Graphiques de la semaine
MOZAMBIQUE : CRISE DE LA DETTE MALGRÉ LES RESTRUCTURATIONS Publié le 15 janv. 2020 par Sara CONFALONIERI
PDF

Le Mozambique doit d’urgence nouer un nouvel accord avec le FMI qui a suspendu sa coopération en 2016, après la découverte d’une dette cachée d’environ 1,2 milliard de dollars.

Un premier défaut sur un Eurobond émis en 2013 pour un montant de 850 millions des dollars, destiné à financer des patrouilleurs militaires, avait conduit à une première restructuration. Après un nouveau défaut en janvier 2017, un autre accord de restructuration (environ 900 millions de dollars) a été passé en septembre dernier.

Malgré tout, la solvabilité de l’Etat Mozambicain reste très fragile. Il fait toujours défaut sur le remboursement d’une partie de sa dette cachée (les arriérés représentent 8% du PIB) et des poursuites judiciaires ont été entamées à son encontre car il demande l’annulation d’une des deux garanties qu’il avait consenties. La dette extérieure totale représentait toujours 109% du PIB fin 2019. Sans support du FMI, de nouveaux défauts sont à prévoir.

Notre indicateur mesure la surface achetable moyenne comme le ratio du montant empruntable (fonction du revenu moyen par ménage, du taux fixe moyen et de la durée moyenne pratiqués1) au prix moyen du m2 des logements anciens.

Au cours des dix dernières années2, la surface achetable a crû de 30,4% en province mais elle a reculé de 12,2% à Paris. Les conditions moyennes de crédit (allongement de la durée de 17,8 à 18,8 ans, baisse des taux de 4,30% à 1,30%) et l’évolution (nonobstant les écarts de niveaux) du revenu disponible par ménage (+7,1%) présentant une relative homogénéité à l’échelle nationale, cette différence réside quasi-exclusivement dans les écarts de valorisation dans l’ancien depuis 2009 : +64,2% dans la capitale versus +10,2% en province (cette évolution moyenne dissimulant elle-même des disparités d’une région à l’autre).

[1] Dans la mesure où la surface achetable est rebasée, cela reflète aussi bien la situation dans laquelle l’apport personnel constitue une proportion stable du montant de l’opération (secundo-accédants avec revente préalable), que celle dans laquelle il est négligeable (certains primo-accédants ou investisseurs locatifs).

[2] Entre les troisièmes trimestres 2009 et 2019.

FRANCE : DYNAMISME ET COMPOSITION DE L’INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES Publié le 18 déc. 2019 par Hélène BAUDCHON
PDF

S’il n’est pas aussi marqué qu’entre 2004 et 2007 (+4,8% par an en moyenne), le dynamisme de l’investissement des entreprises non financières (ENF) françaises depuis 2014 est tout de même remarquable (+3,4%). En 2018, sa contribution à la croissance (0,5 point de pourcentage) a été très légèrement supérieure à celle de la consommation des ménages (à la faveur aussi du manque de dynamisme de celle-ci) et en 2019, sur la base de nos prévisions, elle serait à peine inférieure.

Cette configuration où l’investissement des entreprises est le principal moteur de la croissance française est rare. Sa composition par produits et son évolution dans le temps sont également remarquables : le dynamisme sur la période récente s’appuie à hauteur de 40% sur l’investissement en services d’information et communication, loin devant les autres types d’investissement et une proportion multipliée par deux par rapport à 2004-2007. Au regard de cette composition et de la transformation numérique en cours, le dynamisme de l’investissement pourrait se poursuivre, voire s’amplifier si les autres produits joignaient leurs forces comme en 2004-2007.

Sur le même thème

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 2300 articles et 585 vidéos