Podcast: En ECO dans le texte
Finance verte : croissance ou décroissance ? 01/11/2018

Deuxième épisode de la série de trois podcasts consacrés à la finance verte. La finance verte est un véhicule qui permet de financer les investissements nécessaires à un développement économique durable. Dans cet épisode, William De Vijlder, à travers trois scénarios, met en regard ces enjeux et les ambitions de politique économique qui commence à prendre en compte des objectifs de croissance respectueux de l’environnement. Entretien réalisé avec François Doux.

TRANSCRIPT // Finance verte : croissance ou décroissance ? : novembre 2018

Plus de Podcasts

Sur le même thème

La Réserve fédérale américaine évalue sa politique monétaire 08/03/2019
La Réserve Fédérale lance une vaste revue de sa politique monétaire. Les conclusions seront rendues publiques au premier semestre 2020. Trois questions seront posées : la politique monétaire doit-elle prendre en compte les écarts par rapport à l’objectif d'inflation?? Ses outils sont-ils adéquats?? Comment peut-elle améliorer sa communication?? Cette initiative mérite d'être saluée, la Fed montrant sa volonté de se préparer à une prochaine récession. La BCE étant confrontée à des défis comparables, les conclusions des réflexions de la Fed seront suivies de près à Francfort.
Incertitude: baisse modérée 08/03/2019
Quand les ménages (entreprises) se sentent plus incertains, ils dépenseront (investiront) moins. Après un bond l’année dernière, le nombre d’articles de presse mentionnant l’incertitude a quelque peu diminué (graphique en haut à gauche).
Les indicateurs de sentiment offrent une image mitigée 01/03/2019
Les dernières données d’enquête montrent une image contrastée. En Chine,  la situation semble se stabiliser dans le secteur manufacturier, tandis que l’indice a chuté au Japon. En Allemagne, on a pu noter une nouvelle baisse à un niveau particulièrement bas. Selon le pays ou le secteur, la situation est très variable en zone euro. Si l'on se base sur l'indicateur d'enquête le plus large, on observe une stabilisation. La confirmation dans les prochains mois dépendra beaucoup de l'évolution en Chine et d’une baisse des sources d'incertitude bien connues (commerce, Brexit).
Mondialisation durable 19/02/2019
La mondialisation est traditionnellement considérée comme un phénomène irréversible qui s’appuie sur quatre moteurs : le choix offert aux ménages et aux entreprises ; la technologie qui abolit la distance et permet aux entreprises d’optimiser leur activité commerciale ;  les marchés financiers avec la libéralisation des comptes de capitaux ; des politiques gouvernementales en faveur du libre-échange. Mais des critiques ont vu le jour ces dernières années (elle ne bénéficierait pas à tout le monde, elle aurait un  impact négatif sur notre planète, elle générerait  des flux de capitaux spéculatifs). Il faut donc rendre la mondialisation durable. Pour aller plus loin sur le sujet, découvrez notre série de podcast consacrée à la mondialisation durable
Dégradation du sentiment économique : facteurs domestiques versus extérieurs 15/02/2019
Depuis  début 2018, les indices des directeurs d’achats montrent une érosion des nouvelles commandes à l’exportation dans un grand nombre de pays, plus marquée que la dégradation générale du climat dans l’industrie manufacturière. Les chocs extérieurs de la demande domineraient donc les facteurs domestiques dans le ralentissement global de la croissance. Le décrochement des nouvelles commandes à l’exportation fait écho au freinage des échanges internationaux. Il est sans doute lié au tassement de l’activité chinoise et à celui des dépenses d’investissement (qui nécessitent davantage d’importations que la consommation) constaté dans de nombreux pays. L’incertitude qui règne dans les relations commerciales internationales pourrait également jouer un rôle. 
Révisions à la baisse de la croissance : facteurs explicatifs 07/02/2019
Au regard du récent ralentissement des données économiques, le FMI et les prévisionnistes professionnels contactés par la BCE revoient à la baisse leurs prévisions. Nous abaissons également les nôtres pour la zone euro en 2019.
Vers une économie sobre en carbone 04/02/2019
L’Accord de Paris sur le climat, conclu lors de la COP 21 en 2015, plaide en faveur de la limitation du réchauffement climatique sous le seuil de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Dans son dernier rapport, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) lance toutefois un avertissement : les mesures d’atténuation actuelles ne permettront pas d’atteindre cet objectif. Les investissements dans les infrastructures d’énergies renouvelables et d’électricité doivent être accrus. Il faut « décarboner » le secteur de l’énergie, recourir davantage à l’électricité et améliorer l’efficacité énergétique. Les intérêts commerciaux mais aussi l’impact social lié, en particulier, à la hausse du prix du carbone, compliquent la mise en place de politiques bas carbone. Quoi qu’il en soit, pour réduire de façon notable les émissions de gaz à effet de serre, une approche différente s’impose, conjuguant une tarification du carbone et des sanctions commerciales.
Pourquoi la récession est anxiogène 29/01/2019
Un net ralentissement de croissance est anxiogène. Les ménages et entreprises détestent l’incertitude, leur confiance chute et la dynamique négative s’autoalimente. Le manque de croissance domine les esprits et un ton plus accommodant des banques centrales ne suffit pas à restaurer la confiance.
Ralentissement, ménages, entreprises et banques 29/01/2019
Face à l’essoufflement de la croissance, les ménages redoutent une détérioration du marché de travail et ajustent leur consommation. Les entreprises réduisent leurs investissements : il s’agit de dépenses quasiment irréversibles qui nécessitent une visibilité sur plusieurs années. Un ralentissement réduit cette visibilité et donc la volonté des entreprises à s’engager à long terme. En outre, les banques adopteront une politique d’octroi de crédit plus stricte.
La psychologie des marchés 29/01/2019
Les faits stylisés d’une récession (forte chute des bourses, écartement important du spread corporate par rapport aux obligations d’état) focalisent l’attention des investisseurs en période de ralentissement sur le risque d’une entrée en récession. La sensibilité aux mauvaises nouvelles augmente, l’horizon d’investissement se raccourcit et la volatilité augmenté avec effet néfaste sur la croissance.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 2062 articles et 568 vidéos