Graphiques de la semaine
EROSION DES MARGES EN ZONE EURO : JUSQU’OÙ PEUT-ON ALLER Publié le 17 juil. 2019 par Louis BOISSET
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Depuis le 3e trimestre 2017, année dynamique en termes de croissance économique, le taux de marge* des entreprises non financières en zone euro ne cesse de décroître. Il atteint au 1er trimestre 2019 un plus bas depuis début 2014, à moins de 40% de la valeur ajoutée. Cette dynamique fait écho à l’augmentation des coûts salariaux unitaires, sous l’effet à la fois de l’accélération des salaires et du ralentissement de la productivité du travail.

S’inscrivant plus globalement dans un contexte de ralentissement de l’activité en zone euro depuis plusieurs trimestres et de niveau élevé des incertitudes, cette détérioration reflète la difficulté des entreprises à transmettre la hausse de leurs coûts aux prix. L’inflation sous-jacente reste particulièrement inerte. Si elle se poursuivait, la diminution des marges pourrait peser sur la dynamique de l’investissement.

* Mesuré ici comme le ratio : (excédent brut d’exploitation + revenu mixte) / valeur ajoutée, données CVS-CJO

KENYA : REPRISE ÉCONOMIQUE SUR FOND D’ENDETTEMENT SOUTENU Publié le 10 juil. 2019 par Sara CONFALONIERI
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L’apaisement politique et les nombreuses réformes visant à améliorer le climat des affaires ont permis un redressement de la situation macroéconomique depuis 2018. En revanche, la situation budgétaire du pays reste fragile : d’une part, les déficits budgétaires se sont élevés à 8% du PIB en moyenne sur les cinq dernières années, et, de l’autre, les intérêts de la dette ont atteint 21% des revenus estimés en 2018 contre 13% en 2014.

Par ailleurs, le recours croissant à des emprunts extérieurs non concessionnels accroît la vulnérabilité de l’économie kényane : en mai dernier, le Kenya a émis un 3e Eurobond pour 2,1 milliards de dollars, en deux tranches d’une maturité de 7 et 12 ans. La capacité de remboursement du pays s’est affaiblie et le gouvernement a repris les négociations avec le FMI pour obtenir un nouvel accord de prêt en 2019 après l’expiration, en septembre 2018, du précédent. L’issue dépendra des efforts réalisés pour redresser les comptes publics et lever le plafonnement des taux dans le système bancaire.

 

Depuis octobre 2017, la Réserve fédérale (Fed) ne réinvestit plus intégralement les tombées de dette sur son portefeuille de titres. En d’autres termes, elle procède à des ventes nettes de titres (tapering). Au 26 juin dernier,  sa détention de titres du Trésor américain avait fondu de USD 355 mds, celle de titres de dette et de MBS* d’Agences de USD 249 mds.

Le dégonflement du bilan de la Fed a des effets notables sur les taux monétaires, en raison des tensions qu’il crée sur la liquidité banque centrale. Or, ces tensions se sont renforcées depuis l’automne dernier, la baisse des rendements ayant réduit l’appétence des investisseurs pour les titres du Trésor. Il en a résulté un net élargissement de la position nette des primary dealers** en Treasuries : d’octobre 2018 à juin 2019, leur inventaire a augmenté de USD 140 mds. Pour financer ces « achats nets », les primary dealers ont accru leurs emprunts sur le marché des mises en pension, exerçant une pression à la hausse sur les taux repo.

* Titres adossés à des prêts hypothécaires émis par les agences de garantie hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac

**Les primary dealers ont notamment pour mission de participer aux adjudications, de placer les valeurs et d’assurer la liquidité du marché secondaire des bons du Trésor

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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