Graphiques de la semaine
AFRIQUE DU SUD : LES PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RESTENT MOROSES Publié le 20 nov. 2019 par Christine PELTIER
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La croissance économique n’a pas dépassé 1% par an en moyenne depuis 2015, et s’est encore affaiblie au S1 2019. Les exportations souffrent du ralentissement de la demande mondiale et les contraintes structurelles internes pèsent sur l’investissement, en chute constante depuis début 2018. D’importantes coupures d’électricité ont affecté l’activité en 2019 : conséquences des difficultés de l’entreprise publique Eskom, elles illustrent l’énorme déficit d’infrastructures du pays. Seules des avancées dans le processus de réformes structurelles permettront de redresser l’investissement à moyen terme.

En attendant, la croissance du PIB réel devrait rester faible (attendue à 0,4% en 2019 et 0,8% en 2020) et la marge de manœuvre des autorités pour stimuler la demande est très réduite. D’une part, le soutien financier apporté à Eskom ces derniers mois a aggravé la hausse des déficits budgétaires (5,3% du PIB en juin 2019 sur 12 mois glissants) et de la dette publique. D’autre part, la banque centrale a légèrement abaissé son taux directeur (repo) cette année, mais le dérapage budgétaire et la dépendance du pays vis-à-vis des financements non-résidents devraient freiner l’assouplissement monétaire à court terme.

FORTE HAUSSE DE LA PROPORTION DES SNF DANS LES DÉPÔTS À VUE Publié le 13 nov. 2019 par Laure Baquero
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En septembre 2019, l’encours des dépôts à vue collectés par les établissements de crédit demeurait particulièrement dynamique (+11,9% en glissement annuel) et atteignait plus de EUR 1 106 Mds. Cette évolution concerne l’ensemble des clientèles et surtout les sociétés non financières (SNF). Premières contributrices à la croissance des dépôts à vue totaux chaque année depuis 2011, leur proportion au sein de ces derniers a nettement progressé.

Plusieurs explications à cela. Le contexte de taux d’intérêt bas, voire négatifs, rend les autres supports de placement peu attractifs et annule le coût d’opportunité lié à la détention de dépôts non rémunérés. Il contribue dans le même temps à l’élargissement des flux de crédits bancaires des SNF, qui sont relativement bien corrélés aux flux de leurs dépôts à vue depuis le début de la décennie. A contrario, les dépôts à vue des ménages, s’ils demeurent dynamiques, font l’objet d’arbitrages en faveur des produits à taux administrés (Livret A, LDD, PEL) qui procurent des rémunérations sensiblement supérieures aux taux de marché. En moyenne depuis le début de l’année 2019, le poids des SNF dans les dépôts à vue s’établit autour de 42% en France, contre 22% en Allemagne, 23% en Espagne et 24% en Italie; la progression des dépôts à vue totaux étant essentiellement tirée par les ménages & ISBLM[1] dans ces trois pays. La France est donc le seul pays de la zone euro dans lequel la proportion des SNF au sein des dépôts à vue totaux progresse autant. Ce phénomène peut être relié aux stratégies d’une partie des grandes ETI et sociétés cotées françaises consistant à profiter des taux exceptionnellement bas pour s’endetter et accumuler des disponibilités dont l’utilisation sera échelonnée dans le temps[2]. Enfin, les excédents bruts d’exploitation des SNF françaises augmentent depuis 2014, ce qui alimente également leurs dépôts à vue.

 

[1] Instituts sans but lucratif au service des ménages.

[2] Insee (Déc. 2017), Faut-il s’inquiéter de la hausse de l’endettement des entreprises en France ?

 

 

Les revenus des personnes âgées sont principalement constitués des retraites publiques et professionnelles et des revenus de l'épargne et du travail. Dans les pays où les régimes de retraite sont comparativement plus généreux, le taux d'activité des seniors est relativement faible. En France, seulement 3% des personnes âgées de plus de 65 ans travaillent, contre près de 20% aux États-Unis et 25% au Japon. Par ailleurs, le taux de pauvreté des seniors en France, le pourcentage de personnes âgées de 66 ans et plus dont le revenu est inférieur à 50% du revenu médian des ménages, figure parmi les plus bas de la zone de l'OCDE.

Le graphique montre qu’en général, concernant les seniors, la relation entre le pourcentage des revenus du travail et le taux de risque de pauvreté est positive. Ainsi, les seniors repousseraient leur départ à la retraite quand leurs revenus sont insuffisants, à l'exception notable des pays scandinaves. Ces derniers montrent qu'il est possible de combiner une participation relativement élevée des seniors au marché de l’emploi et un faible risque de pauvreté.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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