bellefontaine nous parlera du modèle polonais qui est peut-être remis en cause.

Pour terminer, Trois questions sur le Brexit avec Jean-Luc Proutat qui nous dira  quelles sont les chances que le Royaume-Uni quitte ou pas l'Union européenne le 31 octobre 2019.

Bonne émission.

 

FOCUS

 

François Doux : À mi-parcours de cette année 2019 nous allons faire un point de conjoncture globale avec le chef économiste de BNP Paribas. Bonjour William De Vijlder.

William De Vijlder : Bonjour François.

François Doux : William, on abordera cette question tout d'abord par les fondamentaux, les vents contraires et, enfin, le soutien monétaire "éternel" des banques centrales. Commençons par ces fondamentaux. Nous avons les chiffres du premier trimestre de l'année 2019. Où en est-on ?

William De Vijlder : C'est plutôt réconfortant comme performance. Une croissance américaine au-delà des attentes, la croissance chinoise aussi, celle du Japon pareil. Et en zone euro aussi, donc tout le monde est content.

François Doux : On est rassuré après une fin d'année 2018 un peu turbulente.

William De Vijlder : Effectivement les marchés financiers étaient marqués par une volatilité absolument déroutante. Donc finalement cette croissance a été un facteur réconfortant. En même temps, il faut être un peu nuancé et je ne vais pas donner un message trop optimiste non plus.

François Doux : Est-ce que ces fondamentaux se craquellent ?

William De Vijlder : Justement, les fondamentaux restent bien orientés mais un peu moins qu'il y a 12 mois. On regarde du côté américain et du côté européen. Les fondamentaux, qu'est-ce que c'est ? Ce sont le marché du travail, la croissance du revenu des ménages, la croissance des bénéfices et les niveaux des taux d'intérêt. Du côté américain comme du côté européen, ils sont plutôt bien orientés mais c'est moins fort qu'il y a un an.

François Doux : Quand on veut regarder l'avenir, il y a bien sûr des incertitudes. C'est un des mots qui reviennent de manière récurrente dans nos interviews William. Est-ce que ces incertitudes sont plus élevées, moins élevées en cette mi-année 2019 ?

William De Vijlder : L'incertitude effectivement joue un rôle dominant et qui, quelque part, met de côté la qualité des fondamentaux. C'est un élément important à garder à l'esprit. Force est de constater qu'en début d'année, par exemple, on espérait y voir clair sur des domaines-clés en termes d'incertitude et aujourd'hui c'est l'opacité totale.

François Doux : On a la géopolitique, les tensions commerciales. Quel est votre point de vue ?

William De Vijlder : Au niveau géopolitique, cela s'est tendu. Du côté des échanges commerciaux aussi. On espérait un accord entre les États-Unis et la Chine, et nous en sommes loin. Au niveau Brexit, on espérait y voir clair et pour l'instant il n’en est rien.

François Doux : Concernant le secteur de l'automobile, entre l'Union européenne et les États-Unis on est encore dans le flou.

William De Vijlder : C'est un sujet très important. A la Commission européenne par exemple, on met beaucoup l'accent sur son importance et son  effet multiplicateur sur l'économie allemande, et bien au-delà des partenaires commerciaux de l'Allemagne. Les Américains ont tout simplement annoncé qu'après analyse - est-ce qu'il y a une menace pour la sécurité ? – ils ne se sont pas encore fait une opinion très tranchée à ce sujet et ils ont reporté leur décision d'éventuellement augmenter les droits de douane.

François Doux : Pour terminer, quel est le soutien des banques centrales? Il reflète à la fois les incertitudes et ses fondamentaux ?

William De Vijlder : C'est une bonne synthèse. On compte depuis longtemps sur les banques centrales pour nous aider et cela continuera.

François Doux : La Fed.

William De Vijlder : Oui, le message de la Fed est : "Nous sommes patients". Pourquoi ? Parce que l'inflation ne pose pas de problème. Mais il y a surtout cette crainte, cette obsession du côté de la Fed, d'éviter de commettre une erreur. Elle envoie donc un signal : « On ne va plus remonter les taux » et les marchés se dirigent vers un assouplissement monétaire.

François Doux : Du côté de l'Europe, c'est l'absence d'inflation qui inquiète ?

William De Vijlder : En Europe, effectivement, c'est le gros sujet de la BCE qui essaie de provoquer une remontée de l'inflation. Il y a une très grande inertie de l’inflation sous-jacente. C'est la raison pour laquelle la BCE, face à ces vents contraires qui affectent l'Union européenne et la zone euro, a mis en perspective un redéploiement de son fameux mécanisme de TLTRO pour relancer le crédit.

François Doux : On suivra ce crédit. En conclusion William De Vijlder, quel va être le juge de paix?

William De Vijlder : La confiance. La confiance est vraiment bousculée parce qu'il y a trop d'incertitudes. On a beau dire que les fondamentaux sont corrects, au final ce qui compte c'est que la confiance est dominée par l'incertitude.

François Doux : La confiance de tous les acteurs économiques.

William De Vijlder : Effectivement.

François Doux : Merci William. On se retrouve très bientôt sur ces sujets de conjoncture. Dans un instant le Graphique du mois sur la Pologne avec Sylvain Bellefontaine.

 

 

LE GRAPHIQUE DU MOIS

 

François Doux : L'économie polonaise va bien. 5,1 % de croissance en 2018, c’est la meilleure performance depuis 2007. Sylvain Bellefontaine bonjour.

Sylvain Bellefontaine : Bonjour François.

François Doux : Quand on regarde 2019, quelle est la tendance ?

Sylvain Bellefontaine : La tendance est un ralentissement, même si le premier trimestre est plutôt très bon, avec une première estimation à 4,6% de croissance en glissement annuel, ce qui est au-dessus des attentes.

François Doux : Est-ce que l'on peut parler d'une désynchronisation entre l'économie polonaise qui va très bien et la zone euro un petit peu plus poussive ?

Sylvain Bellefontaine : Oui, avec ce que l'on voit encore au premier trimestre de cette année, combiné avec ce qu'il s'est passé l'année dernière. On est vraiment dans la désynchronisation puisque la demande interne reste très dynamique en Pologne. Elle est notamment tirée par la consommation et l'investissement privé et public, dans le cadre d'une politique de relance mise en place au mois de février, à l'approche des élections européennes et des élections législatives au mois d'octobre.

François Doux : Juste quelques chiffres sur ce graphique. On a un taux de chômage relativement bas. P parlez-nous de l'inflation et de la croissance.

Sylvain Bellefontaine : La croissance : 5,1 % l'année dernière. On prévoit un ralentissement à 4% environ cette année. Ce qui pose plus question, ce sont les perspectives à moyen terme, notamment la possible remise en cause du modèle économique polonais qui est fondé sur la compétitivité et une main-d'œuvre à faible coût.

François Doux : Justement, en quoi ce modèle aujourd'hui peut être remis en question ?

Sylvain Bellefontaine : Ce qui pose question, c'est le marché du travail avec des pénuries de main-d'œuvre, une situation de plein-emploi en Pologne, jugulées jusqu'alors par l'afflux de travailleurs étrangers, notamment ukrainiens. Et une  accélération des salaires qui pourrait poser problème à l'avenir compte-tenu de la faiblesse des gains de productivité. Dans ce cadre, on peut aussi avoir un risque de trappe à revenu intermédiaire.

François Doux : Quelle est la solution : innover, augmenter les qualifications ?

Sylvain Bellefontaine : Oui, la formation. C'est toujours les mêmes recettes, mais ce sont celles vers lesquelles il faut tendre. L'innovation, la recherche et le développement, et puis l'automatisation de certains processus de production afin d'obtenir des gains de productivité pour faire face à cette pénurie de main-d'œuvre. Et plus fondamentalement, il y a un problème démographique. Un déclin démographique est en marche, même s'il est relativement lent depuis deux décennies. Il faudrait réussir à l’endiguer pour soutenir les perspectives macro-économiques du pays à moyen et long terme.

François Doux : En tout cas la croissance polonaise reste solide. Merci Sylvain Bellefontaine pour ce Graphique du mois. Dans un instant, on parlera du Brexit avec Jean-Luc Proutat.

 

3 QUESTIONS

François Doux : 2019 sera-t-elle l'année du Brexit ? 31 mars, 12 avril et maintenant le 31 octobre 2019. Jean-Luc Proutat bonjour.

Jean-Luc Proutat : Bonjour François.

François Doux : Le 31 octobre est la prochaine échéance, a priori, à laquelle le Royaume-Uni devrait quitter l'Union européenne. Première question : pourquoi la situation semble ainsi bloquée ?

Jean-Luc Proutat : Parce qu'elle est inextricable. Il faut bien comprendre qu'en 45 ans de vie partagée, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont tissé des liens très étroits, très imbriqués, qui vont bien au-delà de simples accords de libre-échange.

On peut prendre l'exemple d'Airbus. Le Royaume-Uni en est une pièce essentielle (pour les ailes, les circuits électriques, les moteurs, etc.). Airbus fait vivre, directement, ou à travers ses sous-traitants, une centaine de milliers de familles au Royaume-Uni. Or, une fois en dehors de l'UE, cela risque d'être plus compliqué.

François Doux : Pourquoi ?

Jean-Luc Proutat : Tout simplement parce que l'Union européenne met en commun des normes juridiques, techniques, réglementaires, ce qui qui assure une très grande sécurité dans les échanges. L’UE permet aussi la libre circulation des travailleurs, ce qui, pour un secteur aussi intégré que l'aéronautique, est très important. On pourrait multiplier les exemples dans toute l'industrie mécanique, l'agroalimentaire, etc.

Le Fonds monétaire international a parlé d' « automutilation » au sujet du Brexit. On peut donc comprendre pourquoi, au moment de couper les liens, les parlementaires britanniques et les politiques hésitent.

François Doux : D’où la deuxième question : que vont faire les responsables politiques ? Au moment où l’on enregistre cette émission, on ne connait pas les résultats du scrutin européen mais on a quand même des sondages.

Est-ce que cette nouvelle donne peut changer les choses ?

Jean-Luc Proutat : Il est à craindre que non. Les sondages montrent que le pays est divisé en trois. A peu près un tiers des électeurs sont partisans d'un Brexit "pur et dur". En face, un bon tiers également sont pour un maintien dans l'Union européenne et votent pour des partis tels que les libéraux-démocrates, les verts, le parti écossais par exemple. Et au milieu, le dernier tiers hésite un peu à l'image des leaders conservateurs modérés ou des leaders travaillistes.

Donc dans ce paysage-là, il sera très difficile d'acter la moindre décision. On sait en outre que la première ministre, madame Teresa May, est tout prêt de démissionner. Elle devra être remplacée par un autre membre du parti conservateur ; on ne peut pas exclure non plus qu'il y ait des élections générales anticipées, avec, pourquoi pas, un nouveau référendum sur le Brexit. Tout ceci va occuper beaucoup les politiques britanniques dans les semaines et mois à venir. La recherche d'un accord autour du Brexit passera au second plan. Si bien qu'au 31 octobre, on risque d'être finalement plus ou moins au même stade qu'aujourd'hui.

François Doux : Troisième et dernière question : avec cette incertitude qui n'en finit pas, où en l'économie britannique ?

Jean-Luc Proutat : Elle freine indubitablement. Elle a beaucoup ralenti depuis trois ans. Il y a eu un petit sursaut d'activité au premier trimestre 2019 parce que les Britanniques se sont livrés à une intense activité de stockage, ce qui a un peu soutenu l’économie précisément en vue du Brexit. Les tendances de fond sont moins bonnes. On pourrait dire que le Brexit agit un peu comme un poison lent. On voit par exemple les flux d'investissements directs étrangers se tarir, tangenter vers zéro. Les flux migratoires en provenance de l'UE ralentissent aussi très nettement. L'immobilier atterrit et il y a finalement assez peu de raisons de penser que ces tendances s'inverseront dans les mois et trimestres à venir.

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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