D'après notre nowcast, la croissance économique a accéléré au T4 2025 en zone euro. Aux États-Unis, le GDP Now de la Fed d'Atlanta témoigne d'une croissance toujours forte au T4 2025, soutenue par la consommation.
Croissance au beau fixe au T4 2025 avec +0,4% t/t en zone euro, selon notre nowcast, et +1,3% t/t aux États-Unis selon le GDP Now . En France, notre nowcast suggère un nouveau bon chiffre (+0,3% t/t). Nos prévisions tablent sur une accélération trimestrielle en Espagne, au Royaume-Uni, en Italie et au Japon. Il en va de même du chiffre publié en Chine.
En zone euro, le climat des affaires dessine un renforcement de l’activité. La confiance des ménages reste modérée mais les intentions d’achat de biens durables sont à leur plus haut niveau depuis février 2022. De plus, le taux de chômage est proche de son point bas et l’inflation reste sous contrôle.
En zone euro, les taux des emprunts bancaires sont relativement stables depuis septembre 2025. Les flux de financements bancaires aux entreprises augmentent plus rapidement que les flux de financements de marché. En France, les encours des crédits continuent globalement de se redresser.
En Allemagne, la récession industrielle a pris fin au T4 2025. La production a rebondi, tirée par les biens d’équipement, tout comme la demande. Toutefois, le climat des affaires reste mitigé.
En France, le climat des affaires s’améliore dans l’industrie (tiré par le rebond de la production aéronautique) et les services, notamment les services aux entreprises. L’emploi se révèle résilient : la hausse du taux de chômage reste limitée et le taux d’emploi est proche des plus hauts historiques.
Malgré le repli de décembre 2025, le climat des affaires reste bon en Italie. La confiance des ménages est stable sur les deux derniers mois de l’année 2025. Le taux de chômage a atteint un plancher historique et parallèlement le nombre de personnes en emploi reste à son point haut.
En Espagne, le climat des affaires se renforce et la confiance des ménages soutient la consommation. Le marché du travail reste dynamique et les salaires horaires négociés (+3,5% a/a au T4 2025) progressent plus vite que l’inflation, ce qui augmente le pouvoir d’achat des Espagnols.
Le climat des affaires reste bien orienté au Royaume-Uni, tandis que la consommation des ménages britanniques demeure atone. Les destructions d’emplois se poursuivent : l’emploi salarié recule fortement au T4 2025, principalement dans le commerce. Le taux de chômage se stabilise en novembre à son plus haut niveau depuis décembre 2020 (5,1%).
Le climat des affaires progresse nettement dans les services, tandis que le sentiment des ménages américains se détériore. Le ralentissement des créations d’emplois salariés se confirme.
Le climat des affaires et le sentiment des ménages progressent au Japon. Le taux de chômage reste bas mais les salaires réels se sont détériorés sous le poids de l’inflation. Par ailleurs, le taux directeur est au plus haut depuis 30 ans.
En Chine, les indices PMI ont terminé 2025 en légère amélioration. La confiance des ménages remonte lentement mais la demande reste faible. Le marché du travail manque de dynamisme.
Nos nowcasts pour le T3 2025 soulignent une résilience de la croissance du PIB en zone euro (0,2% t/t) et en France (0,3% t/t comme au T2). En Italie et en Allemagne, deux économies qui ont subi un contrecoup au T2 après un très bon T1, la croissance devrait se raffermir au T3 et de façon plus marquée au T4. Le Royaume-Uni, quant à lui, verrait sa croissance ralentir au T3 (après un très bon S1), avant un rebond au T4. Aux États-Unis, le GDP Now de la Fed d’Atlanta suggère une nouvelle surprise à la hausse pour la croissance au T3 (1% t/t), avant un net ralentissement au T4. Au Japon et en Chine, le ralentissement interviendrait dès le T3, après un bon 1er semestre.
Le redressement des indices PMI de la zone euro se poursuit malgré un recul dans l’industrie. Le composite PMI a atteint en septembre 2025 son plus haut niveau depuis mai 2024 (51,2) attribuable aux services (51,3). L’indice manufacturier, en net redressement depuis le début de l’année, s’est néanmoins replié en septembre de -1,2 point, à 49,8. La production industrielle a augmenté de 0,3% m/m en juillet. L’indice de sentiment économique s’est, pour sa part, stabilisé au T3.
La croissance sur un an de l’encours des crédits bancaires aux entreprises de la zone euro a légèrement augmenté en juillet 2025 à 2,5% (+16 pb m/m). L’encours des crédits de maturité comprise entre 1 et 5 ans a nettement accéléré à 4,6% (+57 pb m/m), tandis que celui des crédits de maturité supérieure à 5 ans a crû de 1,6% (+34 pb m/m). À l’inverse, la croissance sur un an de l’encours des crédits de trésorerie (maturité<1an) s’est tassée, passant de 4,2% en juin à 3,3% en juillet.
La confiance des ménages allemands progresse en septembre mais reste inférieure à son niveau moyen enregistré entre avril et juillet. Si les anticipations d’augmentations salariales soutiennent le moral des ménages, leurs intentions en matière de dépense se détériorent, laissant augurer une poursuite de l’atonie de leur consommation qui stagnait déjà au T2.
En France, l’emploi salarié net a augmenté de 0,2% t/t au T2, soutenu par la croissance des embauches. Le taux de chômage est resté stable à 7,5% au T2. La détérioration du climat de l’emploi à 93 en septembre pourrait cependant marquer une nouvelle période de refroidissement dans un contexte d’incertitude politique. Le taux de chômage resterait toutefois nettement inférieur à 8% selon nos prévisions.
En septembre, l’indice de sentiment économique reste sous sa moyenne de long terme, freiné par l’industrie (-7,8 ; -0,1pt), avec un indice de production toujours en territoire négatif et des prévisions de production qui reculent. Cela contraste avec la hausse de la production industrielle (+0,7% a/a en juillet). Dans les services, le sentiment s’améliore mais l’activité peine à décoller. Toutefois, les anticipations concernant la demande dans les prochains mois progressent.
Le climat des affaires se renforce en septembre (ESI à 104,7 ; +3 pts m/m) et reste nettement au-dessus de sa moyenne de long terme. Dans l’industrie espagnole, l’indice demeure en zone de contraction mais s’améliore. Les anticipations de production sur les prochains mois ont nettement augmenté depuis le printemps (3,2 contre -0,4 en moyenne au T2), même si elles s’érodent par rapport au mois dernier.
En septembre, le PMI composite du Royaume-Uni est en zone d’expansion depuis 5 mois mais se replie à 50,1, tiré vers le bas par le PMI services, tandis que le PMI manufacturier est affaibli par les sous-composantes « production » et « nouvelles commandes à l’exportation ». Le repli de la production industrielle (-5% 3m/3m, +0,1% a/a) en juillet suggère un contrecoup après un surcroît de croissance lié à une anticipation de la hausse des tarifs douaniers américains.
L’ISM non manufacturier recule nettement en septembre, à 50,0. La chute des composantes de l’activité (-5,1pp à 49,9) et des nouvelles commandes (50,4, -5,6pp) expliquent ce résultat. L’ISM manufacturier, en revanche, s’améliore à 49,1 (+0,4pp), porté par la croissance de la production américaine (51,0, +3,3pp). Toutefois, les nouvelles commandes se contractent, en particulier celles destinées à l’exportation.
L’enquête Tankan rapporte une amélioration du sentiment des grandes entreprises manufacturières japonaises au T3, y compris dans l’automobile. En septembre, le PMI des services est stable à un haut niveau (53), tandis que le PMI manufacturier enregistre un plus bas en 5 mois du fait de la première contraction des embauches depuis novembre 2024 et du recul de la production.
Après avoir accéléré au S1, grâce aux programmes de subventions publiques visant le remplacement des biens de consommation, la demande des ménages chinois a ralenti. Les ventes au détail ont augmenté de 3,7% en volume en g.a. en juillet-août contre plus de 5% au S1 2025. Sur le marché immobilier, la contraction des volumes de transactions s’est aggravée (-11% en g.a. en août). La confiance des ménages reste par ailleurs en berne.
Nos nowcasts pour le T2 2025 soulignent la résilience de la zone euro et, à un moindre degré, de la France. Avec des exportations plus faibles au T2, après leur envolée au T1 en anticipation du choc tarifaire américain, un contrecoup pénalise notre prévision au T2 pour la zone euro et pourrait aussi toucher le Royaume-Uni et la Chine. C’est l’inverse aux États-Unis avec un nowcast de la Fed d’Atlanta à +0,7% pour le T2. Toutefois, la croissance américaine aurait bel et bien ralenti. Celle de la zone euro serait plus stable. Le Japon, quant à lui, ne devrait pas sortir de la stagnation observée au T1.
L’indice PMI composite est stable à 50,2 en juin et s’est maintenu au-dessus du seuil d’expansion au premier semestre. La remontée de l’indice manufacturier s’essouffle mais se poursuit (+0,1 point à 49,5). Il est porté notamment par les nouvelles commandes, dont l’indice revient au-dessus du seuil des 50 pour la première fois en trois ans. Le PMI services est inchangé.
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