Conjoncture
    Conjoncture - 04 mai 2018
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    La stabilité du franc CFA soulève des inquiétudes. L’effondrement des cours du pétrole a fragilisé une des deux régions qui composent la zone, au point de faire resurgir le spectre d’une dévaluation. Le statu quo devrait perdurer. Avec l’aide du FMI, plusieurs pays se sont engagés dans des programmes de stabilisation qui commencent à produire des résultats. Les indicateurs de liquidité sont encore loin des seuils d’alerte, tels que définis par les accords monétaires, alors qu’une dévaluation aurait des effets financiers et inflationnistes désastreux. Pour autant, les défis sont nombreux et de taille pour pérenniser le peg, aussi bien pour l’UEMOA, dont la croissance solide s’accompagne de déséquilibres, que pour la CEMAC qui paye aujourd’hui un lourd tribut à sa dépendance au pétrole.
    A court terme, le principal risque pour l’économie est le durcissement de la politique monétaire américaine qui pourrait générer des tensions à la baisse sur la roupie. A moyen terme, c’est celui que l’Indonésie reste durablement un pays à revenus intermédiaires (« middle income trap »). Le premier risque est a priori modéré. En effet, les fondamentaux macroéconomiques se sont consolidés au cours des cinq dernières années et la vulnérabilité extérieure, notamment, a sensiblement diminué.  Le second risque est plus élevé. Pour devenir un pays à « revenus supérieurs », l’Indonésie doit suivre le modèle coréen en développant son secteur manufacturier. Or, les déficiences en infrastructures et le faible niveau de qualification de la population sont autant de facteurs qui pèsent sur son développement et sur son intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Néanmoins, depuis l’arrivée du président Widodo au pouvoir en 2014, de nombreuses réformes ont été entreprises. Sa réélection en 2019 permettrait de poursuivre dans cette voie.
    Conjoncture - 04 avril 2018
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    Les participants à la COP21 de Paris se sont mis d’accord pour limiter le réchauffement climatique à 2°C. Ce devrait être le cas à condition que la concentration de carbone reste inférieure à 450 parties par million (ppm). Cependant, plusieurs simulations à partir de modèles climatiques montrent que, même à ce niveau de CO2, le risque de dépasser les 2°C n’est pas négligeable. D’un point de vue économique, il convient de prendre rapidement des mesures pour réduire les risques extrêmes. Des politiques climatiques devront être élaborées pour surmonter l’opposition actuelle aux sacrifices pourtant nécessaires afin d’éviter des dommages bien plus importants demain.
    Aucune des propositions législatives visant à réformer le marché hypothécaire américain n’a, pour l’heure, abouti. Elles procèdent pour la plupart d’une même considération : si les garanties publiques sont indispensables à la liquidité et à la stabilité du marché hypothécaire, l’Etat fédéral ne saurait, à lui seul, assumer l’essentiel des risques de défaut de paiement, qui plus est par le biais de deux agences, Fannie Mae et Freddie Mac, en difficulté financière. A défaut d’une loi, le régulateur de ces deux agences a jeté lui-même les bases d’une réforme en développant un programme de transfert des risques de crédit « non extrêmes » vers le marché.
    Conjoncture - 09 mars 2018
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    À un moment donné au mois de février, le S&P500 se situait à plus de 10 % en deçà de son point haut, ce qui correspondait à une correction du marché selon la définition la plus courante. Cette baisse du marché avait suscité bien des commentaires, les uns y voyant une « correction saine », les autres, le point de départ d’une hausse structurelle de la volatilité. Des analyses économétriques de même que des simulations sur base de modèles montrent qu’une correction boursière devrait avoir un impact économique limité. Une analyse des faits stylisés montre toutefois le rôle de l’influence réciproque entre comportement boursier et attentes en matière de croissance économique. Il en découle la nécessité de prêter une attention particulière au comportement du spread des obligations d’entreprise.
    Les résultats publiés par les grandes banques espagnoles pour 2017 sont encourageants. Le système bancaire espagnol affiche, depuis 2013, une relative stabilité de ses revenus, à la faveur du maintien des revenus nets d’intérêts et des commissions nettes. La gestion active des créances douteuses et le renforcement des relais de croissance à l’étranger ont contribué au redressement de la rentabilité financière. Le système bancaire espagnol devrait continuer de bénéficier des effets positifs de ses efforts passés de restructuration et de consolidation. Des disparités demeurent néanmoins entre établissements tandis que les ratios de solvabilité restent sous pression.

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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