Japon

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Les autorités du pays ont annoncé que les épreuves des Jeux Olympiques se dérouleront à huis clos. Cette décision s’inscrit dans une situation économique encore dégradée au Japon.

Toutefois, des signaux conjoncturels favorables émergent. Les agents économiques, et en particulier les consommateurs, retrouvent de la confiance.

Dans les services marchands, le PMI ne parvient pas à dépasser le seuil des 50, qui indiquerait une expansion, depuis l’éclatement de la crise pandémique. La situation est différente dans le secteur manufacturier.

Le Japon est la quatrième économie mondiale. Le pays est doté de l’un des plus importants systèmes financiers au monde. Après la Seconde Guerre mondiale, le pays a connu une période de croissance remarquable, qui s’est achevée au début des années 1990 par l’éclatement d’une bulle financière. Vint ensuite ce que l’on a appelé la «?décennie perdue?». La croissance économique réelle a alors reculé et l’inflation a commencé à évoluer à la baisse, pour devenir négative dans la deuxième moitié des années 1990. Les mesures de relance budgétaire et d’assouplissement monétaire n’ont pas réussi à donner un nouvel élan à l’économie et se sont soldées par une dette publique massive.

L’élection de Shinzo Abe en 2012 a conduit au renforcement des mesures accommodantes de politique monétaire et budgétaire pour relancer l’économie. La stratégie dite « Abenomics » s’articulait autour de trois volets : une relance budgétaire, une politique monétaire très accommodante et des réformes structurelles.

De nouvelles réformes structurelles sont nécessaires pour augmenter le potentiel de croissance économique du Japon et relever d’importants défis démographiques. Des progrès ont été accomplis, notamment pour améliorer le taux d’activité des femmes. Cependant, l’un des principaux problèmes structurels du Japon reste le vieillissement rapide de la population. D’après les projections officielles, la population japonaise pourrait décroître de plus de 25% dans les quarante prochaines années. Une telle évolution aura des conséquences nettement négatives : outre un impact défavorable sur la productivité et la croissance potentielle, l’augmentation du taux de dépendance réduira l’assiette fiscale et limitera la résorption du déficit primaire.