Podcast: En ECO dans le texte
La psychologie des marchés 29/01/2019

Les faits stylisés d’une récession (forte chute des bourses, écartement important du spread corporate par rapport aux obligations d’état) focalisent l’attention des investisseurs en période de ralentissement sur le risque d’une entrée en récession. La sensibilité aux mauvaises nouvelles augmente, l’horizon d’investissement se raccourcit et la volatilité augmenté avec effet néfaste sur la croissance.

TRANSCRIPT // La psychologie des marchés : janvier 2019

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La mondialisation est traditionnellement considérée comme un phénomène irréversible qui s’appuie sur quatre moteurs : le choix offert aux ménages et aux entreprises ; la technologie qui abolit la distance et permet aux entreprises d’optimiser leur activité commerciale ;  les marchés financiers avec la libéralisation des comptes de capitaux ; des politiques gouvernementales en faveur du libre-échange. Mais des critiques ont vu le jour ces dernières années (elle ne bénéficierait pas à tout le monde, elle aurait un  impact négatif sur notre planète, elle générerait  des flux de capitaux spéculatifs). Il faut donc rendre la mondialisation durable. Pour aller plus loin sur le sujet, découvrez notre série de podcast consacrée à la mondialisation durable
Dégradation du sentiment économique : facteurs domestiques versus extérieurs 15/02/2019
Depuis  début 2018, les indices des directeurs d’achats montrent une érosion des nouvelles commandes à l’exportation dans un grand nombre de pays, plus marquée que la dégradation générale du climat dans l’industrie manufacturière. Les chocs extérieurs de la demande domineraient donc les facteurs domestiques dans le ralentissement global de la croissance. Le décrochement des nouvelles commandes à l’exportation fait écho au freinage des échanges internationaux. Il est sans doute lié au tassement de l’activité chinoise et à celui des dépenses d’investissement (qui nécessitent davantage d’importations que la consommation) constaté dans de nombreux pays. L’incertitude qui règne dans les relations commerciales internationales pourrait également jouer un rôle. 
Révisions à la baisse de la croissance : facteurs explicatifs 07/02/2019
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Vers une économie sobre en carbone 04/02/2019
L’Accord de Paris sur le climat, conclu lors de la COP 21 en 2015, plaide en faveur de la limitation du réchauffement climatique sous le seuil de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Dans son dernier rapport, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) lance toutefois un avertissement : les mesures d’atténuation actuelles ne permettront pas d’atteindre cet objectif. Les investissements dans les infrastructures d’énergies renouvelables et d’électricité doivent être accrus. Il faut « décarboner » le secteur de l’énergie, recourir davantage à l’électricité et améliorer l’efficacité énergétique. Les intérêts commerciaux mais aussi l’impact social lié, en particulier, à la hausse du prix du carbone, compliquent la mise en place de politiques bas carbone. Quoi qu’il en soit, pour réduire de façon notable les émissions de gaz à effet de serre, une approche différente s’impose, conjuguant une tarification du carbone et des sanctions commerciales.
Ralentissement, ménages, entreprises et banques 29/01/2019
Face à l’essoufflement de la croissance, les ménages redoutent une détérioration du marché de travail et ajustent leur consommation. Les entreprises réduisent leurs investissements : il s’agit de dépenses quasiment irréversibles qui nécessitent une visibilité sur plusieurs années. Un ralentissement réduit cette visibilité et donc la volonté des entreprises à s’engager à long terme. En outre, les banques adopteront une politique d’octroi de crédit plus stricte.
Pourquoi la récession est anxiogène 29/01/2019
Un net ralentissement de croissance est anxiogène. Les ménages et entreprises détestent l’incertitude, leur confiance chute et la dynamique négative s’autoalimente. Le manque de croissance domine les esprits et un ton plus accommodant des banques centrales ne suffit pas à restaurer la confiance.
Lorsque les politiques environnementales, commerciales et sociales se rejoignent 25/01/2019
Dans une déclaration récente relative à des dividendes de la taxe carbone, plusieurs économistes émettent, à l’attention des autorités américaines, d’importantes recommandations pour lutter contre le réchauffement climatique. Les auteurs font explicitement référence à la nécessité de créer un dispositif d’ajustement carbone à la frontière pour préserver la compétitivité américaine par rapport aux pays qui ne seraient pas dotés d’une taxe carbone. Ils recommandent que les recettes liées à cette taxe soient redistribuées de façon égale aux citoyens américains. En outre, ces rentrées fiscales pourraient permettre d’intégrer les aspects redistributifs des taxes environnementales tout en encourageant les investissements dans l’efficacité énergétique.
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Le ralentissement se généralise. Si l’on pouvait s’attendre à une normalisation de la croissance, plusieurs sources d’incertitude (crainte de guerre commerciale, Brexit, fermeture de services publics aux Etats-Unis, etc.) ont agi comme des vents contraires. Des mesures ont déjà été annoncées en Chine et, aux Etats-Unis, la Réserve fédérale américaine a insisté sur sa patience (face à l’inflation) et sa flexibilité pour adapter sa politique.
Peu d’avancées dans les négociations sur le climat 24/01/2019
Les participants à la COP 24 ont à peine réussi à se mettre d’accord sur des règles de mesure, de notification et de vérification des émissions de carbone. En attendant, le monde s’éloigne toujours un peu plus de son objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Les émissions de CO2 sont appelées à augmenter d’ici à 2030 alors qu’elles devaient atteindre un pic en 2020. Les pays sous-estiment l’urgence de la situation ou sont freinés dans leur action par des intérêts commerciaux. La législation en matière de protection de l’environnement se heurte, par ailleurs, à une opinion publique de plus en plus réfractaire. Il faut donc améliorer l’élaboration des politiques climatiques. L’OMC doit, par ailleurs, être associée au débat sur le changement climatique.
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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