Graphiques de la semaine
RETRAITES : TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS POUR UNE PENSION EN BAISSE Publié le 12 févr. 2020 par Raymond VAN DER PUTTEN
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Le vieillissement de la population pose des défis majeurs aux systèmes de retraite par répartition des pays de l’OCDE. Pour assurer leur durabilité, des réformes s’imposent, qui s’orientent dans deux directions différentes : la baisse des pensions ou le recul de l’âge de départ à la retraite. D’après les réglementations actuellement en vigueur dans la plupart des pays, les pensions versées aux générations futures seront moins généreuses. En Pologne, le taux de remplacement – pourcentage du dernier revenu d’activité que conserve un salarié lorsqu’il part à la retraite – pourrait être plus que divisé par deux par rapport à ceux qui prennent leur retraite aujourd’hui.

L’autre possibilité est le recul de l’âge légal de départ à la retraite. Les pays qui ont lié l’âge de la retraite à l’espérance de vie seront en mesure de maintenir les pensions à un niveau relativement élevé. En cas d’application de cette mesure, l’âge légal de départ à la retraite atteindrait 71 ans en Italie et aux Pays-Bas, voire 74 ans au Danemark.

En conclusion, dans la plupart des pays, la génération qui entre actuellement sur le marché du travail ne peut espérer recevoir le niveau de pensions versées à ceux qui prennent aujourd’hui leur retraite. S’ils veulent avoir un niveau de vie plus élevé dans leurs vieux jours, ils devront augmenter leur effort d’épargne pendant les années d’activité.

MEXIQUE : LA CROISSANCE RESTERA FAIBLE EN 2020 Publié le 5 févr. 2020 par Hélène DROUOT
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D’après les premières estimations, l’activité mexicaine a reculé pour le troisième trimestre consécutif au T4, de 0,3% en g.a. L’industrie manufacturière a été la plus touchée, enregistrant un recul de près de 2%. Sur l’ensemble de l’année 2019, le PIB réel a reculé de 0,1%, après avoir progressé de 2% en 2018.

La croissance devrait légèrement rebondir en 2020 (+0,6%), mais restera nettement inférieure à son potentiel (estimé à 2,5% par le FMI). En effet, un an après son arrivée au pouvoir, la politique économique d’Andres Manuel Lopez Obrador reste difficile à lire et pèse sur l’investissement. L’avenir du secteur énergétique soulève également de nombreux doutes, renforçant la méfiance des investisseurs, domestiques et étrangers. Dans le même temps, le risque de dérapage des finances publiques augmente : dans un contexte de faible croissance, maintenir la politique d’austérité souhaitée par le gouvernement s’avèrera de plus en plus difficile.

En période de baisse des taux, la marge d’intérêt sur les opérations avec la clientèle s’élargit car le rendement des actifs bancaires présente une plus grande inertie à la baisse que le coût  des ressources. Les banques portugaises détiennent toutefois une forte proportion de prêts à taux variable qui tend à accélérer l’ajustement à la baisse du rendement du portefeuille de prêts.

Dans un contexte de taux durablement bas et de coût des ressources clientèle désormais proche de zéro, la pérennité de la marge d’intérêt dépendra essentiellement de la capacité des banques portugaises à maintenir les taux pratiqués actuellement sur les nouveaux prêts [1]. Une poursuite de la baisse des taux sur la production nouvelle conduirait la marge sur les nouvelles opérations bien en deçà de la marge sur encours et mettrait un terme à l’élargissement de cette dernière, observé depuis 2013.
 

[1] Au Portugal, la circulaire 33/2009/DBS interdit aux banques d’appliquer des taux négatifs aux dépôts des sociétés non financières et des ménages.

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