Malaisie

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Un nouveau premier ministre vient d’être nommé, mais la situation politique reste instable. Pour autant, depuis plus de trois ans, l’économie malaise reste solide et résiste bien aux chocs. La croissance est robuste. Les finances publiques bien que toujours plus fragiles qu’à la veille de l’épidémie de COVID-19 se sont consolidées.

La Malaisie est un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Son économie, très ouverte, affiche d’excellentes performances et le pays a réalisé d’importants progrès en matière de réduction de la pauvreté depuis son indépendance en 1957. La Malaisie dispose d’importantes ressources naturelles : c’est le deuxième producteur de pétrole et de gaz naturel du Sud-Est asiatique et le deuxième exportateur de gaz naturel liquéfié au niveau mondial. Par ailleurs, grâce à la structure diversifiée de son économie, la Malaisie a prouvé sa capacité à faire face aux chocs extérieurs. Sur la période 2015-2019, la croissance économique annuelle a été robuste, s’inscrivant à 4,9% en moyenne. Cependant, en 2020, la Malaisie a connu sa plus forte récession depuis vingt ans sous l’effet du choc lié à la pandémie de Covid-19. À moyen terme, les perspectives économiques sont favorables même si la Malaisie est très exposée à la montée du protectionnisme et des tensions commerciales en raison de l’importance de son ouverture économique et de sa forte présence dans les chaînes de valeur mondiales. Pour augmenter la croissance potentielle et rapprocher le PIB par habitant de celui des économies à haut revenu, le gouvernement doit continuer à promouvoir le taux d’activité des femmes et encourager les investissements dans l’innovation et les nouvelles technologies.

Déjà affaiblies avant la crise, avec la suppression, en juillet 2018, de la taxe sur les biens et services, les finances publiques ont connu une nouvelle dégradation avec la crise Covid-19. Cependant, malgré le niveau élevé de la dette, les risques de refinancement sont limités à ce jour, du fait de l’abondance de l’épargne intérieure et d’un large éventail d’investisseurs nationaux, qui contribuent à maintenir les coûts des emprunts publics à un niveau bas. Cependant, en raison du repli structurel des recettes publiques et de l’augmentation des paiements d’intérêts bruts, l’administration centrale est moins en mesure d’apporter un soutien budgétaire face à un nouveau choc de grande ampleur.