En cette rentrée 2026, les taux longs souverains atteignent des sommets inédits inégalés depuis des décennies. Pourquoi une telle situation? Est-ce soutenable? Quelles conséquences pour les différentes économies du monde ? Autant de questions abordées dans cette nouvelle vidéo Hors-Série introduite par la Cheffe économiste Isabelle Mateos y Lago.Du point de vue de l'économie bancaire et des équipes spécialistes des pays émergents et avancés, les économistes des Études Économiques vous diront pourquoi la remontée des taux obligataires est problématique.
Lorsque les économistes parlent de dettes publiques, ils évoquent souvent la « soutenabilité » de la dette. Jean-Luc Proutat, responsable des projections économiques, nous explique de quoi il s’agit et quand on peut considérer qu’une trajectoire d’endettement n’est pas soutenable.
La marge de manœuvre dont dispose la politique budgétaire dépend beaucoup de l'environnement de taux, et celui-ci s'est nettement durci ces derniers mois.Stéphane Colliac, responsable de l’équipe économies avancées, nous expose où nous en sommes aujourd'hui dans les économies avancées, dans le contexte de ratios dette/PIB élevés et d'une croissance modérée.
Dans le contexte de remontée des taux obligataires en zone euro, Laurent Quignon, responsable de l’équipe économie bancaire, analyse les implications pour le coût du financement bancaire et obligataire et les emprunteurs, particuliers et entreprises.
Alors que les taux longs obligataires des pays avancés ont augmenté pendant l’été, Christine Peltier, responsable de l’équipe économies émergentes, nous expose ce qu’il s’est passé pendant ce temps, sur les marchés émergents.Les finances publiques sont-elles plus solides dans les pays émergents que dans les pays avancés ? Quelles tendances ressortent de la comparaison des principales métriques budgétaires et des principaux critères de soutenabilité de la dette ?
Avec la guerre au Moyen Orient en toile de fond, comment le choc énergétique et la montée en puissance de l’IA redéfinissent-elles les dynamiques de croissance, d’inflation et de productivité ? Quels sont les leviers dont disposent les économies avancées et émergentes pour renforcer leur résilience tout en exploitant les nouvelles opportunités qui se dessinent? Comment l’Europe peut-elle s’adapter et tirer parti des mutations en cours ?Ce sont les questions qui ont été abordées lors de la dernière conférence des Études Économiques de BNP Paribas : "L’économie mondiale face aux chocs : entre bouleversements et résilience"
Après la pandémie et la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient confirme que l'économie mondiale est entrée dans une ère de chocs d'offre répétés. Entre risques de pénurie et résurgence du spectre inflationniste, la résilience des économies avancées et émergentes est mise à l'épreuve. Les banques centrales sont plus vigilantes. Mais la crise pourrait aussi conduire à certaines transformations structurelles dont l'économie mondiale – et l'Europe en particulier – ont besoin.
Le développement de l’intelligence artificielle est en passe de bouleverser nos sociétés. Les économies qui produisent les composants essentiels à l'IA et celles qui investissent massivement dans le domaine, les États-Unis et la Chine en tête, seront les grandes gagnantes. Cette vague d’investissement s’accompagne d’une forte dynamique de créations d’entreprises et de transformation du monde du travail, avec à la clé un nouveau cycle de croissance de la productivité. L’impact de l’IA sur l'inflation est ambivalent : génératrice de tensions sur les prix à court terme, en raison de ses besoins en composants et en énergie, elle devrait, comme toute innovation majeure, devenir désinflationniste à moyen terme.
Le département des Études Économiques de BNP Paribas a le plaisir de vous convier à sa première conférence semestrielle de l’année 2026 : "L’économie mondiale face aux chocs: entre bouleversements et résilience". Cet événement se tiendra en ligne le 16 juin 2026, de 16h à 17h.
Deux fois par an, les Études Économiques de BNP Paribas vous proposent de faire le point sur la situation économique mondiale lors d'une conférence dédiée. Pour l'édition de décembre 2025, l'équipe a choisi de faire un bilan de l'année écoulée et de présenter ses perspectives pour l'année 2026 avec Jean Lemierre, Président du Conseil d'administration de BNP Paribas. Nous vous en proposons ici la retransmission.
Retour sur les développements marquants de l’année 2025, en particulier la remarquable résistance dont a fait preuve l’économie mondiale face au choc tarifaire américain, les raisons de cette résistance mais aussi les points d’inquiétude.
Nonobstant la nouvelle politique économique américaine, très interventionniste en matière de politique commerciale et conflictuelle, avec le plus long shutdown de l’histoire, le maître mot de l’année 2025 aura été la résilience des performances de croissance. 2026 devrait débuter sous les mêmes auspices, l’administration Trump poursuivant son agenda, avec pour élément essentiel le renouvellement du gouverneur de la Fed et le risque d’une perte d’indépendance de cette dernière. En Europe, les défis sont importants, avec un agenda politique conséquent, dont la mise en œuvre de Rearm EU, mais qui ne s’y limite pas. Dans un contexte toujours incertain, nous pensons toutefois que la croissance devrait de nouveau être au rendez-vous, malgré une concurrence croissante de la Chine
La croissance des pays émergents en 2026 va-t-elle aussi bien résister qu’en 2025 ? La poursuite de l’assouplissement monétaire américain et de la désinflation militent en ce sens. Il faut aussi compter avec le rouleau compresseur chinois qui peut constituer une menace au travers du redéploiement agressif de ses exportations ou une aubaine en tant que partenaire commercial et/ou technologique. De plus, les conditions de financement ne seront peut-être pas aussi favorables qu’elles l’ont été ces dernières années. Enfin, les échéances électorales seront chargées.
Échange entre Jean Lemierre (Président du Conseil d’administration de BNP Paribas) & Isabelle Mateos y Lago (Cheffe Économiste du Groupe)
À l’heure où les banques centrales naviguent entre inflation persistante, ralentissement économique et défis structurels inédits, leur marge de manœuvre n’a jamais été aussi scrutée. Faut-il baisser les taux pour soutenir la croissance, les maintenir pour ancrer l’inflation, ou les relever face à des chocs imprévus ? Entre exercices d’équilibristes, menaces sur leur indépendance et divergences régionales, les choix des banquiers centraux dessineront l’économie de demain.
Quels sont les défis communs aux banques centrales ? Quelles divergences entre Réserve fédérale, BCE, Banque d’Angleterre ou Banque du Japon ? Comment l’IA, le climat et les tensions géopolitiques rebattent les cartes ?
Pour les économies avancées, peut-on parler de statu quo ou de situation d’urgence ? Pourquoi la Fed pourrait baisser ses taux malgré une inflation tenace ? Quelle carte la BCE jouera-t-elle face à une reprise européenne fragile ?
Le coût des crédits aux ménages et entreprises en zone euro s’achemine-t-il vers un retour à la normale après les hausses historiques ?
Les économies émergentes font-elles preuve de résilience ou de vigilance en matière monétaire ? Avec des assouplissements monétaires en Asie et Amérique latine, et une vigilance au Brésil et en Europe centrale, quels risques pèsent sur la croissance de ces pays ?
Au mois de décembre dernier, les Études Économiques vous invitaient à aborder la question des conséquences du retour de Donald Trump sur l’économie mondiale et ses répercussions sur les questions énergétiques et climatiques.Six mois après, il est temps de faire un premier bilan des débuts mouvementés de son deuxième mandat. En effet, face aux menaces pesant sur les échanges commerciaux et la nouvelle logique de négociation par la force, comment réagiront les partenaires commerciaux des États-Unis ? Verrons-nous de nouvelles alliances naître ou d’autres se renforcer ? Comment se positionnera la Chine ? Que dire de l’Europe ?
Donald Trump a, le plus souvent, temporisé au lendemain de ses annonces déstabilisantes sur les tarifs douaniers. Il n’empêche, le mal est fait et l'incertitude est forte. La croissance comme le financement de l’économie américaine pourraient en porter la trace. Pour le moment, la santé du secteur pétrolier semble préservée.
« L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises » écrivait Jean Monnet. Face aux tarifs douaniers et à la tentation isolationniste des Etats-Unis, l’Europe dispose d’atouts, comme son commerce intra-zone. Du financement et de la mise en œuvre du programme de réarmement européen et de l’ambitieux plan d’investissement allemand, dépendra l’élan donné à la croissance européenne dans la prochaine décennie.
Le choc protectionniste imposé par les États-Unis entrainera de nouveaux ajustements dans les chaines de production et le commerce mondial. Les pays émergents (hors Chine) pourront-ils une nouvelle fois en bénéficier, alors même que la concurrence des produits chinois s’intensifie sur leur marché intérieur ? Pourront-ils gagner des parts de marché aux États-Unis, ou même en Chine ? Leur serait-il possible de réduire leur dépendance à l’une ou l’autre des deux superpuissances ?
Le 20 janvier prochain, Donald J. Trump sera investi pour la deuxième fois président des États-Unis. Avec lui, point de « doux commerce » ni de multilatéralisme, mais une logique des nations régie par les rapports de force
Au programme de cette édition spéciale des Études Économiques consacrée aux baisses de taux, nous vous proposons en introduction de faire la connaissance d’Isabelle Mateos y Lago, elle succède à William De Vijlder en tant que Cheffe économiste du groupe BNP Paribas et directrice des Études Économiques. La Fed et la BCE baissent leur taux, jusqu’à quel point est-ce un bon signe ? C’est le sujet que nous abordons ensuite avec Hélène Baudchon, avant de parler des effets de la baisse des taux sur les banques européennes avec Laurent Quignon. Enfin, nous terminons avec Christine Peltier qui analysera les effets du ralentissement chinois sur les pays émergents.
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