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Zone euro : le printemps est là

02/04/2021

Les premiers signes de la reprise sont de plus en plus visibles dans la zone euro. Il est important de souligner que l’amélioration de la confiance gagne les différents secteurs d’activité ainsi que celui des ménages. Ces évolutions tiennent à plusieurs facteurs.

William DE VIJLDER

TRANSCRIPT // Zone euro : le printemps est là : avril 2021

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Les conclusions de la revue stratégique de la BCE montrent que le Conseil des gouverneurs a écouté attentivement les propos de son auditoire. Son objectif d’inflation est désormais vraiment symétrique, levant ainsi toute ambiguïté sur la perception que son précédent objectif était asymétrique. Trois autres changements se font l’écho des points abondamment commentés lors des manifestations de sensibilisation organisées par l’Eurosystème. Le coût des logements occupés par leur propriétaire sera pris en compte dans l’évaluation du contexte d’inflation. La communication sera orientée vers un public plus large et une décision a été prise de s’engager dans un plan d’action ambitieux en matière de climat. Retour désormais à la lourde tâche d’essayer de faire grimper l’inflation à 2%.
Reprise plus forte, inflation plus haute et BCE accommodante 06/07/2021
L’économie de la zone euro reprend de belles couleurs. Sur le plan macroéconomique, le rattrapage des pertes accumulées depuis le printemps 2020 est plus rapide que ce qui était anticipé il y a seulement quelques mois. En l’absence d’une nouvelle vague épidémique due à la prolifération des variants du virus, la zone euro pourrait retrouver son niveau d’activité d’avant-crise dès la fin de cette année. L’accélération des campagnes de vaccination et la levée progressive des restrictions sanitaires réduisent les incertitudes et redonnent confiance aux agents économiques. Les consommateurs, qui se sont adaptés aux mesures sanitaires, jouent un rôle prépondérant. Face à ces dynamiques favorables, les politiques publiques restent prudentes. Du côté monétaire, la Banque centrale européenne a affiché récemment un optimisme certain s’agissant de la capacité de rebond de la zone euro, mais elle se refuse pour l’heure à amorcer un resserrement de sa politique. Du côté budgétaire, la première émission d’obligations communes, en vue de financer le plan de relance Next Generation EU, a été saluée.
Chômage, confiance des consommateurs et dépenses des ménages 05/07/2021
Le marché du travail devrait jouer un rôle crucial dans la reprise par son impact sur les revenus et les dépenses des ménages. À cet égard, plusieurs éléments incitent à l’optimisme. Les dernières enquêtes auprès des chefs d’entreprises indiquent une nouvelle hausse des intentions de recrutement tandis que les anticipations de chômage des ménages ont reculé en deçà de leur niveau prépandémie. Les intentions d’achats importants des ménages au cours des douze prochains mois ont déjà augmenté, une tendance qui devrait se poursuivre à la faveur de l’amélioration de la situation financière et de la diminution de l’incertitude sur le revenu.
Quand viendra le pic conjoncturel ? 28/06/2021
En zone euro, le pic économique conjoncturel n’est toujours pas atteint. Au cours des trois derniers mois, la situation a poursuivi son amélioration, généralisée à l’ensemble des pans de l’économie. L’indice des directeurs d’achats (PMI – Purchasing Managers Index) dans le secteur manufacturier, après une franche amélioration depuis avril 2020, s’est stabilisé en juin à un niveau très élevé (63,1). Toujours bien orienté, cet indicateur a toutefois été freiné par le tassement de sa composante « nouvelles commandes à l’export » qui diminue à 60,9 en juin. Ce niveau reste malgré tout élevé par rapport à sa moyenne sur longue période. La composante « emploi » du PMI manufacturier affiche également une relative stabilisation à un niveau élevé (57,8 en juin).
Zone euro : une remontée de l’inflation centrée sur les prix de l’énergie 23/06/2021
Malgré une remontée importante en mai (+1,98%), l’inflation en zone euro reste tirée par deux composantes de l’indice des prix à la consommation (IPC) en lien avec le coût de l’énergie. Ainsi, avec une contribution de 0,87 point de pourcentage (p.p.), soit près de la moitié de l’inflation totale, l’IPC pour les « dépenses d’utilisation des véhicules » est de loin le plus important contributeur, et reflète la remontée du prix des carburants automobiles. Il est suivi de la catégorie « électricité, gaz et autres combustibles » qui ajoute 0,43 p.p. à l’IPC total de la zone euro. Ces chiffres n’indiquent pas, pour le moment, de réelles pressions sous-jacentes sur les prix à la consommation en zone euro, d’autant que les IPC de certains services, tels que l’hébergement, les transports (à différencier de l’achat et de la maintenance de véhicules) ou la communication, étaient en déflation en mai. Davantage de pressions inflationnistes dans les services n’est pas à exclure au second semestre 2021, avec une accélération probable de l’activité économique dans ce secteur. La dynamique actuelle des prix en zone euro conforte néanmoins, pour l’heure, la BCE dans son choix de patienter avant de procéder à d’éventuels ajustements de politique monétaire.
Pic de croissance => pic de rendement obligataire ? 10/06/2021
Historiquement, une corrélation très étroite a été observée entre les pics cycliques du climat économique allemand – qui depuis le début de l’euro coïncide plus ou moins avec le pic du climat économique de la zone euro – et le rendement du Bund à 10 ans. Ce dernier tend à diminuer, une fois le pic passé. Bien que d’autres facteurs jouent également un rôle dans la dynamique des taux d’intérêt à long terme, il est important de garder à l’esprit l’expérience historique quand il s’agit d’évaluer les perspectives de rendement des obligations.
La BCE sous pression 07/06/2021
À en juger par les statistiques récentes, le PEPP, acronyme du Pandemic Emergency Purchase Programme (programme d’achats d’urgence face à la pandémie), introduit l’année dernière par la BCE, pourrait tout aussi bien se lire « pressions exceptionnelles sur les prix liées à la pandémie ». La prochaine réunion du conseil des gouverneurs et les projections de la banque centrale sont très attendues. La prolongation du PEPP au-delà de mars 2022 dépendra des chiffres de l’inflation. La BCE préfèrera probablement disposer de davantage de données et reporter sa décision après l’été.
Zone euro : les finances publiques éprouvées par la crise 03/06/2021
Dans les États de la zone euro, les ressources publiques ont été massivement mobilisées pour répondre à l’urgence sanitaire, afin de soutenir les ménages et les entreprises confrontés à la perte d’activité. Le ratio de dette publique a ainsi fortement augmenté en 2020, pour s’établir à 98% du PIB. Alors que le besoin de soutenir l’activité économique reste fort en ce début d’année, l’endettement de la zone euro devrait franchir le seuil de 100% du PIB en 2021. La BCE prévoit de poursuivre ses achats d’actifs dans le cadre du PEPP au moins jusqu’en mars 2022, alors que l’Eurosystème détient actuellement presque 30 points de PIB de titres de dettes publiques de la zone euro. Les premiers versements du plan Next Generation EU pourraient intervenir dès le second semestre 2021. La Commission européenne estime, à ce stade, que 40% des subventions offertes par la facilité pour la reprise et la résilience pourraient être dépensées d’ici fin 2022, pour un montant de près de 1% du PIB de l’UE.
Zone euro : est-on trop pessimiste concernant l’impact économique de la pandémie ? 28/05/2021
Le creux conjoncturel en zone euro semble être derrière nous, dans un contexte d’accélération notable des campagnes vaccinales dans les États membres. Au niveau macroéconomique, la dynamique de rattrapage apparaît plus marquée que ce qu’anticipaient la plupart des analystes. Pour autant, l’amélioration économique générale masque des disparités sectorielles fortes. Les effets de la crise de la Covid-19 sont plus forts et plus durables pour certains secteurs, comme l’hébergement et la restauration. Dans les prochains mois, le risque d’une hausse des défaillances d’entreprises existe, en particulier dans les secteurs les plus affectés.
Zone euro : une possibilité de surprise positive sur le marché du travail 28/05/2021
La pandémie a provoqué une hausse du chômage, mais grâce aux mesures prises par les gouvernements, elle est restée relativement limitée. Les prévisions tablent sur une hausse du chômage cette année mais il y a des signes encourageants venant des données d’enquête. Elles montrent que de plus en plus d’entreprises envisagent de créer des emplois.

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