Graphiques de la semaine

La liquidité en devises de la SAMA[1] est confortable, même si les dernières années ont été moins favorables à l’accumulation d’actifs en devises. Les années de surplus courants très importants (pratiquement 20% du PIB en moyenne entre 2005 et 2014) ont toutefois permis à la banque centrale d’en accumuler un montant conséquent.

A court terme, les réserves de la SAMA devraient baisser pour deux raisons :

  • Plus d’un tiers des réserves (USD 181 mds en 2018) sont constituées d’actifs du gouvernement et permettent de financer une partie du déficit budgétaire.
  • La baisse de la production pétrolière, suite à l’attaque des installations pétrolières du 14 septembre dernier, devrait se traduire par un déficit des comptes courants (0,4% du PIB attendu en 2019)

A la fin de l’année 2019, les réserves de change de la SAMA devraient s’élever à environ  USD 470 mds (24 mois d’importations de biens et services). Ce montant reste suffisant pour assurer la défense de l’ancrage du rial saoudien au dollar américain.

[1] Saudi Arabia Monetary Authority

Pour la première fois depuis 2014, le résultat net agrégé des cinq plus grands groupes bancaires portugais[1] - environ 80% du système bancaire en termes d’actifs consolidés - fut positif en 2018 (EUR 375 millions). Les pertes enregistrées au Portugal (EUR -14 millions) ont été plus que compensées par les bénéfices réalisés à l’étranger (EUR 389 millions).

Les actifs à l’étranger des banques portugaises représentent, en moyenne depuis 2014, 13% de leur actif total. En 2017, les baisses simultanées de cette proportion et du résultat net réalisé à l’étranger relèvent notamment d’un effet de valorisation des actifs comptabilisés à leur juste valeur. Les implantations à l’étranger des banques portugaises sont essentiellement situées en Espagne, en France ainsi que dans d’autres pays lusophones (Angola et Mozambique). Elles réalisent principalement des activités de crédit comptabilisé au coût amorti.

 

[1] Banco BPI, Caixa Geral de Depósitos, Santander Totta SGPS (sans activités significatives à l’étranger mais sa position de 3ème plus grand groupe bancaire portugais justifie sa place dans l’échantillon), Millennium BCP et Novo Banco

 

ZONE EURO : CROISSANCE DE L’EMPLOI ET DE LA CONSOMMATION Publié le 4 sept. 2019 par Louis BOISSET
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La consommation privée est la principale composante du PIB de la zone euro : 54% en 2018. Elle est moins sensible aux chocs que le PIB, ce qui apparaît particulièrement important lorsque l’activité ralentit. Principal déterminant macroéconomique de la consommation des ménages, le revenu disponible réel dépend quant à lui de la dynamique de l’emploi (et des salaires bien entendu). Cette dernière se tasse depuis le pic de croissance en zone euro au second semestre 2017. La composante « emploi » de l’indice PMI composite étant sensiblement corrélée avec la croissance de l’emploi, celle-ci devrait fléchir et ainsi peser sur la consommation des ménages.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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