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EcoPerspectives // 2 trimestre 2019  
economic-research.bnpparibas.com  
Royaume-Uni  
Parti pour rester ?  
En optant pour une sortie de lUnion européenne (UE) sans même imaginer où aller, le Royaume-Uni s’est mis face à un choix  
impossible. Limpasse du Brexit sest révélée, semaine après semaine, dans lincapacité du Parlement britannique à acter la moindre  
décision, à commencer par celle consistant à ratifier les termes du divorce, pourtant négociés pendant deux ans par la Première  
ministre, Mme Theresa May. Léchéance en vient finalement à être repoussée: dabord fixée au 29 mars, puis au 12 avril, la date limite  
de sortie est désormais celle du 31 octobre 2019, jour d’Halloween. Elle pourrait être anticipée si, d’aventure, le Royaume-Uni  
parvenait à ratifier l’accord de retrait rejeté jusqu’ici. Mais le plus probable est que son maintien dans l’UE se prolonge.  
Trois ans après s’être prononcé par référendum pour une sortie de  
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- Croissance et inflation  
l’Union européenne (UE) et moyennant une procédure de divorce  
de deux ans, le Royaume-Uni a finalement décidé… de ne rien  
décider. Ayant échoué par trois fois à faire ratifier par la Chambre  
des communes l’accord de retrait conclu avec les 27 partenaires  
européens, la Première ministre britannique, Mme Theresa May, n’a  
eu d’autre choix que demander un report du Brexit. Ce que les 27  
lui ont accordé, par deux fois.  
 Croissance du PIB (%)  
 Inflation (%)  
Prévision  
Prévision  
2,7  
2,5  
2,0  
1,9  
1
,8 1,8  
1
,5  
1,4  
1,1  
D’abord repoussée au 12 avril, la date limite de sortie du Royaume-  
Uni de l’UE est désormais fixée au 31 octobre 2019, qui ne marque  
pas seulement la fête d’Halloween mais aussi la fin de mandat  
officielle de la Commission « Juncker ». D’ici là, le champ des  
possibles reste vaste (voir schéma).  
0,7  
16  
17  
18  
19  
20  
16  
17  
18  
19  
20  
Sources : Comptes nationaux, BNP Paribas  
Si le Conseil européen exclut toute réouverture de l’accord de retrait,  
il offre la possibilité à la Chambre des communes de le ratifier à tout  
moment jusqu’au 31 octobre 2019, la sortie devenant effective le  
premier jour du mois suivant. Toutefois, seule une approbation  
avant le 22 mai minuit (pour une sortie le 1 juin) permettrait aux  
Britanniques d’éviter de participer aux élections européennes. Un  
2- Champ (non exhaustif) des possibles  
Accord de retrait  
NON  
er  
2019  
«
non » à tout (à l’accord, aux élections…) ré-ouvrant la possibilité  
Elections européennes  
d’un « no deal » après le 31 mai, il devient plus que probable que le  
Royaume-Uni joue les prolongations dans l’UE. Ce qui implique de  
lui réattribuer 73 sièges au Parlement européen, quitte à les  
supprimer ou les redistribuer après le 31 octobre, selon un schéma  
déjà arrêté (où la France récupérerait, par exemple, 5 sièges).  
Mai  
2
2
OUI  
OUI  
NON  
2019  
Retrait  
Ordonné  
Prolongement  
dans l’UE  
« Hard  
Brexit »  
Mai  
3
1
Cette forme d’intérim constituant, bien sûr, une première, le Conseil  
a voulu se prémunir du blocage des institutions en enjoignant le  
Royaume-Uni à « s'abst[enir] de toute mesure susceptible de mettre  
en péril la réalisation des objectifs de l'Union, en particulier lorsqu'il  
participe aux processus décisionnels […]». De fait, la question du  
Brexit n’a sans doute pas fini d’interférer dans les débats. Si elle  
n’est pas nulle, la probabilité de voir l’accord de retrait finalement  
ratifié par le Parlement britannique reste faible. Il ressort des votes  
indicatifs à la Chambre des communes que le maintien dans l’union  
douanière, permettant une forme de Brexit « adoucie », est la mieux  
à même d’emporter la majorité. Un vote de l’Accord retenant cette  
j+1  
j+1  
Accord de retrait  
NON  
Révocation Art. 50  
2
019  
OUI  
OUI  
NON  
Retrait  
Ordonné  
Maintien  
dans l’UE  
« Hard  
Brexit »  
Oct  
3
1
j+1  
j+1  
Source : Conseil européen  
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option est théoriquement possible , mais il serait nécessairement  
bipartisan. La majorité, déjà fragile, de Mme May aurait beaucoup  
de difficulté à lui survivre.  
donner l’occasion de reposer la question du Brexit. A moins que,  
toujours dans l’impasse, le Royaume-Uni demande une fois de plus  
à différer sa sortie, au-delà du 31 octobre.  
La tenue d’élections européennes et/ou la possibilité que celles-ci  
soient suivies d’élections générales anticipées pourraient aussi  
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Moyennant sans doute quelques ajustements apportés à la déclaration politique.  
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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