Basée à Paris, la Direction des Études Économiques de BNP Paribas est composée d’économistes et de statisticiens :
Les Études économiques ont pour mission de répondre aux besoins des clients, des lignes de métiers et des fonctions de BNP Paribas en matière de recherche économique. Notre équipe d’économistes et de statisticiens couvre un nombre important de pays avancés, en développement et émergents, l’économie réelle, les marchés financiers et l’économie bancaire. Ce site, qui présente nos analyses, nos vidéos et nos podcasts, permet de partager le résultat de nos recherches avec tous ceux qui souhaitent mieux comprendre le contexte économique ou qui s’intéressent à des problématiques spécifiques.
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Au cours des années qui ont suivi la pandémie, la productivité du travail en Italie a marqué le pas. L’intelligence artificielle est présentée comme le levier capable d’inverser cette tendance, avec des gains annuels de productivité potentiellement rehaussés de 1,1 point de pourcentage dans un scénario d’adoption rapide. Son adoption effective en Italie reste toutefois faible, même si son usage se répand plus vite que chez les principaux partenaires de la zone euro. Seules 16,4% des entreprises italiennes de plus de 10 salariés utilisaient l’IA en 2025. Dans le secteur de la finance et de l’assurance, le taux d’adoption est supérieur à la moyenne (39%, avec un pic à 70% dans l’assurance)
Après avoir enregistré une croissance de +0,3% t/t au T4 2025, l’Italie a entamé 2026 avec un dynamisme modéré. Cependant, l’économie est confrontée à des risques croissants liés à sa dépendance au GNL et à son exposition au détroit d’Hormuz. Par conséquent, nous anticipons une croissance de +0,7% (révisée à la baisse de -0,3?pp) en 2026, tirée à la baisse par l’investissement, la consommation et les exportations. Les pressions inflationnistes s’intensifient également, tout comme les coûts énergétiques pour les entreprises. Malgré ces défis, le commerce extérieur continue de s’adapter aux évolutions récentes et la consolidation budgétaire progresse, bien que la marge de manœuvre reste limitée.
L'économie italienne est résiliente : au T3, le PIB a légèrement rebondi et l’inflation a été modérée, préservant le pouvoir d'achat des ménages. Selon nos prévisions, la croissance resterait proche de 1% en 2026 et 2027. La confiance des marchés s'est renforcée : les agences ont revu leurs notations à la hausse en raison de la stabilité politique, de l'assainissement budgétaire et d’une hausse de la dette publique détenue à l'étranger. Le secteur pharmaceutique et les ventes intra-UE tirent les exportations, et les échanges avec les États-Unis restent positifs. Malgré la solidité du marché du travail, la productivité reste faible. En cause : le manque d’investissements immatériels, une numérisation faible et une fragmentation forte des entreprises
Au 2e trimestre, la baisse de 0,1% t/t du PIB italien met fin à sept trimestres consécutifs de croissance. L’investissement (+1% t/t) n'a pas suffi à compenser la baisse des exportations nettes, tandis que la production industrielle a ralenti (-1,1% a/a). Malgré cela, les dernières données d’enquête révèlent une amélioration de l'activité, des nouvelles commandes et de la confiance des entreprises. Le marché du travail reste solide : l'emploi s'est maintenu et le taux de chômage continue de baisser. L'inflation reste contenue (1,7%) et permet un rebond du pouvoir d'achat (+0,9 % t/t). Les finances publiques se sont améliorées mais les pressions à venir sur les dépenses devraient s’intensifier.
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