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France : un vent d’optimisme souffle sur la conjoncture

18/06/2021

Au regard des indicateurs conjoncturels disponibles à la mi-année, l’économie française est en train de rebondir vigoureusement au sortir du troisième confinement. Il y a bien quelques chiffres négatifs au tableau. Mais il s’agit des données d’activité du mois d’avril, qui portent, pour la plupart, la trace du confinement.

Hélène BAUDCHON

TRANSCRIPT // France : un vent d’optimisme souffle sur la conjoncture : juin 2021

Au regard des indicateurs conjoncturels disponibles à la mi-année, l’économie française est en train de rebondir vigoureusement au sortir du troisième confinement. Il y a bien quelques chiffres négatifs au tableau. Mais il s’agit des données d’activité du mois d’avril, qui portent, pour la plupart, la trace du confinement.

Il y a aussi la révision en baisse de la variation du PIB au premier trimestre (de +0,4% en rythme trimestriel selon l’estimation initiale à -0,1% selon les résultats détaillés). Mais elle est contrebalancée par la révision en hausse des créations d’emploi salarié privé (de +0,3 à +0,5%). L’emploi continue donc de surprendre favorablement et c’est une excellente nouvelle.

En outre, les perspectives pour le deuxième trimestre sont allées en s’améliorant. En avril déjà, malgré le confinement, les enquêtes sur le climat des affaires avaient réservé une bonne surprise (en se redressant pour le PMI composite de Markit, en s’infléchissant à peine pour l’indice composite de l’INSEE, à la faveur notamment de la bonne tenue de l’industrie).

En mai, c’est l’ampleur de leur amélioration qui est impressionnante, notamment du côté des services. Elle est portée par l’anticipation d’un mieux, alors que les mesures de confinement n’ont été encore que partiellement levées. L’indice de l’INSEE comme le PMI dépassent ainsi nettement leur niveau d’avant-crise et tutoient même les niveaux élevés de début 2018, qui correspondent au pic cyclique alors atteint par ces enquêtes.

Du côté des ménages, le regain de confiance est moins impressionnant mais la nette diminution, depuis le début de l’année, de leurs inquiétudes vis-à-vis de l’évolution du chômage est un point positif à souligner. Et l’enquête de la Banque de France sur le commerce de détail ainsi que les données en temps réel signalent un fort rebond de leurs dépenses en mai.

Ces différents signaux d’amélioration se traduisent par une réduction de la perte de PIB, par rapport à son niveau d’avant-crise, que la Banque centrale estime à 6% en avril, 4% en mai et 3% en juin. La croissance du PIB au deuxième trimestre atteindrait alors environ 0,5 % t/t avant de rebondir plus fortement au second semestre et d’avoisiner 6% en moyenne annuelle. Une prévision rehaussée d’un quart de point par rapport à celle de mars et qui s’inscrit un bon point de pourcentage au-dessus de la moyenne de la zone euro.

Le revers de la médaille est, qu’avec la vigueur du redémarrage de la demande dans le monde, l’offre, qui est moins réactive, est mise sous tension. Les contraintes d’approvisionnement, la hausse des prix des intrants, les difficultés de recrutement qui en découlent sont autant de points de friction à surveiller qui pourraient freiner la reprise française. Mais pour l’heure, les points positifs l’emportent, nettement, et invitent à l’optimisme. Merci de votre attention et à la semaine prochaine pour un nouveau numéro d’EcoTV week.

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06/07/2021

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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