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La forte correction de la Bourse américaine depuis fin septembre reflète l’inquiétude des investisseurs face aux perspectives  
de croissance D’après les données au T4, toutefois, la croissance reste soutenue Le tableau est contrasté au regard des  
premiers chiffres publiés en 2019 : fort recul de l’indice ISM, importantes créations d’emplois Le climat des affaires continue de  
souffrir de l’incertitude concernant les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis  
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019 vient à peine de commencer  nous sommes le 4 janvier  et le  
ETATS-UNIS : S&P500 ET ISM MANUFACTURIER  
voyage est déjà harassant. Les marchés actions ont, pour la plupart,  
dévissé et les rendements des Treasuries sont en repli, reflétant un  
mouvement vers les valeurs refuges et une réévaluation de la politique  
de la Réserve fédérale. Les marchés ne tablent plus sur un resserrement  
monétaire cette année, mais ils ne sont pas rassurés pour autant tant les  
craintes de ralentissement l’emportent. Tel est le signal envoyé par  
l’aplatissement de la courbe de taux, le creusement de l’écart de  
rendement entre les obligations d’entreprise et les Treasuries et le  
S&P500 qui, depuis le pic du 20 septembre, a perdu 16 %.  
D’après les données historiques, les récessions sont précédées d’une  
nette baisse des marchés actions, d’une inversion de la courbe de taux  
et d’un élargissement important du spread des obligations d’entreprise.  
Rien d’étonnant alors que le comportement des marchés ait nourri des  
inquiétudes concernant la croissance. Il y a là, néanmoins, un risque de  
raisonnement circulaire : les craintes relatives à la croissance pèsent sur  
les marchés qui, à leur tour, amènent investisseurs et entreprises à  
s’interroger sur les perspectives de croissance. Mieux vaut donc s’en  
tenir aux données économiques.  
SP500  
█ ISM manufacturier (é.d.)  
3
000  
62  
2
2
2
2
2
2
2
900  
800  
700  
600  
500  
400  
300  
60  
58  
56  
54  
52  
50  
janv.-19  
janv.-18  
mai-18  
sept.-18  
Sources : Thomson Reuters, BNP Paribas  
Les derniers chiffres de l’ISM pour le secteur manufacturier donnent,  
certes, à réfléchir : l’indice a reculé de cinq points en décembre, la plus  
forte baisse mensuelle depuis 2008. Son niveau actuel correspond toutefois toujours à une expansion de l’activité, ce que confirme le modèle  
Nowcast de la Fed d’Atlanta qui table sur une croissance au T4 de 2,6 %, en dépit des données ISM décevantes. Cette estimation est en ligne avec  
celle de la Fed de New York (2,5%). Bien que les chiffres économiques montrent une croissance toujours assez soutenue, le comportement récent  
des marchés nous rappelle que pour les investisseurs se sont les perspectives qui comptent. L’inquiétude concernant la politique de la Fed est  
passée à l’arrière-plan tandis que la réunion la semaine prochaine entre les délégations chinoise et américaine pourrait permettre de progresser dans  
un domaine qui a été une source majeure d’incertitude au deuxième semestre de 2018. Sur cette toile de fond on ne peut que saluer les importantes  
créations d’emplois au mois de décembre : elles suggèrent qu’en l’absence de nouveaux chocs, la phase expansionniste ne touchera pas rapidement  
à sa fin.  
William De Vijlder  
Revue des marchés  
Baromètre et calendrier  
Scénario économique  
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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