EcoTV Week

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En Chine, les indices PMI publiés par le Bureau Statistique le 31 janvier et les récents indicateurs de mobilité mettent en évidence un rebond plus rapide qu’espéré de la demande intérieure, suite à l’abandon de la politique zéro Covid et la réouverture du pays. Cette dynamique devrait se renforcer dans les prochains mois si le reflux de la vague épidémique se confirme. Notre prévision de croissance pour 2023 est maintenant légèrement supérieure à 5%, contre 3% en 2022.

France
27/01/2023 • Par Stéphane Colliac

L’économie française fait face à la fois à des éléments négatifs et positifs. Le risque d’une récession est réel, tant l’accélération de l’inflation a pesé et continuera de peser sur la consommation des ménages. Pourtant, des éléments continuent de soutenir la croissance, en particulier le retour progressif des différents secteurs à leur production d’avant Covid. Si la plupart y est parvenue, l’industrie (et singulièrement l’aéronautique et l’automobile) reste confrontée à des obstacles élevés sur sa production. Que ces derniers se réduisent et la croissance pourrait surprendre à la hausse.

26/01/2023 •

Quels sujets domineront l’économie mondiale en 2023 ? Après une année de chocs majeurs avec le grand retour de l’inflation et du resserrement monétaire, le moment est venu de se tourner vers l’année 2023 qui devrait être une année de transition en deux temps : la première moitié sera placée sous le signe de la désinflation et la seconde devrait nous permettre d’entrevoir les grandes tendances de 2024. Un vrai dynamisme tout au long de cette année qui influencera donc les décisions des ménages, des entreprises, mais également les marchés financiers.

L'équipe en charge de l'économie bancaire vous présente ses sujets d'attention pour 2023. Une année qui sera riche en thématiques et sera notamment marquée par la poursuite de la normalisation de la politique monétaire et du renchérissement des financements dans la Zone Euro.

26/01/2023 • Par Jean-Luc PROUTAT

Jean-Luc Proutat en charge des projections économiques vous présente les thématiques qui retiendront particulièrement son attention en 2023. La piqûre de rappel reçue en 2022 par l’Europe quant à sa dépendance aux énergies fossiles, d’une part, et l’urgence d’en sortir, d’autre part, devrait laisser place en 2023 à des actions concrètes.

L'équipe en charge des pays de l'OCDE vous présente les thèmes qui seront au cœur de ses analyses 2023. Une année qui démarre sous des signes contrastés dans la Zone Euro, entre espoir de la désinflation et crainte de la récession.

L'équipe en charge des pays émergents vous présente ses sujets d'attention pour 2023. Cette année les pays émergents seront confrontés à un environnement international plus difficile que l’année dernière. Toute l'année vous pourrez lire, écouter et regarder les publications de ses économistes sur des pays comme la Chine, le Brésil, l'Égypte ou l'Inde.

Où en est le débat sur l’enclenchement éventuel d’une boucle prix-salaires dans la zone euro ? Il y a 6 mois environ, lorsque ce débat est apparu, on avait des présomptions mais pas de preuves de l’enclenchement d’une telle boucle. Aujourd’hui, on peut considérer qu’un début de boucle est enclenché mais d’une manière somme toute normale et avec un risque limité d’un engrenage problématique.

12/01/2023 • Par Jean-Luc PROUTAT

Dans la course à la transition écologique et à l’électrification du parc automobile, l’Europe, bien que pénalisée par la hausse du coût de son énergie, conserve des atouts.

Les évolutions économiques de 2023 résulteront dans une large mesure du choc inflationniste de 2022 et de la réaction des banques centrales à ce choc. Trois évolutions semblent très probables : la désinflation - en termes d'inflation globale - devrait s'amorcer, les taux directeurs des banques centrales devraient atteindre leur pic cyclique et l'activité devrait souffrir de la hausse des taux d'intérêt enclenchée l'an dernier. Cela implique que la zone euro et les États-Unis devraient passer une partie de l'année en récession. La liste des incertitudes est longue : l'évolution des prix de l'énergie ainsi que l'ampleur et le rythme de la désinflation seront des éléments clés. Il y a toutefois des facteurs de résilience, ce qui implique que, dans l'ensemble, la récession devrait rester modeste.

États-Unis
15/12/2022 • Par William DE VIJLDER

Les dernières données sur l'inflation aux États-Unis ont été saluées par les marchés financiers, cette dernière ayant baissé plus que prévu. Cependant, une analyse détaillée montre un tableau mitigé. D'une part, les signes de désinflation s’accumulent (relâchement des pressions sur les prix des intrants, raccourcissement des délais de livraison, baisse de l'inflation des prix des biens) mais, d'autre part, l'inflation des prix des produits alimentaires demeure élevée et le coût du logement contribue largement à l'inflation. Les prix de certains services augmentent rapidement en raison de la hausse des coûts salariaux. Cela implique globalement que la Réserve fédérale continuera à augmenter son taux directeur à court terme et maintiendra un ton ferme par la suite. Elle ne s’empressera en aucun cas d’assouplir sa politique. Pour cela, il faudra attendre 2024.

Un nouveau premier ministre vient d’être nommé, mais la situation politique reste instable. Pour autant, depuis plus de trois ans, l’économie malaise reste solide et résiste bien aux chocs. La croissance est robuste. Les finances publiques bien que toujours plus fragiles qu’à la veille de l’épidémie de COVID-19 se sont consolidées.

Depuis une dizaine d’années, l’appétence des investisseurs non-résidents pour les titres du Trésor américain fléchit. À la lumière des projections officielles qui annoncent un quasi-doublement de la dette fédérale américaine au cours des dix prochaines années, le renforcement de leur appétit apparaît primordial.

Depuis le début de l’année 2022, la croissance allemande n’a cessé de surprendre par sa résistance, bien aidée par la fin des effets de rattrapage post-Covid. Pour autant, la dégradation de la situation conjoncturelle est désormais telle que tous les moteurs de la croissance plient et s’éteignent un à un. De la consommation, l’investissement, en passant par le commerce extérieur, tous sont orientés à la baisse pour le 4ème trimestre. Il semble donc peu probable que l’Allemagne continue d’afficher une croissance positive de son PIB sur les trois derniers mois de l’année. Malgré tout, la récession qui attend l’Allemagne en 2023 devrait être d’ampleur modérée et limitée dans le temps du fait d’un soutien public massif.

Le patrimoine des ménages – la différence entre leurs actifs (immobiliers, financiers) et leurs dettes financières – revêt une grande importance dans la mesure où, à plus long terme, ce patrimoine devrait leur permettre de financer leurs dépenses une fois à la retraite. Durant la pandémie, on a assisté à une montée en flèche du taux d'épargne dans la zone Euro ainsi qu'à une hausse des prix immobiliers supérieure à la tendance, tandis que les actifs financiers subissaient des effets de valorisation négatifs. La Commission européenne estime qu'entre le début de la pandémie et la fin 2021, le patrimoine des ménages s'est globalement accru de quelques 2 700 MdEUR au-delà de la tendance normale. Cet enrichissement était considéré comme un facteur de résilience pour la consommation des ménages : ces-derniers avaient, en effet, la possibilité d’épargner moins qu'en temps normal en cas de détérioration de la conjoncture économique car ils avaient épargné plus qu'à l'accoutumée pendant la pandémie. D'après la Commission européenne, toutefois, à la mi-2022, la hausse de l'inflation avait déjà érodé de près de 50 % la valeur réelle de ce surplus de patrimoine, réduisant considérablement le matelas permettant d'absorber les chocs.

Avec près de EUR 19 mds débloqués entre le début de l’année 2022 et la mi-septembre, un tiers de plus qu’à la même époque en 2021, le plan de relance et de résilience national en Espagne monte en puissance. Certains obstacles à sa mise en œuvre sur le terrain demeurent néanmoins.

France
03/11/2022 • Par Stéphane Colliac

L’inflation s’est singulièrement accélérée depuis le début de l’année 2022. Après une pause au cœur de l’été, suite au reflux du prix du carburant, elle a même atteint un nouveau point haut dès le mois d’octobre. L’inflation sous-jacente gagne en intensité et les hausses attendues des prix alimentaires et de l’énergie suggèrent une inflation qui devrait croître au 1er trimestre 2023, avant de refluer graduellement. Dans ce contexte, la croissance des salaires devrait modérément s’accélérer, tant et si bien qu’une progression modérée du pouvoir d’achat des ménages devrait intervenir en 2023.

Selon les derniers chiffres de l’Autorité bancaire européenne, les ratios des prêts non performants des systèmes bancaires espagnol, italien et portugais ont atteint des plus bas historiques au deuxième trimestre 2022. Il apparaît également que leur coût du risque se maintient à un niveau relativement faible après leur forte hausse en 2020. Toutefois, le coût du risque des banques d’Europe du Sud est fortement susceptible de repartir à la hausse au cours des trimestres à venir sur fond de ralentissement de l’activité économique en lien avec une inflation élevée, une remontée des taux d’intérêt et une augmentation des prix de l’énergie.

Hongrie
21/10/2022 • Par Cynthia Kalasopatan Antoine

Depuis le 1er janvier 2022, le forint hongrois fait partie des devises les moins performantes en Europe centrale. Le forint a perdu respectivement 11 % et 23 % de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar. La Banque centrale hongroise est même intervenue la semaine dernière pour soutenir sa monnaie. Pourquoi le forint est-il plus chahuté que les autres devises de la région ? Quelques éléments d’explication.

L’économie du Qatar est dominée par la rente gazière qui fournit des revenus très élevés et amortit les chocs externes. Grâce à l’augmentation attendue de 60% de sa production, le Qatar continuera de bénéficier des perspectives favorables du marché du gaz à court et moyen terme. A long terme, dans un contexte de décarbonisation des économies, le gaz naturel devrait jouer le rôle d’énergie de transition. Néanmoins, la dépendance du Qatar aux hydrocarbures restera très élevée.

Royaume-Uni
07/10/2022 • Par Félix BERTE

Les rendements des obligations souveraines britanniques (gilts) ont explosé tout le long de la courbe des taux, accentuant la tendance baissière de la livre sterling. 

La remontée des taux de marché depuis le début de l’année 2022 a entraîné un début de hausse des taux des prêts bancaires dans la zone euro. Ces évolutions ont concerné notamment les taux des prêts à l’habitat et ceux des prêts aux sociétés non financières. Pour l’heure, les évolutions des encours de crédit bancaire ne sont pas encore affectées par le resserrement des conditions mais les premières conséquences devraient se matérialiser en 2023.

France
23/09/2022 • Par Stéphane Colliac

Une inflation de la nature de celle enregistrée par la France depuis le début de l’année 2022 est-elle nécessairement suivie d’une récession ? Pas toujours, mais il semble que, cette fois, l’économie française risque de ne pas y échapper. Au premier semestre, déjà, c’est largement grâce au rebond du tourisme que la France a évité la récession. Avec la multiplication des chocs :  sécheresse, prix de l’énergie, et contraintes sur l’offre d’énergie, les entreprises commencent d’ores et déjà à réduire leur activité et une récession pour les six prochains mois gagne en probabilité.

L’inflation en Amérique latine connait sa plus forte progression en plus de 20 ans. En 2021, l’inflation avait déjà doublé en un an à 6.6 %  – un niveau comparable à celui relevé lors de la crise financière de 2008. En 2022, les projections sont encore à la hausse et devraient se situer dans une fourchette de 8 à 10 %. Alors dans quels pays les hausses des prix sont-elles les plus importantes ? A quoi sont-elles dues ? Et que font les autorités pour y remédier ?

Si la première moitié d’année a été meilleure que prévu dans la zone euro, les perspectives sont négatives pour la seconde moitié. D’après nos prévisions, la zone euro n’échappera pas à une contraction de son PIB à l’horizon des prochains trimestres. La conjonction actuelle inédite des chocs (inflationniste, sanitaire, géopolitique, énergétique, climatique, monétaire) devrait avoir raison de la résistance observée jusqu’ici.