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73 Conjoncture(s) trouvée(s)
    28 mars 2017
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    Les créances douteuses sont inhérentes à l’activité de financement des banques. Leur évolution au cours du cycle économique ne présente pas un caractère préoccupant dès lors qu’elles demeurent dans des proportions raisonnables. En Italie, à l’issue de deux années de récession (2012 et 2013), d’une année blanche (2014) et de deux années de croissance inférieure à 1% (2015 et 2016), elles atteignent un niveau de nature à obturer le canal du crédit bancaire. Or, les expériences étrangères montrent qu’un traitement efficace des créances douteuses est indispensable à la réactivation de ce dernier.
    L’économie marocaine dispose de bases solides. Les déséquilibres sont contenus, les infrastructures de bonne qualité, et le système bancaire est sophistiqué et résilient. De plus, le royaume est en train de capitaliser sur son potentiel de hub manufacturier. Le secteur automobile est désormais la première source d’exportations et de nombreux projets sont en cours de développement. Cependant, la croissance modérée depuis 2013 rappelle que des obstacles structurels doivent encore être surmontés.
    23 février 2017
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    La Banque des règlements internationaux (BRI) a publié en novembre 2016 une étude d’impact économique actualisée de Bâle III et des réformes en cours suggérant l’existence d’une marge de manœuvre pour instaurer des matelas de capitaux propres supplémentaires. Nous montrons dans cette analyse que cette latitude n’existe plus dans la zone euro, où le rôle prépondérant des banques dans le financement accentue le coût économique des nouvelles exigences réglementaires et réduit le ratio optimal de solvabilité bancaire, au-delà duquel le coût économique excède le bénéfice supposé.
    Pays d’Amérique latine en Amérique du nord, le Mexique occupe une place à part sur le continent. Il est en première ligne face au virage protectionniste et anti-immigration de la nouvelle administration américaine. Doté de fondamentaux macroéconomiques globalement solides, le Mexique souffre d’une croissance économique décevante et dont les perspectives se sont détériorées. Le défi imposé par Donald Trump contraint le Mexique à redéfinir son modèle économique, s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis et renforcer sa productivité en intégrant davantage les chaînes de valeur mondiales.
    05 janvier 2017
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    En zone euro, une large proportion de caisses d’épargne et de banques coopératives appartiennent à des systèmes de protection institutionnels, au sein desquels elles s’engagent mutuellement à se soutenir. D’un strict point de vue comptable, ces réseaux ne constituent pas des groupes bancaires. Le régulateur reconnaît toutefois leur fort degré d’intégration en réservant, à leurs membres, un traitement prudentiel comparable à celui des entités de groupes consolidés. Ces arrangements de soutien mutuel participent, dans une certaine mesure, au mouvement de concentration de l’industrie bancaire.
    Grâce à un modèle de croissance singulier, articulé autour de trois axes – stabilité politique et sociale, interventionnisme dans le domaine économique, permettant l’industrialisation et l’internationalisation de l’économie – la Malaisie a plutôt bien résisté aux chocs subis ces dernières années. Dans un contexte de marges de manœuvre limitées de la politique économique et de ralentissement des échanges mondiaux, le modèle de croissance doit pourtant s’adapter à de nouvelles contraintes si la Malaisie ambitionne de devenir un pays à haut revenu d’ici à 2020.
    18 novembre 2016
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    La croissance du commerce mondial, au regard de celle du PIB, a fortement ralenti depuis 2012. La question se pose alors de savoir si des facteurs conjoncturels, et en premier lieu le manque de vigueur de l’investissement, sont à l’origine du ralentissement des échanges commerciaux, ou si celui-ci révèle des changements plus profonds, auquel cas le commerce mondial renouera difficilement avec la dynamique observée entre le milieu des années 1990 et 2000.
    L’Argentine a pris un tournant libéral en matière de politique économique avec l’arrivée au pouvoir de Mauricio Macri en novembre 2015. Les premières mesures du nouveau gouvernement ont surtout consisté à rétablir la liquidité extérieure et l’image du pays aux yeux de la communauté financière internationale. Ce changement de cap intervient alors que le pays est entré en récession, que l’inflation reste très élevée et l’assainissement des finances publiques ne fait que commencer. A moyen terme, les réformes engagées pourraient cependant se révéler efficaces pour attirer les investissements étrangers et domestiques.
    18 octobre 2016
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    Volatil par nature, l’investissement des entreprises a un impact notable sur la variabilité du PIB. Le capital étant un facteur de production, il influence aussi la production potentielle et son taux de croissance. Conséquence du lent redressement du PIB après la Grande Récession, l’investissement est resté modéré ces dernières années. D’après la recherche empirique, la formation de capital dépend à la fois du chiffre d’affaires attendu par rapport aux capacités de production, des conditions de financement, des tensions financières et de la confiance par rapport à l’incertitude.
    Au cours de la dernière décennie, les gains de productivité ont diminué dans les économies avancées. C’est un facteur majeur de stagnation des revenus et de baisse des taux d’intérêt nominaux et réels. Cette situation économique évoque une « stagnation structurelle ». Toutefois, la progression de la productivité à la frontière technologique est restée forte, mais la diffusion des nouvelles technologies ralentit. La productivité pourrait être stimulée par d’autres innovations et par la levée des barrières qui entravent leur diffusion.
    21 juillet 2016
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    Un an après une crise qui aurait pu conduire le pays hors de la zone euro, la situation de l’économie grecque s’améliore lentement. Après la conclusion de la première revue du programme, l’activité devrait repartir. En outre, des améliorations sont encore possibles, notamment sur les marchés de biens et services, pour élever le potentiel de croissance. S’il est désormais acquis que la soutenabilité des finances publiques passe par un réaménagement des créances européennes, les décisions sont repoussées à 2018.  
    Le vent a tourné pour l’Afrique subsaharienne. Portée par des cours de matières premières élevés et la demande chinoise, elle ne pourra plus compter sur ces deux ressorts à l’avenir. En pleine phase de ralentissement et avec des déséquilibres macroéconomiques qui se creusent, les perspectives de croissance de la région inquiètent de nouveau les investisseurs. Pourtant, les niveaux d’endettement des Etats sont encore, dans l’ensemble, modérés.
    27 juin 2016
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    * Ce texte a été finalisé avant le résultat du référendum britannique. La crise a appelé le déploiement de plans de soutien gouvernementaux aux banques britanniques pesant significativement sur les finances publiques. Le coût élevé de ces interventions a conduit le gouvernement à mener des réflexions sur la réglementation prudentielle qui s’accompagneront d’une redéfinition du modèle bancaire. Le ralentissement de la croissance mondiale, l’intensification de la concurrence sur le marché retail et la mise en conformité aux nouvelles exigences réglementaires nationales et internationales amènent les grands établissements à réorienter leur stratégie pour préserver in fine leur rentabilité.
    L’économie vietnamienne affiche une croissance très dynamique. Elle attire depuis quelques années d’importants investissements directs en provenance d’entreprises asiatiques, qui ont contribué au rapide développement de son secteur manufacturier exportateur et à son insertion dans les échanges commerciaux internationaux. Mais le Vietnam continue aussi de pâtir de nombreuses vulnérabilités, notamment liées aux fragilités de ses comptes extérieurs, de ses finances publiques et de son système bancaire. Une politique économique prudente et de plus amples efforts de réformes s’imposent toujours.
    26 mai 2016
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      Depuis plus de trente ans, les taux d’intérêt ont baissé tendanciellement du fait de la désinflation, de la modification de l’équilibre épargne-investissement et du tassement de la croissance potentielle. Si les politiques monétaires ultra-accommodantes ont permis d’éviter que la crise ne se transforme en dépression, soutenu l’activité et écarté le risque de déflation et d’éclatement de l’euro, des débats sont apparus quant à leur efficacité, voire à d’éventuels effets indésirables à ce stade du cycle. Elles ne peuvent pas tout, ce qui pose la question des politiques propres à renforcer la croissance potentielle. Le texte aborde successivement la relation entre taux réels et équilibre épargne-investissement, ses déterminants, le rôle et les limites de la politique monétaire et, enfin, les mesures propres à renforcer la croissance potentielle.
    28 avril 2016
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    Le rôle stabilisateur pour l’économie des caisses d’épargne allemandes est régulièrement loué. Celles-ci, appelées "Sparkassen", font partie d’un large réseau associant autonomie, économies d’échelle et de gamme, implantation régionale et solidarité financière. Si leur succès n’est pas un mythe, il est vrai aussi qu'il repose sur des distorsions de concurrence. Si certains plaident en faveur de structures en réseau sur le modèle allemand, celui-ci semble difficilement transposable dans des économies présentant des caractéristiques structurelles moins adaptées que l’Allemagne.
    L’économie israélienne enregistre des performances remarquables dans un environnement international et régional difficile. La croissance économique reste très supérieure à celle des autres pays de l’OCDE, les déficits budgétaires sont en réduction, et les comptes externes enregistrent des surplus importants. Cependant, l’écart croissant de performance entre les secteurs économiques selon leur niveau d’intégration dans le commerce mondial et l’augmentation des inégalités au sein de la population assombrissent les perspectives à moyen terme.
    31 mars 2016
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    L’accent mis sur les réformes structurelles en zone euro n’est ni nouveau ni surprenant : avant la crise, la faiblesse de l’offre semblait déjà contraindre la croissance européenne. Par ailleurs, l’appartenance à une union monétaire suppose une certaine flexibilité dans la fixation des prix et des salaires. Ces derniers temps, l’attention portée aux réformes structurelles a pris une nouvelle forme. Il s’agirait  de générer un choc positif de confiance pour ranimer la demande et, in fine, relever l’inflation. Or, lorsque la politique monétaire touche ses limites, un choc d’offre peut fragiliser la croissance.   
    Les finances publiques russes résistent bien à la détérioration de l’environnement économique. Mais la situation pourrait se dégrader à partir de 2018 si les prix du pétrole se maintenaient à un prix durablement bas. Les fonds souverains pourraient être épuisés à cette date si le gouvernement ne réduit pas drastiquement ses dépenses. Or, ses marges de manœuvre sont réduites compte tenu du coût induit par la recapitalisation des banques et le financement du déficit du fonds de retraites.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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