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États-Unis : le « Powell put »  
Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment souligné que, compte tenu dune inflation atone, le FOMC ferait preuve de patience et  
était prêt à modifier rapidement lorientation de la politique monétaire si les conditions lexigent  Il estime également que dans leur prise en  
compte des risques baissiers, les marchés financiers vont bien au-delà des données dactivité. Autrement dit, ils sont trop pessimistes à  
légard de la croissance Les estimations des prévisionnistes professionnels relatives à la probabilité d’une entrée en récession au cours des  
prochains trimestres ne font pas davantage ressortir la dynamique caractéristique des périodes de prérécession  
Lors de la récente réunion annuelle de l’American Economic  
ETATS-UNIS : INDICE D’ANXIETE  ANXIOUS INDEX »)  
Association, le journaliste du New York Times, Neil Irwin, qui  
animait un débat entre Ben Bernanke, Janet Yellen et Jerome  
PROBABILITE DE BAISSE DU PIB REEL AU TRIMESTRE SUIVANT (DONNEES DU T4 1968 AU T4 2018)  
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Powell, a lancé la discussion en se demandant, sur le ton de la  
plaisanterie, ce qui pouvait bien se passer lorsqu’un avocat (en  
l’occurence Jerome Powell) s’adressait à une conférence avec  
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3000 économistes. Et, daprès ce que nous avons pu constater en  
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visionnant l’événement sur YouTube , la réponse est la suivante :  
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J. Powell a envoyé un « message clair ».  
Lorsqu’un banquier central entend peser sur l’évolution à court  
terme de l’économie et, de fait, sur les marchés financiers, il peut  
communiquer sur la détermination de son institution à intervenir si  
les circonstances l’exigent mais aussi témoigner d’un niveau de  
conviction élevé dans sa description de l’environnement  
économique. Jerome Powell a agi sur ces deux plans à la fois lors  
de son intervention à cette table ronde. Concernant les indications  
relatives à l’orientation de politique monétaire, il a insisté sur le fait  
que le FOMC se montrerait patient étant donné l’atonie de l’inflation  
et restait « prêt à modifier l’orientation de la politique et à la modifier  
de manière significative en cas de besoin pour promouvoir [nos]  
objectifs statutaires en matière de plein emploi et de stabilité des  
prix ». Cette orientation remonte à l’époque Greenspan et aux  
injections de liquidités qui ont suivi le krach boursier d’octobre 1987.  
L’opinion selon laquelle, face à des perspectives plus sombres, la  
Fed n’hésiterait pas à assouplir sa politique, encourageant ainsi  
l’appétit des investisseurs pour le risque, a amené les  
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968 1972 1977 1981 1986 1990 1995 1999 2004 2008 2013 2017  
Années étudiées  
ECART DE PROBABILITE DE BAISSE DU PIB REEL (DANS 4 TRIMESTRES MOINS LE TRIMESTRE SUIVANT)  
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1968 1972 1977 1981 1986 1990 1995 1999 2004 2008 2013 2017  
Années étudiées  
commentateurs à faire allusion au « Greenspan put », au  
Sources : Federal Reserve Bank of Philadelphia, BNP Paribas  
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«
Bernanke put », au « Yellen put » et au « Powell put » .  
Revue des marchés  
Baromètre  
Scénario économique  
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https://www.youtube.com/watch?v=DH030t70Ho0  
L’intervention, ou la promesse d’intervention, d’une banque centrale est considérée  
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…/…  
comme une mise à disposition d’une option put qui neutraliserait l’exposition des  
investisseurs au risque baissier de la Bourse.  
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Ecoweek 19-02 // 11 janvier 2019  
economic-research.bnpparibas.com  
L’actuel patron de la Fed a également été très explicite, et c’est tout  
aussi important, sur la différence existant entre son analyse des  
perspectives et les signaux envoyés par les marchés : « Les marchés  
intègrent, me semble-t-il, des risques baissiers et ils vont  
manifestement bien au-delà des données d’activité ». C’est ce que  
montrent en effet les flux de données récents et les mesures  
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synthétiques correspondantes , mais aussi l’ « Anxious Index » . Ce  
dernier, basé sur une enquête réalisée auprès des prévisionnistes  
professionnels, mesure la probabilité d’une baisse du PIB réel au  
cours du trimestre suivant la réalisation de l’enquête. Or, son  
évolution récente ne fait nullement ressortir la dynamique  
caractéristique des phases de prérécession. De plus, alors que la  
différence de probabilité de récession (quatre trimestres à venir vs.  
prochain trimestre) diminue dans les périodes précédant les  
récessions, cette différence continue actuellement à se creuser.  
William De Vijlder  
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Il s’agit des nowcasts de la Réserve fédérale d’Atlanta, celle de New York et celle de  
St Louis. Les estimations respectives pour la croissance trimestrielle en rythme annuel  
au T4 2018 sont 2,8%, 2,5% et 2,6%.  
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www.philadelphiafed.org/research-and-data/real-time-center/survey-of-professional-  
forecasters/anxious-index  
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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