Conjoncture

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Du mieux sur le marché du travail 06/01/2017
Le marché du travail poursuit son redressement mais les conséquences de la grande récession ne sont pas effacées.
BCE : un QE calibré pour durer 09/12/2016
La BCE a choisi d'inscrire son programme d'achats d'actifs dans la durée en réduisant le rythme des achats mensuels.
Le plaidoyer de la Commission européenne 09/12/2016
L'activité risque de ralentir l'année prochaine, mais le plaidoyer de la Commission pour un soutien budgétaire n'aura sans doute que peu de succès.
Zone euro : le bilan consolidé de la BCE continue d’augmenter 07/12/2016
En zone euro, le financement des entreprises repose principalement sur le crédit bancaire. Peu après la crise, il est donc apparu cohérent pour la BCE d’agir d’emblée sur les conditions de l’offre de crédit en abaissant le taux du marché monétaire et en améliorant les conditions de refinancement des banques. Dans la mesure où le taux refi a déjà atteint un plancher (0,05% à partir du 10 septembre 2014 et réduit à 0% le 16 mars 2016), la BCE table désormais sur l’accroissement de son bilan (€ 3 587,4 milliards au 2 décembre 2016 contre € 1 988,2 milliards au 19 septembre 2014) pour juguler les risques déflationnistes,  en déployant un large éventail de mesures non conventionnelles de rachats d’actifs (APP):  i) obligations sécurisées et ABS depuis le quatrième trimestre 2014 (CBPP3 et ABSPP), ii) titres publics depuis mars 2015 (PSPP) et iii) obligations d’entreprises depuis juin 2016 (CSPP).
Zone euro : Rendements obligataires et actions bancaires 30/11/2016
Peter Praet, le chef économiste de la BCE, a récemment déclaré* que « plus l’environnement de taux d’intérêt bas se prolongera, plus les défis pour la rentabilité des banques seront importants » et que « la sous-performance des actions bancaires pourrait illustrer ces inquiétudes ».   En effet, la performance relative des actions des banques de la zone euro par rapport à l’indice global apparaît (en haut du graphique) fortement corrélée à l’évolution des rendements des obligations gouvernementales (représentées ici par le Bund à 10 ans). Les investisseurs semblent considérer la banque comme une activité de transformation de maturité, où des taux à long terme plus élevés avec des taux à court terme inchangés amélioreraient les perspectives de rentabilité. Bien que la rentabilité des banques dépende d’un ensemble d’éléments, la courbe de taux est un facteur-clé : le marché anticipe une hausse progressive des bénéfices du fait de l’octroi de nouveaux crédits à des taux plus élevés. La performance relative des banques versus l’indice global (en bas du graphique) apparaît corrélée positivement au comportement de ce dernier : quand l’indice remonte les banques surperforment, et inversement. Le graphique dans son ensemble implique que les actions de la zone euro sont positivement corrélées aux rendements obligataires. Au cours de 2016, la perspective d’une meilleure conjoncture, reflétée par une hausse des taux longs, a été bien accueillie par le marché boursier, et en particulier par les valeurs bancaires.   *”Monetary policy and the euro area banking system”, discours de  Peter Praet, membre du Comité exécutif de la BCE, au VII Financial Forum organisé par Expansión et KPMG à Madrid le 4 octobre 2016
Zone euro : la contribution des SNF à la croissance des prêts bancaires se renforce 16/11/2016
En zone euro, le taux de croissance annuel des crédits bancaires au secteur privé non financier (i.e. ménages et sociétés non financières) - non corrigés des titrisations et des autres ajustements (notamment les opérations de cash pooling) - est repassé en territoire positif depuis mai 2015 ; il n’a cessé ensuite de se redresser (+1,8% en septembre 2016 contre +0,7% en septembre 2015). La reprise du crédit se concentre principalement sur les prêts à l’habitat qui, à fin septembre 2016, participent à hauteur de +1 point de pourcentage au rythme annuel de progression de l’encours. Néanmoins, la contribution des prêts aux sociétés non financières est également à nouveau positive depuis janvier 2016 et elle s’est ensuite renforcée totalisant, à fin septembre 2016, +0,6 point de pourcentage.  
De bonnes nouvelles pour la zone euro 09/11/2016
Les enquêtes récentes sur la zone euro montrent un bon départ pour le 4e trimestre dans le secteur manufacturier. C’est en particulier le cas en Allemagne où les prévisions d’exportations se sont significativement améliorées. Ceci pourrait être lié à une meilleure croissance en Chine. Par ailleurs, un nouveau gouvernement en Espagne a été constitué, mettant fin à l’impasse qui durait depuis plusieurs mois ; et le Portugal pousse un ouf de soulagement avec le maintien par DBRS de sa notation en « investment grade ».
La demande de crédit bancaire ne dépend pas que de la politique monétaire 28/10/2016
Des années de politique monétaire expansionniste ont tiré vers le bas, jusqu'à un très bas niveau, les taux d'intérêt des crédits bancaires. Trouver des clients est devenu le souci premier des entreprises, plus que d'avoir accès à des financements.
Zone euro : la baisse du rendement des obligations corporate et des taux de crédit bancaire 26/10/2016
Si les taux des prêts bancaires inférieurs à 1 million d’euros dépassent ceux des prêts d’un montant supérieur (les plus petites entreprises étant généralement moins diversifiées et leur solidité financière étant moindre), tous sont à la baisse depuis 2012, à l’instar des rendements des obligations des sociétés qui ont suivi la baisse des spreads souverains par rapport au Bund.   Les actions de la BCE (le discours de Draghi en juillet 2012 annonçant que des mesures efficaces allaient être prises, le taux de dépôt négatif en 2014, le QE en 2015) ont influencé l’activité à travers les marchés de capitaux et les conditions des prêts bancaires. Il est intéressant de voir que les rendements des obligations d’entreprises ont été inférieurs aux taux des prêts bancaires importants depuis fin 2012, alors qu’ils étaient au même niveau entre 2003 et 2008 (et très supérieurs entre 2009 et fin 2012). Cela pourrait indiquer que les investisseurs acceptent désormais une prime de risque faible.
BCE : en attendant décembre 21/10/2016
Hier avait lieu la réunion de politique monétaire de la BCE du mois d’octobre. Comme attendu, la BCE a maintenu le statu quo, mais l’enjeu se situait plutôt au niveau de la communication. Que faut-il retenir de cette réunion ?

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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