France

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EcoTV Week
27/01/2023 • Par Stéphane Colliac

L’économie française fait face à la fois à des éléments négatifs et positifs. Le risque d’une récession est réel, tant l’accélération de l’inflation a pesé et continuera de peser sur la consommation des ménages. Pourtant, des éléments continuent de soutenir la croissance, en particulier le retour progressif des différents secteurs à leur production d’avant Covid. Si la plupart y est parvenue, l’industrie (et singulièrement l’aéronautique et l’automobile) reste confrontée à des obstacles élevés sur sa production. Que ces derniers se réduisent et la croissance pourrait surprendre à la hausse.

EcoTV Week
03/11/2022 • Par Stéphane Colliac

L’inflation s’est singulièrement accélérée depuis le début de l’année 2022. Après une pause au cœur de l’été, suite au reflux du prix du carburant, elle a même atteint un nouveau point haut dès le mois d’octobre. L’inflation sous-jacente gagne en intensité et les hausses attendues des prix alimentaires et de l’énergie suggèrent une inflation qui devrait croître au 1er trimestre 2023, avant de refluer graduellement. Dans ce contexte, la croissance des salaires devrait modérément s’accélérer, tant et si bien qu’une progression modérée du pouvoir d’achat des ménages devrait intervenir en 2023.

EcoTV Week
23/09/2022 • Par Stéphane Colliac

Une inflation de la nature de celle enregistrée par la France depuis le début de l’année 2022 est-elle nécessairement suivie d’une récession ? Pas toujours, mais il semble que, cette fois, l’économie française risque de ne pas y échapper. Au premier semestre, déjà, c’est largement grâce au rebond du tourisme que la France a évité la récession. Avec la multiplication des chocs :  sécheresse, prix de l’énergie, et contraintes sur l’offre d’énergie, les entreprises commencent d’ores et déjà à réduire leur activité et une récession pour les six prochains mois gagne en probabilité.

EcoTV Week
24/06/2022 • Par Stéphane Colliac

La celèbre formule « quand le bâtiment va, tout va » accompagne la conjoncture française depuis plusieurs décennies. Comme un symbole, le carnet de commandes de la profession culmine encore aujourd’hui à un niveau jamais égalé auparavant, à près de 9 mois. Pourtant, le secteur est aux prises avec des difficultés croissantes. Il est l’un des plus concernés par les hausses de coûts, ce qui a commencé à peser sur les marges, qui se sont nettement réduites. En parallèle, il semblerait que la demande soit en train de se tasser : plusieurs indicateurs d’un retournement à venir.

La France compte plus de 67 millions d’habitants. C’est une puissance économique moyenne, la septième au niveau mondial en termes de PIB nominal. Avec 20 % environ du PIB de la région, l’économie française est la deuxième économie de la zone euro. Elle repose principalement sur les services : le secteur tertiaire représente 79 % de la valeur ajoutée brute totale, contre 13 % à peine pour le secteur secondaire, un peu moins de 2 % pour l’agriculture et 6 % pour le bâtiment.

L’économie française dispose de nombreuses ressources : situation géographique, démographie, infrastructures, économie diversifiée, profondeur et liquidité des marchés de capitaux et du crédit, épargne abondante des ménages, énergie, culture, créativité, attractivité, compétences, savoir-faire et entreprises leader au plan mondial.

De par sa structure et l’importance de son État-providence, l’économie française est peu cyclique : les récessions y sont moins sévères qu’ailleurs et les reprises, moins vigoureuses. Ce modèle a néanmoins été ébranlé par la pandémie de Covid-19 qui a sévèrement impacté les spécificités sectorielles de l’économie française. L’importance du secteur des services marchands, qui agissait jusque-là comme un régulateur, a, cette fois, eu des effets nettement préjudiciables.

Plusieurs réformes ont été lancées depuis 2007 pour stimuler l’offre, relancer l’économie et traiter les faiblesses structurelles de l’économie française (déficit de compétitivité, chômage de masse et importants déséquilibres budgétaires). Cette stratégie a été renforcée, à partir de 2012, avec une série de baisses de l’impôt sur les sociétés et des cotisations patronales. D’autres mesures ont visé à introduire plus de concurrence sur le marché des biens et services, à améliorer la flexibilité sur le marché du travail, à soutenir l’innovation, et à accroître le financement des PME. Plus récemment, le plan de relance doit soutenir la transition écologique, la compétitivité et l’innovation, ainsi que la cohésion sociale et territoriale.