Graphiques de la semaine

Information économique : un économiste commente un graphique

LES PMI CONFIRMENT LE PLONGEON DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE MONDIALE Publié le 25 mars 2020 par Guillaume DERRIEN
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Les indices PMI publiés cette semaine offrent un premier aperçu de l’ampleur du choc économique lié au Covid-19. Les indices composites pour le Japon (35,8), l’Allemagne (37,2), la France (30,2), le Royaume Uni (37,1) et les États-Unis (40,5) plongent en mars. Le PMI composite pour la zone  euro est le plus bas jamais enregistré (31,4). La détérioration est particulièrement marquée pour les sous-indices liés à l’emploi et aux commandes de biens et services.

Les chiffres pour le mois d’avril, tout en restant à des niveaux historiquement bas, pourraient diverger de plus en plus entre les régions. En Asie de l’Est, la demande intérieure devrait commencer à se redresser avec un début de reprise de l’activité en Chine. À l’inverse, la propagation de l’épidémie s’accélère aux États-Unis, en Inde et en Afrique, et les mesures de confinement restent en place dans de nombreux pays européens.

CHINE : CONTRACTION ÉCONOMIQUE ATTENDUE AU T1 2020 Publié le 18 mars 2020 par Christine PELTIER
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Les derniers indices PMI l’avaient annoncé : la production industrielle chinoise a fortement baissé en janvier-février, chutant de 13,5% par rapport à la même période l’an dernier. A cette baisse s’est ajoutée une contraction très sévère des exportations (-18% en glissement annuel), de l’investissement (-24,5%) et des volumes de ventes au détail (-23,7%). Un tel effondrement de l’activité est inédit en Chine, qui devrait afficher une contraction de son PIB réel au T1 2020.

L’activité reprend progressivement depuis quelques jours, et un rebond de la croissance est attendu au T2 2020, en partie soutenu par les mesures de relance des autorités. L’ampleur du redressement risque néanmoins d’être sévèrement limitée par les répercussions de la crise sanitaire et économique qui s’étend en Europe et dans le reste du monde.

La Réserve fédérale américaine (Fed) n’aura finalement pas attendu la prochaine échéance du paiement de l’impôt sur les sociétés (avril) pour intervenir sur le marché monétaire. Soucieuse de prévenir les tensions que l’épidémie de coronavirus serait susceptible de provoquer, elle a accru, lundi 9 mars, l’ampleur de ses opérations de prise en pension de titres (repo). De fait, la demande de cash des primary dealers avait, en fin de semaine dernière, très largement excédé l’offre de la Fed.

Bien qu’elle ait injecté près de USD 480 mds supplémentaires de monnaie centrale depuis mi-septembre, la position en liquidité (immédiatement disponible) des grandes banques américaines ne s’est pas améliorée. D’une part, les réserves des banques auprès de la Fed ne se sont élargies que de USD 280 mds en raison du gonflement des avoirs du Trésor. D’autre part, les grandes banques ont absorbé une large part du collatéral émis par le biais d’achats fermes ou, indirectement, du fait de la rétention forcée des titres par leurs primary dealers.

 

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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