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Augmentation de l’incertitude 18/01/2019
L’indice de l’incertitude de la politique économique, basé sur la couverture médiatique de cette thématique, est en forte hausse depuis mi-2018 et dépasse même son plus haut atteint fin 2016. L’évaluation de l’incertitude du monde des affaires en Allemagne et aux Etats-Unis augmente également. Une troisième mesure de l’incertitude, la dispersion des rendements boursiers des actions individuelles, croît aussi aux Etats-Unis et dans une moindre mesure dans la zone euro.
Des marchés en proie aux craintes de ralentissement 21/12/2018
Révision à la baisse de la croissance en 2019, ralentissement du rythme de relèvement des taux et recul du pic cyclique du taux des Fed funds, telles sont les nouvelles projections du FOMC. La baisse des rendements obligataires et du dollar et un repli général des places boursières montrent que les craintes de ralentissement se sont emparées des marchés. C’est ce que reflète également une enquête importante menée auprès des directeurs financiers aux États-Unis. Ces inquiétudes relatives à la croissance reflètent une focalisation sur le risque de perte extrême (plutôt que sur la prévision moyenne) qui s’explique par la montée de l’incertitude.
Faut-il s’inquiéter de la baisse des prix des matières premières ? 07/12/2018
Les prix du pétrole et des métaux ont nettement reculé cette année. Concernant le pétrole, le repli semble principalement imputable à des facteurs liés à l’offre. La baisse des prix des métaux, quant à elle, reflète probablement le ralentissement de la croissance mondiale. Il existe une relation négative évidente entre les variations des prix du brut et la croissance ultérieure du PIB réel aux Etats-Unis. Quels que soient les vents contraires auxquels la croissance américaine devra faire face en 2019, elle bénéficiera aussi de la chute des prix du pétrole observée cette année.
L’étrange débat sur l’indépendance des banques centrales 23/11/2018
L’indépendance des banques centrales est-elle menacée ? La question peut surprendre. Après tout, elle a joué un rôle déterminant dans la baisse de l’inflation et des anticipations d’inflation durant les années 80 et 90.
Une COP24 pour préserver l’accord de Paris 21/11/2018
La COP24 (Conference of the Parties) aura lieu du 3 au 14 décembre à Katowice, en Pologne. L’objectif est de progresser dans la mise en place de l’accord de Paris sur le climat qui vise une réduction mondiale des émissions de CO2 d’environ 20 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030, et un «bilan nul» des émissions aux alentours de 2075 pour limiter le réchauffement à moins de 2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels. Or,  les émissions restent sur une tendance haussière. Certes, elles ont (un peu) baissé depuis 2000 dans l’OCDE, où l’intensité en CO2 de la production diminue, mais elles augmentent rapidement dans les pays en développement, en raison de l’industrialisation et du processus de rattrapage. Dans les BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud), les émissions de CO2 par tête ont presque doublé depuis 2000. Limiter ou, a fortiori, inverser cette tendance nécessitera beaucoup d’efforts et de coopération. Les économies avancées auront pour responsabilité d’aider les pays en développement dans la mise en œuvre de politiques d'adaptation et d’atténuation des changements climatiques. Elles ont déjà promis à mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d'ici 2020.
Le QE face à une "borne supérieure effective" ? 16/11/2018
Alors que le bilan de la Banque du Japon atteint une taille équivalente au PIB du pays, l’inflation reste obstinément faible par rapport à l’objectif officiel. Des années d’assouplissement quantitatif (QE) ont provoqué des distorsions sur les marchés actions et pesé sur la liquidité du marché des JGB. On craint désormais une diminution de l’effet marginal des achats d’actifs par la BoJ, entraînant, de fait, l’établissement d’une borne supérieure effective pour le QE. Une telle évolution, si elle devait se confirmer, pourrait avoir une importance bien au-delà des frontières du Japon en influençant la perception de l’efficacité de futures vagues de QE.
Montée de l’incertitude 09/11/2018
Les fluctuations en matière d'incertitude peuvent avoir un effet considérable sur la croissance car elles agissent sur la confiance des ménages et des entreprises mais aussi sur le coût de financement. L'incertitude n'est pas directement observable mais certaines variables permettent de la détecter.
Finance verte : croissance ou décroissance ? 01/11/2018
Deuxième épisode de la série de trois podcasts consacrés à la finance verte. La finance verte est un véhicule qui permet de financer les investissements nécessaires à un développement économique durable. Dans cet épisode, William De Vijlder, à travers trois scénarios, met en regard ces enjeux et les ambitions de politique économique qui commence à prendre en compte des objectifs de croissance respectueux de l’environnement. Entretien réalisé avec François Doux.
Finance verte : comment changer les comportements ? 01/11/2018
Dernier épisode de la série de trois podcasts consacrés à la finance verte. La finance responsable permet de donner du sens à ses investissements. Comment influencer tous les acteurs de la sphère économique, ménages, entreprises, marchés finances, pouvoirs publics pour changer les modèles ? William De Vijlder passe en revue les solutions qui s’offrent mais choisit une approche volontariste dans laquelle chacun intègre la réalité du changement climatique dans ses choix d’investissements. Entretien réalisé avec François Doux.
Ralentissement de la croissance sur fond de montée des incertitudes 17/10/2018
La croissance marque le pas depuis le début de l’année, en zone euro, dans les pays en développement, mais pas aux États-Unis, où l’activité a bénéficié de baisses d’impôts considérables. Cette désynchronisation a entraîné une appréciation du dollar, notamment face aux devises émergentes, qui, pour certaines (peso argentin, livre turque) ont lourdement chuté. La croissance mondiale devrait encore décélérer en 2019, cette fois ci avec les Etats-Unis, où les effets de l’impulsion budgétaire se dissiperaient, tandis que ceux du resserrement monétaire apparaitraient. Même en l’absence de surenchère sur les droits de douane, l’investissement des entreprises américaines serait freiné et, avec lui, le commerce mondial.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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