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77 Conjoncture(s) trouvée(s)
    25 juillet 2017
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    De retour depuis 2013, la croissance reste limitée à 1%. Ce manque de vigueur, pour partie conjoncturel, a aussi des racines structurelles, telles que la faiblesse du taux d’activité et des gains de productivité. Mais leurs marges de progression laissent entrevoir des réserves importantes de croissance facilement mobilisables, pourvu que les bonnes réformes soient mises en œuvre. La faiblesse de la croissance est aussi liée à celle de la compétitivité dont le redressement est en bonne voie, notamment au travers de la remontée du taux de marge des entreprises. Mais des problèmes persistent, dont le coût élevé des intrants non salariaux et une compétitivité hors-prix insatisfaisante. La formation, l’innovation, la mobilité sont des leviers efficaces sur lesquels le nouveau gouvernement compte mettre l’accent, en plus de la poursuite de la politique d’allègement du coût du travail, en particulier, et de la fiscalité, en général.
    L’Egypte s’est engagée dans un ambitieux programme de réformes économiques. Avec le soutien des bailleurs de fonds internationaux, le flottement de la livre et des progrès dans les réformes budgétaires ont permis une réduction des déséquilibres macroéconomiques. Néanmoins, cela s’est également traduit par une envolée de l’inflation qui affecte le pouvoir d’achat des ménages. Par ailleurs, la forte hausse des taux d’intérêt est une menace pour les finances publiques.
    27 juin 2017
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    L’Allemagne élira un nouveau parlement le 24 septembre prochain. La chancelière sortante, Angela Merkel (CDU), et Martin Schulz, le chef du SPD, sont les deux principaux candidats en lice. Alors que la chancelière défend le bilan économique de son gouvernement, son opposant pointe les inégalités grandissantes au sein de la société allemande. Celles-ci sont liées à la réaction du marché du travail à la mondialisation. Quoi qu’il en soit, l’Allemagne soutient toujours très largement la comparaison avec les autres pays européens. L’économie étant en plein essor, il reste à voir si la justice sociale est un problème majeur pour les électeurs.
    Les fragilités du système financier chinois se sont considérablement aggravées au cours de la dernière décennie. Eu égard à l’importance et à la multiplicité des facteurs de risque de crédit et de liquidité ainsi qu’à l’opacité des activités de « shadow banking » et des liens entre les banques et les institutions non bancaires, la réduction de ces fragilités constitue un réel défi pour les autorités. Les mesures récemment adoptées pour resserrer les conditions monétaires et les efforts réalisés pour renforcer le dispositif de supervision du secteur financier vont dans le bon sens. Les actions ainsi engagées pourraient néanmoins freiner l’activité économique, et la détermination du gouvernement à limiter la progression de la dette interne ne devrait pas tarder à être de nouveau mise à l’épreuve.
    24 mai 2017
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    Les projets de déréglementation financière de la nouvelle administration américaine suscitent de vives inquiétudes en matière de stabilité financière. Le contenu précis de la réforme n’a, pour l’heure, pas été précisé ; le soutien que le Congrès y accorderait demeure, quant à lui, incertain. De nombreuses voix plaident pour (re)faire de l’exigence de levier le socle du cadre prudentiel américain. Le périmètre d’application de Bâle 3 serait resserré et le corpus de règles bâloises appliqué, restreint.
    Le référendum britannique de juin 2016 et le déclenchement de l’article 50 ont donné le coup d’envoi à une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le processus promet d’être long et jalonné d’obstacles. Les sources potentielles de conflits sont en effet nombreuses, à commencer par le calcul de la somme que le Royaume-Uni devra verser à l’Union européenne lors de sa sortie et le statut des ressortissants européens présents sur le sol britannique. La négociation d’un nouvel accord commercial constitue, cependant, le principal enjeu de ces prochaines années en raison des liens étroits qui unissent le Royaume-Uni et l’Union européenne. Il existe a priori peu d’options compte tenu du souhait du Royaume-Uni de mettre fin à la libre circulation des personnes.
    28 avril 2017
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    Tout semble sourire à Narendra Modi : en 2016, l’économie indienne a enregistré une des croissances les plus dynamiques, les fondamentaux macroéconomiques se sont consolidés, les réformes ont progressé et son parti a remporté une importante victoire lors des dernières élections législatives. Néanmoins, le gouvernement doit désormais faire face à la détérioration de la situation des banques publiques qui contraint la distribution du crédit et pèse sur les investissements des entreprises. Les autorités envisagent la création d’un organisme de défaisance centralisé mais un financement public fragiliserait la consolidation budgétaire en cours.
    Les perspectives de croissance à court et moyen terme de l’économie sud-africaine restent très incertaines. Les facteurs externes qui ont concouru au ralentissement de ces dernières années devraient être plus favorables, la croissance chinoise se stabilise et les prix des matières premières se redressent. En revanche, les facteurs internes vont jouer négativement sur la productivité globale de l’économie et sur la capacité des entreprises et des ménages à investir.
    28 mars 2017
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    Les créances douteuses sont inhérentes à l’activité de financement des banques. Leur évolution au cours du cycle économique ne présente pas un caractère préoccupant dès lors qu’elles demeurent dans des proportions raisonnables. En Italie, à l’issue de deux années de récession (2012 et 2013), d’une année blanche (2014) et de deux années de croissance inférieure à 1% (2015 et 2016), elles atteignent un niveau de nature à obturer le canal du crédit bancaire. Or, les expériences étrangères montrent qu’un traitement efficace des créances douteuses est indispensable à la réactivation de ce dernier.
    L’économie marocaine dispose de bases solides. Les déséquilibres sont contenus, les infrastructures de bonne qualité, et le système bancaire est sophistiqué et résilient. De plus, le royaume est en train de capitaliser sur son potentiel de hub manufacturier. Le secteur automobile est désormais la première source d’exportations et de nombreux projets sont en cours de développement. Cependant, la croissance modérée depuis 2013 rappelle que des obstacles structurels doivent encore être surmontés.
    23 février 2017
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    La Banque des règlements internationaux (BRI) a publié en novembre 2016 une étude d’impact économique actualisée de Bâle III et des réformes en cours suggérant l’existence d’une marge de manœuvre pour instaurer des matelas de capitaux propres supplémentaires. Nous montrons dans cette analyse que cette latitude n’existe plus dans la zone euro, où le rôle prépondérant des banques dans le financement accentue le coût économique des nouvelles exigences réglementaires et réduit le ratio optimal de solvabilité bancaire, au-delà duquel le coût économique excède le bénéfice supposé.
    Pays d’Amérique latine en Amérique du nord, le Mexique occupe une place à part sur le continent. Il est en première ligne face au virage protectionniste et anti-immigration de la nouvelle administration américaine. Doté de fondamentaux macroéconomiques globalement solides, le Mexique souffre d’une croissance économique décevante et dont les perspectives se sont détériorées. Le défi imposé par Donald Trump contraint le Mexique à redéfinir son modèle économique, s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis et renforcer sa productivité en intégrant davantage les chaînes de valeur mondiales.
    05 janvier 2017
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    En zone euro, une large proportion de caisses d’épargne et de banques coopératives appartiennent à des systèmes de protection institutionnels, au sein desquels elles s’engagent mutuellement à se soutenir. D’un strict point de vue comptable, ces réseaux ne constituent pas des groupes bancaires. Le régulateur reconnaît toutefois leur fort degré d’intégration en réservant, à leurs membres, un traitement prudentiel comparable à celui des entités de groupes consolidés. Ces arrangements de soutien mutuel participent, dans une certaine mesure, au mouvement de concentration de l’industrie bancaire.
    Grâce à un modèle de croissance singulier, articulé autour de trois axes – stabilité politique et sociale, interventionnisme dans le domaine économique, permettant l’industrialisation et l’internationalisation de l’économie – la Malaisie a plutôt bien résisté aux chocs subis ces dernières années. Dans un contexte de marges de manœuvre limitées de la politique économique et de ralentissement des échanges mondiaux, le modèle de croissance doit pourtant s’adapter à de nouvelles contraintes si la Malaisie ambitionne de devenir un pays à haut revenu d’ici à 2020.
    18 novembre 2016
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    La croissance du commerce mondial, au regard de celle du PIB, a fortement ralenti depuis 2012. La question se pose alors de savoir si des facteurs conjoncturels, et en premier lieu le manque de vigueur de l’investissement, sont à l’origine du ralentissement des échanges commerciaux, ou si celui-ci révèle des changements plus profonds, auquel cas le commerce mondial renouera difficilement avec la dynamique observée entre le milieu des années 1990 et 2000.
    L’Argentine a pris un tournant libéral en matière de politique économique avec l’arrivée au pouvoir de Mauricio Macri en novembre 2015. Les premières mesures du nouveau gouvernement ont surtout consisté à rétablir la liquidité extérieure et l’image du pays aux yeux de la communauté financière internationale. Ce changement de cap intervient alors que le pays est entré en récession, que l’inflation reste très élevée et l’assainissement des finances publiques ne fait que commencer. A moyen terme, les réformes engagées pourraient cependant se révéler efficaces pour attirer les investissements étrangers et domestiques.
    18 octobre 2016
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    Volatil par nature, l’investissement des entreprises a un impact notable sur la variabilité du PIB. Le capital étant un facteur de production, il influence aussi la production potentielle et son taux de croissance. Conséquence du lent redressement du PIB après la Grande Récession, l’investissement est resté modéré ces dernières années. D’après la recherche empirique, la formation de capital dépend à la fois du chiffre d’affaires attendu par rapport aux capacités de production, des conditions de financement, des tensions financières et de la confiance par rapport à l’incertitude.
    Au cours de la dernière décennie, les gains de productivité ont diminué dans les économies avancées. C’est un facteur majeur de stagnation des revenus et de baisse des taux d’intérêt nominaux et réels. Cette situation économique évoque une « stagnation structurelle ». Toutefois, la progression de la productivité à la frontière technologique est restée forte, mais la diffusion des nouvelles technologies ralentit. La productivité pourrait être stimulée par d’autres innovations et par la levée des barrières qui entravent leur diffusion.
    21 juillet 2016
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    Un an après une crise qui aurait pu conduire le pays hors de la zone euro, la situation de l’économie grecque s’améliore lentement. Après la conclusion de la première revue du programme, l’activité devrait repartir. En outre, des améliorations sont encore possibles, notamment sur les marchés de biens et services, pour élever le potentiel de croissance. S’il est désormais acquis que la soutenabilité des finances publiques passe par un réaménagement des créances européennes, les décisions sont repoussées à 2018.  
    Le vent a tourné pour l’Afrique subsaharienne. Portée par des cours de matières premières élevés et la demande chinoise, elle ne pourra plus compter sur ces deux ressorts à l’avenir. En pleine phase de ralentissement et avec des déséquilibres macroéconomiques qui se creusent, les perspectives de croissance de la région inquiètent de nouveau les investisseurs. Pourtant, les niveaux d’endettement des Etats sont encore, dans l’ensemble, modérés.
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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