La stabilité du franc CFA soulève des inquiétudes. L’effondrement des cours du pétrole a fragilisé une des deux régions qui composent la zone, au point de faire resurgir le spectre d’une dévaluation. Le statu quo devrait perdurer. Avec l’aide du FMI, plusieurs pays se sont engagés dans des programmes de stabilisation qui commencent à produire des résultats. Les indicateurs de liquidité sont encore loin des seuils d’alerte, tels que définis par les accords monétaires, alors qu’une dévaluation aurait des effets financiers et inflationnistes désastreux. Pour autant, les défis sont nombreux et de taille pour pérenniser le peg, aussi bien pour l’UEMOA, dont la croissance solide s’accompagne de déséquilibres, que pour la CEMAC qui paye aujourd’hui un lourd tribut à sa dépendance au pétrole.
A court terme, le principal risque pour l’économie est le durcissement de la politique monétaire américaine qui pourrait générer des tensions à la baisse sur la roupie. A moyen terme, c’est celui que l’Indonésie reste durablement un pays à revenus intermédiaires (« middle income trap »). Le premier risque est a priori modéré. En effet, les fondamentaux macroéconomiques se sont consolidés au cours des cinq dernières années et la vulnérabilité extérieure, notamment, a sensiblement diminué. Le second risque est plus élevé. Pour devenir un pays à « revenus supérieurs », l’Indonésie doit suivre le modèle coréen en développant son secteur manufacturier
Pouvez-vous nous aider à améliorer le site en répondant à ce court questionnaire ?Toutes vos réponses sont anonymes et ne seront utilisées qu’à des fins d’amélioration.Temps estimé : 3 minutes