EcoWeek

Une reprise semée d’embûches

Eco week 20-25 // 26 juin 2020  
economic-research.bnpparibas.com  
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BAROMÈTRE  
ESPAGNE : UNE REPRISE SEMÉE D’EMBÛCHES  
Le baromètre pour l’Espagne a commencé à se redresser avec L’INE a publ les chiffres d’affaires par secteur pour avril. Ils montrent,  
l’intégration de données postérieures au confinement, mais il continue sans surprise, une contraction record de l’activité sur le mois, estimée  
d’osciller autour de moyennes historiquement basses.  
à -25,9%. Les pertes sont sensiblement les mêmes dans le secteur  
manufacturier (-28,7%) et celui des services non financier (-27,1%).  
Néanmoins, la proportion très forte de PME dans ce second secteur  
accroît les risques de faillites et de licenciements pour celui-ci. Le  
déclin dans le secteur de l’énergie était moins marqué (-4,9%).  
L’indice composite des directeurs d’achat (PMI) s’établissait ainsi  
à seulement 29,2 en mai (les données pour juin pour le secteur  
er  
manufacturier seront publiées mercredi 1 juillet), et le sous-indice  
pour l’emploi restait en forte contraction, à 32,1. Cela étant, les  
premiers indicateurs avancés pour juin en Europe (Ifo en Allemagne, La baisse du prix du pétrole au début de l’année continue de se propager  
climat des affaires de l’INSEE en France) montrent un renforcement sur l’indice des prix à la consommation (IPC), qui s’enfonce davantage  
de l’activité économique ; il devrait s’observer également en Espagne.  
en déflation en mai (-0,91%). En effet, l’IPC de l’énergie a baissé de  
4,3% entre janvier et mai, après ajustement saisonnier. Ceci a été en  
partie compensé par un rebond, au cours de la même période, des  
prix des biens alimentaires et boissons non alcoolisées (+2,1%), cette  
catégorie représentant près d’un cinquième du panier des ménages.  
L’inflation sous-jacente (qui exclut l’énergie et les biens alimentaires  
périssables) reste stable à 1,1% en mai.  
1
En effet, l’accueil de touristes étrangers, effectif depuis le 21 juin,  
donnera un peu d’air sur le front économique, bien que le gouvernement  
reste contraint d’envisager une éventuelle résurgence de l’épidémie. La  
ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a notamment  
évoqué la possibilité de réinstaurer des restrictions si le taux de  
contamination hebdomadaire dépassait le seuil de 50 pour 100 000  
habitants.  
Guillaume Derrien  
Les discussions entre le gouvernement et les syndicats, portant sur  
la modification du dispositif de chômage partiel (ERTE) à partir du 1er  
juillet, ont confirmé par ailleurs l’incertitude qui plane sur la situation  
financière de nombreuses entreprises.  
ÉVOLUTION TRIMESTRIELLE DES INDICATEURS  
Moyenne mobile sur 3 mois (actuel)  
-
-- Moyenne mobile sur 3 mois (il y a 4 mois)  
Production industrielle  
1
.0  
PMI emploi  
Taux de chômage  
0
.0  
-
1.0  
PMI nouvelles commandes à  
l’export  
IPCH  
-2.0  
-
-
3.0  
4.0  
Climat des affaires  
construction  
PMI services  
-5.0  
PMI manufacturier  
Climat des affaires  
Exportations  
Confiance des ménages  
Ventes de détail  
SOURCES : THOMSON REUTERS, BNP PARIBAS  
Les indicateurs du radar et le graphique de la surprise sont transformés en « z-scores » (écarts par rapport à la valeur moyenne de long terme  
exprimée en écart-type). Ces z-scores ont une moyenne de zéro et leur valeur fluctue entre -3 et 3 la plupart du temps. Sur le radar, la zone en  
bleu indique les conditions économiques actuelles. Elle est comparée aux conditions 4 mois auparavant (pointillés) : un élargissement de la zone  
bleue indique une amélioration de l'indicateur d'activité.  
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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