Les politiques budgétaires prennent des directions opposées. La charge d'intérêts augmenterait dans tous les pays car la dette émise à taux bas arrive progressivement à échéance et doit être refinancée aux conditions actuelles.
Le déficit primaire allemand devrait se creuser sensiblement en 2026 et 2027. Après avoir bénéficié d’une croissance nominale nettement supérieure au taux d’intérêt apparent sur sa dette, l’Allemagne devrait voir la situation s’inverser à partir de 2030. Sous l’effet des investissements en infrastructures et de l’effort accru en matière de défense, les dépenses publiques primaires (hors intérêts) devraient augmenter fortement à partir de 2026.
La réduction du déficit budgétaire primaire reste très partielle par rapport au niveau observé en 2024. Le faible niveau de la croissance réelle en 2026 (0,3%) n’empêche pas la croissance nominale de rester supérieure au taux d’intérêt apparent (en raison de l’inflation), dont le rebond est très progressif. La consolidation des finances publiques repose jusqu’ici sur l’augmentation des recettes.
Après son retour en territoire positif depuis 2024, le solde primaire italien devrait continuer de s’améliorer. La faiblesse de la croissance nominale et la hausse progressive du taux d’intérêt apparent sur la dette continueraient de peser sur les finances publiques italiennes. La progression des recettes publiques à un niveau supérieur aux dépenses.
Des excédents primaires en hausse constante devraient être enregistrés jusqu'en 2032 (atteignant alors +1% du PIB). La croissance nominale devrait rester supérieure au taux d’intérêt apparent sur la dette publique tout au long de l’horizon de prévision. Malgré son ralentissement progressif, de 5,7% en 2026. Les dépenses publiques hors intérêts affichent une hausse légère à environ 42,9% du PIB jusqu’en 2032.
Le solde budgétaire primaire des États-Unis devrait rester nettement déficitaire à horizon 2032. Pour l’heure, les États-Unis continuent de bénéficier d’une croissance nominale supérieure au taux d’intérêt apparent. Néanmoins, cet écart se refermerait quasi-intégralement d’ici à 2032. La dépense publique est soumise à une pression haussière structurelle à moyen terme.
Le solde primaire britannique devrait redevenir excédentaire à partir de 2028. La hausse des taux d’intérêt devrait progressivement se transmettre au taux apparent de la dette publique. La consolidation budgétaire devrait reposer principalement sur une hausse structurelle des recettes fiscales.
Le solde primaire japonais s’est détérioré en 2026 à -1,2% du PIB. Le Japon continuerait de bénéficier d’une croissance nominale supérieure au taux d’intérêt apparent sur sa dette, mais cet avantage s’éroderait progressivement. Les recettes publiques diminueraient en 2027–2028 sous l’effet des baisses d’impôts.
La remontée des prix de l’énergie tire l'inflation à la hausse en Europe et aux États-Unis, tandis que la contribution de l’énergie est légèrement négative au Japon. Sur les derniers mois (3m/3m), les indices sous-jacents se raffermissent en zone euro et au Japon : un signal à surveiller. En Europe et au Japon, les tensions sur les prix de production s’accroissent. Les risques de transmission du choc énergétique aux autres postes de l’IPC s’accentuent. Les marchés (swaps) intègrent cette hausse de l’inflation aux mesures de court terme. Les anticipations à long terme (5 ans/5 ans) remontent au Japon et au Royaume-Uni.
EcoCharts | Créations et défaillances d'entreprises est une nouvelle publication dont le dont le but est de mettre en perspective la dynamique des créations et des défaillances d'entreprises en France, ainsi que les risques associés à ces dernières. Nous publierons des mises à jour régulières de cette publication sur une base trimestrielle.
Sur la base des données disponibles jusqu’en septembre 2026, l’activité continue globalement de faire preuve de résilience. C’est notable dans les enquêtes sur le climat des affaires. La confiance des ménages, en revanche, est plus exposée et sensible aux tensions sur les prix de l’énergie. Les conditions de financement des économies émergentes continuent également de résister au choc (bien mieux qu’en 2022) et aux tensions sur les marchés obligataires des pays avancés.
Le bilan des enquêtes de confiance disponibles pour le mois de septembre demeure globalement positif. D’après les enquêtes PMI, le climat des affaires dans les services connaît, en effet, une nette embellie et celui dans le secteur manufacturier demeure confortablement en zone d’expansion pour le 8e mois d’affilée. En revanche, la confiance des ménages marque son premier repli depuis 5 mois, probablement en raison de la remontée de l’inflation et des inquiétudes sur le pouvoir d’achat
La performance macroéconomique américaine est solide depuis le début du choc, ce qu’illustre la croissance à, respectivement, +3,8% et +9% (en rythme trimestriel annualisé) de la consommation et de l’investissement non résidentiel privé au T2. Dans le secteur manufacturier, le climat des affaires a gagné en dynamisme malgré le choc, tandis que l’impact de ce choc sur le climat dans le secteur des services est demeuré très limité. La réaction immédiate de la confiance des ménages a été, en revanche, plus négative avant d’amorcer une amélioration qui s’est toutefois interrompue en août.
Le taux moyen de l’inflation IPC dans les quinze principales économies émergentes s'est stabilisé à 4,3% en glissement annuel en août. L’impact inflationniste reste plus faible qu’en 2022 en raison, notamment, d’effets de contagion moindres sur les prix agricoles et alimentaires. L’opinion des industriels concernant l’évolution des prix des intrants et des produits finis est revenue à son niveau précédant le conflit armé.
Les marchés du pétrole et du gaz se sont orientés à la hausse en septembre en raison notamment de la résurgence de perturbations importantes affectant la circulation des hydrocarbures dans le Golfe. Les flux en mer Rouge ont été contraints tandis que le maintien d’un niveau élevé d’exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz reste fragile. En variation, les évolutions des prix du pétrole et du gaz sont actuellement supérieures à celles enregistrées au cours de la crise de 2022, mais en niveau, les cours du gaz restent très inférieurs à ceux de 2022.
Au global, sur la base des données disponibles jusqu’en août 2026, l’impact inflationniste et sur l’activité du choc énergétique actuel demeure sensiblement moindre que le choc de 2022. Du fait du regain de tensions dans le conflit en Iran et, en conséquence, sur les prix des hydrocarbures, l’inflation connaît une nouvelle phase de hausse, mais d’ampleur limitée pour l’heure et uniquement tirée par les prix de l’énergie. Dans leur ensemble, les données d’enquête ne portent pas la trace de ces évolutions négatives.
Le bilan des données disponibles pour le mois d’août est positif sur le plan des enquêtes de confiance et conforte les signaux encourageants des mois précédents. D’après les enquêtes PMI sur le climat des affaires, les pressions inflationnistes continuent de se modérer, tandis que les tensions sur l’offre se sont stabilisées. Le climat des affaires dans les services demeure stable, consolidant sa hausse passée, et celui dans le secteur manufacturier enregistre une nouvelle et nette amélioration. Autre évolution remarquable et encourageante : le redressement de la confiance des ménages pour le quatrième mois d’affilée.
La performance macroéconomique américaine reste solide depuis le début du choc, ce qu’illustre une croissance de +4,1% (rythme annualisé) de la consommation et de l’investissement non-résidentiel privé au T2. En parallèle, le potentiel de désinflation par l’énergie est entamé : depuis le 8 juillet, le prix du pétrole WTI (référence américaine) s’établit à USD 82/bbl en moyenne, dans une fourchette de USD 72-92.
L’inflation a reflué en juin-juillet. Le taux moyen de l’inflation IPC dans les quinze principales économies émergentes est revenu à 4,3% en glissement annuel en juillet, contre 4,8% en avril. L’impact inflationniste reste plus faible qu’en 2022 en raison, notamment, de effets de contagion moindres sur les prix agricoles et alimentaires. L’opinion des industriels sur l’évolution des prix des intrants et des produits finis est revenue à son niveau d’avant le conflit armé. Mais, dans un contexte d’évènements climatiques extrêmes et destructeurs qui s’intensifient, les tensions sur les prix agricoles et alimentaires sont probablement encore à venir.
Les marchés du pétrole et du gaz restent volatils et ont suivi des trajectoires différentes en août. Le marché du gaz ne bénéficie pas des amortisseurs présents sur celui du pétrole brut. Les cours du pétrole se sont stabilisés à un niveau élevé, accentuant l’écart par rapport à la crise de 2022, tandis que la hausse des cours du gaz reste inférieure à celle qui a suivi l'invasion de l'Ukraine, mais le rythme de hausse des cours est élevé.
L’anticipation que la poussée de l’inflation, sous l’effet de ce nouveau choc énergétique, serait plus modérée qu’en 2022 (la demande étant moins dynamique et l’offre moins contrainte) se confirme. À la suite du protocole d’accord signé mi-juin entre les États-Unis et l’Iran, le risque inflationniste s’est atténué mais il n’a pas disparu. Ce protocole semblait avoir écarté le risque d’une escalade sévère du conflit mais celui-ci connaît, depuis la mi-juillet et la reprise des hostilités, une nouvelle phase de tensions, ayant de nouveau poussé à la hausse le prix des hydrocarbures
Le bilan des données disponibles pour le mois de juillet est positif et conforte les signaux encourageants des mois de mai et juin. D’après les enquêtes PMI sur le climat des affaires, les pressions inflationnistes ont continué de se modérer, de même que les tensions sur l’offre au travers de délais de livraison un peu moins longs. Le climat des affaires dans le secteur manufacturier repart à la hausse, effaçant presque les deux mois de baisse précédents. Le climat des affaires dans les services et la confiance des consommateurs poursuivent leur redressement. Les enquêtes de juillet ne portent pas la trace de la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et de la hausse des prix de l’énergie qui s’est ensuivie, pour partie parce que les réponses ont été, pour l’essentiel, collectées avant
La signature, mi-juin, du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran a permis, avant la reprise des hostilités mi-juillet, une amélioration des données américaines. L’inflation CPI a enregistré au mois de juin son premier recul mensuel (-0,4% m/m) depuis 2020, entraîné par la composante essence (-9,7% m/m), et s’établit à +3,5% a/a. Elle est en net recul par rapport à mai (+4,2% a/a) mais reste 1,1pp au-dessus du niveau pré-conflit. L’inflation hors-énergie recule (-0,2pp à +2,7% a/a) et se rapproche de son rythme de février.
La remontée de l’inflation des prix à la consommation depuis février 2026 est beaucoup moins marquée qu’en 2022, et s’est interrompue en mai et juin 2026. Le taux moyen de l’inflation IPC dans les quinze principales économies émergentes est estimé à 4,6% en glissement annuel en juin, contre 4,8% en avril. L’impact inflationniste est plus limité qu’en 2022 en raison, notamment, de moindres effets de contagion sur les prix agricoles et alimentaires.
Les marchés du pétrole et du gaz peinent à trouver une direction étant donné l’instabilité persistante affectant la circulation dans le détroit d’Ormuz. Si les cours du pétrole ont pour le moment réagi de manière équivalente aux deux chocs énergétiques (2022 et 2026), la hausse de ceux du gaz reste inférieure à celle qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Un ensemble de graphiques montrant l'évolution économique dans les principaux pays
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