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24 décembre 2018  
Union européenne : l’amélioration de la solvabilité des  
banques se poursuit  
Thomas Humblot  
Les plus grandes banques de l’Union européenne  
poursuivent le renforcement de leur solvabilité. Elles ont  
ainsi accru leur capacité à absorber un choc financier de  
grande ampleur et à résister à ses conséquences  
économiques par leurs propres moyens.  
solvabilité des plus grandes banques de l’UE depuis la  
publication des résultats de ses premiers tests de résistance  
en 2010.  
Les banques ont obtenu en 2018 des résultats aux stress  
tests en amélioration par rapport à ceux de 2014 et de 2016,  
en dépit du caractère plus sévère du choc qui leur a été  
appliqué. En effet, les ratios de solvabilité bancaires sont  
significativement plus élevés tant au début du choc financier  
Les ratios de fonds propres CET1 des grandes banques de  
l’UE sont supérieurs à ce qu’ils étaient lors des précédents  
tests de résistance de l’EBA, au début et à l’issue du choc,  
en dépit du caractère plus sévère de ce dernier.  
er e  
au 1 trimestre 2018) qu’à son issue (au 4 trimestre 2020)  
(
au regard de ceux observés lors des exercices précédents.  
Les résultats obtenus par les différentes banques  
présentent des écarts significatifs. Ces derniers mettent en  
exergue des divergences de sensibilité au scénario  
défavorable en lien, notamment, avec la structure de leur  
portefeuille d’activités ou leur exposition internationale.  
A l’instar des tests de résistance de 2016, ceux de 2018 ne se  
soldent pas par une réussite ou un échec des banques (pass-  
fail test) qui serait lié(e) à l’attente d’un seuil prédéfini (hurdle  
rate). Les observateurs sont ainsi libres d’appliquer ceux qui  
leurs semblent les plus pertinents et qui sont influencés, entre  
autres choses, par la taille ou le modèle d’activité de la  
banque considérée.  
Les résultats déterminent, en partie, le montant des  
potentiels fonds propres additionnels que pourraient avoir  
1
à constituer certaines banques dans le cadre du SREP .  
Les résultats des tests de résistance 2018 de l’EBA sont  
intégrés au Processus de surveillance et d’évaluation  
prudentielle (Supervisory Review and Evaluation Process –  
SREP) qui conduit, notamment, à l’estimation du montant des  
exigences additionnelles en fonds propres qui peuvent être  
imposées aux banques. Au demeurant, l’EBA considère que  
la finesse des données publiées (17 200 observations par  
banque) est de nature à renforcer la discipline de marché.  
Les derniers tests de résistance coordonnés par l’Autorité  
bancaire européenne (European Banking Authority EBA)  
ont été l’occasion, pour les plus grands groupes bancaires  
européens, de démontrer leur résistance à un hypothétique  
choc financier et à ses conséquences économiques. Dans  
leur ensemble, les 48 plus grandes banques de l’Union  
européenne et de l’Espace économique européen (ainsi que  
quatre banques grecques) ont, à leur plus haut niveau de  
consolidation, poursuivi l’accroissement de leur capacité à  
absorber un choc financier de grande ampleur. L’EBA  
souligne ainsi l’amélioration « continue et significative » de la  
Une méthodologie similaire à celle des précédents  
exercices  
Les 52 banques soumises aux tests de résistance de l’EBA  
ont appliqué leurs modèles internes au scénario central fourni  
par cette dernière et au scénario défavorable calibré par le  
Comité européen du risque systémique (European Systemic  
Risk Board ESRB).  
1
Le Processus de surveillance et d’évaluation prudentielle (SREP)  
analyse le profil de risque de chaque banque sous la supervision  
directe de la BCE dans le cadre du Mécanisme de surveillance  
unique. C’est notamment à l’issue de ce processus que les exigences  
additionnelles en fonds propres sont déterminées.  
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2
3
Les stress tests couvrent 70% de l’actif total des banques de l’UE  
cadre du Mécanisme de surveillance unique (MSU ) qui ne  
sont pas intégrées au périmètre couvert par l’EBA.  
Les tests de résistance de l’EBA couvrent environ 70% de  
l’actif total du système bancaire de l’ensemble de l’Union  
européenne. Cette proportion demeure stable depuis  
l’exercice de 2016.  
Les résultats obtenus par les banques sont exprimés sous la  
forme d’une proportion de leur ratio d’actions ordinaires et  
4
assimilés de T1 (Common Equity Tier 1  CET1) transitional  
ou fully loaded. Les résultats exprimés en fonds propres  
CET1 fully loaded permettent une meilleure comparabilité  
entre établissements. Ils sont en outre plus contraignants que  
les fonds propres CET1 transitional et donnent sans doute  
une vision plus juste de la capacité d’absorption des pertes  
d’une banque dans les conditions les plus défavorables.  
Enfin, les fonds propres CET1 fully loaded correspondent à la  
mesure la plus généralement suivie par les analystes. Les  
fonds propres CET1 transitional sont, en revanche, plus  
amplement utilisés aux fins de la réglementation prudentielle  
et présentent donc un intérêt plus particulier pour le  
superviseur bancaire, notamment dans le cadre de la  
définition des exigences additionnelles en fonds propres.  
Les 48 grands groupes bancaires retenus dans l’échantillon  
de 2018 (contre 51 en 2016) proviennent de 14 pays de  
2
l’Union européenne , plus la Norvège. S’y ajoutent également  
quatre banques grecques (Alpha Bank EA, Eurobank  
Ergasias SA, NBG National Bank of Greece SA et Piraeus  
Bank SA) dont les résultats ont été publiés par anticipation le  
5
mai 2018 afin d’intervenir avant la fin du troisième  
programme de soutien du Mécanisme européen de stabilité à  
la Grèce, le 20 août 2018.  
Seules les banques dont l’actif total est supérieur  
0 milliards d’euros sont retenues  
à
3
Chaque banque retenue par l’EBA dans le cadre de ses tests  
de résistance en 2016 et en 2018 présente un actif total  
minimum de 30 milliards d’euros. Ce seuil est identique à  
celui utilisé par la Banque centrale européenne (BCE) afin de  
distinguer les entités dites « importantes ».  
L’hypothèse de bilan statique  
L’EBA contraint les banques à poser une hypothèse de bilan  
statique. Cela signifie que les actifs et les passifs bancaires  
qui arrivent à maturité durant la période couverte par le test  
(
du premier trimestre 2018 au quatrième trimestre 2020, en  
Les autorités compétentes nationales (ACN) avaient la  
l’occurrence) doivent ainsi être remplacés par des instruments  
financiers similaires. De même, le portefeuille d’activités  
(
possibilité d’ajouter,  
à leur discrétion, des institutions  
supplémentaires au périmètre des stress tests. Leur actif total  
devait néanmoins dépasser les 100 milliards d’euros et/ou  
elles devaient être proches de la fin d’un plan de  
restructuration obligatoire validé par la Commission  
européenne.  
business mix) de la banque est supposé demeurer identique  
pour toute la durée de l’exercice.  
Les actions menées par les banques sur leurs fonds propres  
ou assimilés (émission d’actions nouvelles ou de contingent  
convertible bonds (CoCos), conversion de titres hybrides,  
La BCE fournit le scénario central tandis que le CERS est en charge  
du défavorable  
er  
etc.) après le 1 janvier 2018 ne sont pas prises en compte.  
Seuls les changements réglementaires juridiquement  
contraignants sont intégrés aux tests de résistance. Les  
anticipations en la matière ne sont pas considérées,  
indépendamment de leur probabilité d’occurrence. Enfin, les  
banques ne sont pas autorisées à changer de modèle interne  
durant la période du test. Les taux de change sont figés au 31  
décembre 2017.  
La capacité des banques à absorber un choc financier de  
grande ampleur est éprouvée au moyen d’un scénario  
défavorable dont les résultats sont exprimés en écart à un  
scénario central fourni par la BCE.  
Le scénario défavorable est hypothétique. Il n’a pas pour  
objet de couvrir l’ensemble des risques auxquels les banques  
pourraient être individuellement confrontées (ceux-ci sont  
traités dans le cadre du SREP). Le scénario défavorable des  
tests de résistance 2018 de l’EBA couvre les risques de  
crédit, de marché et opérationnels mais porte essentiellement  
sur les deux premiers. Les effets du choc sur les revenus  
d’intérêts des banques, leur compte de résultat et leurs fonds  
propres sont également considérés. Le scénario défavorable  
est finalement validé par le CERS mais il est établi en  
coopération avec la BCE, les ACN, l’EBA et les autorités  
nationales.  
Cette hypothèse de bilan statique facilite l’estimation des  
effets du scénario défavorable ainsi que les comparaisons  
entre banques. Elle donne, en revanche, une vision amplifiée  
de ce que seraient les effets du choc sur les banques en ne  
les autorisant pas à adapter leur bilan aux circonstances, ce  
qui apparaît peu probable et de nature à surestimer l’effet du  
choc.  
Des menaces tangibles aux hypothèses du modèle  
Afin de calibrer les paramètres du scénario défavorable, le  
CERS a identifié 4 principales menaces systémiques pour la  
stabilité du secteur financier de l’UE (une augmentation  
soudaine et sensible de la prime de risque sur les marchés  
financiers, un autoentretien de la faible croissance et de la  
rentabilité des banques, des incertitudes sur la soutenabilité  
de la dette publique et privée et un risque de liquidité dans le  
compartiment non bancaire du secteur financier).  
Les banques doivent ensuite appliquer leurs propres modèles  
internes aux paramètres communs. A ce stade, l’EBA assure  
simplement un rôle de coordination entre les différents  
acteurs. Les tests de résistance de l’EBA suivent ainsi une  
approche ascendante (bottom-up) à la différence de ceux de  
la BCE qui suivent une approche descendante (top-down).  
Ces derniers servent en outre à valider les résultats transmis  
par les banques et sont également appliqués aux « entités  
importantes » sous la supervision directe de la BCE dans le  
3
2
Regroupe la BCE et les autorités compétentes nationales (ACN) des  
Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande,  
France, Hongrie, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni,  
Suède.  
pays participants au MSU.  
4
Les filtres prudentiels sont levés à 100%.  
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Canaux de transmission choisis du choc financier des tests de résistance 2018 de l’EBA  
Déviation  
totale/Perte  
cumulée  
Source de risque systémique  
Sous-choc macro-financier  
2018  
2019  
2020  
Augmentation soudaine et sensible de la  
prime de risque  
Prix des actions  
Déviation  
-29.9% -27.2% -21.5%  
Déviation  
Niveau  
70 bp  
7.9%  
230 bp  
9.0%  
330 bp  
9.7%  
330 bp  
Taux de chômage  
Déviation  
Niveau  
-1380 bp -1350 bp -440 bp -27,7%  
-9,6% -9,8% -0,8% -19,1%  
-1440 bp -1070 bp -580 bp -27,1%  
-11,1% -7,5% -2,7% -20,0%  
-350 bp -410 bp -110 bp -830 bp  
Prix de l'immobilier résidentiel  
Déviation  
Niveau  
Autoentretien de la faible croissance et de la  
rentabilité des banques  
Prix de l'immobilier commercial  
Déviation  
Niveau  
PIB  
-1,2%  
-40 bp  
1,3%  
-2,2% -2,7%  
0,7%  
Déviation  
Niveau  
-130 bp -190 bp -3,5%  
IPCH  
0,4%  
0
1,7%  
Déviation  
Niveau  
83 bp  
2,1%  
85 bp  
2,4%  
80 bp  
2,6%  
39 bp  
0,54%  
48 bp  
2,14%  
Rendement obligataire souverain  
à 10 ans  
Déviation  
Niveau  
55 bp  
0,24%  
59 bp  
1,68%  
47 bp  
0,34%  
54 bp  
1,92%  
Incertitudes sur la soutenabilité de la dette  
publique et privée  
EURIBOR  
Déviation  
Niveau  
Rendement obligataire à 10 ans  
Les données retenues concernent l'UE et sont exprimées, en moyenne annuelle, soit en déviation par rapport au scénario central soit en niveau absolu dans le cadre  
du choc défavorable  
Tableau 1  
Sources : EBA, BNP Paribas  
Ces sources de risques sont ensuite traduites en un  
ensemble de sous-chocs financiers et économiques.  
rapport à leur valeur du 31 décembre 2017 (le scénario  
central pose l’hypothèse que la valorisation des actions  
demeurerait inchangée jusqu’au 31 décembre 2020). La  
baisse de valeur des actions américaines se propagerait aux  
actions européennes qui enregistreraient à leur tour une  
diminution de leur valorisation de 30% en 2018. La déviation  
par rapport au scénario central se réduirait néanmoins en  
Le scénario défavorable serait déclenché par une augmentation  
soudaine et sensible de la prime de risque sur les marchés financiers  
situés hors de l’UE  
Le CERS considère l’augmentation soudaine et sensible de la  
prime de risque sur les marchés financiers situés hors de l’UE  
comme le risque le plus significatif pour la stabilité du  
système financier de l’UE. Elle pourrait en effet jouer un rôle  
de déclencheur dautres risques systémiques dont  
découleraient un ensemble de sous-chocs macro-financiers.  
2019 et en 2020 (voir tableau 1). L’origine de la crise étant  
localisée aux Etats-Unis, les actions échangées dans l’UE  
subiraient moins sensiblement les premiers effets du choc.  
L’euro s’apprécierait face, notamment, aux devises des pays  
d’Europe centrale et de l’Est. Des effets défavorables sur le  
commerce entre les deux zones se matérialiseraient  
temporairement. Plus largement, la demande globale pour les  
biens et services se contracterait, notamment ceux en  
provenance de l’UE. Cette baisse de la demande globale  
serait encore renforcée par une résurgence des mesures  
protectionnistes dans certains grands pays industrialisés (une  
nouvelle fois, typiquement aux Etats-Unis). Les matières  
premières seraient également affectées négativement par le  
repli de la demande mondiale.  
er  
L’origine de ce premier choc, survenant au 1 trimestre 2018,  
serait parfaitement exogène au système bancaire de l’UE. Il  
serait lié à une forte révision des anticipations des acteurs de  
marché quant à la politique économique menée hors de l’UE.  
Typiquement, une politique commerciale restrictive aux Etats-  
Unis. L’augmentation de l’incertitude des acteurs de marché  
renchérirait la prime de risque des actifs financiers et réduirait  
leur valorisation. La capitalisation des bourses américaines se  
replierait ainsi de 41% en moyenne annuelle en 2018 par  
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La faiblesse de la croissance et celle de la rentabilité des banques  
s’autoentretiendraient  
retournement conjoncturel. Aussi, le rendement des  
obligations souveraines à 10 ans des Etats-Unis connaîtrait  
une déviation de 235 bp par rapport au scénario central en  
La contraction de l’activité à l’échelle mondiale se traduirait  
par une baisse de la production et donc du besoin en main  
d’œuvre. Le taux de chômage dans l’ensemble de l’UE  
passerait, en moyenne pondérée, de 7,6% en 2017 à 7,9% en  
2018.  
Par effet de contagion, le rendement des obligations  
souveraines 10 ans des pays membres de l’Union  
à
2018, ce qui représenterait une déviation de 70 points de  
européenne subirait une déviation, dans leur ensemble, de 83  
bp par rapport au scénario central en 2018. Sur toute la  
période, le rendement des obligations souveraines des Pays-  
membres progresserait pour atteindre, en moyenne  
pondérée, 2,6% en 2020 (contre 1,2% observé en 2017 et  
base (bp) par rapport au scénario central. Le taux de  
chômage poursuivrait sa progression sur la période pour  
atteindre 9,7% en 2020, soit une déviation maximale de  
330 bp par rapport au scénario central qui, à l’inverse,  
anticipe un repli continu du taux de chômage jusqu’à 6,4% en  
fin de période.  
1,8% estimé en 2020 dans le cadre du scénario central). La  
déviation par rapport au scénario central se réduirait  
modestement en fin de période. L’écartement des taux serait  
encore plus sensible pour les pays dont la soutenabilité de la  
dette est plus incertaine.  
Le prix de l’immobilier résidentiel dans l’ensemble de l’UE  
reculerait de 9,6% en 2018. La déviation par rapport au taux  
de croissance du scénario central (4,1% à la même date)  
serait maximale à cette période et atteindrait 1380 bp. Elle se  
réduirait en 2019 (1350 bp) puis, plus sensiblement, en 2020  
Au demeurant, la hausse des taux et celle des rendements  
obligataires ne pourraient être attribuées à la politique  
monétaire qui est supposée identique dans le scénario central  
et défavorable.  
(440 bp). Sur la période, le prix de l’immobilier résidentiel  
dans l’ensemble de l’UE enregistrerait une baisse cumulée de  
1
5
9,1% avec d’importants écarts puisqu’elle atteindrait presque  
0% en Suède alors qu’elle serait quasi-nulle en Hongrie.  
Dans une perspective plus globale, l’ensemble des taux  
enregistreraient une hausse (rendements obligataires, taux  
des prêts aux particuliers, etc.). Ainsi, le taux interbancaire à  
trois mois, en l’espèce l’EURIBOR, dévirait de 55 bp par  
rapport au scénario central en 2018 pour atteindre 0,24%  
Le prix de l’immobilier commercial connaîtrait une évolution  
similaire à celui de l’immobilier résidentiel : en 2018, il  
chuterait de 11,1%, soit une déviation de 1440 bp en  
comparaison au scénario central (3,2%). La baisse cumulée  
du prix de l’immobilier commercial s’établirait à 20% en 2020  
avec toutefois des écarts relativement moins importants entre  
pays que ceux du prix de l’immobilier résidentiel en dépit  
d’une volatilité supérieure entre les années. Ces évolutions  
s’expliqueraient, notamment, par le fait que l’immobilier  
commercial sert plus largement de support d’investissement  
que l’immobilier résidentiel.  
(
(
contre -0,33% en 2017). Cette déviation se réduirait en 2019  
47 bp) et en 2020 (39 bp) mais le taux poursuivrait sa  
progression pour atteindre 0,54% en fin de période dans le  
scénario défavorable.  
La hausse des taux se répercuterait sur le coût des prêts. Le  
renchérissement des crédits réduirait mécaniquement la  
solvabilité des emprunteurs. In fine, des incertitudes  
émergeraient sur la soutenabilité de la dette privée et  
publique, surtout dans les pays dont le déficit public est déjà  
élevé.  
La réduction de la demande de crédit, immobilier entre autres  
choses, et l’augmentation du taux de défaillance des sociétés  
non financières, en lien avec le retournement conjoncturel,  
exerceraient une influence négative sur la rentabilité des  
banques. Ces dernières seraient donc affectées par une  
baisse de leur activité, une augmentation de leur coût du  
risque mais également par une détérioration de la qualité de  
leurs portefeuilles de titres, si elles en détenaient.  
L’ensemble du secteur financier pourrait être affecté par la  
dégradation de la liquidité du compartiment non bancaire  
Afin de faire face à leurs engagements de liquidité, les  
institutions financières non-bancaires (fonds de pension,  
assurances, brokers, etc.) seraient contraintes de céder une  
part croissante de leurs portefeuilles de titres à mesure que  
l’incertitude progresserait et que la valeur des actifs se  
réduirait. Les prix des actions et des obligations pâtiraient  
ainsi d’une nouvelle baisse, exerçant une pression négative  
sur la valeur des portefeuilles bancaires. De plus, la position  
des banques serait susceptible d’être encore détériorée par le  
retrait des fonds déposés auprès d’elles par les institutions  
financières non-bancaires.  
Finalement, le PIB réel de l’ensemble de l’UE se réduirait en  
moyenne pondérée de 1,2% en 2018, soit une déviation de  
350 bp par rapport au scénario central. Ce dernier projette en  
effet une croissance du PIB réel de 2,2% en 2018, sur la base  
des anticipations des banques centrales nationales. Le  
scénario défavorable prévoit une aggravation de la récession  
en 2019 (-2,2%) mais un retour à la croissance en 2020  
(0,7%). Sur la période, la perte de croissance cumulée dans  
le cadre du scénario défavorable représenterait une récession  
de 2,7%, soit une déviation de 830 bp par rapport au scénario  
central. Ce dernier anticipe néanmoins un tassement de la  
croissance en 2019 et en 2020 à respectivement 1,9% et  
Enfin, le Brexit n’est pas explicitement considéré. Toutefois, le  
scénario central intègre la moyenne de ses conséquences  
possibles sur le commerce entre le Royaume-Uni et l’UE. Par  
ailleurs, plusieurs éléments peuvent être assimilés à des  
effets de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne  
dans le scénario défavorable, selon l’EBA.  
1,8%.  
Des incertitudes sur la soutenabilité de la dette publique et privée  
émergeraient  
La hausse soudaine des rendements obligataires et de la  
prime de risque, subies lors du choc initial par le marché de la  
dette souveraine, seraient, notamment, renforcées par le  
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5
de comparer les résultats dans un référentiel comptable  
unique (IFRS 9 est nécessairement appliqué le 31 décembre  
Des résultats meilleurs que les précédents  
2020).  
Les résultats obtenus en 2018 aux tests de résistance de  
l’EBA sont, dans leur ensemble, meilleurs que ceux obtenus  
en 2016, en dépit d’un choc plus sévère. Les banques  
abordent ainsi le retournement conjoncturel avec des ratios  
de solvabilité supérieurs à ceux qu’elles présentaient lors des  
simulations précédentes. Il en va de même à l’issue du choc  
et de ses conséquences économiques.  
L’écart entre le ratio de fonds propres CET1 fully loaded d’une  
banque dans le scénario défavorable en 2020 (Ratio CET1  
fully loaded scénario défavorable 2020) et son ratio de fonds  
propres CET1 fully loaded pro forma en 2017 (Ratio CET1  
fully loaded pro forma 2017) renseigne sur sa capacité à  
absorber le choc simulé dans les stress tests 2018 de l’EBA.  
La capacité de résistance de la banque au retournement  
conjoncturel est d’autant plus grande que l’écart est faible.  
Cette mesure nous apparaît être la plus pertinente car elle  
facilite les comparaisons entre banques et traduit la capacité  
d’absorption des pertes la plus certaine. Elle sert aux  
comparaisons de base de l’EBA. Cet écart donne, en  
revanche, une mesure imparfaite des efforts supplémentaires  
en fonds propres additionnels qui pourraient être demandés  
aux banques. En effet, le montant des fonds propres  
additionnels est estimé sur la base des fonds propres CET1  
Une question de référentiel  
Les résultats des tests de résistance ne sauraient être  
pleinement interprétés à la simple lecture de l’écart entre le  
niveau des ratios de fonds propres réglementaires au 31  
décembre 2017 et celui au 31 décembre 2020 dans le  
scénario défavorable. En effet, il est nécessaire de tenir  
compte du référentiel comptable (IAS 39 ou IFRS 9) mais,  
surtout, de la définition des fonds propres CET1 considérée  
(
fully loaded ou transitional). Les résultats des banques aux  
tests de résistance sont ainsi présentés sur la base des ratios  
de fonds propres CET1 fully loaded et transitional pour le  
scénario central et le scénario défavorable. Une version pro  
forma de ces ratios est recalculée au 31 décembre 2017 afin  
5
transitional et non fully loaded (écart entre Ratio CET1 fully  
loaded scénario défavorable 2020 et Ratio CET1 transitional  
pro forma 2017).  
Des écarts de résultats aux stress tests significatifs  
Powszechna Kasa Oszczednosci Bank Polski SA  
Banco Santander S.A.  
Bank Polska Kasa Opieki SA  
DNB Bank Group  
Banco Bilbao Vizcaya Argentaria S.A.  
Intesa Sanpaolo S.p.A.  
KBC Group NV  
CaixaBank, S.A.  
OTP Bank Nyrt.  
Swedbank - group  
Nordea Bank - group  
ABN AMRO Group N.V.  
Skandinaviska Enskilda Banken - group  
Raiffeisen Bank International AG  
BNP Paribas  
Belfius Banque SA  
Svenska Handelsbanken - group  
UniCredit S.p.A.  
Coöperatieve Rabobank U.A.  
Société Générale S.A.  
Unione Di Banche Italiane Società Per Azioni  
ING Groep N.V.  
Commerzbank AG  
Group Crédit Mutuel  
Jyske Bank  
Groupe Crédit Agricole  
Groupe BPCE  
Banco de Sabadell S.A.  
Banco BPM S.p.A.  
Erste Group Bank AG  
DZ BANK AG Deutsche Zentral-Genossenschaftsbank  
Bank of Ireland Group plc  
Nykredit Realkredit  
OP Financial Group  
La Banque Postale  
Allied Irish Banks Group plc  
Danske Bank  
HSBC Holdings Plc  
Landesbank Baden-Württemberg  
Deutsche Bank AG  
Norddeutsche Landesbank - Girozentrale -  
Bayerische Landesbank  
Landesbank Hessen-Thüringen Girozentrale AdöR  
The Royal Bank of Scotland Group Plc  
Barclays Plc  
Lloyds Banking Group Plc  
N.V. Bank Nederlandse Gemeenten  
NRW.BANK  
0%  
-1%  
-2%  
-3%  
-4%  
-5%  
-6%  
-7%  
-8%  
-9%  
Delta Ratio CET1 fully loaded scénario défavorable 2020 - Ratio CET1 fully loaded pro forma 2017  
Delta Ratio CET1 transitional scénario défavorable 2020 - Ratio CET1 transitional pro forma 2017  
Delta Ratio CET1 fully loaded scénario défavorable 2020 - Ratio CET1 transitional observé 2017  
Graphique 1  
Sources : EBA, BNP Paribas  
p.13, 2018 EU-wide stress tests - Results, EBA  
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L’écart entre le ratio de fonds propres CET1 fully loaded dans  
le scénario défavorable en 2020 (Ratio CET1 fully loaded  
scénario défavorable 2020) et le ratio de fonds propres CET1  
transitional observé en 2017 (Ratio CET1 transitional observé  
Les résultats en fin de période des scénarios central et  
défavorable connaissent également des différences  
importantes. Le classement des banques dans cette  
perspective demeure néanmoins similaire à celui résultant de  
l’écart entre la situation initiale des banques et celle à l’issue  
du scénario défavorable.  
2017) renseigne sur la capacité d’une banque à absorber le  
choc tout en poursuivant sa transition vers les nouvelles  
exigences réglementaires et comptables. Cet écart confère  
une vision plus globale de l’ensemble des efforts qu’une  
La baisse des ratios de solvabilité réglementaires est principalement  
imputable à l’augmentation des pertes de crédit  
banque aurait  
à accomplir en phase de retournement  
conjoncturel. Il s’agit, d’une certaine manière, du pire scénario  
possible dans l’éventualité où le choc serait d’une ampleur  
telle que la banque éprouverait des difficultés à finaliser la  
transformation de son bilan. Dans cette même perspective,  
comparer le ratio de solvabilité fully loaded à son point le plus  
bas dans le scénario défavorable (qui ne survient pas  
nécessairement en 2020) présente également un intérêt. Les  
banques ne subissent pas toutes les effets du choc  
simultanément.  
La baisse des ratios de solvabilité bancaires entre le 31  
décembre 2017 et le 31 décembre 2020 dans le cadre du  
scénario défavorable est imputable à 19% à une réduction  
des fonds propres CET1 (le numérateur) et à 12% à une  
augmentation du montant de l’exposition aux risques (le  
dénominateur). Ce moindre effet relatif s’explique, entre  
autres choses, par l’hypothèse de bilan statique.  
L’impact du scénario défavorable sur l’ensemble des banques  
de l’échantillon découle principalement des pertes de crédit.  
Elles réduisent le ratio de fonds propres CET1 de 424 bp au  
Enfin, l’écart entre le ratio de fonds propres CET1 fully loaded  
dans le scénario défavorable en 2020 (Ratio CET1 fully  
loaded scénario défavorable 2020) et ce même ratio dans le  
scénario central (Ratio CET1 fully loaded scénario central  
31 décembre 2020 au regard de son niveau initial (cf.  
graphique 2). L’effet est surtout sensible en 2018 à cause de  
l’approche prospective suivie par IFRS 9 qui conduit les  
banques à enregistrer des dotations aux provisions pour  
dépréciation dès les premiers signes du retournement  
conjoncturel. Pour autant, le caractère potentiellement  
procyclique de la nouvelle norme comptable ne peut être  
pleinement appréhendé via ces tests de résistance. En  
particulier, l’hypothèse de bilan statique qui empêche les  
banques d’adapter leur bilan aux évolutions de la conjoncture.  
2020) renseigne sur l’ampleur du choc subit par la banque.  
Plus l’écart est faible, moins la banque est affectée par le  
choc.  
Les ratios de solvabilité débutent et terminent plus haut que lors des  
précédents exercices.  
Dans le cadre prévu par le scénario défavorable, le ratio de  
fonds propres CET1 fully loaded de l’ensemble des banques  
de l’échantillon diminue de 395 bp par rapport à son niveau  
du 31 décembre 2017 pro forma. Il passe ainsi de 14,0%  
Le deuxième élément le plus largement responsable de l’effet  
du choc financier sur le ratio de solvabilité agrégé des  
banques, entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2020  
dans le cadre du scénario défavorable, est le risque de  
marché (-112 bp). Les risques opérationnels conduisent,  
quant à eux, à une diminution du ratio de fonds propres CET1  
(14,51% en CET1 transitional) à 10,05% sur la période. Dans  
le scénario central, la solvabilité de l’ensemble des banques  
de l’échantillon est supposée poursuivre son renforcement  
jusqu’à atteindre un ratio de CET1 fully loaded de 15,3% le 31  
décembre 2020.  
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agrégé de 100 bp .  
Lors des stress tests 2018, l’effet du scénario défavorable sur  
le ratio de fonds propres CET1 fully loaded est supérieur à ce  
qu’il était lors de ceux de 2016 (-340 bp). Cela indique que le  
choc simulé pour l’exercice de 2018 est plus sévère. Ainsi, les  
ratios de solvabilité bancaires étaient néanmoins nettement  
inférieurs au début du choc (12,6% en 2015) et à son issue  
L’augmentation du montant de l’exposition aux risques (risk  
exposure amount) se traduit par une baisse du ratio de CET1  
de 157 bp au 31 décembre 2020 par rapport à son niveau  
initial. Cet effet est presqu’exclusivement dû  
à
une  
augmentation du risque de crédit des portefeuilles pour  
lesquels les exigences en fonds propres réglementaires sont  
calculées au moyen d’une approche par la notation interne.  
(9,2% en 2018) lors de l’exercice précédent. Les banques de  
l’échantillon affichent donc, dans leur ensemble, une  
amélioration de leur solvabilité mais également de leur  
capacité d’absorption des pertes entre 2016 et 2018.  
Les sources des effets subis par les banques prises  
individuellement affichent des écarts importants (cf.  
graphique 3).  
Des écarts relatifs importants  
Les résultats des tests de résistance vont être utilisés pour estimer le  
montant des fonds propres additionnels des banques  
D’une banque à l’autre, les effets du choc financier simulé  
dans les stress tests 2018 de l’EBA sont significativement  
différents (cf. graphique 1). Certaines banques allemandes et  
britanniques apparaissent plus sensibles au choc. Les  
banques espagnoles, françaises et italiennes affichent des  
résultats proches de la moyenne de l’ensemble des banques  
de l’UE. Les banques d’Europe du nord sont les moins  
affectées par le scénario défavorable. Les banques  
irlandaises se distinguent par un recours plus large à la  
période de transition pour l’application des nouvelles  
exigences réglementaires et de la nouvelle norme comptable.  
Cette hiérarchie est comparable à celle qui avait été observée  
à l’occasion des tests de résistance de 2016.  
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Composante du pilier 2 de la CRD IV (les exigences  
minimales de fonds propres prévues par la CRR), le SREP a  
pour objet de « promouvoir un système bancaire plus  
résistant comme prérequis à un financement soutenable et  
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Les effets du choc sur le risque opérationnel ne sont disponibles  
que pour le ratio de fonds propres CET1 agrégé. Une explication  
pourrait tenir au fait que les tests de résistance de 2018 touchent  
essentiellement au risque de crédit et de marché. Pour les banques  
prises individuellement, le coût du risque opérationnel est directement  
déduit du résultat courant avant impôts.  
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Article 99 de la Directive 2013/36/EU du Parlement européen et du  
Conseil du 26 juin 2013  
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sain de l’économie » selon la BCE. Pour ce faire, les autorités  
de surveillance sont tenues, notamment, de réexaminer les  
risques auxquels sont exposées les banques ainsi que les  
risques que ces dernières font peser sur le système financier.  
suite à ceux qu’il a lui-même réalisé. Le FMI a ainsi éprouvé  
la résistance des grandes banques sous la supervision  
directe de la BCE sur la base des données à fin 2017. Le  
Fonds conclut, lui aussi, que la solvabilité et la liquidité des  
banques se sont améliorées mais qu’une forte hétérogénéité  
demeure. Ainsi, les grandes banques diversifiées  
internationalement mais dont l’exposition aux produits  
financiers les plus complexes demeure relativement limitée  
sont les moins sensibles aux fluctuations de la conjoncture.  
Les divergences de scénarios, de méthodologie et plus  
généralement d’objectifs rendent les résultats obtenus par le  
FMI difficilement comparables à ceux de l’EBA.  
*
**  
Les grandes banques européennes ont, dans leur ensemble,  
poursuivit l’amélioration de leur solvabilité et de leur capacité  
à absorber les chocs économiques et financiers de grande  
ampleur. Les tests de résistance autorisent également des  
comparaisons entre établissements ainsi qu’entre différents  
exercices pour une même banque.  
Finalement, les exigences réglementaires en fonds propres  
reviennent toujours à trouver un équilibre entre 1- les besoins  
immédiats de financement de l’économie qui impliquent  
nécessairement une exposition aux risques et 2- le besoin de  
stabilité du système bancaire à long terme, donc de fonds  
propres accrus dont le coût demeure élevé.  
Quelques réserves d’usage s’appliquent néanmoins. En effet,  
les stress tests font nécessairement l’objet d’une part  
d’arbitraire. Depuis leur systématisation à l’issue de la crise  
de 2007/2008, ils sont la cible de critiques récurrentes.  
D’aucuns considèrent que l’ampleur des chocs simulés est  
trop éloignée de celle des chocs les plus susceptibles de se  
produire tandis que d’autres leur reprochent un trop grand  
pragmatisme et l’absence de prise en compte de certains  
évènements hautement improbables mais au coût  
potentiellement élevé.  
Le Fonds monétaire international (FMI) a fait plusieurs  
recommandations à l’EBA afin d’améliorer ses stress tests  
Impacts agrégés du choc financier des tests de résistance de l’EBA de 2018  
3.92%  
4.24%  
2
1
1
1
1
1
0%  
14.51%  
8%  
6%  
4%  
2%  
0%  
0.09%  
1.09%  
0.08%  
1.00%  
10.05%  
0.20%  
1.57%  
0.00%  
0.27%  
8%  
6%  
4%  
2%  
0%  
Ratio CET1  
transitional  
observé  
Impact  
première  
adoption  
Résultat  
courant  
avant  
Coût du  
risque des  
actifs  
Coût du  
risque de  
marché autres que le  
Autres  
éléments -  
Résultat net Montant  
pour le  
risque  
Actifs  
distribuable pondérés  
après des risques  
Autres  
Ajustements Ratio CET1  
transitoires fully loaded  
scénario  
2017  
d'IFRS 9 impôts, coût financiers  
du risque de non évalués  
crédit, de à leur juste  
marché et valeur par le  
opérationnel biais du  
résultat net  
risque de opérationnel ajustement  
marché par le MMD  
défavorable  
2020  
Graphique 2  
Sources : EBA, BNP Paribas  
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Sources de la baisse des ratios de solvabilité  
Total  
Allied Irish Banks Group plc  
N.V. Bank Nederlandse Gemeenten  
NRW.BANK  
Lloyds Banking Group Plc  
Barclays Plc  
Bank of Ireland Group plc  
Deutsche Bank AG  
The Royal Bank of Scotland Group Plc  
Bayerische Landesbank  
Banco de Sabadell S.A.  
Banco BPM S.p.A.  
Danske Bank  
Landesbank Hessen-Thüringen Girozentrale AdöR  
Norddeutsche Landesbank - Girozentrale -  
HSBC Holdings Plc  
Landesbank Baden-Württemberg  
Nykredit Realkredit  
Commerzbank AG  
Erste Group Bank AG  
La Banque Postale  
DZ BANK AG Deutsche Zentral-Genossenschaftsbank  
OP Financial Group  
Jyske Bank  
Groupe Crédit Agricole  
Groupe BPCE  
UniCredit S.p.A.  
Coöperatieve Rabobank U.A.  
Group Crédit Mutuel  
Unione Di Banche Italiane Società Per Azioni  
ING Groep N.V.  
Société Générale S.A.  
CaixaBank, S.A.  
Intesa Sanpaolo S.p.A.  
Svenska Handelsbanken - group  
Raiffeisen Bank International AG  
BNP Paribas  
Banco Santander S.A.  
Skandinaviska Enskilda Banken - group  
Banco Bilbao Vizcaya Argentaria S.A.  
Belfius Banque SA  
KBC Group NV  
ABN AMRO Group N.V.  
Nordea Bank - group  
OTP Bank Nyrt.  
Swedbank - group  
Bank Polska Kasa Opieki SA  
DNB Bank Group  
Powszechna Kasa Oszczednosci Bank Polski SA  
-10% -8% -6% -4% -2% 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14%  
Ajustements transitoires  
Autres  
Actifs pondérés des risques  
Coût du risque  
opérationnel  
Montant distribuable après ajustement par le MMD  
Autres éléments - autres que le risque de marché  
Résultat courant avant impôts, coût du risque de crédit et de marché  
Coût du risque de marché  
Coût du risque de  
marché  
Coût du risque de  
crédit  
Coût du risque des actifs financiers non évalués à leur juste valeur par le biais du résultat net  
Première adoption d'IFRS 9  
Delta Ratio CET1 fully loaded scénario défavorable 2020 - Ratio CET1 transitional observé 2017  
Graphique 3  
Sources : EBA, BNP Paribas  
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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