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Marché du travail français : grand angle et zoom sur le phénomène de polarisation 27/11/2019

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France : timide éclaircie conjoncturelle en mai 29/05/2020
Les enquêtes sur le climat des affaires du mois de mai esquissent une éclaircie dans le ciel conjoncturel français.
Forte hausse des anticipations d’inflation des ménages en avril, un signal à relativiser 06/05/2020
La très forte hausse des anticipations d’inflation des ménages est l’un des résultats frappants de l’enquête mensuelle de conjoncture de l’INSEE d’avril 2020. Elle est en complète opposition avec la baisse du solde d’opinion sur l’évolution passée des prix et de l’inflation observée, un grand écart remarquable au regard de la relative proximité habituelle des trois indicateurs. Cette hausse de l’inflation anticipée fait écho au sentiment des Français, évoqué dans les médias, que les prix ont beaucoup augmenté depuis le confinement. Il faut probablement y voir un effet de composition des paniers de consommation et non le signe avant-coureur d’une hausse généralisée et importante des prix. Plus un produit est consommé régulièrement, plus la sensibilité à la hausse de son prix est grande, une sensibilité qui peut être extrapolée, à tort, à l’ensemble des prix. Actuellement, les dépenses sont essentiellement alimentaires et de fortes augmentations de prix sont justement observées dans ce domaine, un résultat de la loi de l’offre et de la demande. A contrario, du fait de la moindre fréquence des pleins d’essence, les anticipations d’inflation des ménages ne reflètent pas la chute des prix du pétrole.  
France : les chiffres du choc, le choc des chiffres 30/04/2020
D’après la première estimation de l’INSEE, le PIB français s’est contracté de 5,8% au premier trimestre 2020. Cette baisse lève un coin du voile sur l’ampleur du choc récessif provoqué par la pandémie de Covid-19.
Le nouveau prêt garanti par l’État en France 24/04/2020
Les banques françaises pourraient distribuer jusqu’à 300 milliards de prêts garantis par l’État (PGE) jusqu’au 31 décembre 2020. D’une ampleur inédite, ce dispositif a vocation à aider les entreprises à surmonter les difficultés de trésorerie consécutives à la crise du coronavirus.
France : récession historique 10/04/2020
Il faut désormais s’attendre à un choc récessif massif, provoqué par la pandémie de Covid-19. Cette pandémie entre dans la catégorie des chocs extrêmes de type « cygne noir », c’est-à-dire un évènement imprévisible, de faible probabilité mais au coût considérable.
Choc récessif massif 07/04/2020
2020 ne sera pas une année de croissance peu élevée mais résistante comme cela était anticipé au trimestre dernier. Il faut désormais s’attendre à un choc récessif massif, provoqué par la pandémie de Covid-19. La perte d’activité économique instantanée directement liée aux mesures d’endiguement est, à ce jour, estimée à 35% par l’INSEE, ce qui équivaut à amputer le PIB annuel de 3 points par mois de confinement. La chute libre du climat des affaires en mars donne aussi un tout premier aperçu de l’ampleur du choc. Un arsenal de mesures a été déployé pour amortir autant que possible ce choc. D’après nos prévisions, le PIB français se contracterait de 3,1% en 2020, plus qu’en 2009 (-2,8%), avant de rebondir de 5,4% en 2021. Ces prévisions sont hautement incertaines et assorties d’un risque baissier.
Le climat des affaires en chute libre en mars 27/03/2020
Au regard des indicateurs économiques représentés sur notre radar, le tableau conjoncturel français se noircit, en partant, précisons-le, d’une situation relativement positive...
Déficit budgétaire français en 2019 : la barre des 3% est atteinte mais pas dépassée 26/03/2020
En 2019, d’après la première estimation de l’INSEE, le déficit budgétaire français s’est établi à 3% du PIB, surprenant légèrement favorablement par rapport à la cible de 3,1% du gouvernement. Le déficit se creuse de 0,7 point par rapport à 2018, première hausse depuis 2009. Imputable au coût ponctuel de la transformation du CICE en baisse de cotisations, ce creusement était censé être temporaire et suivi d’une amélioration conséquente en 2020. Dans son projet de loi de finances pour cette année, le gouvernement visait un déficit de 2,2% du PIB. Mais la pandémie de Covid-19 a radicalement changé la donne. Dans son projet de loi de finances rectificative pour 2020, présenté le 18 mars dernier, le gouvernement prévoit désormais un déficit de 3,9% du PIB. Une première estimation considérée comme un plancher.
Marché du travail français : les bons chiffres de 2019 10/03/2020
Les principaux indicateurs du marché du travail français sont disponibles pour 2019 et le bilan est positif, en termes de créations d’emploi comme de baisse du taux de chômage.
Les résultats remarquables du marché du travail en 2019 28/02/2020
Au T4 2019 comme sur l’ensemble de l’année, l’évolution de l’emploi et du chômage en France ont surpris d’autant plus favorablement que la croissance, tout en faisant preuve de résistance, a sensiblement fléchi. La première estimation de la croissance au T4 2019 a nettement surpris à la baisse (contraction du PIB de 0,1% t/t) mais l’emploi salarié privé (en hausse de 0,2% t/t, première estimation) et le taux de chômage (-0,4 point, à 8,1%) ont, au contraire, surpris très positivement. Sur l’ensemble de 2019, la croissance s’est élevée à 1,3% en moyenne annuelle, perdant près d’un demi-point par rapport à 2018. L’emploi salarié privé a, en revanche, à peine décéléré (progressant de 1,1% après 1,2%) et la baisse du taux de chômage a été un peu plus importante en 2019 qu’en 2018 (-0,6 point, à 8,4%, après -0,4 point). Globalement cohérente avec la bonne tenue de la croissance, celle du marché du travail bénéficie aussi de la progression ralentie de la population active, de l’écrasement tendanciel des gains de productivité du travail et des mesures d’enrichissement du contenu en emploi de la croissance. En 2020, nous nous attendons à ce que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Sur la base d’une prévision d’un effritement limité de la croissance, le rythme de hausse de l’emploi et de baisse du chômage ne devraient fléchir que modérément. Cette prévision est toutefois assortie d’un risque baissier dû aux répercussions économiques de l’épidémie de coronavirus. L’objectif d’un taux de chômage à 7% en 2022 est atteignable mais il repose sur une hypothèse forte, celle du maintien de la croissance assez nettement au-dessus de 1%.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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