Graphiques de la semaine

La part des prêts immobiliers aux particuliers, dont la valeur à l’origination représente plus de 90% de la valeur du bien acquis, a continué de progresser au 1er trimestre 2019. Cette catégorie de crédits représentait alors 4,5% de l’encours des prêts à l’habitat, contre 4,4% au trimestre précédent et 3,3% un an auparavant.
L’augmentation de leur poids au 1er trimestre 2019 prolonge la tendance observée depuis le point bas de 2009. Elle va, en outre, de pair avec l’augmentation de la proportion des prêts immobiliers dont la valeur représente entre 75% et 90% de la valeur du logement. L’augmentation de la part des emprunts avec un ratio prêt/revenu élevé illustre également la contrainte financière croissante des ménages. L’érosion des marges des établissements de crédits, soucieux de préserver les volumes et leurs parts de marché, y a marginalement contribué en maintenant, malgré les deux relèvements du taux de base de la Banque d’Angleterre (BoE) intervenus depuis octobre 2017, le montant empruntable à un niveau élevé, à mensualités constantes.

EROSION DES MARGES EN ZONE EURO : JUSQU’OÙ PEUT-ON ALLER Publié le 17 juil. 2019 par Louis BOISSET
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Depuis le 3e trimestre 2017, année dynamique en termes de croissance économique, le taux de marge* des entreprises non financières en zone euro ne cesse de décroître. Il atteint au 1er trimestre 2019 un plus bas depuis début 2014, à moins de 40% de la valeur ajoutée. Cette dynamique fait écho à l’augmentation des coûts salariaux unitaires, sous l’effet à la fois de l’accélération des salaires et du ralentissement de la productivité du travail.

S’inscrivant plus globalement dans un contexte de ralentissement de l’activité en zone euro depuis plusieurs trimestres et de niveau élevé des incertitudes, cette détérioration reflète la difficulté des entreprises à transmettre la hausse de leurs coûts aux prix. L’inflation sous-jacente reste particulièrement inerte. Si elle se poursuivait, la diminution des marges pourrait peser sur la dynamique de l’investissement.

* Mesuré ici comme le ratio : (excédent brut d’exploitation + revenu mixte) / valeur ajoutée, données CVS-CJO

KENYA : REPRISE ÉCONOMIQUE SUR FOND D’ENDETTEMENT SOUTENU Publié le 10 juil. 2019 par Sara CONFALONIERI
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L’apaisement politique et les nombreuses réformes visant à améliorer le climat des affaires ont permis un redressement de la situation macroéconomique depuis 2018. En revanche, la situation budgétaire du pays reste fragile : d’une part, les déficits budgétaires se sont élevés à 8% du PIB en moyenne sur les cinq dernières années, et, de l’autre, les intérêts de la dette ont atteint 21% des revenus estimés en 2018 contre 13% en 2014.

Par ailleurs, le recours croissant à des emprunts extérieurs non concessionnels accroît la vulnérabilité de l’économie kényane : en mai dernier, le Kenya a émis un 3e Eurobond pour 2,1 milliards de dollars, en deux tranches d’une maturité de 7 et 12 ans. La capacité de remboursement du pays s’est affaiblie et le gouvernement a repris les négociations avec le FMI pour obtenir un nouvel accord de prêt en 2019 après l’expiration, en septembre 2018, du précédent. L’issue dépendra des efforts réalisés pour redresser les comptes publics et lever le plafonnement des taux dans le système bancaire.

 

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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