Turquie

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EcoTV Week
22/07/2022 • Par François FAURE

La situation économique de la Turquie offre toujours un contraste saisissant avec, d’un côté, une croissance qui résiste et, de l’autre, une inflation galopante, des réserves de change qui s’amenuisent et une livre qui se déprécie. Bref, le roseau plie mais ne rompt pas. Éléments d’explications dans cette nouvelle édition d’Eco TV Week.

EcoTV Week
28/01/2022 • Par François FAURE

La politique monétaire et de change en Turquie confrontée à l’instabilité financière : ressorts et conséquences.

EcoTV Week
10/09/2021 • Par Stéphane Colliac

La Turquie a enregistré une croissance élevée au 2ème trimestre 2021 par rapport au même trimestre de 2020. Si le rebond est naturel, en comparaison d’une période où le confinement était de mise, son ampleur reste majeure. Toutefois, cette croissance ne va pas sans quelques péripéties : la principale d’entre elle est l’inflation qui dépasse actuellement les 19%.

La Turquie est l’une des vingt premières puissances mondiales avec 84 millions d’habitants. Le pays a des relations commerciales diversifiées avec l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie.

Fruit de réformes structurelles en profondeur, lancées après la crise de 2000-2001, la croissance du PIB réel s’est établie en moyenne à 5,7% de 2002 à 2018. Cependant, ces résultats ont été obtenus grâce au soutien grandissant de l’action publique avec, à la clef, des déséquilibres macroéconomiques. Le pays a connu plusieurs cycles d’expansion et de récession au cours des dernières années, dont deux chocs économiques sévères : une crise monétaire suivie d’une période de récession en 2018 et l’épidémie de Covid-19 au deuxième trimestre 2020. Le pays a pu faire face à l’épidémie de Covid-19 grâce à d’importantes mesures de soutien (forte augmentation de l’endettement public et du crédit intérieur). Une inflation forte (supérieure à 10% au cours des quatre dernières années, sans aucun signe de désinflation) ainsi que le niveau bas des réserves de change exercent des pressions considérables sur le taux de change. De plus, les déficits structurels des comptes courants renforcent la vulnérabilité du pays aux pressions sur le refinancement de la dette et sur le taux de change.