Podcast: En ECO dans le texte
Faut-il réformer le cadre budgétaire européen ? 08/01/2020

Le cadre budgétaire européen s’est fortement complexifié au cours des dix dernières années. Dans ce deuxième épisode, Frédérique Cerisier nous en rappelle les grandes lignes, et s’interroge sur son orientation et son efficacité. Le futur instrument budgétaire de la zone euro n’en comble sans doute pas les lacunes.

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Impulsion du crédit dans la zone euro : positive pour les ménages, négative pour les entreprises 10/01/2020
Après s’être redressée en octobre, l’impulsion du crédit aux sociétés non financières (SNF) s’est tassée en novembre dans la zone euro. Le recul de l’impulsion du crédit au secteur privé est toutefois demeuré très limité, à la faveur de la remarquable stabilité de l’impulsion du crédit aux ménages. Le premier trimestre 2020 s’inscrirait dans le prolongement de la tendance récente : les banques interrogées anticipent, en effet, une poursuite de la modération de la demande de financements émanant des SNF. A l’inverse, la demande de prêts des ménages, principalement au titre de l’habitat, resterait soutenue par des taux exceptionnellement bas.
Un soutien budgétaire, pour quoi faire ? 08/01/2020
Après plusieurs années d’ajustement, l’Europe et plus particulièrement la zone euro s’interroge sur l’opportunité de renouer avec des politiques budgétaires expansionnistes. Dans ce premier épisode, Frédérique Cerisier énumère les raisons qui pourraient justifier ce retour. Limiter le risque de récession, sortir d’un régime de faible inflation ou encore saisir une opportunité historique grâce au faible taux d’intérêts comptent parmi ces raisons.
Quelles marges de manœuvre ? 08/01/2020
Dans ce dernier épisode, Frédérique Cerisier essaie d’évaluer les marges de manœuvre dont disposent les pays de l’UE. Elle passe en revue la situation actuelle des finances publiques de la zone euro avant d’évoquer l’impact de la chute des taux d’intérêt sur la soutenabilité des finances publiques. Enfin, elle conclut cette série de podcasts sur l’opportunité de renouer avec des politiques budgétaires expansionnistes en en rappelant les risques auxquels peuvent être confrontés les gouvernements et en mettant en avant les perspectives pour une meilleure coordination des politiques européennes.  
Des taux d'intérêt très bas pour combien de temps encore ? 13/12/2019
La politique monétaire danoise est étroitement liée à celle de la BCE : la déclaration récente du gouverneur de la banque centrale du Danemark, selon laquelle il s’attend au maintien des taux d’intérêt autour des niveaux négatifs actuels sur les cinq à dix prochaines années, n’est donc pas sans importance pour la zone euro. Selon la forward guidance de la BCE, la politique monétaire ne sera ajustée que lorsque les conditions économiques le justifieront. L’impossibilité pour la banque d’être plus explicite sur son calendrier illustre toute la complexité de la dynamique d’inflation. Les hausses de salaires antérieures vont progressivement se transmettre à l’inflation sachant qu’une inflation basse, des anticipations d’inflation solidement ancrées et une vive concurrence dans certains secteurs pourraient très bien limiter cette transmission.Il faut donc s’attendre au maintien de la politique actuelle pendant une longue période. Que faut-il entendre par « longue période » ? Cela dépendra des données économiques. La zone euro a donc de toute évidence besoin de plus de croissance.  
Ralentissement économique en zone euro : et si l’emploi résistait ? 12/12/2019
La croissance du PIB en zone euro inquiète mais l’emploi surprend toujours par sa relative résilience. Cette dynamique n’est pas nouvelle. L’impact négatif sur l’emploi des crises précédentes a été plutôt contenu. Malgré les grandes difficultés du secteur, l’emploi manufacturier résiste particulièrement bien. Le ralentissement des gains de productivité peut favoriser, au moins à court terme, l’enrichissement de la croissance en emplois. Recul de la croissance des heures travaillées et de l’emploi peu qualifié : un possible phénomène de rétention de main-d’œuvre est en cours dans les entreprises de la zone euro.
Zone euro : un nouveau Japon ? 04/12/2019
Le ralentissement de l’activité économique en zone euro et une inflation structurellement basse au regard de son objectif soulèvent des interrogations quant au risque de « japonisation ». Cette situation implique une croissance effective inférieure à son potentiel, des taux d’intérêt très faibles et une inflation en territoire négatif. Au Japon, cette combinaison a largement résulté du dégonflement brutal des bulles boursières et immobilières au début des années 1990. Les causes de la « japonisation » peuvent être diverses. Ainsi, confrontée aux défis du vieillissement de la population et au ralentissement de la productivité, la zone euro devra concentrer ses efforts sur le renforcement de son potentiel de croissance et de sa résistance aux chocs. Les choix de politiques économiques à court et moyen terme seront donc déterminants afin de limiter, autant que possible, le risque de « japonisation ».
Assouplissement quantitatif et risques d’instabilité du marché 29/11/2019
Le compte rendu de la réunion de politique monétaire de la BCE illustre le dilemme auquel elle est confrontée : l’inflation est modérée et les risques pour la croissance sont orientés à la baisse, néanmoins elle doit surveiller de près les conséquences de sa politique très accommodante sur la stabilité financière. La Revue de stabilité financière de la banque centrale fournit à cet égard une analyse détaillée. L’un des possibles effets secondaires des taux d’intérêt bas à négatifs est l’accentuation de la pro-cyclicité des décisions d’emprunts et de dépenses. L’assouplissement quantitatif, en modifiant la structure des risques des portefeuilles d’investissements (moins exposés aux obligations d’État mais davantage aux actifs très risqués), devrait rendre leurs rendements plus sensibles au cycle conjoncturel.
Les difficultés du secteur manufacturier sont-elles en train de s’étendre aux services ? 29/11/2019
Alors que la santé du secteur manufacturier en zone euro inquiète depuis plusieurs mois, l’activité dans celui des services continue d’afficher une résilience certaine. Les dernières indicateurs envoient toutefois un message moins favorable. L’indice des directeurs d’achats (PMI) du secteur des services apparaît en effet en baisse en novembre à 51,5 (après 52,2 en octobre), un niveau faible au regard de sa moyenne historique. Comme souvent souligné, la résistance relative de la croissance de l’emploi demeurera déterminante dans les mois à venir.
Quel rôle jouent les stabilisateurs fiscaux automatiques ? 22/11/2019
Les stabilisateurs fiscaux automatiques contribuent à amortir l’impact des chocs économiques sur le PIB par le biais de la variation des recettes publiques (dues à la progressivité de l’impôt) et des dépenses sociales (assurance chômage). L’efficacité de ces stabilisateurs présente d’autant plus d’intérêt que la marge de manœuvre de la politique monétaire est limitée. Une étude de la Commission européenne confirme que, dans une certaine mesure, les stabilisateurs automatiques atténuent l’impact des chocs négatifs sur le PIB. Cet effet est-il suffisant ? Cela reste à vérifier. Ces questions justifient un débat sur le rôle des politiques budgétaires discrétionnaires en cas de récession.
Baisse prononcée de l’impulsion du crédit pour les sociétés non financières 15/11/2019
L’impulsion du crédit a reculé en septembre, modérément pour les ménages, beaucoup plus sensiblement pour les sociétés non financières (SNF). Pour ces dernières, l’impulsion du crédit n’a jamais été aussi basse depuis le début des mesures d’achats d’actifs par la BCE au début de 2015.

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