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Le marché de l’emploi retrouve des couleurs

ECO FLASH  
N°21-16  
16 novembre 2021  
ESPAGNE : LE MARCHÉ DE L’EMPLOI RETROUVE DES COULEURS  
Guillaume Derrien  
L’emploi en Espagne continue de surprendre favorablement  
RECORD DU NOMBRE D’EMPLOIS  
cet automne. Le nombre d’actifs affiliés à la sécurité sociale  
s’est accru en octobre (+102 474) pour atteindre un niveau  
record de 19 662 163.  
Nombre d'actif affiliés à la sécurité sociale (millions)  
20  
9,5  
19  
1
1
1
1
Moyenne sur le mois  
Fin de mois  
D’importantes créations de poste sont enregistrées dans  
des secteurs qui ont pour partie « bénéficié » de la crise  
sanitaire et des changements structurels que celle-ci a en-  
gendrés ou amplifiés (information et communication, santé,  
activités sanitaires et sociales, logistique et transport).  
8,5  
1
8
7,5  
Le taux de chômage reste élevé (14,6% en septembre), tout  
comme le sous-emploi (7,4% de la population active totale),  
mais le taux d’activité des 16-64 ans atteint un niveau  
historiquement élevé (75,8% au T3 2021).  
1
7
6,5  
1
6
03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21  
Alors que la première estimation du PIB espagnol pour le T3  
GRAPHIQUE 1  
SOURCES : SEPE, BNP PARIBAS  
2
021 a globalement déçu (+2,0% t/t après déjà une hausse  
de seulement 1,1% au T2), et que les prix à la consommation  
accélèrent significativement (+5,4% en octobre en glisse-  
ment annuel), la dynamique positive des embauches dans  
le pays reste, néanmoins, à confirmer.  
Selon l’office pour l’emploi espagnol (SEPE), le nombre d’actifs affiliés à la sécurité  
sociale a de nouveau augmenté en octobre avec une hausse de 102 474 (terme ajusté  
des variations saisonnières) plus importante encore que la moyenne mensuelle du T3  
(
+97 258). Avec un record d’affiliés de 19 662 163 (cf. graphique 1), le niveau d’emploi  
a donc dépassé les pics précédents atteints juste avant la pandémie de Covid-19  
1
(
février 2020) et durant la bulle financière mondiale (février 2008). Cette dynamique  
La reprise épidémique, les pénuries de main d’œuvre dans  
certains secteurs, et l’impact de la hausse des prix sur  
le pouvoir d’achat des ménages pourraient freiner cette  
progression.  
positive contraste assez fortement avec l’évolution du PIB réel, qui a enregistré une  
croissance assez modeste au T3 2021 (+2,0% t/t) après une hausse de seulement 1,1%  
au T2. Cette estimation préliminaire de l’INE pour le T3 pourrait néanmoins faire l’objet  
d’importantes révisions dans les mois à venir.  
Cet écart entre le PIB (reprise molle) et l’emploi (reprise soutenue) reflète en partie l’effet  
amortisseur des mesures prises par le gouvernement espagnol pour préserver l’emploi  
Le gouvernement a lancé les négociations sur la réforme  
du travail avec un calendrier très serré et sous l’œil attentif  
de la Commission européenne. Cette dernière entend  
conditionner le versement d’une partie des subventions  
du plan de relance européen à la mise en place de ces  
mesures début 2022.  
2
durant la pandémie, et principalement le dispositif ERTE de chômage partiel. Parmi les  
personnes considérées en emploi, certains actifs sont toujours au chômage partiel ; ce  
groupe se réduit néanmoins mois après mois. À la fin octobre, 190 718 personnes (soit  
moins de 1% du nombre d’affiliés total) se trouvaient dans cette situation.  
1
Malgré quelques différences, l’évolution du nombre d’actifs affiliés à la sécurité sociale, fourni par la  
SEPE, est fortement corrélée aux chiffres d’emploi trimestriels publiés par l’INE.  
2
Selon les spécifications d’Eurostat pour les ERTE en 2020, les personnes suspendues de leur emploi sont  
classées comme employées tant qu’il existe une garantie de réintégration sur le lieu de travail une fois la  
période de suspension terminée.  
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2
Même si la normalisation du marché du travail n’est pas encore à durée indéterminée (CDI) s’est accru de 1,6% (cf. graphique 3). Avec  
achevée, la hausse du chômage tant redoutée ne devrait a priori pas un peu plus de 60% de CDI, la structure du marché du travail (entre  
se matérialiser au vu du nombre aujourd’hui relativement restreint CDI et CDD) reste semblable à celle d’avant la pandémie (les CDI  
de personnes bénéficiant de l’ERTE. Même dans la situation où ces représentaient exactement 59,9% des contrats totaux en 2019).  
personnes seraient décomptées des affiliés totaux, ces derniers  
Si les traces immédiates de la pandémie sur le marché du travail es-  
seraient quasiment au même niveau qu’à la fin 2019, soit un déficit de  
pagnol se sont effacées assez rapidement, celui-ci porte encore les  
seulement 7 000 postes.  
stigmates des crises passées. Le taux de chômage reste l’un des plus  
Le taux de chômage est ainsi retombé à 14,6% de la population active en élevés en Europe, à 14,6% en septembre, et si l’on ajoute les salariés en  
septembre, mais il reste 0,9 point de pourcentage au-dessus du niveau sous-emploi, cela représente environ un quart de la population active,  
7
atteint juste avant la pandémie. Contrairement à ce qu’on observe 22% précisément, au T3 2021 . Même si la situation sur le front de  
dans d’autres pays (États-Unis, Royaume-Uni, Italie), la baisse du taux l’emploi en Espagne s’améliore, elle reste encore bien plus difficile que  
de chômage en Espagne se déroule dans un contexte d’augmentation chez les autres grands pays européens.  
marquée de la population active. À 75,8% au T3 2021, le taux d’activité  
(
16-64 ans) est à son plus haut niveau depuis le début des statistiques  
actuelles en 2002 (cf. graphique 2), grâce notamment à un taux record  
de 71,5% chez les femmes.3  
TAUX D’ACTIVITÉ  
PART DES 16-64 ANS EN EMPLOI OU AU CHÔMAGE DANS LA POPULATION EN ÂGE DE TRAVAILLER, %  
Le redressement de l’emploi est cependant très disparate entre les  
secteurs (cf. tableau 1 en fin d’article). Les créations de postes sont  
fortes dans les secteurs qui ont pour partie « bénéficié » de la pandémie  
et des changements structurels que celle-ci a engendrés ou amplifiés :  
76%  
74%  
72%  
70%  
Les activités sanitaires et sociales (service d’action sociale  
4
sans hébergement [+10,4% par rapport à octobre 2019] ; santé  
[
+9,2%]), en lien direct avec les conséquences de la pandémie  
mais aussi sous l’effet de dynamiques plus structurelles (hausse  
de la précarité, vieillissement de la population).  
Les services d’information et de communication (programmation,  
conseil et autres activités informatiques [+15,3%]), reflétant la  
vague de numérisation des activités productives. On peut y accoler  
les services professionnels, scientifiques et techniques (recherche  
et développement scientifique [+9,6]), ainsi que l’enseignement  
68%  
66%  
02  
03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21  
[
+5,7%].  
SOURCES : INE (EAPS), BNP PARIBAS  
GRAPHIQUE 2  
Les services de transport ou d’entreposage (dont les services de  
poste et de courrier [+10%]), qui bénéficient de la forte expansion  
du commerce en ligne.  
L’emploi dans la construction  
a
également augmenté  
ÉCART DE REPRISE ENTRE CDD ET CDI  
TEMPS PLEIN ET PARTIEL CONFONDUS  
significativement (+3,3% au cours des 24 derniers mois), soutenu  
notamment par le fort rebond du marché immobilier depuis l’été  
2
020. Le niveau d’emploi dans le secteur représente cependant  
145  
CDI (janv. 03=100)  
CDD (janv. 03=100)  
moins de la moitié de ce qu’il était en 2007, avant la grande  
1
35  
25  
5
récession et la crise financière.  
1
À l’inverse, l’emploi dans les secteurs de l’hébergement et de la  
restauration (-6,5% entre octobre 2019 et octobre 2021), des services  
de loisirs, des activités artistiques et du spectacle (-2,6%), mais aussi la  
finance et l’assurance (-1,4%), enregistrent toujours un recul important  
par rapport au niveau de pré-pandémie. Pour certains secteurs, la  
finance notamment, la baisse de l’emploi est en partie structurelle  
et antérieure au Covid-19, et reflète les difficultés auxquelles est  
confronté le secteur depuis plusieurs années (compression des marges,  
concurrence des banques en ligne et de la fintech, etc.).  
115  
05  
1
95  
85  
7
5
5
6
03  
04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21  
Lors des premières vagues de Covid-19 en 2020, ce sont assez  
logiquement les contrats les plus précaires qui ont majoritairement  
disparu car ils étaient moins protégés et/ou plus difficilement éligibles6  
au chômage partiel. Le nombre de contrats à durée déterminée (CDD)  
a notamment chuté de 10,4% en 2020, tandis que le nombre de contrats  
GRAPHIQUE 3  
SOURCES : SEPE, BNP PARIBAS  
3
4
5
6
7
Source : INE, Economically Active Population Survey  
Nous choisissons volontairement une comparaison à deux ans afin d’éviter tout effet de saisonnalité et pour ne pas prendre en compte la période de confinement.  
L’emploi dans la construction s’établissait à 2 768 600 au T3 2007 contre 1 293 600 au T3 2021, soit une baisse de 53,3% (Source : INE).  
Temps complet et temps partiel confondus.  
Selon l’EAPS, le sous-emploi s’élevait à 1 736 500 au T3 2021, soit 7,4% de la population active totale.  
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3
Deuxièmement, la poussée d’inflation sur le pouvoir d’achat des  
ménages est également de nature à freiner la reprise économique,  
LES RISQUES BAISSIERS S’ACCUMULENT  
Par ailleurs, des obstacles importants pourraient freiner cette reprise via son impact potentiel sur la consommation privée, et par extension  
sur le marché du travail. Tout d’abord l’évolution de l’épidémie de sur l’emploi. L’indice des prix à la consommation (IPC, non harmonisé)  
Covid-19, de nouveau en hausse mais qui reste pour l’heure sous a bondi de 5,4% en g.a. en octobre, selon les premières estimations  
contrôle. Sur le plan économique ensuite, trois facteurs émergent. de l’INE, sa plus forte hausse depuis 1992. Si l’inflation des prix à  
Premièrement, les pénuries de main d’œuvre dans certains secteurs la consommation restait, en octobre, circonscrite essentiellement  
qui, en Espagne comme dans beaucoup de pays, sont très importantes aux postes énergétiques (électricité, gaz, carburant), la hausse des  
actuellement. La dernière enquête du ministère de l’Industrie, du coûts de production que subissent d’autres secteurs (et qui réduit les  
8
Commerce et du Tourisme montre, en effet, une aggravation sans marges des entreprises) pourrait se répercuter à terme sur les prix  
précédent des problèmes de recrutement auxquels font face les à la consommation. En particulier, l’évolution des prix des produits  
entreprises industrielles (cf. graphique 4). Notons néanmoins que ces alimentaires, qui pèsent le plus lourd dans le panier de consommation  
difficultés commençaient déjà à s’amplifier près de deux ans avant la des ménages (17,5%  
9
), est restée contenue jusqu’en octobre (+1,4%  
pandémie.  
en g.a.), mais l’indice des prix à la production du secteur a bien  
plus fortement augmenté (+7,5% g.a.). Si cette hausse des coûts de  
production venait à impacter trop sérieusement les marges des  
entreprises, ces dernières seraient contraintes de les répercuter sur  
les prix de vente de leurs produits ou services.  
PÉNURIE DE MAIN D’ŒUVRE DANS L’INDUSTRIE  
Facteur limitant la production – pénurie de main d’œuvre (solde des répondants)  
Enfin, troisième facteur, le niveau élevé du taux de chômage structurel  
pourrait aussi, à plus long terme, peser sur la dynamique de l’emploi. Ce  
taux de chômage structurel (ou NAIRU, Non Accelerating Inflation Rate  
of Unemployment) se situe, selon les estimations de l’OCDE et de la  
2
2
1
1
5
0
5
0
5
0
10  
Commission européenne, entre 13% et 15% , un intervalle à l’intérieur  
duquel s’inscrit déjà le taux de chômage actuel. Le NAIRU est par  
nature inobservable, difficile à évaluer précisément, et nécessite donc  
de prendre un certain recul. Même si, de fait, il reste en Espagne un  
réservoir important de main d’œuvre, ce chômage structurel important  
indique qu’il pourrait être difficile de puiser dedans. On constate déjà,  
dans certains secteurs, un resserrement important de la main d’œuvre  
disponible. En effet, le nombre de demandeurs d’emploi a atteint en  
septembre 2021 des niveaux historiquement bas – les plus bas depuis  
le début des statistiques actuelles en janvier 2009 – dans l’industrie  
extractive, certains secteurs manufacturiers (tabac, textile, papeterie,  
métallurgie) ou encore l’ingénierie civile.  
95  
97 99 01 03 05 07 09 11 13 15 17 19 21  
SOURCE : MINISTÈRE ESPAGNOL DE L’INDUSTRIE,  
DU COMMERCE ET DU TOURISME, BNP PARIBAS  
GRAPHIQUE 4  
Ce dynamisme du marché du travail pourrait à terme amplifier les  
pressionsinflationnistesviadeshaussessalarialesplusvigoureuses. Ces  
dernières restent jusqu’ici très contenues. En effet, les augmentations  
de salaire négociées au niveau des branches – en moyenne autour de  
SALAIRES NÉGOCIÉS ET INFLATION  
1
,5% en g.a. actuellement – se sont, jusqu’à cet automne, peu ajustées  
à la hausse des prix à la consommation, qui s’est accélérée depuis  
cf. graphique 5). De même, la revalorisation en septembre dernier du  
salaire minimum interprofessionnel » (SMI) – de 1,6% ou 15 euros –  
Revalorisation moyenne des salaires négociés dans les branches, g.a., % (é.g.)  
IPC, en g.a., % (é.d.)  
(
4
6
«
3.5  
5
dont bénéficient près de 1,5 million de travailleurs, reste sensiblement  
inférieure à l’inflation. À ce stade, une boucle prix-salaire ne semble  
donc ni enclenchée ni imminente.  
3
4
2.5  
3
2
2
PLACE AUX RÉFORMES STRUCTURELLES  
1
.5  
1
1
0
La hausse significative de l’emploi depuis le début de l’année 2021  
permet aux autorités d’aborder les négociations sur la réforme du  
travail dans un contexte économique plus « confortable ». Ce dossier  
a néanmoins exacerbé certaines tensions au sein de la coalition  
gouvernementale entre le parti socialiste (PSOE) et Podemos. La  
désignation de la négociatrice en chef (le poste était disputé par la  
ministre du Travail Yolanda Díaz [Podemos] et la ministre de l’Économie  
Nadia Calviño [PSOE]) a constitué le premier point d’achoppement, qui  
s’est soldé par la nomination de madame Díaz. Les échéances de cette  
0.5  
0
-1  
-2  
06  
07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21  
SOURCES : INE, MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET  
DES FINANCES ESPAGNOL, BNP PARIBAS.  
GRAPHIQUE 5  
9
1
Poids du composant dans l’IPC pour 2019.  
0 Précisément, pour 2019, l’OCDE et la Commission européenne évaluent le NAIRU pour l’Espagne, respectivement à 15,0% et 13,8%.  
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4
réforme sont censées être très serrées, l’objectif étant qu’un accord La réforme du marché du travail est appelée de ses vœux par la  
avec les partenaires sociaux soit scellé en novembre de cette année, Commission européenne de Bruxelles, qui entend conditionner une  
avant un feu vert du Parlement en décembre, ce qui permettrait à cette partie des allocations versées à l’Espagne par le fonds de relance  
réforme d’entrer en vigueur dès janvier 2022.  
européen à la mise en place de ces mesures structurelles. Ces dernières  
sont d’ailleurs intégrées au volet de Politiques actives d’emploi du plan  
Les principales mesures en discussion sont les suivantes :  
1
1
de relance espagnol (composante 23) . Pour résumer, le projet de  
réforme s’articule autour de quatre volets (simplification des contrats,  
réduction du travail temporaire excessif, meilleure régulation de la  
sous-traitance, accroissement du pouvoir de négociations des syndicats  
dans les négociations collectives). Ce nouveau dispositif remplacerait  
une partie des réformes promulguées en 2012 sous la mandature de  
Mariano Rajoy.  
Abrogation des limites de validité des conventions collectives.  
Généralisationdescontratsàduréeindéterminéeetréglementation  
plus stricte sur l’utilisation des contrats temporaires, dans le but  
de réduire la fragmentation du marché du travail.  
Priorité des accords de branche sur les accords d’entreprise.  
Limitation de la capacité de l’entreprise à modifier unilatéralement  
les conditions du contrat.  
Limitation de la sous-traitance dans les entreprises aux activités  
qui ne sont pas les principales de l’entreprise.  
Mise en place d’un « mécanisme de flexibilité interne et de  
stabilité de l’emploi et d’accompagnement à la transition », qui  
remplacerait structurellement le dispositif ERTE de chômage  
partiel toujours en vigueur.  
1
2
01 2 1P o( uT ar bv li es au ua l 2i s ee rn t po au gt ee s9 l)e. s composantes du plan de relance espagnol, voir BNP Paribas EcoConjoncture Espagne : le chemin tortueux vers une réindustrialisation, septembre  
ACTIFS AFFILIÉS AU SYSTÈME DE SÉCURITÉ SOCIALE, RÉGIME GÉNÉRAL ET AUTONOME CONFONDUS (OCTOBRE 2021)  
%
emploi % oct 2021 -  
% emploi % oct 2021 -  
% emploi % oct 2021 -  
En milliers  
344,2  
311,0  
30,3  
2,9  
total  
1,9  
1,7  
0,2  
0,0  
0,1  
0,0  
0,0  
0,0  
0,1  
0,0  
11,2  
2,2  
0,3  
0,0  
0,3  
0,2  
0,2  
0,3  
0,2  
0,4  
0,0  
0,6  
0,3  
0,5  
0,6  
0,4  
1,4  
0,2  
0,3  
0,7  
0,8  
0,3  
0,4  
0,2  
0,6  
oct 2019  
0,8  
En milliers  
36,1  
total  
0,2  
0,8  
0,2  
0,0  
0,5  
0,0  
7,1  
2,6  
0,3  
4,1  
17,4  
1,8  
5,4  
10,2  
5,2  
3,3  
0,0  
0,2  
1,2  
0,5  
8,6  
1,7  
6,9  
3,4  
0,3  
0,3  
0,1  
0,4  
2,1  
0,2  
2,0  
1,1  
0,3  
0,6  
0,8  
oct 2019  
-1,4  
3,3  
En milliers  
1111,5  
314,4  
131,6  
270,1  
100,5  
118,3  
147,6  
29,0  
total  
6,0  
1,7  
0,7  
1,5  
0,5  
0,6  
0,8  
0,2  
8,1  
0,5  
1,3  
0,3  
0,8  
3,5  
1,9  
6,3  
6,0  
10,0  
6,6  
1,6  
1,9  
1,8  
0,3  
0,1  
0,2  
1,2  
2,9  
0,7  
0,3  
1,8  
0,2  
0,2  
-
oct 2019  
5,1  
Agriculture, sylviculture  
Agriculture et chasse  
Sylviculture  
&
pêche  
Électricité, gaz, et autres  
Services professionnels, scientifiques et techniques  
Services juridiques et comptables  
0,4  
Production  
&
distribution d'eau  
152,1  
45,0  
1,4  
5,7  
Eau naturelle ; traitement et distribution d'eau  
Collecte et traitement des eaux usées  
2,7  
Services des sièges sociaux ; services de conseil en gestion  
Services d'architecture et d'ingénierie  
11,7  
5,6  
Pêche & aquaculture  
Industries extractives  
Industrie houillère  
-2,0  
-0,2  
-23,2  
-1,2  
1,1  
5,9  
3,1  
20,9  
0,1  
Collecte, traitement et élimination des déchets  
Dépollution et autres services de gestion des déchets  
Constructions et travaux  
99,0  
3,5  
Recherche et développement scientifique  
Services de publicité et d'études de marché  
Autres services spécialisés, scientifiques et techniques  
Services vétérinaires  
9,6  
2,3  
5,0  
2,5  
Industrie hydrocarbure  
0,2  
1308,9  
487,1  
55,3  
3,3  
5,5  
Industrie du minerais métallique  
Autres industries extractives  
Services de soutien aux industries extractives  
Industrie manufacturière  
Alimentation  
3,3  
Bâtiments et travaux de construction de bâtiments  
Ouvrages et travaux de construction relatifs au génie civil  
Travaux de construction spécialisés  
4,2  
8,0  
16,1  
1,2  
-0,2  
-1,4  
-0,3  
2,0  
0,6  
Services administratifs et d'assistance  
Location et location-bail  
1506,5  
88,6  
2,0  
766,5  
3216,0  
334,2  
999,2  
1882,6  
957,5  
611,2  
1,3  
2,9  
-11,0  
6,5  
2082,8  
403,4  
49,4  
1,6  
Commerce, réparation d'automobiles et de motocycles  
Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles  
-0,5  
-2,2  
0,5  
Services liés à l'emploi  
232,8  
55,8  
Agences de voyage et autres services de réservation  
Services de sécurité et d'enquête  
-16,8  
3,2  
Boissons  
-4,6  
4,7  
Commerce de gros,  
à
l'exclusion des automobiles et des motocycles  
141,9  
641,1  
346,5  
1169,9  
1105,3  
1856,8  
1222,5  
290,1  
344,2  
333,4  
64,6  
Tabac  
Commerce de détail,  
à
l'exclusion des automobiles et des motocycles  
-0,8  
1,3  
Services relatifs aux bâtiments et aménagement paysager  
Services administratifs et autres services de soutien aux entreprises  
Services d'administration publique et de défense  
Services de l'enseignement  
3,9  
Textile  
47,2  
43,8  
37,4  
61,6  
44,2  
71,4  
8,1  
0,0  
Services de transport et d'entreposage  
Transports terrestres  
2,8  
Habillement  
-8,2  
-7,6  
-0,7  
1,4  
0,0  
5,2  
Cuir et articles en cuir  
Bois et autres  
Transports maritimes  
2,7  
5,7  
Transports aériens  
34,6  
-16,0  
4,9  
Services de santé humaine et d'action sociale  
Services de santé humaine  
8,2  
Papier et carton  
Entreposage et services auxiliaires des transports  
Services de poste et de courrier  
Services d'hebergement et de restauration  
Services d'hébergement  
216,2  
94,3  
9,2  
Travaux d'impression et de reproduction  
Cokéfaction et raffinage  
Industrie chimique  
-2,7  
-5,5  
3,8  
10,0  
-6,5  
-10,4  
-5,5  
9,7  
Services d'hébergement médico-social et social  
Services d'action sociale sans hébergement  
Services artistiques, du spectacle et récréatifs  
Services créatifs, artistiques et du spectacle  
Services des bibliothèques, archives, musées et autres services culturels  
Jeux de hasard et d'argent  
1,9  
1594,6  
316,4  
1278,2  
625,7  
48,7  
10,4  
-2,6  
-3,0  
-3,6  
-6,0  
-1,8  
-2,2  
-2,1  
-9,0  
-0,9  
-4,1  
-4,1  
-
102,8  
56,0  
94,2  
101,9  
77,2  
262,5  
30,8  
47,9  
127,3  
152,7  
53,4  
66,5  
38,8  
102,7  
Industrie pharmaceutique  
Industrie du caoutchouc et plastique  
Autres industries de minéraux non métalliques  
Métallurgie  
5,1  
Services de restauration et de débits de boissons  
Information et communication  
Édition  
0,7  
17,1  
3,0  
-2,7  
9,0  
35,6  
-3,0  
-0,4  
5,8  
Production de films cinématographiques, vidéos, etc.  
Programmation et diffusion  
50,8  
Services sportifs, récréatifs et de loisirs  
216,1  
533,8  
138,7  
61,3  
Produits métalliques,  
à
l'exclusion des machines et équipements  
24,8  
-3,8  
1,7  
Autres services  
Informatiques, électroniques et optiques  
Équipements électriques  
Services de télécommunications  
Programmation, conseil et autres activités informatiques  
Services d'information  
78,3  
Services fournis par des organisations associatives  
Services de réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques  
Autres services personnels  
0,7  
386,5  
36,6  
15,3  
2,4  
Machines et équipements n.c.a.  
Industrie automobile  
-1,5  
-5,9  
-5,9  
3,1  
333,7  
41,0  
Finance  
&
insurance  
374,6  
201,3  
59,6  
-1,4  
-3,6  
-0,7  
2,3  
Services des ménages en tant qu'employeurs  
Services des ménages en tant qu'employeurs de personnel domestique  
Biens et services divers produits par les ménages pour leur usage propre  
Services extra-territoriaux  
Autres matériels de transport  
Ameublement  
Services financiers, hors assurances et caisses de retraite  
Services d'assurance  
41,0  
-
Autres industrie manufacturière  
Réparation et installation de machines et d'équipements  
1,6  
Services auxiliaires aux services financiers et aux assurances  
Services immobiliers  
113,8  
149,8  
3,6  
0,0  
100,0  
-4,1  
1,6  
2,0  
1,9  
Total  
18525,0  
SOURCES : SEPE, CALCULS BNP PARIBAS  
La banque  
d’un monde  
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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