7 Jours d'économie
Semaine du 12 au 18 février 2020
Vendredi 14
Global : Coronavirus : évaluer les conséquences économiques
Chiffrer les conséquences du coronavirus est un énorme défi. On peut les quantifier sur certains sujets grâce à un niveau satisfaisant de visibilité : répercussions internationales du choc de demande ou encore augmentation globale de l'incertitude. La visibilité relative aux effets des ruptures d’approvisionnement est beaucoup plus faible. La visibilité des impacts sur la Chine est encore moindre. À court terme, la différence entre la prévision consensuelle et le résultat devrait être supérieure à la normale. Cependant, si le pic de l'épidémie est atteint rapidement, la visibilité devrait s'améliorer très vite et donc soutenir la confiance.
William DE VIJLDER 14/02/2020
Zone Euro : Impulsion du crédit dans la zone euro : les prêts aux sociétés non financières (SNF) moins dynamiques que les prêts aux ménages en novembre et décembre 2019
L’impulsion du crédit dans la zone euro s’est stabilisée en décembre 2019 (+0,3%, comme en novembre), dans un contexte de léger ralentissement du PIB réel au quatrième trimestre (+1,0%, versus +1,2% au troisième trimestre). Les encours de crédit bancaire au secteur privé ont conservé leur rythme de croissance en décembre (+3,7% sur un an). Pour le deuxième mois consécutif, la croissance de l’encours des prêts aux SNF a été inférieure à celle de l’encours des prêts aux ménages. Le ralentissement des prêts aux SNF (dont le glissement annuel a diminué de +3,8% en octobre à +3,2% en décembre) s’explique principalement par de moindres dépenses d’investissement (France, Allemagne et surtout Espagne). Il a été en partie compensé par le dynamisme des prêts aux ménages (de +3,5% à +3,7%). Pour la première fois depuis 2013, les banques sont plus nombreuses à anticiper une modération de la demande de financement de la part des SNF (premier trimestre 2020). En revanche, la demande anticipée de crédits immobiliers aux ménages demeure soutenue, encouragée par les taux bas, particulièrement  dans l’Hexagone.
Laurent QUIGNON 14/02/2020
Mercredi 12
Global : Retraites : travailler plus longtemps pour une pension en baisse
Le vieillissement de la population pose des défis majeurs aux systèmes de retraite par répartition des pays de l’OCDE. Pour assurer leur durabilité, des réformes s’imposent, qui s’orientent dans deux directions différentes : la baisse des pensions ou le recul de l’âge de départ à la retraite. D’après les réglementations actuellement en vigueur dans la plupart des pays, les pensions versées aux générations futures seront moins généreuses. En Pologne, le taux de remplacement – pourcentage du dernier revenu d’activité que conserve un salarié lorsqu’il part à la retraite – pourrait être plus que divisé par deux par rapport à ceux qui prennent leur retraite aujourd’hui. L’autre possibilité est le recul de l’âge légal de départ à la retraite. Les pays qui ont lié l’âge de la retraite à l’espérance de vie seront en mesure de maintenir les pensions à un niveau relativement élevé. En cas d’application de cette mesure, l’âge légal de départ à la retraite atteindrait 71 ans en Italie et aux Pays-Bas, voire 74 ans au Danemark. En conclusion, dans la plupart des pays, la génération qui entre actuellement sur le marché du travail ne peut espérer recevoir le niveau de pensions versées à ceux qui prennent aujourd’hui leur retraite. S’ils veulent avoir un niveau de vie plus élevé dans leurs vieux jours, ils devront augmenter leur effort d’épargne pendant les années d’activité.
Raymond VAN DER PUTTEN 12/02/2020
QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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