Conjoncture
    Conjoncture - 24 mai 2017
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    Les projets de déréglementation financière de la nouvelle administration américaine suscitent de vives inquiétudes en matière de stabilité financière. Le contenu précis de la réforme n’a, pour l’heure, pas été précisé ; le soutien que le Congrès y accorderait demeure, quant à lui, incertain. De nombreuses voix plaident pour (re)faire de l’exigence de levier le socle du cadre prudentiel américain. Le périmètre d’application de Bâle 3 serait resserré et le corpus de règles bâloises appliqué, restreint.
    Le référendum britannique de juin 2016 et le déclenchement de l’article 50 ont donné le coup d’envoi à une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le processus promet d’être long et jalonné d’obstacles. Les sources potentielles de conflits sont en effet nombreuses, à commencer par le calcul de la somme que le Royaume-Uni devra verser à l’Union européenne lors de sa sortie et le statut des ressortissants européens présents sur le sol britannique. La négociation d’un nouvel accord commercial constitue, cependant, le principal enjeu de ces prochaines années en raison des liens étroits qui unissent le Royaume-Uni et l’Union européenne. Il existe a priori peu d’options compte tenu du souhait du Royaume-Uni de mettre fin à la libre circulation des personnes.
    Conjoncture - 28 avril 2017
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    Tout semble sourire à Narendra Modi : en 2016, l’économie indienne a enregistré une des croissances les plus dynamiques, les fondamentaux macroéconomiques se sont consolidés, les réformes ont progressé et son parti a remporté une importante victoire lors des dernières élections législatives. Néanmoins, le gouvernement doit désormais faire face à la détérioration de la situation des banques publiques qui contraint la distribution du crédit et pèse sur les investissements des entreprises. Les autorités envisagent la création d’un organisme de défaisance centralisé mais un financement public fragiliserait la consolidation budgétaire en cours.
    Les perspectives de croissance à court et moyen terme de l’économie sud-africaine restent très incertaines. Les facteurs externes qui ont concouru au ralentissement de ces dernières années devraient être plus favorables, la croissance chinoise se stabilise et les prix des matières premières se redressent. En revanche, les facteurs internes vont jouer négativement sur la productivité globale de l’économie et sur la capacité des entreprises et des ménages à investir.
    Conjoncture - 28 mars 2017
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    Les créances douteuses sont inhérentes à l’activité de financement des banques. Leur évolution au cours du cycle économique ne présente pas un caractère préoccupant dès lors qu’elles demeurent dans des proportions raisonnables. En Italie, à l’issue de deux années de récession (2012 et 2013), d’une année blanche (2014) et de deux années de croissance inférieure à 1% (2015 et 2016), elles atteignent un niveau de nature à obturer le canal du crédit bancaire. Or, les expériences étrangères montrent qu’un traitement efficace des créances douteuses est indispensable à la réactivation de ce dernier.
    L’économie marocaine dispose de bases solides. Les déséquilibres sont contenus, les infrastructures de bonne qualité, et le système bancaire est sophistiqué et résilient. De plus, le royaume est en train de capitaliser sur son potentiel de hub manufacturier. Le secteur automobile est désormais la première source d’exportations et de nombreux projets sont en cours de développement. Cependant, la croissance modérée depuis 2013 rappelle que des obstacles structurels doivent encore être surmontés.

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A première vue, l’économie américaine est loin d’un haut de cycle : écart au potentiel à peine refermé, immobilier résidentiel convalescent, tensions mesurées sur les salaires et les prix, taux monétaires négatifs en termes réels, courbe relativement pentue…mais sous certains aspects, elle s’en rapproche : endettement record des entreprises, plafonnement des marges bénéficiaires, valorisations boursières élevées, « boom » du marché de l’automobile et du crédit à la consommation… Mélange de chaud et de froid, la situation économique des Etats-Unis est atypique et plus fragile qu’il n’y paraît, notamment face au risque de remontée des taux d’intérêt. Compte tenu de l’importance prise par les activités liées aux gaz et huiles de schiste, elle devient aussi plus sensible aux variations des prix du pétrole. A l’horizon de 2018 ou 2019, la possibilité d’un atterrissage abrupt n’est pas à écarter.
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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