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Zone euro : la chute brutale de l’activité économique se confirme

Eco week 20-13 // 3 avril 2020  
economic-research.bnpparibas.com  
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BAROMÈTRE  
ZONE EURO : LA CHUTE BRUTALE DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE SE CONFIRME  
Au vu des données économiques qui ont émergé pour la zone euro consommation (IPCH). L’indice des prix sous-jacent, quant à lui, était au  
récemment, le constat est clair : la contraction économique dans le T1 déjà en dessous de sa moyenne historique, représentée par le point  
secteur des services est sans précédent. Comme le montre le graphique 0 sur le graphique.  
ci-dessous, la moyenne du PMI des services pour la zone euro a plongé  
Il est important de noter que la plupart des données du graphique  
au T1 2020, bien en dessous de sa moyenne de long terme. En effet,  
concernent le mois de février et sont donc antérieures à la période  
l’indice pour mars (28,4) était le plus bas jamais enregistré. L’activité  
de confinement des pays de la zone euro. Les données tangibles de  
manufacturière semble se contracter de façon moins conséquente  
mars pour la zone euro dans son ensemble (ventes de détail, chômage,  
(
44,5), mais reste à un niveau d’activité historiquement bas ; la  
exportations) ne seront publiées qu’à la fin du mois d’avril ou au début  
du mois de mai. Ces indicateurs vont, eux aussi, enregistrer des baisses  
significatives, voire record.  
moyenne du PMI manufacturier pour T1 était en effet légèrement au-  
dessus du trimestre précédent. À noter que le secteur manufacturier  
aux Pays Bas – où le confinement est moins drastique – restait en  
légère expansion au mois de mars (PMI à 50,5).  
La tendance sur le marché de l’emploi était pourtant positive avant la  
crise sanitaire : le taux de chômage dans la zone euro était de 7,3% en  
février, son niveau le plus bas depuis mars 2008. Cependant, la hausse  
historique du nombre de chômeurs en Espagne en mars (+302 300,  
données nationales) montre les défis économiques et sociaux auxquels  
devront faire face les dirigeants de la zone euro dans les mois à venir.  
Les données des indices des directeurs d’achats pointaient également  
vers un faible niveau d’inflation dans les mois à venir. Les sous-indices  
pour les coûts de fabrication et les prix de vente ont tous les deux chu-  
té. Les entreprises manufacturières signalaient notamment l’effet de la  
baisse des prix du pétrole, de l’acier et du papier sur celle des coûts de  
fabrication. Ceci devrait à terme se ressentir sur l’indice des prix à la  
Guillaume Derrien  
ÉVOLUTION TRIMESTRIELLE DES INDICATEURS  
Moyenne mobile sur 3 mois (actuel)  
-
-- Moyenne mobile sur 3 mois (il y a 4 mois)  
Taux de change effectif  
3
2
1
0
,0  
,0  
,0  
,0  
IPCH  
PMI manufacturier  
Taux de chômage  
PMI services  
-
-
-
1,0  
2,0  
3,0  
Masse monétaire  
PMI emploi  
réelle M1  
PMI nouvelles  
commandes à l’export  
Ventes de détail  
Production  
Confiance économique  
Climat des affaires  
SOURCES : THOMSON REUTERS, BNP PARIBAS  
Les indicateurs du radar sont transformés en « z-scores » (écarts par rapport à la valeur moyenne de long terme exprimée en écart-type). Ces  
z-cores ont une moyenne de zéro et leur valeur fluctue entre -3 et 3 la plupart du temps. Sur le radar, la zone en bleu indique les conditions  
économiques actuelles. Elle est comparée aux conditions des 4 mois précédents (pointillés) : un élargissement de la zone bleue indique une  
amélioration.  
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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